Spaizer

De Wikirak

Spaizer (スペイザー, Supeizā), parfois orthographié Speizer ou Speiser dans les transcriptions latines, est un fanzine japonais non officiel consacré quasi exclusivement à la série animée UFO Robot Grendizer (connue en France sous le titre Goldorak). Publié entre 1977 et 1981 par le Grendizer Fan Club (GFC, グレンダイザー・ファンクラブ), un cercle de fans non officiel, il compte 22 numéros réguliers et deux hors-série. Il constitue un témoignage particulièrement intéressant sur l'organisation des premiers groupes de passionnés de la série au Japon, après la fin de sa diffusion télévisée originale.

Le titre fait directement référence au Spazer (スペイザー), la soucoupe porteuse du robot Goldorak[1].

La publication est consacrée à environ 90 % à Goldorak, même si quelques autres séries d'animation de l'époque sont également abordées. Ses contributeurs s'intéressent essentiellement aux personnages, aux relations humaines, à la dramaturgie, au dessin et aux histoires. La revue contient notamment des illustrations, des créations originales, des récits dérivés, des informations sur les comédiens japonais et des documents relatifs à la diffusion internationale de la série[2].

Longtemps difficile à consulter, Spaizer a fait l'objet d'une importante redécouverte documentaire en avril 2025, lorsqu'un collectionneur français a présenté sur le forum GoldorakGo une presque-intégrale des exemplaires qu'il avait pu réunir[3].

Histoire

Contexte et création

Spaizer apparaît dans le contexte de la popularité de Goldorak au Japon. La série est diffusée sur Fuji TV du 5 octobre 1975 au 27 février 1977. Produite par Toei Animation, elle compte 74 épisodes et constitue le troisième volet de l'univers des robots de [Mazinger Z et de Great Mazinger[4].

Dès la diffusion originale de UFO Robot Grendizer sur Fuji TV (octobre 1975 – février 1977), plusieurs cercles de fans se forment au Japon. Parallèlement au club plus officiel et promotionnel lié à TV Magazine (Kodansha), qui distribuait des cartes de membre numérotées (certains exemplaires dépassant le n° 39 000), apparaît un fan-club non officiel plus restreint et plus mature : le Grendizer Fan Club.

La fin de la diffusion originale ne met pas un terme à l'intérêt des passionnés. Des groupes de fans continuent à échanger des informations, à collectionner des documents et à imaginer de nouvelles histoires mettant en scène les personnages.

C'est dans ce contexte qu'un fan-club japonais indépendant entreprend la publication de Spaizer en 1977.

Cette organisation reste active jusqu'en 1981 et publie 22 numéros réguliers ainsi que deux hors-série le 1er décembre 1978 et le 20 février 1980[5].

Le groupe ne doit pas être confondu avec le Dizer Fan Club (DFC), auquel appartient une autre publication japonaise consacrée à Goldorak, intitulée ALIEN[6],[7].

Effectifs et diffusion

Le numéro 11 de Spaizer contient une liste des derniers membres enregistrés. Le dernier numéro d'adhésion visible atteint 140. À partir de cette information, on peut estimer que ce fan-club non-officiel devait compter approximativement 150 membres et que le tirage du fanzine pouvait atteindre environ 150 à 200 exemplaires : [8]. Ces données sont des estimations et non des chiffres officiels de tirage.

La publication était principalement distribuée dans le réseau du fan-club. Elle ne relevait pas du circuit commercial classique des magazines japonais.

La rareté actuelle des exemplaires s'explique notamment par leur faible tirage, leur diffusion restreinte et la disparition progressive de nombreuses collections privées.

Profil des membres

La plupart des membres étaient nés autour de 1960. Ils avaient donc environ 15 ou 16 ans au moment de la diffusion originale de Goldorak et 18 à 20 ans durant les années de publication de Spaizer[9].

Cette génération de lecteurs manifeste un intérêt marqué pour les aspects narratifs et graphiques de la série.

Les combats de robots ne semblent pas constituer leur principal centre d'intérêt. Les textes et les illustrations privilégient plutôt les personnages, les relations humaines, le dessin et la dramaturgie[10].

Les auteurs privilégiaient les personnages, le graphisme et la dramaturgie de la série plutôt que les combats de robots. Le style des contributions est souvent qualifié de « semi-professionnel », avec des couvertures particulièrement soignées.

Le club a également organisé ou documenté des activités annexes, dont une mini-convention en août 1978 (avec projections d’épisodes gracieusement prêtés par Toei Animation) et la publication d’un calendrier 1979 ainsi que d’un poster listant les épisodes.

Contributeurs

Akemi Watanabe

Akemi Watanabe (渡辺明美) est une membre associée à la création de récits originaux publiés dans le fanzine.

Elle est à l'origine du projet de deux histoires illustrées collectivement par des membres du groupe[11].

Ces créations font appel à plusieurs dessinateurs, avec une répartition du travail entre les personnages et les décors.

Les informations actuellement disponibles ne permettent cependant pas d'établir avec certitude qu'Akemi Watanabe ait été la directrice éditoriale de l'ensemble de la revue.

Michiko Migita

Michiko Migita (右田美智子) est une autre membre identifiée du fan-club.

Elle est particulièrement connue pour sa tentative de correspondance avec des amateurs français de Goldorak en 1979. Une lettre rédigée en anglais de sa part paraît dans le numéro 20 du Journal de Goldorak, publication française consacrée à la série. Elle y recherche des correspondants français avec lesquels échanger des informations sur Goldorak[12]. Elle ne parlant pas français, elle propose une correspondance en anglais.

Son histoire connaît un prolongement inattendu en avril 2025. Grâce à des échanges sur le réseau social X, des membres de GoldorakGo parviennent à retrouver sa trace. Elle utilise alors le pseudonyme Michi et confirme être bien la Michiko Migita de 1979[13].

Elle constitue un exemple particulièrement intéressant de la persistance de la passion pour Goldorak chez les membres du premier fandom japonais de la série.

Les dessinateurs et auteurs

Les récits originaux publiés dans Spaizer sont le fruit d'un travail collectif.

Ont pu être identifiées cinq personnes chargées de dessiner les personnages et cinq autres chargées des décors pour les deux histoires illustrées qu'il a étudiées[14].

La liste complète de ces contributeurs n'est pas encore établie dans les sources disponibles. Les crédits japonais des exemplaires originaux constituent la source nécessaire pour identifier précisément ces artistes.

Les contributeurs sont principalement des membres anonymes ou identifiés uniquement par leurs prénoms ou pseudonymes au sein du club. Parmi les figures documentées :

  • Plusieurs membres ont participé à une table ronde avec Gō Nagai et le producteur Toshio Katsuta (勝田稔男), publiée dans le Roman Album de Tokuma Shoten (1978) sous le titre « Tobe!! Tobe zadan-kai » (« Vole ! Table-ronde, vole ! »). Les participants fans identifiés sont : Akemi Watanabe (渡辺明美), Yūichi Morooka (諸岡祐一), Asuka Kawamura (川村明日香), Akihiro Enomoto (榎本明宏) et Sanae Tokimatsu (時松早苗).
  • Michiko Migita (右田 美智子, née vers 1960-1961) : membre active. En 1979, lors d’un voyage en Europe (France et Italie), elle découvre le phénomène Goldorak en direct. Elle rapporte des produits dérivés et témoigne dans les numéros 15 et 16 de Spaizer. Elle envoie ensuite une lettre (en anglais) à la rédaction du magazine français Journal de Goldorak / Télé-Guide pour correspondre avec des fans français, joignant des dessins originaux d’Actarus (Duke Fleed) et de Vénusia (Hikaru Makiba). Dans les années 2020-2025, elle reprend contact avec des fans français via le forum GoldorakGo et le réseau X (Twitter).

Contenu et thèmes

Les thèmes principaux sont :

  • Fanarts et illustrations de haute qualité (couvertures particulièrement soignées) ;
  • Analyses et discussions sur les personnages, le graphisme et la dramaturgie ;
  • Fanfictions et nouvelles ;
  • Informations sur les épisodes, les produits dérivés et les actualités liées à la série ;
  • Classements de popularité (épisodes préférés, personnages secondaires, doubleurs) ;
  • Témoignages et reportages (notamment le voyage européen de 1979).

Parmi les créations les plus remarquables publiées dans ses pages figure Maboroshi no God Mazinger (幻のゴッドマジンガー), une fanfiction développée en feuilleton à partir du quinzième numéro et poursuivie jusqu'au vingt-deuxième. Cette œuvre est ensuite réunie dans une édition intégrale publiée le 1er octobre 1981[15].

Une revue consacrée à Goldorak

Environ 90 % du contenu de Spaizer concerne Goldorak. Les autres séries animées de l'époque occupent une place secondair[16].

La revue aborde notamment :

  • les personnages principaux et secondaires ;
  • les relations entre les protagonistes ;
  • les histoires et les épisodes ;
  • les aspects dramatiques de la série ;
  • les dessins et les illustrations ;
  • les créations originales des membres ;
  • les récits dérivés ;
  • les comédiens japonais ;
  • les échanges avec les fans étrangers ;
  • les livres et produits dérivés internationaux.

Cette diversité montre que les membres ne considèrent pas la série uniquement comme un programme destiné aux enfants, mais comme un univers narratif susceptible d'être prolongé et réinterprété.

Les personnages et la dramaturgie

Les personnages constituent l'un des principaux sujets d'intérêt des contributeurs. Les textes et les illustrations témoignent d'une volonté de développer les relations entre les protagonistes et d'imaginer des situations inédites. Les membres privilégient souvent les émotions, les relations humaines et les conséquences des événements racontés dans la série. Cette orientation est également visible dans les histoires originales publiées dans les différents numéros.[17]

Les créations originales

Deux histoires illustrées sont notamment signalées dans les documents étudiés par LVD.

La première raconte les retrouvailles d'Alcor (Koji Kabuto) avec un ami rencontré aux États-Unis.

La seconde met en scène un personnage nommé le Commandant Mario (マリオ司令官), envoyé sur Terre par Véga afin de provoquer des dissensions au sein de la Patrouille des Aigles. Grâce à son pouvoir de transformation, Mario tente de semer la confusion parmi les membres du groupe. Cependant, contrairement à de nombreux envoyés de Véga dans la série, le personnage finit par se repentir et survit à l'histoire[18].

Le projet initial de ces deux récits est attribué à Akemi Watanabe. Leur réalisation graphique est collective.

Les illustrations

Les illustrations constituent une part importante de la publication. Les artistes proposent aussi bien des représentations des personnages que des situations originales.

Les crédits de certaines histoires témoignent d'une véritable organisation du travail graphique, avec une répartition des tâches entre les dessinateurs des personnages et ceux des décors[19].

Classements

Dans au moins un numéro, un classement des meilleurs épisodes (votes des membres) place en tête :

  • 1. Épisode 25 (124 voix)
  • 2. Épisode 63 (100 voix)
  • 3. Épisode 72 (79 voix)
  • 4. Épisode 68 (71 voix)
  • etc.

Les personnages secondaires préférés incluent Naida, Kirika, Kaine, Rubina, etc. Les doubleurs préférés mettent en tête ceux d’Actarus, Alcor (Kōji Kabuto) et Maria.

Présentation

La production la plus célèbre est la fanfiction Maboroshi no God Mazinger (幻のゴッドマジンガー, « Le fantôme / Illusoire God Mazinger »), publiée en feuilleton dans les numéros 15 à 22 (environ 1978-1981). Écrite par des fans (associée au Dizer Fan Club dans certaines sources), elle n’est pas conclue dans le dernier numéro. Une édition omnibus (recueil relié) paraît en octobre 1981.

Il est important de ne pas confondre cette œuvre avec le projet professionnel de God Mazinger envisagé en 1975 dans l'environnement de Mazinger Z et de Great Mazinger.

Il s'agit d'une création de fans, et non d'une reconstitution officielle du projet abandonné.

Il s’agit d’une suite directe de la série : Actarus et Phénicia (Maria Fleed) retournent sur Euphor (planète Fleed). L’histoire introduit un robot appelé God Mazinger (ou God Griffon dans certaines descriptions) qui relie l’univers de Goldorak à celui de Mazinger Z. Elle est mentionnée dans le Roman Album de 1978, ce qui lui confère une aura légendaire. Des scans et traductions (notamment italiennes) circulent aujourd’hui grâce au blog Frontier Line de Ryo Hirokawa.

Publication en feuilleton

La fanfiction paraît dans les numéros 15 à 22 de Spaizer.

Le neuvième acte est publié dans le dernier numéro, mais l'histoire n'est pas achevée à la fin du feuilleton[20].

Ryo Hirokawa indique également avoir retrouvé des exemplaires contenant des passages de cette histoire dans les numéros 16, 17, 20 et 22[21].

Édition intégrale

Une édition regroupant l'ensemble de l'histoire paraît le 1er octobre 1981. Cette publication autonome est particulièrement rare et ne relève pas du circuit commercial traditionnel[22].

Postérité

La mention de Maboroshi no God Mazinger dans le Roman Album consacré à Goldorak, publié par Tokuma Shoten, contribue à sa notoriété.

Selon Ryo Hirokawa, cette référence fait de l'œuvre l'une des fanfictions de Goldorak les plus connues au Japon[23].

Ryo Hirokawa a par la suite reproduit l'édition intégrale sur son site Frontier Line, avec les pages originales et des transcriptions destinées à faciliter les traductions automatiques[24].

Activités du fan-club

La mini-convention de 1978

Une brochure relative à une mini-convention organisée en août 1978 figure parmi les documents associés au groupe. L'événement comprenait notamment une projection d'épisodes de Goldorak, rendue possible grâce à des copies prêtées par Toei Animation[25]. Cette activité montre que les membres organisaient des rencontres physiques et des séances collectives de visionnage.

Le calendrier de 1979

Un calendrier de fans pour l'année 1979 figure également parmi les documents conservés.

Il témoigne de la volonté du groupe de produire des objets graphiques consacrés à l'univers de Goldorak, en complément de son fanzine[26].

Le voyage européen de 1979

Au printemps 1979, une membre du fan-club effectue un voyage en Europe, notamment en France et en Italie.

Elle découvre directement la popularité de Goldorak auprès du public européen.

Elle raconte notamment avoir observé un rassemblement de spectateurs devant les téléviseurs exposés dans la vitrine d'un magasin spécialisé dans le matériel audiovisuel, au moment de la diffusion d'un épisode de la série[27].

Elle profite de ce voyage pour acheter des livres et des produits dérivés consacrés à Goldorak, qu'elle rapporte au Japon et partage avec d'autres membres.

Ces découvertes sont notamment évoquées dans les numéros 15 et 16 de Spaizer[28].

Les échanges avec les fans français

Les relations internationales constituent un aspect intéressant de l'histoire du groupe. Michiko Migita cherche à établir une correspondance avec des amateurs français en 1979.

Des documents conservés par les membres montrent également des noms français de personnages et de machines de la série, retranscrits phonétiquement en japonais. On retrouve notamment des références à Goldorak, Fossoirak, Vénusiak et Alcorak[29].

Les rencontres avec les comédiens

Les documents conservés par certains membres comprennent des petits mots laissés par des comédiens japonais de la série. Ces témoignages illustrent les relations entretenues par les amateurs avec l'environnement professionnel de Goldorak[30].

Réception et postérité

Au Japon, Goldorak a généré un fandom passionné et durable chez un public un peu plus âgé. Spaizer témoigne de cette culture otaku artisanale précoce, avant l’explosion des doujinshi des années 1980.

La rareté des exemplaires en fait aujourd’hui des pièces de collection extrêmement recherchées (ventes occasionnelles sur Yahoo Auctions ou Mandarake à des prix élevés). Des collectionneurs français (notamment via le forum GoldorakGo) et japonais (Ryo Hirokawa / Frontier Line) ont contribué à leur préservation et diffusion sous forme de scans ou photocopies.

En 2025, une quasi-intégrale a été transmise à un collectionneur français grâce à Michiko Migita, soulignant le lien durable entre fandoms japonais et européens. Le 20 avril 2025, le forum a publié une présentation de la presque-intégralité de la collection. Cette publication permet de faire connaître les documents à un public international de collectionneurs et de passionnés[31]. Les échanges qui suivent soulignent notamment la qualité des illustrations, l'intérêt des récits originaux et l'importance historique de ces documents. La redécouverte de Michiko Migita constitue l'un des épisodes les plus remarquables de cette entreprise documentaire.

Aujourd’hui, Spaizer est considéré comme un document historique précieux sur la réception japonaise de la série et sur les débuts de la culture fan autour des super robots de Gō Nagai.

Importance historique

Spaizer constitue un témoignage important de l'évolution du fandom japonais de Goldorak à la fin des années 1970.

La publication montre que les amateurs avaient déjà développé des pratiques élaborées :

  • création d'un fan-club indépendant ;
  • publication régulière d'un fanzine ;
  • organisation de rencontres et de projections ;
  • réalisation de calendriers ;
  • création de récits originaux ;
  • collaboration entre dessinateurs ;
  • échanges avec des fans étrangers ;
  • contacts avec les comédiens de la série ;
  • conservation et circulation de documents.

Ces activités annoncent plusieurs pratiques qui caractériseront la culture dōjin et otaku des années 1980.

La revue témoigne également de la persistance de la popularité de Goldorak après la fin de sa diffusion originale.

Sources

Voir aussi

Notes

  1. ↑ Appelé Dizer en version originale, Grendizer étant l'union du Spazer et de Dizer.
  2. ↑ https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=8089
  3. ↑ https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=8089
  4. ↑ https://shinryu.fr/3931-ufo-robot-grendizer.html
  5. ↑ https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=8089
  6. ↑ Ryo Hirokawa distingue explicitement les deux titres dans deux articles séparés de son blog / https://www.frontier-line.org/lognote/?p=1842
  7. ↑ https://www.frontier-line.org/lognote/?p=1870
  8. ↑ https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=8089
  9. ↑ https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=8089
  10. ↑ https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=8089
  11. ↑ https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=8089
  12. ↑ https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=8089
  13. ↑ https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=8089
  14. ↑ https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=8089
  15. ↑ https://www.frontier-line.org/goods-and-books/jp/fanfic/MABOROSI-NO-GOD-MAZINGER/01.html
  16. ↑ https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=8089
  17. ↑ https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=8089
  18. ↑ https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=8089
  19. ↑ https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=8089
  20. ↑ https://www.frontier-line.org/goods-and-books/jp/fanfic/MABOROSI-NO-GOD-MAZINGER/01.html
  21. ↑ https://www.frontier-line.org/lognote/?p=1842
  22. ↑ https://www.frontier-line.org/goods-and-books/jp/fanfic/MABOROSI-NO-GOD-MAZINGER/01.html
  23. ↑ https://www.frontier-line.org/goods-and-books/jp/fanfic/MABOROSI-NO-GOD-MAZINGER/01.html
  24. ↑ https://www.frontier-line.org/goods-and-books/jp/fanfic/MABOROSI-NO-GOD-MAZINGER
  25. ↑ https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=8089
  26. ↑ https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=8089
  27. ↑ https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=8089
  28. ↑ https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=8089
  29. ↑ https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=8089
  30. ↑ https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=8089
  31. ↑ https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=8089