La vie de la série au Japon
Sommaire
Avant-propos
- Hormis quelques épisodes de-ci de-là, les audiences de UFO Robo Grendizer ont toujours été bonnes et, on peut le dire, presque aussi bonnes que Mazinger Z (21% contre 22% de moyenne). De ce point de vue, la légende d'une série boudée par le téléspectateur japonais n'est qu'un mythe.
- Lorsque, au tout début des années 1990, les premiers contacts entre fans d'anime français et japonais ont lieu, l'idée que Goldorak n'a pas marqué les esprits autant qu'en France où son succès phénoménal demeure dans la mémoire collective et a constitué un phénomène de société surprend. Après Goldorak, plusieurs séries mettant en scène un robot géant ont été diffusées en France. La plupart n'ont pas eu de succès et ont été déprogrammées rapidement. D'autres sont arrivées par les échanges de VHS avec des correspondants italiens qui, eux, ont vu à la télévision transalpine presque tous les feuilletons de robots géants produits au Japon[1]. Beaucoup de fans français constatent que Goldorak représentent techniquement et artistiquement ce qu'il y a de mieux et attendent des Japonais le partage de ce constat.
- Bien sûr, l'effet découverte a grandement contribué au succès de la série en France quand au Japon, bien avant 1978, d'autres séries de robots géants comparables ont existé. De fait, au Japon, Goldorak en est une parmi beaucoup d'autres produites et diffusées avant, pendant et après la série dont Actarus est le héros.
- Ce qui suit vise à éclairer ce qui s'est passé au Japon entre 1975 et 1977.
Principe directeur de la conception de la série en 1975
En 1975, les diffuseurs et fabricants de jouets ont encore en tête le succès récent de Mazinger Z qu'ils souhaiteraient renouveler. Great Mazinger a satisfait les premiers du fait de ses audiences[2], mais en revanche a déçu les seconds du fait de ventes décevantes[3]. Le souhait de la chaîne de télévision Fuji TV et du fabricant de jouets Popy serait de renouveler un tel succès. Dans cette optique, un compromis de fait s'impose : Popy ne croit plus qu'une série centrée sur un nouveau Mazinger serait un succès en termes de jouets, sans doute à cause de la trop grande ressemblance entre robots qui dissuade d'acheter un second et a fortiori un troisième Mazinger ; mais Fuji TV qui constate que les séries Mazinger ont toujours une grande audience et popularité auprès du jeune public souhaite le maintien du personnage phare et de loin le plus populaire de cet univers, à savoir Koji Kabuto (Alcor)[4]. Cet élément constituera un élément contrasté dans la réception de la série par le public japonais.
Le rôle d'Alcor
- Les audiences de la série sont excellentes, tournant pour les 26 premiers épisodes autour de 25%, parfois au-dessus[5], d'autant qu'à l'époque il existe sept chaînes de télévision nationales[6].
- Cependant, la Tôei reçoit de fans d'Alcor (Koji Kabuto) des courriers de plainte : la position de second couteau donnée à ce dernier déplait fortement. Dès le premier épisode, cette mise en retrait du personnage a pu choquer les jeunes japonais alors que, la semaine précédente, il sauvait encore le monde avec son Mazinger Z. Kôji n'est pas présent dans les générique d'ouverture et clôture[7]. Il est donc probable que le téléspectateur fan de Mazinger Z "rentre" dans l'histoire avec, non pas une inquiétude, mais une certaine interrogation[8]
- Dès le premier épisode, les éléments sont posés : Kôji n'est pas le héros et, même s'il occupe une place positive dès ce début d'intrigue, il est très limité par rapport à ce nouveau défenseur de la Terre aux facultés physiques extraordinaires. De plus, il a développé des rapports d'un fraicheur polaire avec celui-ci qui, au vu de leur toute première rencontre. Même si rapidement, cette rivalité tournera à une amitié quasi fraternelle, cela a peut-être eu un impact sur les sentiments du téléspectateur envers le prince extraterrestre. La différence avec Actarus fut clarifiée selon la formule suivante : « au football, Duke est un attaquant, et Koji une passe décisive. »
- Chez certains fans de Mazinger z, la conséquence a été la vive[9], certains allant jusqu'à envoyer des lames de rasoir aux producteurs de la série[10]. » Pour beaucoup de Japonais et de téléspectateurs des pays où Mazinger Z fut diffusé avant Grendizer, notamment dans le monde hispanophones, la série restera, celle où "Daisuke joue la nounou pour Kôji", ce qui, même si un regard plus attentif révèle que cela est faux, n'aide pas au développement de sa popularité. L'acrimonie semble néanmoins le fait d'une minorité exaltée, les audiences de Goldorak n'ayant pas pâti de ce changement de rôle du héros de Mazinger Z.
- De fait, si certains jeunes téléspectateurs n'ont pas compris le rôle assigné à Koji, certains ont adhéré au concept dès la diffusion de 1975[11]. En 2026, d'autres regrettent publiquement leur rejet passé[12].
- Ce trouble sur le rôle d'Alcor n'impacte néanmoins pas les audiences de Grendizer, qui dans la saison 1, offre sa période faste en termes d'audience à la série, alors que c'est narrativement celle où l'ancien pilote de Mazinger Z a le moins de moyens avec son OVTerre.
- Il est possible aussi que l'effet générationnel, au moins chez les plus petits, ait réduit l'impact de ce changement de rôle. Un enfant de trois ans qui découvrait Goldorak et les robots en 1975 était à peine né au début du grand succès de Mazinger Z. Et de nombreux autres plus âgés, ont regardé Grendizer en se demandant quand Alcor reprendrait son ancien robot. L'existence de Tetsuya et de Great Mazinger les avait déjà déjà habitués à l'idée que Mazinger Z n'était pas tout-puissant ni invincible.
- Le studio prend en compte ces courriers et fait monter Kôji en puissance, certains épisodes étant construits autour de lui et son temps de présence à l'antenne surpasse souvent même celui de Daisuke. Il lui sauve souvent la vie. Mais c'est au final toujours le pilote de Grendizer qui remporte la victoire et cueille tous les lauriers. En conséquence, on ne peut exclure que certains fans du personnage, écœurés du traitement réservé à leu idole qui, pour eux, ne peut pas occuper une autre place que celle du héros, n'aient plus regardé la série ; mais c'est un phénomène minoritaire qui ne nuira pas à l'audience.
- La question de l'introduction des Mazinger dans la série a pu être posée posée mais : soit la Tôei l'a proposé pour mettre Kôji sur un pied d'égalité avec Duke Fleed et Gô Nagai ou Popy[13] ont refusé ; soit Gô Nagai cherche à le faire pour faire évoluer la série vers ce qu'il voulait au départ (God Mazinger) mais Tôei refuse pour rester sur sa position (l'intrigue doit rester un développement du film UEDS). Indépendamment de ces suppositions, Gô Nagai et les membres de son équipe n'étaient de toutes façons pas favorables à l'introduction de Koji Kabuto dans l'histoire. Dans tous les cas, l'introduction des Mazinger ne se matérialisera jamais. En ce sens, il faut sans doute voir le court-métrage Ufo Robot Grendizer Tai Great Mazinger[14] comme une tentative de montrer toute la valeur marchande d’un Kôji Kabuto combattant avec les mêmes moyens que Duke Fleed.
Le divorce entre Tôei et Dynamic en 1976
- Dans les semaines qui suivent ce court métrage, une inconciliable divergence de vue apparait au sujet de la série Gaiking dont la Tôei refuse la paternité à Nagai. Il ne s'agit peut-être que d'une petite vengeance pour le studio, mais pour le mangaka c'est un souci de propriété intellectuelle et donc de droits d'auteur, ce qui est très grave pour lui. Les relations, déjà fraiches, se détériorent immédiatement, ce n'est pas encore la guerre mais tous les ingrédients sont là et chacun affûte ses armes.
- Toujours en 1976, au cœur de l'été, un quatrième appareil de combat est apparu au Centre et on lui recherche maintenant un pilote permanent. Alors que la Tôei aurait souhaité donner le rôle à Sayaka Yumi et renforcer encore un peu plus l'hérédité Mazinger, Go Nagai s'y serait opposé de toute ses forces. Résultat, c'est un personnage original, Maria Grace Fleed (Phénicia), qui est créé de toutes pièces et qui semble sortir de nulle part. Néanmoins, cette initiative s'avérera heureuse. Phénicia est un des personnages les plus populaires de la série, dont elle une image iconique aussi bien en France qu'au Japon où son apparition coïncide de fait avec une remontée des audiences dès les épisodes suivants.
Les audiences de 1975 à 1977
Audiences de la série par épisode
- Le graphe ci-après détaille les audiences de Grendizer par épisode. Il montre qu'hormis les vacances scolaires de 1976, correspondant à la fin de la saison 2, épisodes 41 à 49 diffusés en juillet et août, la série s'est maintenu à un très bon niveau en termes d'audiences[15], maintenant la chaîne Fuji TV à un haut niveau, supérieur à la moyenne de l'audience des chaînes privées (le plus souvent comprises entre 10% et 20%).
- Avec une audience moyenne de 20.9%, Goldorak restera, en se classant derrière Great Mazinger (22,8%[16]) et Mazinger Z (22,1%[17]), comme la troisième série de robot géant la plus regardée de tous les temps au Japon.
- Avec une audience moyenne de 20.9%, Goldorak restera, en se classant derrière Great Mazinger (22,8%[18]) et Mazinger Z (22,1%[19]), comme la troisième série de robot géant la plus regardée de tous les temps au Japon.
- Aucune autre série de robot géant n'a fait mieux que celles de la trilogie Mazinger, voir les chiffres suivants :
- Getter Robo 7,6%[20] en 1974 ;
- Raideen 9.5%[21] en 1975-1976 ;
- Steel Jeeg 6%[22] en 1975-1976 ;
- Zambot 3 : entre 8% et 10%[23] en 1977 ;
- Danguard Ace 17,5%[24] en 1977-1978 ;
- Daltanius : 5,9%[25] en 1979-1980 ;
- God Sigma ~5,6 %[26] en 1980-1981 ;
- Voltes 5 : 10,4%[27] en 1977-1978 ;
- Ideon : entre 5% et 10%[28] en 1980 ;
- Golion : 6,5%[29] en 1982.
- Ce sont ces audiences qui permettent à Go Nagai de rappeler régulièrement que la série fut un succès[30].
Questions sur les audiences
- L'évolution de Hikaru Makiba (Vénusia) dans l'histoire a été pointée du du doigt entre les épisodes 42 et 48 car l'entrée au combat de la jeune fille se produit pendant l'été (1976) et l'épisode en question a une mauvaise audience comparé aux quarante et un premiers chapitres, en particulier l'épisode 42 dont l'audience s'explique cependant par des raisons circonstancielle extrinsèques, voir : La mauvaise audience de l'épisode 42 : les raisons. Mais après juillet et août, les audiences remontent dès la rentrée, c'est une règle à laquelle n'échappe aucun programme télévisé au Japon et qui vaut aussi pour Grendizer. L'impact de cette évolution du personnage n'est donc pas avéré. Vénusia, bien qu'impopulaire chez certains fans notamment féminines[31], n'est pas la cause de la baisse d'audience à la fin de la saison 2. Son impopularité apparaît dès la saison 1[32] qui pourtant a parmi les meilleurs audiences de la série.
- Dans la troisième partie de la série, les téléspectateurs peuvent observer des recyclages de leurs séries antérieures. Le subtil changement de ton de la série dans son dernier tiers, axé sur l'action, la raréfaction sinon disparition des scènes comiques ou bucoliques au Ranch fait perdre à la série certaines de ses spécificité. Mais c'est la guerre : Les tactiques de Véga deviennent le pilier répétitif du scénario. L'audience ne s'effondre néanmoins pas et la multiplication des spazers (Alcorak, Vénusiak, Foissrak) autant que le charme de Phénicia ou l'apparition d'un nouvel environnement pour les combats (la mer avec l'installation d'une base de Véga dans les fonds marins) maintiennent l'intérêt des téléspectateurs. Cette évolution positive des audience et son explication sont confirmés par le Mazinger Z Daizenshū[33] : « La série connut une inflexion majeure au terme de sa première année de diffusion, avec deux événements : l'arrivée de Maria, qui complète l'équipe Daizer, et le déplacement du quartier général de Véga vers Skull Moon après la destruction de la planète Vega. Maria fut créée pour piloter le Drill Spazer — c'est d'ailleurs le seul personnage régulier conçu par Araki Shingo. Au départ, c'est Umon Banta qui devait piloter cet engin, mais la trop grande proximité avec l'univers de Getter Robo conduisit à créer Maria en urgence. Le déplacement de la base ennemie servit à dramatiser l'intensification du conflit tout en introduisant la pénurie de ressources du camp adverse — apportant un réalisme bienvenu. Dans cette seconde partie, Araki prend le relais de Komatsubara comme directeur de l'animation de fait, offrant une imagerie distincte de la première moitié. Ces efforts portèrent leurs fruits : à partir de l'épisode 54, l'audience dépassa à nouveau les 19 %, puis les 20 %. »
- Passé l'été, cette audience ne redescendra qu'en une seule occasion en dessous des 15% (épisode 66 du 2 janvier 77, 12%) et il est peu probable que la chaine de télévision s'en soit inquiétée vu la date. Devant notre ignorance des contrats liant les diverses parties, il nous est impossible de dire si elle ne pouvait que réclamer l'arrêt de la série ou si, au contraire, elle avait le pouvoir de l'obtenir. De toute façon, Fuji TV n'avait aucune raison de désirer cet arrêt vu les bonnes audiences.
- Si d'autres séries comme Yamato, Gundam et Albator 84 furent sacrifiées en raison d'audiences allant de mauvaises à catastrophiques, ce qui laisse penser que les stations de télévision avaient leur mot à dire (il n'y a quasiment eu aucun merchandising pour Gundam en 79), ce facteur ne touche évidemment pas Grendizer puisque son taux d'audience est globalement très satisfaisant, ce qui prouve que la série plaisait aux masses même si elle fut parfois jugée sur un autre maitre-étalon, celui de Mazinger Z.
- D'après le réalisateur Toshio Katsuta, c'est l'amour des fans pour Grendizer qui a contribué à prolonger la série, qui est l'une des trois plus longues des séries animées japonaises de robots géants[34] : « Une diffusion d'un an et demi, c'était long pour l'époque. C'est vrai. Je pense que les lettres de fans envoyées à Fuji TV ont joué. Un fan-club s'est créé dès le début de Grendizer. Une jeune fille, Mlle Watanabe, avait été très choquée par le film Uchū Enban Daisensō. Elle attendait la version télé avec impatience. J'ai discuté avec eux, et j'ai expliqué aux membres du fan-club : "Si vous voulez que ça continue, il faut envoyer des courriers à Fuji TV" (rires). C'était une grosse organisation, je pense que c'est grâce à leurs efforts que la série a duré[35]. »
Les ventes des produits dérivés
Les données factuelles
- Au Japon, de nombreux jouets ont reproduit avec plus ou moins de réalisme le robot. Le nombre de produits dérivés japonais est difficile à quantifier. Outre les reproductions du robot et de sa soucoupe, ont été commercialisés des puzzles, des jeux de cartes, des arrosoirs, des baguettes, des porte-clés, des kaléidoscopes, des crayons, des shampoings etc. Le site Goldorakgo.com/euphor/ en recense un grand nombre.
- Il semble n'exister aucun chiffre précis sur les ventes spécifiques de jouets Goldorak au Japon ; deux indications sont néanmoins connues :
- Les ventes de Popy pour l'ensemble de ses jouets ont été excellentes sur la période de diffusion ; il s'agit certes de vente globale de la marque mais l'information est donnée sur une page internet officielle de la Toei dans un paragraphe consacré à Goldorak et avec l'intention manifeste de faire le lien avec la série[36] : « UFO Robo Grendizer est un grand succès. Elle maintient une audience élevée de 20,9 % et continue pour un total de 74 épisodes. Les jouets se portaient aussi bien, et il y eut des succès avec d’autres personnages, et les ventes de Poppy dépassèrent 14,6 milliards de yens lors de l’exercice clos en février 1976, dépassant non seulement la société mère Bandai mais aussi Tommy, et devint le leader de l’industrie du jouet en seulement cinq ans ».
- En août 2003, le magazine japonais Toy Journal a mentionné que Grendizer avait eu pendant sa période de diffusion un meilleur classement que Great Mazinger : ce dernier a été quatrième[37] en 1974, alors qu'en 1976 Goldorak a été troisième des ventes de Popy [38].
- Par ailleurs, quand les audiences sont mauvaises, les jouets ne s'écoulent pas. Mais quand elles sont bonnes, et dans le cas de Grendizer elles sont très bonnes, les produits dérivés se vendent normalement bien. Et de fait, quand les audiences sont mauvaises et donc les ventes de jouets faibles, une série s'arrête rapidement[39]. Avec 74 épisodes, nombre élevé, la série ne rentre pas ce schéma.
- Le nombre impressionnant de produits dérivés semblent indiquer que la marque Grendizer est longtemps restée attractive ; tous les produits dérivés n'ont pas été conçus et élaborés dès avant la sortie de la série. Des produits dérivés continueront à sortir en 1977[40].
Hypothèse sur l'évolution des ventes
- Quoi qu'il en soit on ne peut exclure, que les audiences ayant baissé à la fin de la saison 2 avant de remonter avec l'arrivée de Phénicia, une baisse de ventre de jouets ait pu se produire, même si cela reste conjectural. La plupart des séries connaissait le même cycle de montée en puissance puis déclin des ventes de jouets[41], d'autant que le nombre de séries proposées ne tendait pas à se réduire.
- On peut imaginer que les spectateurs de série de robot géant, souvent des garçons de 4 à 12 ans auraient pu être rebutés par le ton plus adulte de l'histoire et des traits psychologiques du personnage principal.
- Cela n'a néanmoins pas empêché les audiences d'être bonnes sur la quasi totalité de la période de diffusion de la série, voire très bonnes quand le caractère d'Actarus, parfois ombrageux et peu sociable, allant jusqu'à frapper avec Alcor, était au faîte de sa dureté[42].
- Si l'audience demeure très bonne, c'est peut-être que d'autres téléspectateurs plus âgés ont pris leur place en tant que téléspectateurs. La série aurait selon cette hypothèse touché un autre public, masculin et féminin, de collégiens et de lycéens, en quête d'histoires plus matures, en corrélation avec leurs préoccupations et qui vont bientôt démarrer leur vie d'adulte. C'est une idée qui est reprise dans la Mazinger Bible[43]. Mais ce public qui semble s'agréger à partir de l'épisode 37[44] n'a que peu d’intérêt pour les produits dérivés de ces programmes. Ce vase communicant expliquerait alors donc à la fois les bonnes audiences (il y a du monde qui regarde la série) et le déclin de ventes de jouets (ces nouveaux téléspectateurs ne sont pas intéressés par les produits dérivés).
- Cela étant, aucun chiffre ne permet de dire que le déclin des ventes ait été très significatif, davantage en tout cas que celui qui touche toute série à succès au bout d'un certain temps dans un contexte très concurrentiel ; le ton mature de la série en France n'a pas par ailleurs spécifiquement attiré les adolescents, dont le public était davantage dans les cours des écoles que dans celles des collèges et lycées.
- Si les responsables de la série avaient eu connaissance d'une telle évolution à cause de ce vieillissement de l'auditoire, ils l'auraient réinfantilisée afin de ramener les 6-12 ans. L'humour aurait été accru, au lieu de presque totalement disparaitre au fil des épisodes. La Toei aurait pu changer le ton de la série pour satisfaire Popy[45]. Dans tous les cas, l'équipe de production a conçu le feuilleton et a volontairement choisi une narration plus mature et un récit plus élitiste, imprimant à la série des considérations qui ne sont pas celles des enfants mais de jeunes adolescents, plutôt imperméables aux petites figurines que l'on espère vendre en masse aux téléspectateurs. Ce parti pris a été assumé par le réalisateur Toshio Katsuta et ses équipes : il était prêt à l'assumer face à Popy et Fuji TV[46].
- On peut en outre remarquer que si ce sont toujours les mêmes jouets qui sont montrés dans ses publicités[47], une quantité incroyable de produits dérivés est lancée au démarrage de la série, avec également des nouveautés, en petit nombre certes, qui arrivent par la suite. Ceci semble confirmer que la gamme de jouets continue de plaire après la phase de lancement : quand une gamme plait et se vend bien, on l'étend par la création de nouveaux modèles[48].
- Lors de l’arrivée de Maria, le regain soudain de popularité de la série, matérialisé par des taux d'audience en hausse, semble avoir poussé Popy à sortir un jouet du Centre de recherche version 2, livré avec les trois spazers[49]. L'Alcorak donnera lieu à création de deux jouets[50] même si son Double Spazer (Alcorak) n'a pas donné lieu à création d'un modèle pouvant se combiner au Shogun Warrior Grendizer.
- En l’absence des livres de compte et de témoignages précis sur les stocks, il n'est guère possible d'établir une corrélation fine entre les événements dans la série et les ventes de produits dérivés.
- La série, de par ses qualités intrinsèques, notamment la beauté du scénario et du concept robot/soucoupe, prend sa place dans le cœur du public japonais et des fan-clubs naîtront pour la faire vivre au Japon.
- Le personnage de Maria, fiancée à Kôji dans certaines suites alternatives récentes, a comme nous venons de le dire particulièrement marqué les esprits et est de nos jours encore très populaire au Japon.
- Si un quatrième volet de la saga a peut-être été un temps envisagé mais, au début de 1977, il semble que pour Popy la licence Mazinger ait vécu et la brouille entre la Tôei et Dynamic, qui ne veulent plus travailler ensemble, sonna le glas de cet univers. Ainsi, alors qu'une nouvelle série avec Koji comme héros principal aurait pu être une très bonne idée, les protagonistes de cette grande aventure télévisuelle en resteront là. La Tôei, avec quasiment la même équipe, crée donc une nouvelle histoire avec de nouveaux héros évoluant dans un nouvel univers[51], confiant cette fois-ci le graphisme des machines à Leiji Matsumoto, le père d'Albator et de Galaxy Express 999.
Les fanclubs
Lors de la diffusion de UFO Robot Grendizer (1975-1977) sur Fuji TV, la série a suscité un engouement important : plusieurs fanclubs se sont formés, officiels ou non, produisant des fanzines, organisant des événements et éditant des cartes de membre.
- Un club officiel (ou semi-officiel) existait, parfois désigné comme Mazinger’s Club & Grendizer Club[52]. Il était lié à des magazines de télévision (TV Magazine) et bénéficiait de publicités ou de promotions dans la presse. Des cartes de membre physiques ont été distribuées, avec un numéro d’inscription « frappé » en bas et un espace pour inscrire le nom au dos. Des exemplaires survivants montrent des numéros élevés (jusqu’à 39 529), suggérant une base de membres potentiellement importante pour l’époque[53].
- Parallèlement existait un fan-club non-officiel responsable du fanzine Spaizer (référence directe au Spazer de Duke Fleed). Actif de 1977 à 1981, il a produit 22 numéros réguliers avec 2 hors-séries. Tiré à environ 150-200 exemplaires par numéro (liste des membres jusqu’au n°140 dans le n°11), il s’adressait à des fans nés dans les années 1960, plus intéressés par les personnages, le graphisme et la dramaturgie que par les combats de robots[54]. Le club comptait plusieurs centaines de membres. Il est l’un des plus anciens et emblématiques.
- Le Dizer Fan Club (DFC) a édité le fanzine ALIEN, avec plus de 70 numéros sur plusieurs décennies, plus des numéros spéciaux et des publications de qualité « livre » reliée. Des couvertures montrent un style professionnel (ex. : Duke Fleed dans un style comic américain). Le DFC a aussi produit des doujinshi[55].
- D'autres cercles ont existé témoignant de la passion qu'a pu susciter par la série comme celui qui a édité le fanzine Fried.
Rumeur et interprétation
On ne peut objectivement parler d'échec en termes d'audience ou vente de produits dérivés au Japon compte tenu des données indiquées dans cet article, le fait que cette idée se soit répandue en France a pu résulter de la combinaison de plusieurs facteurs :
- La comparaison avec le succès phénoménale de Goldorak en France où la série a bénéficié d'être pendant plusieurs années le seul et unique super robot proposé aux jeunes Français.
- Le parti pris des scénaristes de raconter une histoire plus mature, qui détourne les garçons de 6-12 ans, parti pris renforcé par la disparition progressive de l'humour de la série de plus en plus sérieuse.
- La possible surproduction anticipée de produits dérivés, qui reste néanmoins à sourcer et factualiser.
- La grave fâcherie entre Toei et Dynamic à propos de Gaiking, qui empêche la réalisation d'un quatrième volet et clôture l'univers Mazinger.
- La présence de Koji, le grand héros japonais, dans un second rôle, qui froisse nombre de téléspectateurs japonais fans du personnage.
Rediffusions
- Comme ses pairs, la série sera régulièrement rediffusée sur des chaînes locale ou câblées de l'archipel, en quête de produits à bas prix pour remplir leur grilles. En 2026, Goldorak est rediffusé sur la chaîne Tokyo MX et en parallèle sur la chaîne YouTube du Musée d’Animation Toei[56].
- La série a été diffusée en DVD[57] :
- En 2004, un volume 1 est sorti le 21 février, et un volume 2 sorti le 21 mai.
- Du 21 mai 2006 au 21 octobre de la même année, un coffret DVD unique a été publié, avec un total de 6 volumes contenant 12 épisodes (sauf les 3 et 6 qui contiennent 13 épisodes).
- Indépendamment des rediffusions, certains personnages de Goldorak apparaîtront dans des productions ultérieurs de Dynamic, voir : Apparitions des personnages dans d'autres productions.
Notes
- ↑ En tout cas tous ceux de la Toei.
- ↑ L’audience moyenne était de 22,8 % (seuls 6 épisodes de l’épisode 2 et des épisodes 46 à 50, diffusés pendant les vacances d’été, sont tombés sous les 20 %). Source : .https://ja.wikipedia.org/wiki/%E3%82%B0%E3%83%AC%E3%83%BC%E3%83%88%E3%83%9E%E3%82%B8%E3%83%B3%E3%82%AC%E3%83%BC
- ↑ Les ventes de jouets n'ont pas été un grand succès. Dans la catégorie des ventes par personnage de Poppy, qui était un sponsor de cette œuvre, les ventes de l’émission précédente « Mazinger Z » en 1974 se classaient en première place, tandis que cette œuvre s’est classée quatrième. L’année suivante, en 1975, elle n’était plus dans les 5 premiers produits classés : https://ja.wikipedia.org/wiki/%E3%82%B0%E3%83%AC%E3%83%BC%E3%83%88%E3%83%9E%E3%82%B8%E3%83%B3%E3%82%AC%E3%83%BC#cite_ref-6
- ↑ C'est le producteur de Fuji TV Koji Bessho qui a demandé cette présence de Kabuto Koji : « Kabuto Koji est populaire, donc je veux qu'il apparaisse comme personnage permanent. » Sources : « Édition spéciale de magazine TV : Mazinger Z Œuvres complètes » Kodansha, 15 janvier 1988. ISBN 4-06-178407-2, p. 190, « Interviews du personnel de la série Mazinger ; https://ja.wikipedia.org/wiki/UFO%E3%83%AD%E3%83%9C_%E3%82%B0%E3%83%AC%E3%83%B3%E3%83%80%E3%82%A4%E3%82%B6%E3%83%BC#cite_note-%E5%A4%A7%E5%85%A8%E9%9B%86190-58 ; ce discours du responsable de Fuji TV est confirmé par Tadaaki Kikuchi (菊地忠昭) qui travaillait pour Dynamic comme concepteur et superviseur de la série : « Je veux souscrire une assurance parce que 'Mazinger' est un succès. » Source : « UFO Robo Grendizer DVD-BOX1 », Toei Video Co., Ltd., DSTD02251, 21 février 2004, livret, p. 10.
- ↑ http://www.animemorial.net/en/episodes/185-UFO-Robot-Grendizer
- ↑ Entre 1975 et 1977, seule la première chaîne publique NHK a une audience moyenne entre 25% et 30%, les autres chaînes privée comme Fuji TV ayant des audiences comprises entre 10% et 20% en moyenne ; NHK est alors la chaîne la plus regardée au Japon, TBS est la première chaîne commerciale, Fuji et NTV suivent.
- ↑ En revanche, s'y étalent toute la flamboyance d'un nouveau personnage vêtu de rouge (la couleur du héros) et la magnificence du robot-titre lors d'un extraordinaire montage sublimement découpé et animé.
- ↑ Dans ce sens, la première scène ne peut que l'alarmer puisque, aux commandes d'une ridicule soucoupe sans armement et portant désormais du bleu, la couleur du second dans la tradition de ces séries, le jeune homme se promet de ne plus se servir de Mazinger Z, le robot héros de cette période au Pays-Du-Soleil-Levant.
- ↑ « UFO Robo Grendizer DVD-BOX2 » Toei Video Co., Ltd., DSTD02252, 21 mai 2004, livret, p. 7.
- ↑ Super talk-show robotique dans Nakano « J’ai pu entendre l’arrière-train de la production Z » et « Le doublage de Roboga est le meilleur » et les fans - Nakano Keizai Shimbun ; https://nakano.keizai.biz/headline/1305/
- ↑ Ainsi, l'auteur de cette série de posts sur X pense qu'Alcor est au final le vrai héros (https://x.com/KUBOSHOUTEN/status/1689474305967652864) et explique ainsi que la série "reflète également la grande capacité de Koji à faire ressortir le charme des autres. (...) Au contact de Koji, le caractère de l'autre personnage prend vie et Koji lui-même apparaît plus séduisant." (...) "Si l'on regarde ce film objectivement, c'est Koji qui en fait le plus, et Duke n'est qu'un simple spectateur." (...) C'est pourquoi je pense que nous devrions être plus fiers de Koji de Grendizer".
- ↑ Ainsi l'auteur de ce post écrit (https://x.com/toygod_master/status/2030851877454467569) : "Koji est apparu dans l'émission à la demande de la chaîne, et il semble que l'équipe de production ait été extrêmement perturbée à l'époque, mais en regardant les rediffusions récentes, on peut constater le talent de l'équipe car il est passé du statut de souffre-douleur à celui de partenaire. Quand je l'ai regardé en direct, j'ai regretté d'avoir abandonné tellement c'était mauvais au début..."
- ↑ Le géant du jouet est-il intervenu ? C'est possible. Relancer un nouveau Mazinger ne l’intéresse pas nécessairement, d'autant plus que tout le monde avait déjà sa figurine de Mazinger Z. Ce dont il a impérativement besoin est de vendre rapidement les reproductions de Grendizer. Le retour du premier robot aurait logiquement éclipsé le second, ce qui est à l'opposé de ses intérêts financiers. Peut-être que la Tôei a également fait ce raisonnement, mais tout cela reste du domaine de la supposition.
- ↑ Sorti au Japon le 20 mars 1976, la veille de l’épisode 25.
- ↑ Animemorial UFO Robot Grendizer : liste des épisodes avec les audiences.
- ↑ https://ja.wikipedia.org/wiki/%E3%82%B0%E3%83%AC%E3%83%BC%E3%83%88%E3%83%9E%E3%82%B8%E3%83%B3%E3%82%AC%E3%83%BC
- ↑ https://ja.wikipedia.org/wiki/%E3%83%9E%E3%82%B8%E3%83%B3%E3%82%AC%E3%83%BCZ#%E3%83%86%E3%83%AC%E3%83%93%E3%82%A2%E3%83%8B%E3%83%A1
- ↑ https://ja.wikipedia.org/wiki/%E3%82%B0%E3%83%AC%E3%83%BC%E3%83%88%E3%83%9E%E3%82%B8%E3%83%B3%E3%82%AC%E3%83%BC
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- ↑ https://ameblo.jp/guratakajp/entry-12148864460.html
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- ↑ https://ja.wikipedia.org/wiki/%E9%8B%BC%E9%89%84%E3%82%B8%E3%83%BC%E3%82%B0#%E4%BC%81%E7%94%BB%E7%B5%8C%E7%B7%AF
- ↑ https://www.battling.jp/zanbot3/info.htm
- ↑ http://www.animemorial.net/ja/episodes/218-%E6%83%91%E6%98%9F%E3%83%AD%E3%83%9C-%E3%83%80%E3%83%B3%E3%82%AC%E3%83%BC%E3%83%89%EF%BC%A1
- ↑ https://ja.wikipedia.org/wiki/%E6%9C%AA%E6%9D%A5%E3%83%AD%E3%83%9C_%E3%83%80%E3%83%AB%E3%82%BF%E3%83%8B%E3%82%A2%E3%82%B9
- ↑ https://ameblo.jp/guratakajp/entry-12230417756.html
- ↑ http://www.animemorial.net/en/episodes/223-Ch%C3%B4denji-Machin-Voltes-V
- ↑ https://www.dailyshincho.jp/article/2020/12261131/?all=1&page=2
- ↑ https://ja.wikipedia.org/wiki/%E7%99%BE%E7%8D%A3%E7%8E%8B%E3%82%B4%E3%83%A9%E3%82%A4%E3%82%AA%E3%83%B3
- ↑ Comment l’anime japonais « Grendizer » a galvanisé le monde arabe, par Hala Tashkandi, Arabnews.com, le 25 octobre 2019 ; Mangaka Go Nagai talking about Grendizer’s popularity in Japan.
- ↑ Ainsi, selon Michiko Migita (voir ce post sur le réseau X : https://x.com/oH5xOjJXMbyd6hu/status/2012855981206642908), responsable d'un fan club dans les années 1970, certaines fans ont manifesté leur haine au travers de la comédienne doublant Hikaru Makiba : "ce rôle a suscité de nombreuses réactions négatives de la part des fans (...) Les spectatrices qui ont regardé Grendizer il y a 50 ans détestaient Hikaru par jalousie. Pire encore, elles ont même envoyé des lettres blessantes à la comédienne de doublage Kawashima. J'espère qu'avec le temps, leur opinion sur Hikaru a évolué."
- ↑ Dans la Mazinger Bible, on a à son propos l'échange suivant entre les concepteurs de la série : Morooka : Pour ce qui est des mechas, à un moment les trois Spazers sont apparus l'un après l'autre — je pense que c'était une erreur. Le Double Spazer, passe encore, mais le Marine Spazer avec Hikaru à bord... Hikaru, c'était fondamentalement une fille de la ferme, une présence très paisible. Et dans la seconde moitié elle est devenue complètement folle (rires). Kawamura : Pour Hikaru — dès que Maria est arrivée, elle est vraiment passée à l'ombre. Elle aimait Daisuke, c'est évident, mais ça n'a jamais vraiment émergé à la surface, et la série s'est terminée comme ça. Tokimatsu : Hikaru, c'était un personnage assez fade, sans aspérités. Nagai : Décidément, Hikaru n'a pas la cote... Katsuta : J'ai reçu des lettres de menaces, moi. Du genre "si tu remets Hikaru à l'écran je te tue" (rires). J'en ai reçu beaucoup comme ça. Mais il ne fallait pas céder à ces pressions — dans un certain sens je voulais en faire une femme très féminine, au sens noble du terme. Ça n'a visiblement pas très bien fonctionné. En vous écoutant, je réalise que Maria, justement parce qu'elle est arrivée plus tard, était plus facile à construire.
- ↑ Mazinger Z Daizenshū, 1987, p. 156-157.
- ↑ Seuls Mazinger Z avec 92 épisodes et Fang of the Sun Dougram avec 75 épisodes font mieux.
- ↑ Livret de la Box 2, coffret DVD UFO ROBOT GRENDIZER, entretien date du 26/03/2004.
- ↑ Section 18 « La percée de Toei Animation (2) Boom de l’anime des robots géants à Fuji TV ».
- ↑ https://ja.wikipedia.org/wiki/%E3%82%B0%E3%83%AC%E3%83%BC%E3%83%88%E3%83%9E%E3%82%B8%E3%83%B3%E3%82%AC%E3%83%BC#cite_ref-6
- ↑ https://mazingerz.fandom.com/ja/wiki/%E3%82%B0%E3%83%AC%E3%83%BC%E3%83%88%E3%83%9E%E3%82%B8%E3%83%B3%E3%82%AC%E3%83%BC_%28%E4%BD%9C%E5%93%81%29#cite_ref-tanjo_2-0
- ↑ L'exemple le plus connu est Mobile Suit Gundam (1979) : prévue pour 52 épisodes, la série a été réduite à 43 (avec un final précipité) en raison de mauvaises audiences et surtout de très faibles ventes de jouets Clover (les designs réalistes ne plaisaient pas aux enfants). La série a été sauvée plus tard par les rééditions, les films compilation et surtout les Gunpla (maquettes Bandai) qui ont explosé. Sans cela, le phénomène Gundam n’aurait probablement pas existé.
- ↑ Exemple : Le Siège de Pilotage (Dukepit PA-67) chez Popy.
- ↑ A titre d'exemple de l'impact qu'ont les fabricants de jouets à l'époque, on peut noter que Jeeg est sponsorisé par un concurrent de Popy et que cela pèsera lourdement dans l'abandon d'un court-métrage prévu entre les deux robots.
- ↑ Celui qui ne se nomme pas encore Actarus est froid, triste, placide et terne pour eux, jamais nous ne le voyons se distraire vraiment, piquer un fou-rire, jouer au football ou partir en pique-nique avec ses amis. Et quand il se ballade à cheval ou joue de la guitare, c'est pour combattre les démons qui hantent son âme ; Actarus pleure souvent dans la série. Il n'a pas de vie sociale, il s'occupe des bêtes et fait la guerre, c'est tout. Il est aux antipodes du héros adolescent habituel, fougueux et soupe-au-lait, que les enfants peuvent admirer et envier, c'est un adulte, calme et posé, et ils ne peuvent finalement pas s'y identifier
- ↑ Selon la Mazinger Bible, page 173 : « Dès la phase de conception, le producteur Katsuta Toshio envisageait une orientation proche de celle de Uchū Enban Daisensō, centrée sur le drame humain. Néanmoins, dans la perception générale, il s’agissait avant tout d’un anime de super robot destiné aux enfants. Au départ, la présence de deux héros principaux et l’attrait de Grendizer ont captivé les enfants. Toutefois, le contenu s’éloignait d’un schéma simple de « triomphe du bien sur le mal » et comportait de nombreux épisodes centrés sur la psychologie des personnages. Naturellement, les scènes d’action impliquant le robot géant se sont faites plus discrètes comparées aux deux œuvres précédentes. On peut donc considérer que c’est à ce moment que les enfants ont commencé à se détourner de la série. En revanche, cette orientation a permis d’attirer un nouveau public, composé de lycéens et d’adultes amateurs d’animation. »
- ↑ Selon le Mazinger Z Daizenshū de 1987 (p. 156-157), les épisodes de la saison 2 attirèrent un nouveau public : Cette période fut pourtant celle qui séduisit les spectateurs plus âgés, avec les épisodes 37, 43 et d'autres restés dans les mémoires des fans.
- ↑ Qu'elle y ait pensé d'elle-même ou que ce soit le fabricant qui l'ait exigé.
- ↑ A un journaliste qui l'interroge sur cet aspect, il répond dans un entretien du 26/03/2004 publié dans le livret de la box 2 du coffret DVD UFO ROBOT GRENDIZER à propos de l'épisode 25 : « Depuis l'époque de Getter G environ, on avait envie de faire ce genre de chose — Katsumata et moi on en parlait souvent. Bessho allait peut-être tiquer, Bandai allait peut-être nous engueuler — mais on voulait absolument faire au moins un épisode hors-série par trimestre. Parce qu'on avait envie de montrer que l'animation, ce n'est pas uniquement pour les petits. »
- ↑ Le Jumbo Machinder, le Shogun Warrior et le Shogun véhicle envahissent invariablement, parfois ensemble, parfois à tour de rôle, les écrans publicitaires et les pages des magazines.
- ↑ On l'a bien vu avec Mazinger Z, décliné dans tous les formats, lui et ses machines annexes.
- ↑ De médiocre qualité, ils apparaîtront dans des spots télévisés.
- ↑ https://www.goldorakgo.com/euphor/index.php?option=com_content&view=article&id=490:bandai-goldorak-et-alcorak-a-assembler&catid=16&Itemid=458
- ↑ Voir Danguard Ace qui remplacera Grendizer dès la semaine suivant son arrêt. Son audience moyenne sera de 17.1%. Une cassette VHS proposant les trois premiers épisodes (alors que le robot-titre n'apparait qu'à partir du quatrième) sera commercialisée en France en 1984, dans la collection "Vidéo Jeunes" de Jacques Canestrier.
- ↑ Ce club ne s'appelait donc pas « Mazinger et Grendizer Club » et il y avait deux clubs distincts organisés par le même éditeur (Kōdansha / TV Magazine) :マジンガーズクラブ (Mazingers Club ou Mazinger’s Club) — pour Mazinger Z (et qui s’est étendu à Great Mazinger) et グレンダイザークラブ (Grendizer Club ou UFO Robo Grendizer Club) — pour Grendizer. Mais ces deux clubs fonctionnaient apparemment de manière similaire : inscription via le magazine TV Magazine, envoi d’une carte de membre, souvent en métal, avec numéro de membre, champs à remplir (nom, adresse, date de naissance, etc.), et des avantages comme des infos exclusives, des concours ou du courrier du club. Et s'ils étaient séparés, ils étaient chronologiquement liés : le club Mazinger existait pendant la diffusion de la série, puis le club Grendizer a pris le relais à partir de 1975-1976.
- ↑ Ce club semble avoir été actif dès le début de la diffusion (1975), inspiré en partie par les lettres de fans envoyées à Fuji TV. Une figure clé mentionnée est Akemi Watanabe (渡辺明美), une jeune fille marquée par le film Uchū Enban Daisensō (UEDS) et impliquée dans l’organisation. Elle apparaît dans des tables rondes du Roman Album de la série.
- ↑ https://gonagai.forumfree.it/?t=53493220&st=15
- ↑ R. Hirokawa (blog Frontier Line) possède plusieurs exemplaires et en a partagé des scans : https://www.frontier-line.org/lognote/?p=1870
- ↑ Chaque épisode étant diffusé pour une durée de deux semaines au Japon seulement : https://x.com/toeianime_MC/status/2025133397992243339
- ↑ https://ja.wikipedia.org/wiki/UFO%E3%83%AD%E3%83%9C_%E3%82%B0%E3%83%AC%E3%83%B3%E3%83%80%E3%82%A4%E3%82%B6%E3%83%BC#%E6%98%A0%E5%83%8F%E3%82%BD%E3%83%95%E3%83%88%E5%8C%96