Une princesse nommée "Etoile"

Vous avez réalisé une création en rapport avec Goldorak que vous souhaitez partager, alors c'est ici :
(fan-art; fan-fiction; figurine custom etc...)
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Gurendaizä
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Re: Une princesse nommée "Etoile"

Message par Gurendaizä »

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homnorak
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Re: Une princesse nommée "Etoile"

Message par homnorak »

C'est l'heure de la suite. Elle relie cette histoire à la générale. Les informations principales sont lisibles sur la Préface http://scraproomdeflo.wordpress.com/mon ... d/preface/, si vous avez besoin d'un rafraîchissement.

J'espère que vous apprécierez, j'avoue que je suis contente de moi (et encore de la suite qui arrivera ici demain)


***

La séparation fut douloureuse. Plus intense que celle que nous avions vécue, sept mois auparavant. Je n'allais pourtant qu'à quelques kilomètres. Je promis à Vénusia de revenir le lendemain matin et de lui présenter les deux personnes qui nous avaient accompagnées. J'appréhendais un peu sa réaction face à Artus. Je me souvenais du froid qu'il y avait eu entre nous lorsqu'Aphélie avait été envoyée en mission pour m'assassiner et qu'elle s'était ensuite suicidée pour se racheter. Vénusia s'était alors renfermée sur elle-même, cachant ses émotions et sentiments. De mon côté, tout à la douleur d'avoir perdu une amie chère, je n'avais pas remarqué la distance qu'elle avait mise entre nous jusqu'au jour où elle a été sérieusement blessée par un Mini-FO. Je compris à ce moment-là l'importance qu'elle avait prise dans mon coeur.

Phénicia avait retrouvé ses habitudes et décida de rester avec les Riguel.

Au centre, Artus dormait dans mon lit, les bras et les jambes écartées. Dame Antonella était assise dans le fauteuil et lisait tranquillement. Elle se leva à mon arrivée mais je lui fis signe de rester où elle était.

- Je dois encore discuter un peu avec mon... le professeur Procyon, murmurai-je. Pouvez-vous le veiller encore un peu ?
- Pas de problème votre Altesse. Faites le nécessaire. Je comprends que vous ayez des informations à communiquer.
- Merci.
***

Mon père était dans la salle d'observation. Il avait branché le scope radar et étudiait une constellation.

- Bonsoir père.
- Actarus, comment se sont passés les retrouvailles ? me demanda-t-il, les yeux pétillants de malice.
- Vous êtes un cachotier mais je comprends que ce secret n'était pas le vôtre. Je suis heureux, père. Je ne réalise pas encore toutes les implications mais de la revoir et de sentir cette "crevette" en elle m'ont fait du bien. J'en avais besoin.
- Je suis content pour toi, fils. Tu le mérites. Tu as encore le temps pour réfléchir à l'avenir sur Euphor et ici. J'ai envoyé les échantillons à analyser au laboratoire. Nous devrions avoir les résultats d'ici une semaine.

Je regardai le grand écran où l'univers se déployait cachant les autres mondes habités. La guerre avait fait tellement de ravages que le CIPUPCET devait se réorganiser. La victoire sur Véga avait vite fait le tour des différentes galaxies et j'avais été promu bien malgré moi au rang de protecteur. Je devais figurer en bonne place aux réunions interminables et donner mon avis sur tout. Ce n'était pas ma tasse de thé, pour reprendre une expression terrienne, et j'avais hâte de pouvoir déléguer vers une autre personne.
Les planètes humanoïdes qui avaient été annexées contre leur grès à l'Empire de Véga n'avaient plus de chefs d'Etat. Nous devions trouver un conciliateur pour chacune afin de régler les conflits de successions, lorsque des survivants des familles royales réclamaient leurs droits. Certaines avaient émis la volonté de créer une constitution parlementaire régie par les peuples et de restreindre la puissance du chef de l'état. Les alliées de Véga, quant à elles, faisaient face aux mêmes difficultés si ce n'est la notion de justice et de vengeance que le peuple voulait infliger à leurs dirigeants pour les avoir asservis.

Sur Euphor, nous avions mis en place une monarchie constitutionnelle. Le roi était le garant de l'application des lois et de l'unité planétaire et représentait les intérêts de la planète à l'extérieur. Il pouvait aussi servir de médiateur si une crise politique se faisait jour. Il était le chef des armées mais n'avait pas tous les pouvoirs. Si un conflit devait se déclarer mettant en cause Euphor, un conseil de guerre était mis en place. Il était constitué de six membres désignés au tiers respectivement par le roi, le président du parlement des trois continents et celui du Sénat. Le Grand Chambellan, titre donné au rôle de Premier ministre, secondait le roi et était le chef du gouvernement. Celui-ci était nommé par le parlement. Il était composé de ministres chargés de rédiger les lois en fonction de leurs attributions. Les députés étaient les représentants du peuple. Ils étaient élus dans chaque région de la planète et constituaient le parlement. Ils proposaient des projets de lois. Ceux-ci étaient ensuite soumis au Roi. S'il donnait son accord de principe, le ministre de tutelle rédigeait le texte. Ensuite, ce dernier était d'abord validé par le parlement, puis par le conseil des ministres et enfin par le roi à titre symbolique.

En tant qu'héritier du trône, je devais être couronné prochainement. J'avais réussi à convaincre le parlement et le conseil de reporter cet événement à l'année suivante. Ils avaient grincé des dents mais j'étais resté ferme sur ce sujet. Je voulais être sûr que mes amis terriens puissent y participer d'une manière ou d'une autre.
Je regardai à nouveau mon père.

- Je serai présent pour la naissance du petit. Mais les communications étant ce qu'elles sont à l'heure actuelle, je devrais retourner sur Euphor pour prévenir le Parlement de la situation. Ils vont poser des objections et m'imposeront certaines règles. Cependant, je refuse de laisser une nouvelle fois ma vie de côté.

Je m'appuyai sur le bord de la console.

- J'ai peut-être une bonne nouvelle pour toi, m'informa mon père. Te souviens-tu que tu avais récupéré, avant le désastre, le résultat des recherches, expériences et diverses créations que votre Centre EuPal avait faits ?
- Oui. Je te les avais donnés pour que tu puisses les étudier. C'est ainsi que tu as pu mettre en place les lunettes photoniques.
- Nous sommes arrivés au bout des archives. Une vraie mine d'or. Savais-tu que des chercheurs avaient réfléchi sur un moyen de communiquer sur une longue distance ?
- Oui, nous voulions le mettre en place sur nos navettes. Nous étions dans les balbutiements.

Procyon se dirigea vers la porte.

- Viens avec moi, je vais te montrer quelque chose.

Nous nous dirigeâmes vers son bureau. A cette heure, les couloirs étaient assez calmes. Il alluma la lampe centrale de la pièce puis se dirigea vers son coffre-fort. Il sortit une liasse de papier et de plans.

- Voici un schéma de communication interstellaire. Les ingénieurs avaient mis en place un prototype, dont voici le plan, qui permettrait, via la vitesse de distorsion, d'échanger des données, un peu comme notre principe du téléphone.
- Il faut cependant des lignes passantes, non ?
- Nous pouvons utiliser les satellites. Nous arrivons déjà à communiquer entre Goldorak et le Centre quand tu es proche de la Lune. Si nous parvenons à mettre des relais à égale distance, nous pourrions aller loin.

Je réfléchis.

- L'idée est intéressante. Véga avait réussi à mettre en place un système de ce genre puisqu'il donnait ses ordres au Camp de la Lune noire.
- En effet, et nous en avons ici la preuve.

Je le regardai surpris.

- Quoi ?

Il hocha la tête.

- Regarde ce symbole. C'est bien celui de l'empire Stykades, non ?

J'examinai le plan posé sur la grande table. Une étoile rose, entouré d'un cercle, était apposée en signature. Ce dessin me fit frémir.

- Oui, c'est bien lui.

Procyon me montra ensuite un schéma plus détaillé d'un appareil.

- Là, tu as l'émetteur et ici, le récepteur.
- Bon sang, père. Tu as fait là une découverte fantastique.

Il sourit, posa sa main sur mon épaule tout en s'approchant de mon oreille et murmura :

- Nous les avons fabriqués. Il ne reste plus qu'à les tester sur de longues distances.

Je le regardai ébahi, un grand sourire sur les lèvres.

- Te rends-tu compte de ce que cela signifie ?
- Oui, nous ne serons plus aussi isolés lorsque tu seras reparti là-bas.
- En effet mais surtout tu seras le premier scientifique terrien à savoir transmettre des données aussi loin. Même la NASA n'en est pas là, m'exclamai-je.

Mon père recula et eut une lueur d'inquiétude.

- Je ne recherche pas la gloire, tu le sais bien. J'aimerais que cette invention reste entre nous. Crois-tu que ce soit possible ?
- Dans un premier temps, c'est faisable, oui. Mais, je doute que la Terre reste isolée. Tout le monde connait cette planète et lorsque les galaxies seront à nouveau stables, elles vont vouloir la découvrir.
- Tu seras notre représentant, enfin plutôt, tu seras leur ambassadeur.

Je fis la grimace.

- Hum, laissons cela pour l'instant, veux-tu ? J'ai des soucis plus personnels, confiai-je.
- Veux-tu m'en parler ?
- Demain, je vais présenter Artus à Vénusia. J'ai peur de sa réaction.
- A qui ?
- Vénusia a mal vécu la présence d'Aphélie. Je crains qu'elle ne reporte son ressenti sur l'enfant.
- Non, voyons, tenta-t-il de me rassurer. A l'époque, elle était jeune et avait peu de confiance en elle. Votre amour était balbutiant et de ton côté, tu ne savais pas trop où tu en étais. L'arrivée d'Aphélie n'a pas facilité les choses, c'est un fait. Tu étais confus. Rappelle-toi qu'elle t'a annoncé des nouvelles effrayantes de la guerre et elle t'a battu. Cela aurait pu être fatal si je n'étais pas arrivé à temps. Je me souviens très bien de Vénusia à tes côtés alors que tu étais inconscient et de ses pleurs quand tu hurlais ton désespoir. Quand, à ton réveil, tu as couru pour secourir Aphélie sans regarder autour de toi, elle s'est effondrée. Nous en avons parlé ensuite et elle a compris ce que tu vivais. Vénusia est forte, tu l'as remarqué. Elle a un grand coeur, toujours prête à défendre ceux qu'elle aime. Artus est un enfant de la guerre même s'il a été conçu dans l'amour. Mais c'était à une autre époque. Ne t'inquiète pas, fils.
- Merci, père. Tu as les mots pour éclaircir les esprits. Je l'ai tellement fait souffrir par mon indécision.
- J'ai été à bonne école il y a quatre ans quand je t'ai recueilli. Allons-nous coucher. Il se fait tard.
***
Homnorak

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Re: Une princesse nommée "Etoile"

Message par euphoria »

qu'elle imagination , c'est super continue...
nous sommes tous nés pour mourir un jour, n'est ce pas ?...
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Monsieur Vilak
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Re: Une princesse nommée "Etoile"

Message par Monsieur Vilak »

C'est de mieux en mieux. Merci pour tout cela.
Prend Goldorak, parles-en, rassemble les gens qui partagent cette passion et rend la plus vivante.
Au final, il y aura encore plus de Goldorak pour toi-même et pour le monde.

Merci Monsieur Huchez...

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homnorak
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Re: Une princesse nommée "Etoile"

Message par homnorak »

Christian, toi qui est champion dans la partie politiqu, relations entre Euphor et le reste ;) ce n'est pas trop farfelu ce que j'ai mis sur le reconstruction d'Euphor ? Est-ce qu'il y a des points que je devrais éclaircir ?

Je ne pensais pas aller aussi loin dans le détail, j'avoue, pour cette nouvelle. Mais là, je suis lancée. Demain, je vous mettrai la suite que j'ai écrite hier. Après c'est le week end donc je risque d'avoir moins de temps pour me concentrer.
Homnorak

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Re: Une princesse nommée "Etoile"

Message par Monsieur Vilak »

Non Ca se tient.
Il faut une autorité dirigeante à tout ça et Actarus est, de par sa victoire sur Véga, le héro de l'univers, il ne peut y avoir aucun doute.
Il est claire que ces mondes qui se reconstruisent ne peuvent qu'être docile envers les conseil du Prince d'Euphor.
Les sytèmes de monarchie parlementaires sont les mieux à même d'aider un pays à se reconstruire car d'un coté, il y a la démocratie, et de l'autre, il y a la figure royale qui aide à se refaire une identité patriotique, à retrouver ses racines.

Edit : ça va après deux litres de bières, j'ai pas fait trop de fautes...
Prend Goldorak, parles-en, rassemble les gens qui partagent cette passion et rend la plus vivante.
Au final, il y aura encore plus de Goldorak pour toi-même et pour le monde.

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Re: Une princesse nommée "Etoile"

Message par Gurendaizä »

Super :up: :goldo3:
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Re: Une princesse nommée "Etoile"

Message par homnorak »

Edit : ça va après deux litres de bières, j'ai pas fait trop de fautes...
2 litres !! Tu essayes d'imiter Hydargos ?
Homnorak

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Re: Une princesse nommée "Etoile"

Message par euphoria »

oui on dirait!! tu fêtes quoi?! :noel:
nous sommes tous nés pour mourir un jour, n'est ce pas ?...
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Re: Une princesse nommée "Etoile"

Message par Monsieur Vilak »

euphoria a écrit :oui on dirait!! tu fêtes quoi?! :noel:
Ben voyons, je célèbre la grossesse de Vénusia pardi!!!!!

Florence, vas-tu faire apparaitre Alcor par la suite?
Prend Goldorak, parles-en, rassemble les gens qui partagent cette passion et rend la plus vivante.
Au final, il y aura encore plus de Goldorak pour toi-même et pour le monde.

Merci Monsieur Huchez...

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Re: Une princesse nommée "Etoile"

Message par homnorak »

Eh eh, t'es impatient, toi :). Y a une jeune euphorienne qui trépigne d'impatience. Viendra, viendra pas... Qui sait ?

Je me rafraîchis de ma séance d'équitation puis vous aurez la suite
Homnorak

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Re: Une princesse nommée "Etoile"

Message par homnorak »

***
Une petite main me chatouillait la joue. Je me redressai subitement pour découvrir Artus, à genoux près de moi, un grand sourire aux lèvres. Je frottai mes yeux encore ensommeillés. La nuit avait été courte.

- Tu as dormi près de moi ? signa-t-il.
- Oui. Bonjour mon garçon. As-tu bien dormi ?
- Tu as vu ? Je me suis habillé tout seul.

Il avait en effet revêtu un pantalon et un t-shirt. Mon visage se porta vers l'armoire où Dame Antonella avait rangé ses affaires. Les piles étaient éparpillées sur le sol.

- Bravo, tu t'es bien débrouillé et tout est à l'endroit. Je vais maintenant t'aider à remettre les habits dans la penderie.
- J'ai faim.
- Nous irons manger quand la chambre sera rangée.

Je passai le t-shirt que j'avais enlevé pour dormir. Artus me tendit ses vêtements que je repliai pour les poser sur les étagères à sa hauteur. Nous fîmes le lit puis, satisfaits de la propreté de la pièce, nous nous dirigeâmes vers la salle de repos qui servait aussi de salle de restauration lorsque nous étions en alerte.

Dame Antonella était assise à table avec mon père. La barrière du langage les empêchait de discuter correctement. Phénicia et moi continuions à parler japonais, sur Euphor, pour ne pas perdre la fluidité de la langue. J'avais demandé à quelques uns de nos collaborateurs et membres de la famille de l'apprendre en vue d'une future rencontre avec ma famille terrienne d'adoption. Artus avait aussi participé aux leçons et nous écoutait attentivement, ma soeur et moi lorsque nous le parlions. Même s'il ne parlait pas, il comprenait ce que nous disions. Il avait acquis ma capacité d'absorption de l'information, et sa curiosité enfantine accélérait son apprentissage. Je découvris que les cours de langue donnés à nos proches là-bas étaient efficaces.

- Bonjour Dame, fis-je en euphorien. Bonjour, père, repris-je en japonais. Vous essayez de faire connaissance ?

Le professeur sourit à ma gouvernante.

- Oui. Elle m'a déjà appris quelques mots. Vous vous débrouillez très bien dans notre langue, lui fit-il remarquer en la saluant.
- Le prince est exigeant et ne permettait pas une seule absence, répondit-elle.
- Cela ne m'étonne pas de lui. Il est très dur avec les autres quand il a une idée en tête.

Ils éclatèrent de rire. Une complicité s'était installée entre eux. Je fus rassuré de l'accueil qu'avait reçu Dame Antonella et de sa facilité d'adaptation. J’espérai qu'elle garderait cette ouverture d'esprit en voyant ma Vénusia.

J'installai Artus sur une chaise pendant que Dame Antonella lui proposait différents aliments. Cet enfant mangeait peu et se méfiait des nouveautés. La table était remplie autant de mets japonais qu'orientaux. Je fus étonné de le voir prendre un toast à la confiture et goûter au riz. Je me versai un verre de lait qu'il voulut aussi tester. Était-ce l'atmosphère qui lui donnait ces envies ? C'était de bon augure en tout cas.

Après le repas, je les emmenai visiter le Centre et les alentours. Ils étaient émerveillés par la nature verte et les rares animaux que nous découvrions aux abords de la forêt. Artus rigolait en courant dans la clairière.

Enfin, il fut l'heure d'aller au Ranch. Mon père nous accompagna. J'étais fébrile, les mains moites sur le volant de la jeep, appréhendant ce moment.
***
Vénusia et Phénicia nous attendait en haut de la terrasse de la maison. Vénusia portait une longue robe de style japonaise qui laissait voir la forme arrondie de son ventre. Elle souriait en écoutant ma soeur qui babillait à ses côtés. Quand elle vit la voiture, elle voulut descendre mais Phénicia la retint. Je montai les marches pour les rejoindre.

- Bonjour les filles.
- Bonjour Actarus. Tu as bien dormi ? s'enquit Vénusia en se blottissant contre moi.
- Trop court.

J'embrassai le bout de son nez puis haussai les sourcils, l'interrogeant du regard. Elle comprit ma demande et sourit. Je me penchai vers son ventre et posai ma main.

- Bonjour "petite crevette".
- Actarus, tu deviens gaga, taquina ma soeur.

Je me tournai vers elle.

- Et toi, Phéni, tu as retrouvé le sommeil ? Tu sembles bien joyeuse, ma parole.
- Parce que c'est un grand jour aujourd'hui, petit frère, répondit-elle.
- Oui, tu as raison.

Je pris ma femme... Ce mot résonna étrangement bien dans ma tête. Cela avait un petit côté possessif qui me plaisait assez bien. Je pris ma femme dans mes bras.

- Vénusia, hier je n'ai pas voulu troublé nos retrouvailles mais il est important que tu saches que nous ne sommes pas venus seuls.

Elle regarda par dessus de mon épaule.

- Tu m'as dit hier que tu étais venu avec deux personnes d'Euphor. Tu nous les présentes ?
- Un instant, je..., il y a...

Je ne trouvais pas mes mots.

- Eh bien, Actarus, tu ne te confies pas beaucoup mais ne pas trouver tes mots, ce n'est pas courant. Que se passe-t-il ? De quoi as-tu peur ?

Je noyais mon regard en elle et posai mon front sur le sien.

- J'ai accueilli, il y a un mois, le fils d'Aphélie.

Je la sentis se raidir. Je ne pus m'empêcher de fermer les yeux.

- Il a environ 5 ans. Il est né dans les geôles d'Akereb et n'a jamais connu sa mère.
- Pauvre enfant. Ne le laissons pas dans la voiture.

Je secouai la tête, la retenant de nouveau.

- Attends, je n'ai pas fini. Il a été conçu avant l'invasion d'Euphor. Et il est... c'est...

Elle prit mon visage entre ses mains et plongea son regard dans le mien.

- Il est ton fils, n'est-ce pas ?

J'acquiesçai.

- Que crains-tu ? Je t'aime et je sais maintenant que tu m'aimes, sinon tu ne serais pas là. Allez, laisse-moi l'accueillir.

Elle prit ma main et descendit doucement les marches, une à une.

- Tu as mal quand tu marches ? m'inquiétai-je.
- Une douleur à l'aine. La grossesse déforme un peu mon bassin. Mais ça va, ne t'alarme pas.

En nous voyant descendre, mon père sortit de la voiture et aida Dame Antonella à en faire autant. Intimidé, Artus resta derrière sa jupe, passa sa tête légèrement sur le côté pour examiner Vénusia. Phénicia s'agenouilla en face de lui et signa tout en parlant.

- Tu viens avoir moi ? Je vais te présenter une grande amie. Elle m'a beaucoup aidée quand j'habitais ici. Elle est gentille, tu verras.

Elle lui prit la main et le guida vers nous. Je me penchai pour le prendre dans mes bras. Il cacha son visage dans mon cou.

- Vénusia, je te présente Artus. Il ne parle pas mais comprend ce qu'on lui dit. Nous lui avons appris le japonais.
- Bonjour Artus. Bienvenu sur Terre et au Ranch du Bouleau Blanc. Il y a des merveilles à découvrir ici.

Je caressai la joue du garçon.

- Artus, tu veux bien dire Bonjour ?

Il secoua la tête, négativement.

- Tout à l'heure, d'accord ? lui demandai-je.

Cette fois, il hocha la tête tout en la tournant vers Vénusia. Le gardant contre moi, je présentai Dame Antonella. Celle-ci fit une révérence.

- Madame, je suis enchantée de faire votre connaissance, dit-elle en japonais avec un accent assez marqué.

Vénusia se précipita vers elle.

- Oh, non, madame, relevez-vous. Je ne suis qu'une simple terrienne. Je ne mérite pas cet honneur.
- C'est pourtant un honneur de rencontrer une combattante de Vega et l'élue de mon prince. Je suis heureuse d'être venue et de vous avoir rencontrée.

Elle se tourna ensuite vers moi.

- Votre Altesse, puis-je vous prendre Artus ?

Je voulus déposer l'enfant dans ses bras mais il s'accrocha fortement à moi.

- Il n'est pas encore prêt, attendons un peu. Vénusia, où sont ton père et Mizar ?
- Ils sont partis à la pêche. Venez vous rafraîchir !

Elle nous guida vers la maison.

- Je vais passer par les écuries, si cela ne te dérange pas, l'informai-je.
- Non, pas du tout.

Elle mâchouilla sa lèvre inférieure, signe d'une hésitation.

- Vénusia, accompagne Actarus. Je vais montrer la maison à Dame Antonella et lui donner à boire, intervint alors ma soeur.

Vénusia lui déposa un baiser sur la joue.

- Merci.
- A charge de revanche.
- Bientôt, je te le promets.

Vénusia lui fit un clin d'oeil avant de se tourner vers moi.

- Vif Argent va être heureux.

Elle passa devant moi. Les chèvres se promenaient dans la cour, bêlant et cherchant des caresses. Le bruit attira Artus qui voulut bien décoller son visage de mon cou. Je lui donnai le nom et lui expliquai que l'on pouvait boire leur lait ou faire du fromage.

- Tu veux les toucher ?

Je m'accroupis afin qu'il puisse les caresser. Il y allait prudemment. Je lisais la curiosité dans ses yeux. Il furetait partout, enregistrant toutes les nouveautés qu'il voyait. Il signa pour demander le nom des vaches.

- On récupère aussi le lait des vaches, l'informai-je. Tu en as bu ce matin. Tu te souviens de la boisson blanche ? Cela venait d'ici. C'est Vénusia qui l'a trait.

Voyant son incompréhension, je précisai.

- Elle tire le lait des vaches. Tu auras l'occasion de la voir faire. Viens, je vais te montrer les chevaux. Nous n'en avons pas sur Euphor et c'est bien dommage.

Les chevaux étaient dans leur prairie derrière l'écurie. Je m'approchai de la barrière et sifflai. Le son se répercuta sur la falaise proche. Je vis les oreilles se relever et un cheval blanc apparut au galop. Sa vitesse effraya Artus qui se réfugia à nouveau dans mes bras.

- Oh, tout doux, Vif Argent.

Le cheval hennit et bougea la tête de bas en haut. Sa queue était relevée, signe qu'il était heureux de me voir.

- Artus, je vais te déposer au sol.

Il refusa en secouant la tête.

- J'ai besoin de rentrer dans le coral et je vois que tu as peur. Tu dois donc rester derrière la barrière. Allez mon fils, Vénusia restera près de toi.

Il releva son visage et tendit les mains vers elle. Elle le prit dans ses bras en souriant.

- Je suis heureuse de voir que je ne te fais plus peur. Actarus, comment t'appelle-t-il ?
- Il utilise le signe "papa".

Je rougis en le lui montrant. Cette dénomination face à elle me faisait bizarre. C'était un grade pour lequel je ne m'y attendais pas et que j'allais approfondir. J'étais fier.

- Tu vois Artus, lui confia-t-elle. Cet animal est le seul qui accepte facilement ton papa. Ils sont grands et vifs mais quand on les connaît, c'est amusant de monter sur leur dos. Regarde.

Pendant qu'elle lui parlait, j'étais entré dans l'enclos, la main tendue pour que Vif Argent puisse la sentir. Je lui flattai l'encolure puis l’agrippai et montai d'un bond vif sur son dos. Il partit aussitôt au galop. Je me couchai sur lui pour profiter de la vitesse. La sensation de l'animal entre mes cuisses me procura un plaisir intense. L'équitation m'avait manqué pendant mon séjour sur Euphor. Je devais trouver un système pour en embarquer quelques uns lors d'un de mes voyages. Je fis le tour de la clairière avant de revenir vers Vénusia et Artus.

- Veux-tu t’asseoir devant moi ? proposai-je à mon fils.

Il acquiesça. Vénusia vint le déposer. Alors que je le retenais d'un bras, je me penchai pour poser ma main derrière sa nuque et je l'embrassai.

- J'en avais besoin, murmurai-je. Je t'aime.

Je lui fis un clin d'oeil puis partis au pas, doucement. Artus était tendu. Il tenait la selle à deux mains bien fermées. Mon bras gauche entourait son ventre pour le maintenir contre moi. Je lui chantai la ballade que je jouais régulièrement ici et que j'avais gardé sur Euphor lors de mes moments de détresse. Il se calma et posa son dos contre mon torse. Il commença à sourire. Je mis Vif Argent au petit trot. Le mouvement du cheval le fit rire cette fois. Cette émotion était encore bien rare. Nous revînmes vers Vénusia.

Artus avait pris plus d'assurance. Il gambadait maintenant devant nous, allant de droite à gauche, essayant même de toucher une poule qui se promenait tranquillement. Il retrouvait ses réflexes de petit garçon. Cela me soulageait.

- Il est beau. J'aime ses yeux. Il me rappelle quelqu'un, remarqua Vénusia en me regardant, taquine. Tu lui as donné la couleur de tes yeux.
- Sa petite vie a déjà été bien mouvementée. J'espère que j'arriverai à lui procurer suffisamment de confiance pour qu'il s'épanouisse et parle enfin.
- Oh, je pensais qu'il avait eu une maladie qui l'avait rendu muet.
- Non, il n'a aucun problème physique. D'après notre médecin, ce serait dû à un blocage psychologique. Je remercie le ciel que Dame Antonella ait pu être là pour sa naissance et a pu l'élever. Les conditions ont été difficiles.

Vénusia frissonna contre moi et porta sa main sur son ventre.

- Excuse-moi, ma chérie. Je suis maladroit. Je n'aurais pas dû évoquer cela.
- Non, j'ai besoin de connaître ce qu'Artus a vécu pour l'aider.

Je l'arrêtai et relevai son menton.

- Merci. Merci d'être toi et de m'avoir attendu, d'avoir été le pilier dont j'avais besoin mais auquel je ne me rendais pas compte.

Je retirai une mèche de sa joue pour la placer derrière son oreille puis, la main sous sa nuque, je l'embrassai. Elle ouvrit les lèvres pour accueillir ma langue et entoura mon cou de ses bras. Elle se colla un peu plus contre moi, autant que le lui permettait son ventre dont je sentais la chaleur contre le mien. Sa saveur et son odeur me rassuraient. Comme elle m'avait manqué sur Euphor.

- Mais c'est pas vrai ! Ils recommencent.

(Note aux lecteurs : il va falloir leur trouver un endroit plus discret s'ils ne veulent pas être dérangés)
***
Homnorak

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Gurendaizä
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Re: Une princesse nommée "Etoile"

Message par Gurendaizä »

Un superbe moment plein de tendresse et d'émotion, merci homnorak ! :up: :coeur: :coeur: :coeur: :goldo3:
グレンダイザー
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Monsieur Vilak
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Re: Une princesse nommée "Etoile"

Message par Monsieur Vilak »

Oui c'est très beau.
Prend Goldorak, parles-en, rassemble les gens qui partagent cette passion et rend la plus vivante.
Au final, il y aura encore plus de Goldorak pour toi-même et pour le monde.

Merci Monsieur Huchez...

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euphoria
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Re: Une princesse nommée "Etoile"

Message par euphoria »

ah oui alors...
nous sommes tous nés pour mourir un jour, n'est ce pas ?...
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