Une princesse nommée "Etoile"
Re: Une princesse nommée "Etoile"
merci beaucoup, j'ai hâte de voir qui est vraiment Leila!
nous sommes tous nés pour mourir un jour, n'est ce pas ?...
- Gurendaizä
- Grand Goldorak

- Messages : 18835
- Enregistré le : mar. mai 08, 2012 18:34 pm
Re: Une princesse nommée "Etoile"
De nouveau, je me suis régalée !!!
J'aimerais bien aussi en savoir plus sur Leila !
Bravo à toi !

J'aimerais bien aussi en savoir plus sur Leila !
Bravo à toi !

グレンダイザー
Re: Une princesse nommée "Etoile"
a mon avis on va avoir des surprises...
nous sommes tous nés pour mourir un jour, n'est ce pas ?...
Re: Une princesse nommée "Etoile"
Rien de bien méchant 
Homnorak
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Re: Une princesse nommée "Etoile"
ah bon dommage!
nous sommes tous nés pour mourir un jour, n'est ce pas ?...
Re: Une princesse nommée "Etoile"
je sais mais c'est pas facile et l'intrigue serait compliquée. Je ne pensais déjà pas aller si loin dans les détails vu que je ne voulais faire que la naissance mais j'ai été emporté par l'histoire 
Homnorak
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Re: Une princesse nommée "Etoile"
mais c'est très bien , continue ...
nous sommes tous nés pour mourir un jour, n'est ce pas ?...
- Gurendaizä
- Grand Goldorak

- Messages : 18835
- Enregistré le : mar. mai 08, 2012 18:34 pm
Re: Une princesse nommée "Etoile"
Tant mieux pour nos héros !homnorak a écrit :Rien de bien méchant

グレンダイザー
- Monsieur Vilak
- Grand Goldorak

- Messages : 45738
- Enregistré le : lun. janv. 02, 2006 23:32 pm
Re: Une princesse nommée "Etoile"
Cette intrigue politico-royale est excellente. Je me suis régalé!!!
Tous mes encouragements, continue dans cette voie.
Tous mes encouragements, continue dans cette voie.
Re: Une princesse nommée "Etoile"
***
Un coup retentit à la porte.
- Entrez.
Ilian avança et referma derrière lui.
- Oh, j'arrive trop tard. La réunion est terminée, constata-t-il, déçu.
- Installe-toi et sers-toi, lui proposai-je en montrant les friandises. Nous sommes en pause. Comment se passe tes cours de pilotage ?
Il renifla et passa son coude sur le nez. Je levai mes sourcils. Gêné, il s'excusa.
- C'est contraignant. Il faut suivre les règles et je n'ai pas la possibilité de faire les figures que je souhaiterais, gémit-il.
- Hum, je vois. L'école n'a jamais été facile pour les aventuriers.
Il me jeta un regard rempli de malice.
- Oui. A mon âge, je ne devrais plus y aller.
- Sauf si tu veux devenir responsable d'une escadrille. Cela a toujours été ton rêve, si je me souviens bien, le lui rappelai-je.
Il se rembrunit.
- C'était avant la guerre. Nous avions projeté avec Nadir d'être les "chevaliers" de l'espace.
L'image de son ami apparut devant mes yeux.
- Il serait heureux de voir que tu vas concrétiser son rêve, lui dis-je doucement.
- Oui.
Je m'assis face à lui et posai une main sur son épaule.
- Nous avons tous perdu des êtres chers. Pour chérir leur mémoire, faisons des actes qui les rendraient fiers.
- Vous avez raison.
Je me relevai. Décidément, je ne tenais pas en place. Le conseil revint à ce moment-là. Dès qu'ils furent assis, je sortis l'émetteur et le récepteur de la boîte, enlevai leur protection et les présentai à mon auditoire.
- Avant les événements terribles de l'invasion, j'avais sauvegardé certaines archives du centre EuPal sur une clé. Je n'avais pas la connaissance des trois-quarts des informations et le codage est différent de ce que la Terre connaissait. Elle est encore assez primitive dans les technologies. J'ai réussi à créer un programme pour traduire la langue euphorienne directement en japonais. Cela a permis ensuite aux chercheurs d'étudier les documents. Le déchiffrage a donc pris un certain temps, mais à la fin de la guerre, ils ont pu s'y consacrer entièrement.
Lukas applaudit.
- Merveilleux. Après ton départ très mouvementé et explosif, j'ai regretté que tout le savoir accumulé se soit envolé en poussière. Dans un sens, cela a enlevé aux ennemis la possibilité de voler nos connaissances mais du coup, nous devions tout recommencer à zéro.
Il désigna les deux boitiers.
- Viens en au fait. La curiosité me démange. Qu'est-ce que c'est ?
- Ceci est un système de communication inter-galactique comme celui qu'utilisait Vega pour commander à ses généraux sur de longues distances.
- Quoi ? Comment se fait-il qu'EuPal avait ces documents en sa possession ? interrogea-t-il.
- Je suppose qu'EuPal en était le créateur et qu'ils n'ont fait que subtiliser les codes. Nous avions une équipe chargé de ce projet.
- Et les terriens ont réussi à reproduire des prototypes ? demanda Carina.
- En effet.
Je me tournai vers Ilian.
- Ilian, tu es un génie dans cette matière. J'aimerais que tu passes tes prochaines heures à mettre en fonctionnement ces objets et à le connecter au Centre de Recherche du Japon.
- Ce sera fait, votre Altesse, s'exclama-t-il, enthousiaste. Avec plaisir. Je passerai ma nuit s'il le faut mais je suis sûr que demain, j'aurais de bonnes nouvelles à vous donner.
Je lui souris.
- Je te fais confiance. Si cela fonctionne, j'aurais un contact régulier avec vous pour traiter des affaires sensibles. Avez-vous des questions ?
Phileas prit la parole.
- Non, cela peut attendre demain. Je pense qu'il est temps pour vous d'aller vous reposer. Vous n'avez pas dormi depuis plusieurs heures.
Je me mis debout pour clore la séance.
- Bien, alors je vous propose une réunion demain après-midi pour faire le point. Ça ira, Ilian ?
- Oui, oui. Je vous tiendrai au courant demain avant le déjeuner.
Marcus et Carina partirent les premiers. Leïla les suivit.
- Leïla, accepterez-vous de prendre le petit-déjeuner avec moi, demain matin ? Pour une réunion de travail, précisai-je.
Elle se tourna vers moi et acquiesça avant de sortir.
Ilian rassemblait les appareils aidé de Lukas.
- Bon, je vous laisse, terminai-je. Merci pour votre présence.
- Nous sommes à votre service, votre Altesse, me répondit Phileas en me saluant.
J'avais un mal de tête atroce quand je rejoignis ma chambre. Je m'affalai sur mon lit, mon coude sur les yeux. La fatigue des dernières trente-six heures eut raison de mon corps et de mon esprit.
***
Le lendemain, je me réveillai, recouvert de mes couvertures. Mes bottes étaient posées au pied du lit. J'étais totalement reposé, l'esprit clair, prêt à entamer cette nouvelle journée marathon. Je m'habillai rapidement et m'installai à mon bureau pour étudier les dossiers laissés en attente suite à mon départ précipité. J'allais faire le tri des affaires les plus urgentes à soumettre à Lukas. Il avait déjà émis son avis sur certains sujets ce qui me facilitait la tâche.
Un coup retentit à la porte et Océana entra. Elle me fit la révérence.
- Votre Altesse, Leïla sollicite une audience avec vous.
- Merci, installez-la dans la salle à manger. Je l'ai invitée au petit-déjeuner. Faites monter les plats pour deux personnes.
- Bien, votre Altesse.
Je ne m'y habituerais jamais avec les formules de politesse : "votre Altesse" par ci, "votre Altesse" par là. J'en avais perdu l'usage sur Terre. La simplicité me manquait. Je finalisai mon dossier et rejoignis Leïla. Je la saluai d'une courbette à la tradition japonaise pour marquer mon respect. Elle avait été une des premières, avec sa famille, à avoir été emprisonnée, n'ayant pu s'échapper à temps de leur maison lors de la fouille des soldats veghiens. Par miracle, elle n'avait pas été envoyée sur Akereb, l'ennemi jugeant qu'elle pouvait servir d'otage, comme membre de la famille royale. Elle avait été sur Concordia pour servir d'esclave à Vegalia. Quelle ironie du sort ! Vegalia ne connaissait pas la mesquinerie ni la méchanceté. Elle traitait correctement son personnel et n'était pas exigeante. Lorsqu'elle avait rendu la gérance de la planète aux concordiens, elle avait libéré les esclaves et les otages. Néanmoins, Leïla avait dû attendre la fin de la guerre pour revenir sur Euphor, via l'aide humanitaire établie entre les deux planètes. Elle avait été mise en relation directement avec Lukas qui l'avait accueillie et lui avait proposé de s'occuper des centres d'aides et de soins à la population. Elle avait mis en place plusieurs groupes à travers la Capitale et dans certaines régions, n'hésitant pas à aller à la rencontre des réfugiés qui revenaient sur leur sol natal. Elle était maintenant ministre de la santé, de l'éducation et de la recherche scientifique. Ses conseils étaient précis et nets à son image. Leïla ne se mêlait pas au groupe restreint de mes conseillers. Elle souriait rarement, énonçait les faits d'une voix impartial. Son aspect extérieur était austère. Elle portait des vêtements sombres, ses cheveux châtains, tirés en arrière accentuaient les traits acérés de son visage. Elle n'avait pas la beauté de sa soeur, pourtant, en grattant sur la surface, elle avait un certain charme qui n'était pas pour déplaire à Lukas. Lorsqu'ils étaient ensemble, il était attentif à ses besoins, cherchant à la satisfaire. Leïla, de son côté, se montrait indifférente à ses gestes.
Une jeune fille entra dans la pièce avec une desserte roulante. Elle installa les couverts et les mets sur la table puis quitta la pièce en silence. J'invitai Leïla à prendre place.
- Ce repas n'est pas vraiment une réunion de travail, lui indiquai-je.
Elle me regarda en levant légèrement les sourcils et commença à se servir.
- De quoi voulez-vous discuter, alors ?
- Comment allez-vous ? lui demandai-je, de but en blanc.
Elle eut une hésitation, la main levée au-dessus d'une carafe de lait.
- Euh, bien, me répondit-elle confuse.
- Vous étiez songeuse hier lors de la réunion. J'avais l'impression que quelque chose vous tracassait.
- Non, non, tout va bien, dit-elle précipitamment en reposant la boisson.
J'attendis patiemment. Mon père disait que j'étais doué pour faire parler les personnes même les plus récalcitrantes. J'allais encore une fois tester le pouvoir hypnotique de mon regard. Leïla baissa les yeux, prit sa tasse en main et but une gorgée.
- Vous ne me demandez pas de nouvelles d'Artus ?
Elle s'étrangla.
- Pardonnez-moi, votre Altesse. Je suis confuse. Vous l'avez laissé là-bas ?
- Leïla, pourquoi utilisez-vous cette politesse avec moi ? Nous sommes cousins. Vous pouvez m'appeler Duke comme vous le faisiez lorsque j'étais enfant.
- Les temps ont changé, vous êtes roi maintenant, héros de guerre, marmonna-t-elle.
Je rigolai.
- Allons, rappelez-vous les colères que vous aviez lorsque nous cachions des insectes dans vos chaussures, Aphélie et moi, me moquai-je. Je n'ai pas vraiment changé si ce n'est ce statut dont j'ai hérité... Dites-moi, Leïla, qu'est-ce qui vous préoccupe ?
- Artus et votre mariage, avoua-t-elle enfin.
Elle osa poser ses yeux sur moi. Je réfléchis un instant pour trouver les mots justes.
- Vous m'avez entendu hier. Je souhaite reconnaître Artus officiellement. Il est mon fils et en tant que tel, il aura droit à tout le respect dû à son statut. Vénusia sera une mère pour lui.
Son visage s'assombrit et elle fit une moue. Je penchai la tête vers elle.
- C'est ce qui vous fait peur ? Je peux vous assurer qu'elle ne le rejettera pas même s'il est le fils d'Aphélie. Je dirais même, parce que c'est le fils d'Aphélie.
Elle hoqueta de surprise.
- Que voulez-vous dire ?
- Vénusia a connu votre soeur. Elle sait l'importance qu'Aphélie a eu pour moi avant la guerre. Je ai confié ma vie à cette jeune terrienne et je lui confiera aussi celle d'Artus. Elle ne remplace pas ce que j'ai connu avec Aphélie mais... elles sont différentes.
- Oui, je comprends. Artus est le seul membre de ma famille. Je ne veux pas qu'il souffre d'un manque d'affection.
Je pris sa main et la serrai.
- Je ne pense pas qu'il sera laissé seul.
Je m'adossai au fauteuil et pris ma tasse de thé.
- Je peux compter sur vous pour aider Vénusia à s'adapter ?
- Je ferai mon possible.
- Parfait. Bien maintenant, discutons un peu des projets qui sont en cours.
Le petit-déjeuner devint alors une réunion de travail. Elle me soumit des idées d'agrandissement et d'amélioration des bâtiments hospitaliers, la création de services d'entraide pour les femmes seules, les programmes éducatifs. Je donnai mon accord sur certaines propositions, indiquai des changements à apporter sur d'autres. Nous convînmes ensemble d'attendre mon retour pour lancer les projets. Si le communication Terre-Euphor était établie, nous pourrions en discuter par visioconférence. Je l'assurai qu'elle ne devait pas hésiter à demander conseils à Phileas ou à Lukas si elle rencontrait des problèmes particuliers.
Nous fumes interrompus par le téléphone. Je me levai pour récupérer le combiné rangé sur mon bureau.
- Oui ?
- Duke, c'est Lukas. Je suis avec Ilian au Centre de recherche. Tu pourrais venir encore ce matin ? Nous voulons te demander des informations complémentaires pour finaliser la liaison.
- Je serais là... dans trois-quart d'heures.
- Ok, à tout de suite.
Je me tournai vers Leïla.
- Etes-vous plus rassurée par rapport à hier ?
- Oui, merci Duke.
Je lui souris, m'approchai d'elle, je lui pris la main pour baiser le bout de ses doigts.
- Merci à vous pour le travail que vous accomplissez pour Euphor. Et si vous avez le moindre doute, venez me parler. Ruminer ne sert à rien, je vous le garantis pour l'avoir vécu.
Elle s'inclina et sortit de la pièce.
(à suivre)
Un coup retentit à la porte.
- Entrez.
Ilian avança et referma derrière lui.
- Oh, j'arrive trop tard. La réunion est terminée, constata-t-il, déçu.
- Installe-toi et sers-toi, lui proposai-je en montrant les friandises. Nous sommes en pause. Comment se passe tes cours de pilotage ?
Il renifla et passa son coude sur le nez. Je levai mes sourcils. Gêné, il s'excusa.
- C'est contraignant. Il faut suivre les règles et je n'ai pas la possibilité de faire les figures que je souhaiterais, gémit-il.
- Hum, je vois. L'école n'a jamais été facile pour les aventuriers.
Il me jeta un regard rempli de malice.
- Oui. A mon âge, je ne devrais plus y aller.
- Sauf si tu veux devenir responsable d'une escadrille. Cela a toujours été ton rêve, si je me souviens bien, le lui rappelai-je.
Il se rembrunit.
- C'était avant la guerre. Nous avions projeté avec Nadir d'être les "chevaliers" de l'espace.
L'image de son ami apparut devant mes yeux.
- Il serait heureux de voir que tu vas concrétiser son rêve, lui dis-je doucement.
- Oui.
Je m'assis face à lui et posai une main sur son épaule.
- Nous avons tous perdu des êtres chers. Pour chérir leur mémoire, faisons des actes qui les rendraient fiers.
- Vous avez raison.
Je me relevai. Décidément, je ne tenais pas en place. Le conseil revint à ce moment-là. Dès qu'ils furent assis, je sortis l'émetteur et le récepteur de la boîte, enlevai leur protection et les présentai à mon auditoire.
- Avant les événements terribles de l'invasion, j'avais sauvegardé certaines archives du centre EuPal sur une clé. Je n'avais pas la connaissance des trois-quarts des informations et le codage est différent de ce que la Terre connaissait. Elle est encore assez primitive dans les technologies. J'ai réussi à créer un programme pour traduire la langue euphorienne directement en japonais. Cela a permis ensuite aux chercheurs d'étudier les documents. Le déchiffrage a donc pris un certain temps, mais à la fin de la guerre, ils ont pu s'y consacrer entièrement.
Lukas applaudit.
- Merveilleux. Après ton départ très mouvementé et explosif, j'ai regretté que tout le savoir accumulé se soit envolé en poussière. Dans un sens, cela a enlevé aux ennemis la possibilité de voler nos connaissances mais du coup, nous devions tout recommencer à zéro.
Il désigna les deux boitiers.
- Viens en au fait. La curiosité me démange. Qu'est-ce que c'est ?
- Ceci est un système de communication inter-galactique comme celui qu'utilisait Vega pour commander à ses généraux sur de longues distances.
- Quoi ? Comment se fait-il qu'EuPal avait ces documents en sa possession ? interrogea-t-il.
- Je suppose qu'EuPal en était le créateur et qu'ils n'ont fait que subtiliser les codes. Nous avions une équipe chargé de ce projet.
- Et les terriens ont réussi à reproduire des prototypes ? demanda Carina.
- En effet.
Je me tournai vers Ilian.
- Ilian, tu es un génie dans cette matière. J'aimerais que tu passes tes prochaines heures à mettre en fonctionnement ces objets et à le connecter au Centre de Recherche du Japon.
- Ce sera fait, votre Altesse, s'exclama-t-il, enthousiaste. Avec plaisir. Je passerai ma nuit s'il le faut mais je suis sûr que demain, j'aurais de bonnes nouvelles à vous donner.
Je lui souris.
- Je te fais confiance. Si cela fonctionne, j'aurais un contact régulier avec vous pour traiter des affaires sensibles. Avez-vous des questions ?
Phileas prit la parole.
- Non, cela peut attendre demain. Je pense qu'il est temps pour vous d'aller vous reposer. Vous n'avez pas dormi depuis plusieurs heures.
Je me mis debout pour clore la séance.
- Bien, alors je vous propose une réunion demain après-midi pour faire le point. Ça ira, Ilian ?
- Oui, oui. Je vous tiendrai au courant demain avant le déjeuner.
Marcus et Carina partirent les premiers. Leïla les suivit.
- Leïla, accepterez-vous de prendre le petit-déjeuner avec moi, demain matin ? Pour une réunion de travail, précisai-je.
Elle se tourna vers moi et acquiesça avant de sortir.
Ilian rassemblait les appareils aidé de Lukas.
- Bon, je vous laisse, terminai-je. Merci pour votre présence.
- Nous sommes à votre service, votre Altesse, me répondit Phileas en me saluant.
J'avais un mal de tête atroce quand je rejoignis ma chambre. Je m'affalai sur mon lit, mon coude sur les yeux. La fatigue des dernières trente-six heures eut raison de mon corps et de mon esprit.
***
Le lendemain, je me réveillai, recouvert de mes couvertures. Mes bottes étaient posées au pied du lit. J'étais totalement reposé, l'esprit clair, prêt à entamer cette nouvelle journée marathon. Je m'habillai rapidement et m'installai à mon bureau pour étudier les dossiers laissés en attente suite à mon départ précipité. J'allais faire le tri des affaires les plus urgentes à soumettre à Lukas. Il avait déjà émis son avis sur certains sujets ce qui me facilitait la tâche.
Un coup retentit à la porte et Océana entra. Elle me fit la révérence.
- Votre Altesse, Leïla sollicite une audience avec vous.
- Merci, installez-la dans la salle à manger. Je l'ai invitée au petit-déjeuner. Faites monter les plats pour deux personnes.
- Bien, votre Altesse.
Je ne m'y habituerais jamais avec les formules de politesse : "votre Altesse" par ci, "votre Altesse" par là. J'en avais perdu l'usage sur Terre. La simplicité me manquait. Je finalisai mon dossier et rejoignis Leïla. Je la saluai d'une courbette à la tradition japonaise pour marquer mon respect. Elle avait été une des premières, avec sa famille, à avoir été emprisonnée, n'ayant pu s'échapper à temps de leur maison lors de la fouille des soldats veghiens. Par miracle, elle n'avait pas été envoyée sur Akereb, l'ennemi jugeant qu'elle pouvait servir d'otage, comme membre de la famille royale. Elle avait été sur Concordia pour servir d'esclave à Vegalia. Quelle ironie du sort ! Vegalia ne connaissait pas la mesquinerie ni la méchanceté. Elle traitait correctement son personnel et n'était pas exigeante. Lorsqu'elle avait rendu la gérance de la planète aux concordiens, elle avait libéré les esclaves et les otages. Néanmoins, Leïla avait dû attendre la fin de la guerre pour revenir sur Euphor, via l'aide humanitaire établie entre les deux planètes. Elle avait été mise en relation directement avec Lukas qui l'avait accueillie et lui avait proposé de s'occuper des centres d'aides et de soins à la population. Elle avait mis en place plusieurs groupes à travers la Capitale et dans certaines régions, n'hésitant pas à aller à la rencontre des réfugiés qui revenaient sur leur sol natal. Elle était maintenant ministre de la santé, de l'éducation et de la recherche scientifique. Ses conseils étaient précis et nets à son image. Leïla ne se mêlait pas au groupe restreint de mes conseillers. Elle souriait rarement, énonçait les faits d'une voix impartial. Son aspect extérieur était austère. Elle portait des vêtements sombres, ses cheveux châtains, tirés en arrière accentuaient les traits acérés de son visage. Elle n'avait pas la beauté de sa soeur, pourtant, en grattant sur la surface, elle avait un certain charme qui n'était pas pour déplaire à Lukas. Lorsqu'ils étaient ensemble, il était attentif à ses besoins, cherchant à la satisfaire. Leïla, de son côté, se montrait indifférente à ses gestes.
Une jeune fille entra dans la pièce avec une desserte roulante. Elle installa les couverts et les mets sur la table puis quitta la pièce en silence. J'invitai Leïla à prendre place.
- Ce repas n'est pas vraiment une réunion de travail, lui indiquai-je.
Elle me regarda en levant légèrement les sourcils et commença à se servir.
- De quoi voulez-vous discuter, alors ?
- Comment allez-vous ? lui demandai-je, de but en blanc.
Elle eut une hésitation, la main levée au-dessus d'une carafe de lait.
- Euh, bien, me répondit-elle confuse.
- Vous étiez songeuse hier lors de la réunion. J'avais l'impression que quelque chose vous tracassait.
- Non, non, tout va bien, dit-elle précipitamment en reposant la boisson.
J'attendis patiemment. Mon père disait que j'étais doué pour faire parler les personnes même les plus récalcitrantes. J'allais encore une fois tester le pouvoir hypnotique de mon regard. Leïla baissa les yeux, prit sa tasse en main et but une gorgée.
- Vous ne me demandez pas de nouvelles d'Artus ?
Elle s'étrangla.
- Pardonnez-moi, votre Altesse. Je suis confuse. Vous l'avez laissé là-bas ?
- Leïla, pourquoi utilisez-vous cette politesse avec moi ? Nous sommes cousins. Vous pouvez m'appeler Duke comme vous le faisiez lorsque j'étais enfant.
- Les temps ont changé, vous êtes roi maintenant, héros de guerre, marmonna-t-elle.
Je rigolai.
- Allons, rappelez-vous les colères que vous aviez lorsque nous cachions des insectes dans vos chaussures, Aphélie et moi, me moquai-je. Je n'ai pas vraiment changé si ce n'est ce statut dont j'ai hérité... Dites-moi, Leïla, qu'est-ce qui vous préoccupe ?
- Artus et votre mariage, avoua-t-elle enfin.
Elle osa poser ses yeux sur moi. Je réfléchis un instant pour trouver les mots justes.
- Vous m'avez entendu hier. Je souhaite reconnaître Artus officiellement. Il est mon fils et en tant que tel, il aura droit à tout le respect dû à son statut. Vénusia sera une mère pour lui.
Son visage s'assombrit et elle fit une moue. Je penchai la tête vers elle.
- C'est ce qui vous fait peur ? Je peux vous assurer qu'elle ne le rejettera pas même s'il est le fils d'Aphélie. Je dirais même, parce que c'est le fils d'Aphélie.
Elle hoqueta de surprise.
- Que voulez-vous dire ?
- Vénusia a connu votre soeur. Elle sait l'importance qu'Aphélie a eu pour moi avant la guerre. Je ai confié ma vie à cette jeune terrienne et je lui confiera aussi celle d'Artus. Elle ne remplace pas ce que j'ai connu avec Aphélie mais... elles sont différentes.
- Oui, je comprends. Artus est le seul membre de ma famille. Je ne veux pas qu'il souffre d'un manque d'affection.
Je pris sa main et la serrai.
- Je ne pense pas qu'il sera laissé seul.
Je m'adossai au fauteuil et pris ma tasse de thé.
- Je peux compter sur vous pour aider Vénusia à s'adapter ?
- Je ferai mon possible.
- Parfait. Bien maintenant, discutons un peu des projets qui sont en cours.
Le petit-déjeuner devint alors une réunion de travail. Elle me soumit des idées d'agrandissement et d'amélioration des bâtiments hospitaliers, la création de services d'entraide pour les femmes seules, les programmes éducatifs. Je donnai mon accord sur certaines propositions, indiquai des changements à apporter sur d'autres. Nous convînmes ensemble d'attendre mon retour pour lancer les projets. Si le communication Terre-Euphor était établie, nous pourrions en discuter par visioconférence. Je l'assurai qu'elle ne devait pas hésiter à demander conseils à Phileas ou à Lukas si elle rencontrait des problèmes particuliers.
Nous fumes interrompus par le téléphone. Je me levai pour récupérer le combiné rangé sur mon bureau.
- Oui ?
- Duke, c'est Lukas. Je suis avec Ilian au Centre de recherche. Tu pourrais venir encore ce matin ? Nous voulons te demander des informations complémentaires pour finaliser la liaison.
- Je serais là... dans trois-quart d'heures.
- Ok, à tout de suite.
Je me tournai vers Leïla.
- Etes-vous plus rassurée par rapport à hier ?
- Oui, merci Duke.
Je lui souris, m'approchai d'elle, je lui pris la main pour baiser le bout de ses doigts.
- Merci à vous pour le travail que vous accomplissez pour Euphor. Et si vous avez le moindre doute, venez me parler. Ruminer ne sert à rien, je vous le garantis pour l'avoir vécu.
Elle s'inclina et sortit de la pièce.
(à suivre)
Homnorak
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Re: Une princesse nommée "Etoile"
Oh oh, ça sent la rivalité amoureuse!
Dans la vie, ne soyons pas une béquille mais choisissons d'être un pilier. ( dixit un de mes piliers!!)
Re: Une princesse nommée "Etoile"
T'inquiètes Euphoria, j'ai bien dans l'idée d'écrire une connerie avec les nanas du forum comme héroïnes!!!
Dans la vie, ne soyons pas une béquille mais choisissons d'être un pilier. ( dixit un de mes piliers!!)
- Monsieur Vilak
- Grand Goldorak

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Re: Une princesse nommée "Etoile"
"Elle ne remplace pas ce que j'ai connu avec Aphélie ".
Je ne sais pas si tu as hésité mais il fallait absolument placer cette phrase quelque part.
Bravo encore!
Je ne sais pas si tu as hésité mais il fallait absolument placer cette phrase quelque part.
Bravo encore!
Re: Une princesse nommée "Etoile"
allez raoh à ton clavier qu'on te lise et qu'on rigole un peu!!
nous sommes tous nés pour mourir un jour, n'est ce pas ?...


