Cauchemar
Re: Cauchemar
Vu le temps qu'il la fait languir, ils peuvent bien sauter les étapes!!!
Dans la vie, ne soyons pas une béquille mais choisissons d'être un pilier. ( dixit un de mes piliers!!)
- Monsieur Vilak
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Re: Cauchemar
C'est très bien ecrit donc ça me donne envie de lire la suite.homnorak a écrit :Dans quel sens ?
Re: Cauchemar
merci 
Homnorak
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- Gurendaizä
- Grand Goldorak

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Re: Cauchemar
Chapitre 9
J'emmenais Riguel à Yamanouchi chercher des poneys, habitués à travailler dans un manège avec des enfants. Le voyage fut assez fatiguant avec Riguel qui n'arrêtait pas de s’exciter à côté de moi. L'avantage était que je n'avais pas à tenir la conversation, il la faisait très bien tout seul.Au centre équestre, nous avions choisi 4 poneys que nous installâmes dans la remorque. Riguel décida ensuite de faire mon éducation des bars de la petite ville. Il m'emmena dans un établissement dont la devanture était plutôt douteuse.
- Ah Actarus. Viens, nous allons profiter d'être entre hommes pour découvrir la bonne chère et la bière locale. Quand j'étais jeune, je venais souvent ici. Je connaissais bien le patron. Il y a même des filles si tu veux.
- Riguel, non, je ne suis pas intéressé.
- Taratata, à ton âge, j'étais déjà connu comme le Don Juan du Yatsugatake. Toi, tu restes enfermé au Centre ou au ranch. Il faut sortir un peu. Cela te fera du bien et tu arrêteras ainsi de lorgner sur ma fille.
- Tu me vexes. J'ai suffisamment d'honneur pour ne pas toucher à Vénusia. Je la respecte comme une soeur.
- Ouais, je vois bien pourtant les regards que vous vous échangez. Elle surtout. Ah, elle est jeune, comme l'était sa mère ! C'est vrai qu'elle n'était pas plus âgée quand je l'ai rencontrée. Enfin, c'était à une autre époque.
- Vu l'âge de Vénusia, ce n'était pas si loin que ça.
Il s'installa au bar et demanda deux bières. Je n'avais jamais bu d'alcool sur Terre et je n'étais guère tenté d'essayer mais sous l'insistance de Riguel, je fus bien obligé de goûter ce breuvage. La première gorgée me fit tousser, la saveur était un peu amer et le goût resta longtemps sur mon palais. La sensation était très différente des alcools produits sur Euphor. Tandis que Riguel faisait connaissance avec d'autres clients, j'observais le lieu. La salle était sombre. Le bar, en bois massif avait vu passer pas mal de monde. La surface était grasse malgré le fait que le barman passait régulièrement l'éponge. Un miroir me permettait de voir l'ensemble sans que je me retourne. Le fond sonore était bruyant entre les conversations et la musique. J'étais assis sur un tabouret haut, un pied posé sur un barreau, l'autre sur le sol. Je tenais la bière dans mes mains. Riguel avait disparu depuis 10 mn quand une femme vint s'installer à côté de moi. Elle portait une perruque rose fluo, un maquillage très prononcé, un haut qui ne cachait pas son opulente poitrine et laissait entrevoir son ventre. Sa jupe, également en cuir, remontait sur ses cuisses dévoilant des jambes assez longues gainées de bas collant en résille. Des longues bottes à talons aiguilles terminaient sa tenue. J'évitais de la regarder, gêné par cette accoutrement.
- Bonjour, me dit-elle
Je hochai la tête sans répondre.
- T'es nouveau dans le coin, observa-t-elle faisant claquer un chewing-gum.
J'acquiesçai à nouveau. Je levai les yeux vers le miroir à la recherche de Riguel. J'étais de plus en plus mal à l'aise surtout lorsque je sentis une main sur ma jambe. Je me levai aussitôt.
- Excusez-moi. Je dois retrouver mon compagnon.
- T'es un grand timide toi ! Je te fais fuir ? Allez, tu es sûr que tu n'es pas intéressé ?
- Sans façon merci.
Je me dirigeai alors vers le centre de la salle. L'Ancien discutait avec deux hommes à une table. Je tapai sur son épaule pour attirer son attention.
- Je sors. On se retrouve à la jeep.
- Actarus, t'es sûr que tu ne veux pas en profiter ?
Je secouai la tête
- Non.
Je m'arrêtai sur le trottoir et respirai un bon coup. L'odeur de l'alcool, de la cigarette et de la masse humaine me donnait la nausée. Je fis quelques pas vers la voiture lorsque je vis la devanture d'une librairie. N'ayant jamais eu l'occasion de découvrir ce type de boutique, j'y pénétrai pour découvrir un amoncellement de livres classés sur des rayonnages. La boutique était vieille et étroite. Des étagères en bois remplissaient les deux murs de chaque côté de la porte. Une table installée au milieu présentait les nouveautés. Le comptoir était sur la droite. Un homme, d'une cinquantaine d'année, était assis sur un tabouret et lisait tranquillement un livre. Il releva à peine la tête à mon approche.
- Bonjour, lui fis-je
- Bonjour. Je peux vous aider ?
- Je recherche des livres sur les chevaux et aussi sur la géographie du Japon.
- Le premier, vous en trouverez sur la cinquième étagère de la 2e bibliothèque. Ce sont des livres principalement sur les animaux. Si vous voulez sur le sport équestre, c'est dans la 4e colonne. Pour le Japon, nous avons un rayon spécial qui regroupe un peu de tout : culture, géographie, histoire, roman etc. C'est au fond sur toute la surface.
- Merci.
Je me dirigeai d'abord au fond. Je ne connaissais pas beaucoup mon pays adoptif. C'était l'occasion de consulter un peu les éditions sur le sujet. Sur une table, je vis différents ouvrages. Un grand livre relié montrait les différents parcs naturels. Je fus tenter de l'acheter quand mon regard fut attiré par un livre avec des enluminures. C'était une anthologie de contes japonais depuis l'époque féodale à la fin de l'ère d'Edo. Les illustrations, des peintures faites à la main, étaient magnifiques. Je le mis sous le bras. Je me dirigeai maintenant vers le rayon des chevaux quand je vis celui sur l'astronomie. Je détournai le regard. Je ne voulais pas savoir les connaissances des terriens sur l'espace. Par contre, le rayon de la magie et de la fantaisie en face m'intéressa. Cette librairie était une vraie mine d'or.
- Vous trouvez ce que vous cherchez ? me demanda le libraire.
Il s'était rapproché discrètement.
- Pour l'instant oui. Vous avez un bon rayon sur la magie. Des gens la pratiquent ici ? l'interrogeai-je.
- En dehors de farfelus, non. Nous avons très peu de demandes sur ces ouvrages sauf pour satisfaire la curiosité.
- Justement, je serais curieux par rapport à des livres sur les dons, des sorts ou les incantations. Auriez-vous cela ?
Je repensais à Alphgar qui avait commencé mon éducation. D'après lui, j'avais une affinité avec cela. Je n'en avais pas encore parlé au professeur et je ne savais pas si j'avais gardé cette faculté sur Terre. Je devrais réessayer, au moins pour ma tenue de combat qui avait disparu dès que mon père m'avait ramené au Centre et m'avait dévêtu pour examiner mes blessures. Je ne savais même pas dans quel état elle était. Le libraire sortit un gros livre de la dernière étagère. Le titre était incrusté sur la couverture en cuir épais et rouge : "Apprentissage des sorts pour jeune magicien écervelé". Je souris. Voilà un titre prometteur que le mage euphorien aurait apprécié de me donner. Je le feuilletai brièvement. Il était divisé en plusieurs parties : une introduction sur la magie et les précautions à prendre, une liste de sorts et incantations classée selon des thèmes particuliers, des exercices pour la mise en pratique, des courtes histoires mettant en scène de manière humoristique des mages.
- Merci, je vais le prendre. Il ne me reste plus qu'à chercher un ouvrage sur les chevaux, informai-je au libraire.
- A quel sujet ?
- Nous allons ouvrir un centre équestre pour des jeunes enfants. Il me faudrait principalement des informations sur l’organisation, les programmes d'apprentissage, quelque chose comme ça.
- Nous avons un livre assez clair pour cela. Il a beaucoup de succès auprès des simples cavaliers qui ont fait l'acquisition d'un cheval.
A la fin de mes emplètes, je sortis, les bras chargés et mon porte-monnaie plus léger. J'étais content de mes achats. J'aperçus Riguel qui faisait les cent pas devant la jeep.
- Ah te voilà, mon garçon. Cela fait de longues minutes que je t'attends.
- Tiens, ce n'est pas toi que j'ai vu sortir du bar, il y a 5 mn pendant que je finalisais mes achats ? le taquinai-je.
Il me jeta un regard noir.
- Allez, ramène-nous au centre, il y a encore du boulot.
- Comment vont les poneys ?
- Ils s'impatientent, nous ne devons pas tarder.
Nous rentrâmes cette fois en silence. Riguel cuvait sa bière et dormait la bouche ouverte, des bruits étranges sortaient de sa gorge.
***
Cela faisait maintenant un an que j'étais sur Terre, une longue année remplie de tristesse, d'angoisse, de dépression mais aussi de renouveau. Que de chemin parcouru et d'embûches à abattre encore ! Mes cauchemars s'étaient calmés mais ils revenaient encore à intervalle régulier. En années terriennes, cela faisait un peu moins de deux ans qu'Euphor avait été détruite. J'étais toujours dans l'attente d'une invasion de Vega et je ne comprenais pas qu'elle n'avait pas encore eu lieu. Que se passait-il ? Je pouvais envisager de nombreuses hypothèses, la première étant que la barrière d'Alphgar tenait encore. A l'époque, j'avais dû louvoyer longtemps autour de la Croix du Sud, me posant sur de minuscules planètes sans oxygène ni nourriture pour la plupart afin de me cacher, avant de pouvoir accéder à la porte d'accès du système solaire. Le vieux mage avait mis un genre de verrou accessible via un contre sort que je possédais grâce à mon sang. Quand je pensais à cela, un sursaut d'espoir me venait. Si la porte n'avait pas encore cédé, c'était qu'Alphgar était encore vivant et qu'il avait pu maintenir le sort en place. Je croisais les doigts - un geste que j'avais appris avec Mizar - pour qu'il en fut ainsi.Cette fois, je faisais face à Goldorak avec assurance. J'espérais de tout coeur de ne plus m'en servir mais au fond de moi, c'était vain. Je devais donc me sentir prêt à l'utiliser et l'entretenir en conséquence. Les améliorations que j'avais apportées avaient été enregistrées sur mon pendentif. Mon père m'accompagnait mais restait à une distance raisonnable. Je l'avais prévenu que le robot étaient muni d'un détecteur d'approche et qu'il lançait des rayons d'énergie à toute personne n'ayant pas l'autorisation de l'approcher. J'allais devoir trouver une solution afin que le professeur puisse y entrer dans le cas où je serais indisponible.
J'avançai doucement vers la soucoupe. Les yeux du robot s'allumèrent brièvement. L'énergie que j'avais ressentie la première fois était plus douce et accueillante. Je pris mon élan et fis un bond en me métamorphosant jusqu'au cockpit de la soucoupe. J'entendis mon père pousser une exclamation. La verrière s'ouvrit et je m'y engouffrai. L'odeur du métal emplit mes narines. Je regardai avec méfiance les instruments de bord. Tant d'ingéniosité avait été mise en place sur cette machine unique en son genre. Goldorak restait le défi ultime de toutes les galaxies et malgré la puissance des monstres que Vega avait utilisés pour attaquer les planètes, jamais ils ne pourront surpasser la création de ce robot. Je le savais au fond de moi, même si la défaite et les erreurs que j'avais commises avant de fuir n'avaient pas pu sauver les miens.
Je m'installai sur le siège et appuyai sur les quatre boutons rouges pour l'allumer. Aussitôt, un bruit de moteur se fit entendre, les yeux s'éclairèrent, illuminant la caverne. Je vis mon père, adossé contre le mur, les yeux grands ouverts d'émerveillement. Je vérifiai les niveaux d'énergie. Goldorak avait été conçu pour fonctionner à l'énergie solaire ou photonique. Je fus étonné qu'il donnât encore des signes de puissance alors qu'il avait passé pratiquement un an dans un endroit sombre. Tout était à 50% de la capacité. Je vérifiai ensuite l'ordinateur de bord. La connectivité était diffférente par rapport à celle de la Terre. Pour transférer des données, j'avais besoin d'insérer une clé plate que je gardais dans mon pendentif. La technologie terrienne n'avait pas encore créé ce type d'objet et j'avais dû concocter un périphérique intermédiaire pour faire le lien entre les ordinateurs du Centre et la clé. Je branchai ma clé et attendit que l'ordinateur le reconnaisse. J'espérai que tout fonctionnerait. L'ordinateur interne émit un bip et je pus transférer les informations. Quand ce fut fait, je descendis dans la tête de Goldorak pour inspecter les différentes parties de son corps. Avec les ouvriers euphoriens, nous avions installé une passerelle qui nous permettait d'accéder aux points stratégiques lorsqu'il était allongé et installé dans la soucoupe. Lorsque le robot était debout, c'était un petit ascenseur qui permettait le déplacement. En vérifiant les articulations, les engrenages et les connexions informatiques, je ne pouvais pas m'empêcher de penser à ceux qui avaient travaillé sur le projet, autant les ouvriers d'Euphor que ceux de Pallas et de Stykades. Ces gens-là n'étaient pas responsable de la folie de leur maître. Ils ne faisaient qu'obéir et ils avaient fait un bon travail collaboratif malgré les contre-ordres qu'ils devaient recevoir de leurs responsables. Appuyé contre une paroi, je fermai un instant les yeux pour rendre hommage à tous ces hommes. Ils avaient été les dernières victimes que j'avais aperçu lors de la capture de Goldorak. L'image de corps étalés, à moitié décapités apparut soudain dans mon esprit. J'eus une nausée. Pour la chasser, je puisai dans l'énergie de mon corps comme me l'avait appris Alphgar. Je m'étais exercé de nouveau à ce sort lorsque je l'avais redécouvert dans le livre de magie que j'avais acheté. Je terminai rapidement mon inspection puis je sortis de la soucoupe en bondissant pour atterrir près de mon père.
- Tout va bien, Actarus ? demanda t-il.
- Oui, la vérification générale est correcte. Je n'ai rien à signaler. Il faudra toutefois que je fasse des essais pour vérifier que les nouveaux paramètres fonctionnent.
- Dois-tu sortir le robot de sa soucoupe ?
- Oui, et je devrais aussi tester ses armes.
J'examinai la caverne pendant que je lui répondais.
- Ce ne sera pas possible ici. Il faudra le sortir.
- Hum, il faudra étudier le meilleur moment pour le faire.
- Oui et aussi cacher tout mouvement des radars.
Homnorak
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- Gurendaizä
- Grand Goldorak

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- Enregistré le : mar. mai 08, 2012 18:34 pm
Re: Cauchemar
Actarus devait se demander où il était arrivé !
Heureusement il a retrouvé la sérénité en trouvant cette librairie où il a dégoté des trésors !
J'ai beaucoup aimé le passage consacré à Goldorak !
Vivement la suite !

Heureusement il a retrouvé la sérénité en trouvant cette librairie où il a dégoté des trésors !
J'ai beaucoup aimé le passage consacré à Goldorak !
Vivement la suite !

グレンダイザー
- Monsieur Vilak
- Grand Goldorak

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Re: Cauchemar
Excellent. Merci.
Re: Cauchemar
je me suis régalée, qu'elle trouvaille d'utiliser son sang comme clé!!
nous sommes tous nés pour mourir un jour, n'est ce pas ?...


