Chère Gigi, tes mots me touchent tellement que j'ai du mal à trouver les miens pour te répondre et te remercier à mon tour. A vrai dire tu me fais sortir de nouvelles larmes... de joie rassure-toi ! Tu parles au cœur, ce qui peut sembler paradoxal au vu de ton avatar, mais j'ai bien vu à diverses occasions que tu savais mettre dans le mille tes "hélicopunchs"
Non, c'est vrai que ça n'a pas été facile. J'ai passé une journée à réfléchir, me suis dit c'est maintenant ou jamais, écrit la nuit surtout, parce que c'est là que c'est calme, que les idées viennent facilement, en nombre, que je vois plus clair dans la pénombre ! Et comme j'avais déjà presque tout "en magasin", c'est à dire dans mes échanges avec vous sur le forum, ce fut une écriture assez fluide. Faire parler Procyon était évident, je ne me suis pas demandé pourquoi. Après coup, en me disant "et si on me demande pourquoi que vais-je répondre?", j'ai fini par trouver : Procyon c'est celui qui prend du recul, qui analyse en équilibrant la raison et les sentiments... Et surtout "qui prend soin de".
J'étais un peu inquiète (je le reste) des réactions : faire mourir - pour le rendre plus vivant (!) - l'un des héros (ou idole) de toute une génération, ce n'est pas facile à assumer. L'aventure m'a fait perdre 2 kilos car j'ai aussi sauté qq repas ! Mais j'en avais besoin et du coup, je suis fatiguée par manque de sommeil mais dans une telle forme globale que j'ai passé hier un formidable entretien d'embauche (et qui sait... Si j'ai ce boulot la première chose que je m'offre pour mon nouveau bureau c'est une figurine Goldo !).
Cette expérience, j'ai voulu la faire pour fuir la tentation de la lâcheté : parce que tu m'as prise à mon propre jeu et que j'ai eu le choix, soit de me défiler, soit de relever le défi ! En effet j'avais posté des tas de messages sans queue ni tête et en gros tu m'as suggéré habilement de tisser tout ça pour que ça veuille dire quelque chose. Et tu as eu raison.
C'est ainsi, en cours de route, que je me suis revue, pour la première fois, vers 8-10 ans en train d'écrire des fictions de Poly (le poney, j'adorais la série), pour les faire lire à mon grand-père qui m'encourageait toujours à un équilibre entre les activités manuelles et les activités plus intellectuelles. Entre le corps et l'esprit. J'avais oublié... Quel bonheur de se rappeler ça et tout ce qui allait avec ! J'ai eu un grand-père extraordinaire.
J'ai découvert après la publication que ma mère avait elle aussi réécrit une fin d'une trentaine de pages, celle d'un roman, à l'internat de son lycée, son titre était "Le foulard Rouge" (!), elle lisait cette nouvelle fin à ses copines le soir dans la "ciragerie"... Autre belle découverte, donc.
Je me suis aussi revue dans la tourmente et la souffrance, encore trop récentes. Tant le bonheur enfantin que la douleur qui va avec l'âge adulte et l'engagement ont nourri ce récit, dans lequel j'ai mis ma personne et dont l'écriture fut, au-delà du plaisir, une vraie thérapie pour moi. Celle dispensée par les psys que j'ai connus ces 5 dernières années ne vaut rien à côté de ça ! Mais rien du tout... J'ai même envie de dire "fuyons-les!" mais il existe certainement des exceptions...
Entre mes 35 et mes 43 ans j'étais un "oiseau" blessé, abattu violemment, lâchement et gratuitement dans le dos par ceux qui se disaient des amis et des patrons pourtant élogieux. J'ai failli en mourir. Demain j'aurai 43 ans, je serai à nouveau en vol, libre !! Ce récit était un morceau de la piste d'envol que personne d'autre que moi ne pouvait me fournir. Et toi, Rubino, Christian, vous m'avez aidée à la construire et à m'y engager et j'ai pu m'y engager en confiance. Alors MERCI MERCI MERCI !!!!!!
@ Christian : Arrête de faire la gueule !!!!

C'est toi qui a trouvé la meilleure place du "baiser" (moi j'étais infoutue de me décider, je voyais 3 endroits et ne pouvais faire un choix !).
Gigi toi, entre autres, en évoquant joliment tes "ailes", tu m'as permis de parler des oiseaux blessés...
L'arrivée du Printemps n'est pas étrangère à tout ça, il faut le dire aussi, j'ai toujours un élan, au début du printemps, j'y suis attentive depuis que je le sais.

J'espère que vous aussi !
J'espère du fond du cœur que ce récit vous servira, d'une manière ou d'une autre, à vous et vos enfants, c'est mon cadeau du Printemps et parce que je ne peux pas fêter autrement avec vous mon anniversaire demain ! Je ferai mon gâteau Goldo plus tard !!!!!
Je vous embrasse.
Sabine (c'est mon vrai prénom)