Alors, si je me lance, je vais me faire des ennemis
épisode 74
Réalisateur : Kawata Takenori
Scénario : Tamura Tatsuo
Directeur artistique : Mori Toshio
"Cet ultime épisode me laissera toujours sur ma faim",
"Cet épisode me fait souffrir car c'est le dernier et car il n'est pas très beau quant à l'image ni bon quant au scénario".
Combien d'épisodes de Goldorak sont rassérénants? Il y en a, mais pas tant que ça.
L' épisode est laid quant à l'image, c'est l'évidence du printemps mais c'est le cas de TOUS les épisodes signés Mori Toshio.
Cette même équipe signe les épisodes les plus dynamiques de Goldorak, La bête, le sosie, opération plongée, entre autres.
On retrouve les mêmes qualités et défauts dans le 74. Le combat contre l'antérak de Minas ressemble à s'y méprendre à celui contre King Gori... Au passage, il est clair que les Golgoths de Véga n'ont pas l'avantage face à la patrouille des Aigles. Minas s'en sort contre 2 mais pas contre 4.
Donc je dirais, "cet épisode me laissera toujours sur ma faim, et il me fait souffrir car il n'est pas beau mais il est très bien scénarisé et réalisé".
Il est même étonnamment bien scénarisé. Comment ont-il fait pour que tout tienne en 20 minutes?
J'avais une idée de l'épisode avant de le revoir pour cette discussion, et de compter le temps qu'il s'écoule.
Le combat contre l'Anterak prend le même temps que contre King Gori
La présentation de l'horrible cosmorak n'est pas moins expédiée que celle de l'aquarak, tout aussi laid
Minas s'adresse au centre comme Vegalia l'avait fait
La scène de l'agression de Vega est très bien développée, suffisamment longue.
L'attaque de Minos, est plus longue que celle d'Hydargos, voir plus longue que celle de Horos.
Cosmorak décolle, Vega décolle, Goldorak les rejoint... La Lune Noire est détruite, sa va vite, on voit quelque lieu emblématiques en flammes, et la tour s'effondrer.
Le combat contre les navettes est long, chacun y montre ses armes, toutes les mêmes, et Goldorak est de la partie. Il se barre pour courrir après Vega, le combat contre les navettes continue.
Goldorak attaque la soucoupe impériale, sa se passe mal pour lui. Cosmorak lui vient en aide, et après l'impuissance fasse aux défences du vaisseau de Vega, en détruisant le rostre, le rapport de force change et la soucoupe est réduite à rien du tout méthodiquement. Ca prend autant de temps que la destruction de la soucoupe de Balendos.
Vega se fait trancher en deux et on se dit adieux et on rentre sur Euphor.
Chaque scène, isolée, se déroule comme un épisode typique de Goldorak. L'impression de débâcle, vient du fait que c'est tellement mal dessiné que l'art ne provoque aucune émotion. Pas un seul visage, beau, triste, apeuré, pour faire passer quelque chose.
Et surtout, pas de temps perdu entre les scènes.
Je ne crois pas du tout que l'épisode est fait à la va vite. Au contraire, on timing est impeccable.
La frustration de la non destruction de Lune Noire existe chez ceux qui veulent de ce combat. Le timing le rendait possible, dans le temps que prend l'interminable combat contre les navettes qui est pour utiliser ce triple vaisseau peut inspirant.
Si, à 4, ils avaient attaqué la base, qu’aurait on vu? Goldorak, le Cosmorak tirer en rafale, peut être Actarus détruisant la tour. Le Cosmorak n'est qu'un one shot, il ne permet aucun assemblage avec Goldorak. Il na donc été fait que pour cet épisode.
La Lune Noire n'a pas de défenses connues. On s'en est rendu compte grace à Titios.
Alors Vega serait mort dans sa base? Il s'enfuit et se fait buter? Ca ne tient pas compte de sa personnalité.
Dans l'épisode 73, il voulait déjà se battre et Minas l'en a empêché. Là, il se retrouve acculé et il a beau s'aveugler de sa puissance, il sait qu'il n'a plus que des navettes, plus d'armes, plus d'énergie, rien pour tenir son Empire (qui n'existe d'ailleurs pas), donc c'est la fuite en avant. Une fois la Lune Noire détruite c'est tout ou rien.
Au niveau du scénario, je ne vois aucun problème, aucune indication de manipulation. C'est juste une question de sensibilité.
Donc, mon jugement, c'est que l'épisode est raté parce qu'il est laid et qu'il ne laisse pas s'installer le temps de la dramaturgie. Il n'y a pas de scènes poignantes, il n'y a pas de suspens. Excepté quand même, la scène de l'agression de Vega.
Ce sont les même défauts que le 53 et le 67 que pourtant j'aime beaucoup.
Alors il est raté parce que c'est la fin.