Béliorak
Boss Borot (ボスボロット, Bosu Borotto), connu en France sous le nom de Béliorak, est un robot géant piloté emblématique de la trilogie Mazinger créée par Go Nagai. Il fait ses débuts dans la série anime Mazinger Z (1972-1973) et se distingue comme le seul robot « héroïque » à apparaître dans les trois séries TV originales : Mazinger Z, Great Mazinger (1974-1975) et UFO Robo Grendizer (Goldorak en VF, 1975-1977). Construit à partir de ferraille, il est le moyen d'introduire des moments comiques dans les séries de la trilogie[1]. Il apparaît dans épisodes Le jour du soleil levant (14) et Don Quichotte de l'espace (31) de Goldorak.
Il apparaît aussi dans des films passerelles (L'attaque du Dragosaure, etc.), des OVA (Mazinkaiser) et des reboots. Dans les films passerelles et suites non canoniques (films Toei des années 1970, Mazinger Z: Infinity, etc.), Boss Borot continue d’apparaître, souvent pour des gags ou des interventions décisives par chance ou persévérance. Il figure également dans de nombreux jeux Super Robot Wars, où il est un personnage récurrent apprécié pour son rôle comique et ses attaques absurdes[2].
Sommaire
Origine
Boss Borot est une création de Go Nagai (永井豪), mangaka pionnier du genre super robot. Dans le manga et l’anime Mazinger Z, le personnage de Boss (Bélier), lycéen délinquant jaloux de Kōji Kabuto, kidnappe les trois professeurs Sewashi, Nossori et Mori Mori pour se faire construire un robot rivalisant avec Mazinger Z dans l'épisode 48 diffusé le 28 octobre 1973[3]. Faute de matériaux de qualité, ils ont utilisé comme pièces et matériaux ce qu'ils ont trouvé dans la décharge où sont stockés les restes et débris des Kikaïju détruits.. Le robot débute dans l’épisode 48 de Mazinger Z (« Boss Borot commence le combat !! », diffusé le 28 octobre 1973).
Le nom « Borot » vient de boro-boro (ボロボロ, « en lambeaux » ou « qui s’effrite ») en référence à sa construction précaire, et constitue également un anagramme de « robot ». Il symbolise les tentatives maladroites des gens ordinaires face à la technologie surpuissante, tout en apportant humour et humanité à une série marquée par des combats épiques et des drames.
Dans les séries dérivées et suites non canoniques (films Toei des années 1970, Mazinger Z: Infinity, etc.), Boss Borot continue d’apparaître, souvent pour de blagues ou des interventions décisives par chance ou persévérance. Il figure également dans de nombreux jeux Super Robot Wars, où il est un personnage récurrent apprécié pour son rôle comique et ses attaques absurdes.
Apparence
Béliorak mesure environ 12 à 20 mètres selon les séries et a une apparence clownesque et rustique : un corps large et trapu, fait de plaques métalliques disjointes, avec une tête expressive qui mime les émotions de Bélier (yeux, bouche changeante).
Son design cartoonesque contraste avec les lignes anguleuses et héroïques des autres robots. Le cockpit, accessible par la bouche, est spartiate : volant de voiture, tatami, réchaud, toilettes et objets du quotidien. Il n’est ni étanche ni pressurisé, obligeant parfois les pilotes à porter un masque de plongée.
Propulsé initialement à l’essence (il peut théoriquement utiliser n’importe quel carburant, y compris l’énergie photonique), il est extrêmement fragile : il se disloque facilement sous les impacts. Sa force brute est cependant notable (capable de projeter des ennemis ou d’attraper des missiles). Il n’a pas d’armes sophistiquées intégrées au départ et utilise souvent des armes de fortune (massues, épées volées, lance-roquettes improvisées, etc.). Son visage animé et ses réactions comiques (tête qui change de forme) renforcent son rôle humoristique.
Rôle dans Mazinger Z et Great Mazinger
Dans Mazinger Z, il apparaît de l'épisode 48 à 92. Bélier, jaloux d'Alcor et voulant impressionner Sayaka, Bélier trouve par ce robot au faciès expressif le moyen d'enfin lui aussi participer à la lutte contre le Docteur Hell, le grand méchant de l'histoire. De fait, Béliorak sert principalement de soulagement comique. Piloté par Bélier, Cocker et Setter, les amis d'Alcor, il tente régulièrement d’aider les héros mais finit souvent démoli, capturé ou sauvé in extremis. Le plus souvent, il est un véritable boulet pour Mazinger Z mais, parfois, par un concours de circonstances extraordinaire, il sauve bel et bien la mise à son ami et rival.
Malgré ses faiblesses, il obtient parfois des victoires improbables grâce à la chance, la ruse ou la pure obstination (ex. : décapiter un ennemi avec sa propre arme ou utiliser du gaz soporifique). Il humanise l’univers en montrant que des « gens du peuple » peuvent contribuer aux combats épiques. Au fil des séries, le trio devient allié loyal des héros.
Son rôle est récurrent pour les gags, les missions de reconnaissances et l'intervention comique dans les combats. Il aide souvent Mazinger Z de manière indirecte et contribue parfois à des victoires décisives (ex. : Serpenter I6, Blacky F2).
Il réapparait dans Great Mazinger (56 épisodes), série au ton plus léger, où il est là aussi visible dans la presque totalité des épisodes. Le robot reçoit des mises à jour mineures[4] (ex. : outils multiples, tenue de magicien). Il affronte des robots ennemis et continue son rôle comique tout en apportant un soutien occasionnel à Tetsuya Tsurugi.
Rôle dans Goldorak
Le Béliorak apparaît ponctuellement dans les épisodes 14 et 31 où ses trois pilotes rendent à son bord visite à Alcor. L'adaptation française de ces épisodes doit présenter ces nouveaux personnages à l'auditoire francophone qui, à cette époque, ignore tout du passé d'Alcor. Les références à Mazinger Z, Great Mazinger et d'autres personnages de ces séries sont donc supprimées dans les dialogues de l'adaptation.
En dépit de ces efforts, le téléspectateur mature trouvera malgré tout cette arrivée étrange, comme s'il manquait une origine à ce robot et ses trois pilotes. En ce sens, la vision des épisodes 48 et 49 de Mazinger Z est, malgré leur piètre qualité, un véritable bain de jouvence. Elle laisse au spectateur français une impression agréable d'aboutissement, un peu comme s'il avait enfin vu des épisodes perdus de Goldorak.
Lors de sa deuxième apparition, le Béliorak est doté d'une soucoupe volante avec hélice. Son rôle est marginal mais nostalgique. Il est le seul robot de la trilogie présent dans les trois séries télévisées. Comme dans Mazinger Z, dans Great Mazinger, il reçoit régulièrement l'adjonction d'équipements ou d'appendices aussi improbables qu'inefficaces, supposés « améliorer » le robot en lui conférant notamment la capacité de voler. Il retrouve Goldorak dans le cour-métrage L'attaque du Dragosaure.
On peut remarquer que sa réapparition dans l'épisode 14 du 4 janvier 1976 correspond à la publication dans la même période d'un manga humoristique de Tadashi Makimura et Dynamic Pro publié avec le titre « Tadaà, je suis Boss Robot ! » (Jan ja jān Bosuborotto dai), dont le protagoniste n'est pas Bélier mais son robot, qui ici a sa propre conscience d'être humain et a aussi des dimensions humaines. Lors de l'introduction de l'épisode le robot fait ses débuts avec « Bonne année à tous ! Oui oui oui oui... », c'est-à-dire qu'il utilise l'expression trouvée dans le titre du manga, ce qui la fait percevoir comme une référence voulue à cette œuvre. Nous pouvons ainsi voir ce retour comme un coup publicitaire.[5].
Postérité
Très aimé du public japonais, le Béliorak incarne un humour impliquant une part de violence physique volontairement exagérée. Son design ridicule et sa résilience comique en font un anti-héros attachant. Il reste culte dans la communauté super robot, avec des figurines, apparitions dans les jeux et références culturelles. Au Japon comme à l’international, il symbolise une partie de l’esprit Go Nagai : mélange d’action, drame et absurdité. Béliorak a inspiré d’autres robots comiques dans le genre. Sa postérité perdure, confirmant sa place unique dans la franchise Mazinger.
Galerie
Notes
- ↑ https://mazinger.fandom.com/wiki/Boss_Borot/TV
- ↑ https://en.wikipedia.org/wiki/Grendizer,_Getter_Robo_G,_Great_Mazinger:_Kessen!_Daikaijuu
- ↑ https://note.com/loyal_nerine7072/n/nb24dc3afa2f9
- ↑ Ainsi, peut-on à l'occasion le voir affublé d'ailes ou de ballons accrochés dans le dos, mais aussi de divers autres gadgets totalement surréalistes, allant de paires de bras supplémentaires à des poings rotatifs empruntés à Great Mazinger.
- ↑ Merci à Osvaldo Mercuri de nous avoir fait découvrir l'existence d'un manga sur le Béliorak en 1975 !














