« Goldorak au Cinéma » : différence entre les versions

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De ce point de vue là, la projection en salle d'une compilation du début de la série se justifiait et la bande annonce montrait bien d'ailleurs qu'il s'agissait d'épisodes déjà diffusés sur le petit écran :
De ce point de vue là, la projection en salle d'une compilation du début de la série se justifiait et la bande annonce montrait bien d'ailleurs qu'il s'agissait d'épisodes déjà diffusés sur le petit écran :
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On notera par ailleurs une erreur commise. En effet, dans cette bande-annonce, on entend Actarus dire "Mégavolt" alors qu'il s'agit du "Cornofulgure"


Le film n'est par la suite jamais sorti en cassette vidéo en France, contrairement au Canada francophone.
Le film n'est par la suite jamais sorti en cassette vidéo en France, contrairement au Canada francophone.

Version du 5 avril 2018 à 19:15


Devant l'immense succès télévisuel de la série, la société Pictural Films de Jacques Canestrier décide de tenter l'aventure au cinéma et veut sortir un long métrage au printemps 79.

Comme il n'existe pas de film de durée adéquate, deux solutions s'offrent à lui. Tout d'abord, il peut faire comme en Italie où, dès l'automne 78, un montage de plusieurs court-métrages inédits mettant en scène des super-robots dont Goldorak est sorti sur grand écran avec succès (pour plus d'informations voir Le retour de Goldorak). Il peut aussi compiler plusieurs épisodes pour approcher la durée souhaitée.

Nous somme fin 78, début 79 au plus tard, les relations entre Jacques Canestrier et Bruno-René Huchez (IDDH), qui l'a assisté d'une manière floue dans l'arrivée de Goldorak et Candy en France, se sont détériorées au sujet de paiements sous-évalués. C'est ce dernier qui a les droits de ces films, Canestrier l'ayant confirmé plus tard en expliquant qu'il avait voulu les acheter et que Huchez avait refusé leur vente. Les deux hommes d'affaire prennent alors leur distance, même s'ils travailleront ensemble lorsque Canestrier, ayant senti la bonne affaire, inondera le marché vidéo naissant des dessins animés japonais que ni lui ni Huchez n'ont réussis à vendre aux télévisions.

Canestrier se reporte alors sur la deuxième solution et les épisodes 1, 2, 4, 5 et 10 de la série vont être édités, remontés et redoublés (avec les même comédiens) pour approcher l'heure et demie nécessaire.

Si l'histoire reste en substance absolument identique à la version française du feuilleton télévisé, des dialogues ont été réécrits, apportant quelques modifications subtiles (Alcor vient au Centre pour démasquer un espion de Véga et Hydargos semble déjà savoir qu'Actarus et son Goldorak se cachent sur Terre dans la région).

Le film sort le 4 avril 1979 sous le titre "Goldorak au Cinéma".

Le générique, chanté par Noam, refusé par la Tôei pour habiller la série, ressort dans les bacs et se vendra à deux millions et demi d'exemplaires. L'auteur et le compositeur de cette chanson, qui en raison de leur contrat "en licence" ont touché deux francs par disque vendu, sont les grand gagnants de l'histoire car en lui-même le film n'est pas l'immense succès espéré.

Ce semi-échec restera pour beaucoup comme mérité car la démarche est bien évidemment mercantile : profiter d'une nouvelle manière de l'immense popularité de Goldorak, l'idole absolue des petits français. Mais c'est de bonne guerre, de Dynamic aux exploitants de cinéma, en passant par la Tôei, Pictural et les distributeurs de jouets, nous ne voyons que des hommes d'affaires alors, pourquoi blâmer particulièrement Canestrier sur ce coup là? De plus, 79 est une autre époque, sans magnétoscope ni cassette vidéo, sans streaming ni fichier AVI. Aller au cinéma dans ces conditions, c'était un événement autrement plus spécial que de nos jours, surtout que trois des cinq épisodes qui constituent ce montage n'avaient pas été vus depuis le milieu de l'été précédant (la première rediffusion, en cours depuis fin janvier, omettait les épisodes 4, 5 et 10). De ce point de vue là, la projection en salle d'une compilation du début de la série se justifiait et la bande annonce montrait bien d'ailleurs qu'il s'agissait d'épisodes déjà diffusés sur le petit écran : {{#ev:youtube|rO1m7Po59-I}} On notera par ailleurs une erreur commise. En effet, dans cette bande-annonce, on entend Actarus dire "Mégavolt" alors qu'il s'agit du "Cornofulgure"

Le film n'est par la suite jamais sorti en cassette vidéo en France, contrairement au Canada francophone.

Les comédiens de doublage ont également enregistré, encore une fois avec de nouveaux dialogues refaits pour simplifier l'histoire, un 33 tours reprenant sur 40 minutes les épisodes 1, 2, 4 et 10 : Goldorak comme au Cinéma.

Quelques temps plus tard, la société Pictural Films dépose son bilan mais aucun indice ne nous laisse penser que la cause puisse être liée à l'échec du film.