Je regrette que tu l'aies perçu comme ça : j'avoue volontiers que j'ai l'ironie facile et que j'ai quelquefois tendance à en abuser, mais mon intention n'a jamais été de t'humilier. L'humiliation ne fait vraiment pas partie de mes pratiques.Biniou a écrit :...ils ont aussi détourné des valeurs, culpabilisé des gens (voire humilié, comme tu l'as fait avec moi et ça ne me tue pas, c'est vrai !)
Trois petites précisions que j'ai envie d'ajouter avant de clore cette discussion et qui t'éclaireront sur les raisons pour lesquelles j'ai trouvé ta proposition de mea culpa tellement incongrue:
- Je suis résolument contre le principe - quel que soit le contexte - de devoir endosser les fautes (si faute il y a) de ses aïeux ou prédécesseurs et de devoir présenter des excuses. Cela conduit tout droit à la notion de «culpabilité héritée» qui pour moi est éthiquement inacceptable. Je le répète, je ne me sens en rien responsable - et encore moins coupable - de ce qui s'est dit et écrit en 1978-80.
- Autre principe auquel je suis aussi extrêmement attaché: ne pas juger les choses d'hier avec les critères d'aujourd'hui. De manière générale, le ton de la presse des années 70-80 était moins feutré, moins aseptisé qu'aujourd'hui: les polémiques étaient nettement plus enflammées car exprimées en des termes plus directs.
- Toute critique contient inévitablement, qu'on le veuille ou non, un part de jugement de valeur. Une critique qui, par exemple, traîne la téléréalité dans la merde (et moi-même j'ai publié bon nombre d'écrits dans ce sens) ne te paraîtra pas scandaleuse si tu détestes la téléréalité. Tu auras même tendance à l'approuver. Même si c'est dur, il faut savoir admettre que la critique a le droit de s'exercer dans toutes les directions, y compris contre les choses qu'on aime.
Cela étant dit, j'arrête ici mes interventions sur ce sujet. Je crois que poursuivre indéfiniment cette discussion ne nous mènerait à rien car nous n'avons pas la même implication affective et la même vision émotionnelle de la question. En clair, tu prends à cœur des choses dont, moi, je me fous complètement, ce qui fait que nous ne serons - du moins sur ce point - jamais sur la même longueur d'ondes. A bientôt donc dans un topic plus relax et moins polémique !









