Cauchemar

Vous avez réalisé une création en rapport avec Goldorak que vous souhaitez partager, alors c'est ici :
(fan-art; fan-fiction; figurine custom etc...)
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euphoria
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Re: Cauchemar

Message par euphoria »

je pense que riguel le sait depuis toujours , n'oublions pas que le professeur a bâti le centre sur son terrain, actarus est arrivé après.....
nous sommes tous nés pour mourir un jour, n'est ce pas ?...
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Monsieur Vilak
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Re: Cauchemar

Message par Monsieur Vilak »

euphoria a écrit :je pense que riguel le sait depuis toujours , n'oublions pas que le professeur a bâti le centre sur son terrain, actarus est arrivé après.....
Je suis du même avis, tout le monde au ranch sait que Actarus n'est le fils biologique de Procyon.
Prend Goldorak, parles-en, rassemble les gens qui partagent cette passion et rend la plus vivante.
Au final, il y aura encore plus de Goldorak pour toi-même et pour le monde.

Merci Monsieur Huchez...

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homnorak
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Re: Cauchemar

Message par homnorak »

Ben oui, c'est vrai, vous avez tout à fait raison de pointer dessus. Donc les enfants aussi le savent. Il n'y a pas de raison. Ce qui explique plus la différence de peau et aussi de cheveux. Vous avez remarqué que les siens sont beaucoup plus souples et presque ondulés que les autres ? Hum j'imagine une belle scène là où Venusia passe ses doigts... Hum je suis une grande romantique, bon reprenons.

Donc c'est un fait que tout le monde au ranch sait qu'il est adopté. J'ai bien fait de me diriger comme cela.

Au fait, Monsieur Vilak, tu avais parlé de la possibilité que Great Mazinger se passe dans les 2 ans qui précèdent le début du DA. J'ai bien envie de mettre un mot dessus dans un des chapitres.
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Monsieur Vilak
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Re: Cauchemar

Message par Monsieur Vilak »

homnorak a écrit :Au fait, Monsieur Vilak, tu avais parlé de la possibilité que Great Mazinger se passe dans les 2 ans qui précèdent le début du DA. J'ai bien envie de mettre un mot dessus dans un des chapitres.
Pitité, appelez moi Christian. Je sais même pas pourquoi j'ai mis ce "monsieur" quand je me suis inscrit.

Je trouve effectivement que ton idée est excellente. Et si d'un coup de génie tu trouves une raison pour laquelle Koji n'utilise plus les Mazinger, ça serait génial!

Tiens ça m'inspire ce que tu viens de dire... C'est encore flou dans ma tête mais je sens poindre une idée de court récit...
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homnorak
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Re: Cauchemar

Message par homnorak »

Merci pour ton autorisation, c'est moins "pompeux" à écrire ;)

Et bien, pour le coup de génie, j'attends aussi tes idées lol vu que je ne connais pas la série sauf dans les grandes lignes.

je vais surtout me baser sur l'oav Gol vs GM. Koji raconte comment a démarré son histoire avec d'abord Mz puis GM.

Sinon, je dois déjà réfléchir à l'organisation intersidérale de la galaxie Euphorienne (euh, elle n'a pas un autre nom ? C'est pas la galaxie de Vega ?... a l'aide, j'ai besoin de vos lumières) sans faire trop de plagiat parmi toutes les histoires qui ont été créées. Ça va être dur.

J'espère que vous me pardonnerez si je reprends certaines idées.
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Gurendaizä
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Re: Cauchemar

Message par Gurendaizä »

Humph ! Moi j'avais toujours pensé que la famille de Rigel prenait Actarus pour le véritable fils de Procyon, mais bon, l'idée du fils adoptif parait plus plausible !

:goldo3:
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euphoria
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Re: Cauchemar

Message par euphoria »

moi non plus je n'ai jamais compris pourquoi les mazingers finissaient dans un musée..
puisque véga veut conquérir toutes les galaxies, c'est normal qu'elle s'appelle galaxie de véga!
mais bon si ça peut t'inspirer, véga est une étoile de la constellation de la lyre est elle fait partie des trois belles d'été qui sont: véga, deneb et altaïr, elles formes toutes les trois un très grand triangle dans le ciel...
nous sommes tous nés pour mourir un jour, n'est ce pas ?...
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homnorak
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Re: Cauchemar

Message par homnorak »

Voici la suite. Les points d'interrogation parce que je n'ai pas encore trouvé de parade pour éviter la répétition.

Ce texte est écrit en parallèle avec la fic d'une fan sur un autre forum qui raconte les memoires de Venusia

Chapitre 5


Un mois après la grande sortie des chevaux, Riguel me donna l'autorisation de m'occuper de Vif Argent. Ce fut un véritable challenge. Ce Quarter Horse avait cinq ans. Son ancien propriétaire s'en était débarrassé car il n'avait pas réussi à le dresser. Avec sa robe crème très particulière, il était magnifique et se dépareillait (?) des autres chevaux du ranch. Riguel l'avait reçu quelques semaines avant mon arrivée. En premier lieu, il l'avait mis dans un enclos séparé de ses congénères (?) par une barrière afin qu'il se familiarise au groupe et aux humains. Puis, il avait pu le déplacer dans la harde mais c'était un solitaire et il n'interagissait pas beaucoup avec ses congénères (?).

Vif Argent refusait tout contact avec un humain et avait tendance à mordre lorsqu'il se sentait acculer. Riguel l'approchait avec précaution. Il avait réussi à lui faire accepter la longe pour le déplacer et avait commencé à le travailler un peu. Il trouvait que me le confier pour lui apprendre à recevoir un cavalier était un formidable défi. Je n'allais pas le décevoir.

Riguel m'avait montré les principes du débourrage avec un poulain de 3 ans, Uranus. Par son expérience venue des Etats-Unis, il était devenu un expert renommé dans la région et son savoir était impressionnant. Il m'avait fait découvrir la patience et la rigueur à apporter lors de la mise en confiance de l'animal, aptitudes que j'avais inné, selon lui. Malgré ma gêne, le compliment m'avait touché droit au coeur d'autant plus qu'ils étaient rares chez lui. J'avais appris le travail à la longe, les ordres à donner, les différentes allures à acquérir. Dès qu'elle le pouvait, Venusia me rejoignait et écoutait les conseils de son père. Certaines leçons finissaient rapidement lorsqu'il la voyait trop proche de moi et qu'il imaginait toute sorte de subversions que je pourrais avoir à son encontre.

Après le soin aux chevaux, je passais donc 30 mn au manège avec le cheval pour le mettre en confiance. Au bout de 15 jours, il avait accepté ma présence et me permettait de le panser sans montrer de signes de frayeur ou d'agression. Il avait aussi accepté le filet ce qui me permettait de le promener pas la bride.

Un après-midi, nous avions décidé de lui apprendre à accepter un cavalier. Vif Argent refusait la selle et nous n'avions trouvé aucun dérivatif pour qu'il s'y adapte. Nous avions donc décidé de tenter une monte à cru. Assis sur la barrière, Riguel me dispensait ses conseils tout en me rabrouant lorsque le cheval faisait un écart quand je me collais à son flan.

- Actarus ! Ce cheval est précieux. Arrête de jouer avec. Ah, tu n'y arriveras à rien si tu continues comme ça.
- Papa, tu ne vois pas qu'Actarus fait de son mieux. Tu devrais l'aider au lieu de le critiquer, le réprimanda Vénusia qui nous avait rejoint après l'école.

Elle prenait toujours ma défense et ne cachait pas son exaspération devant les remarques de son père. Elle s'approcha de Vif Argent en tendant une main pour qu'il la renifle. De sa voix calme, elle arriva à le maintenir pendant que je me penchai et passai une jambe sur son dos pour me coucher sur lui. Il commença à s'agiter et à taper du sabot. Je fis comprendre à Vénusia de s'éloigner tandis que j’attrapai la bride et la crinière. Dès qu'elle le lâcha, il partit au galop tout en me donnant des coups de reins. Je agrippai fortement de mes deux mains, serrai mes mollets sur ses flans et tins bon en attendant qu'il se calme et m'accepte. La sueur coulait sur mes tempes. Pendant qu'il me secouait dans tous les sens pour me jeter au sol, je lui parlai doucement. Mes efforts furent récompensés quand il s’arrêta, la tête baissée en signe d'acceptation. Je l'apaisai doucement et le flattai pour cette première approche. Ensuite, je le dirigeai vers l'extérieur de l'enclos.

- Eh, où vas-tu comme ça ? Tu ne penses pas qu'il est encore un peu tôt, jeune homme, pour le promener ? m'apostropha Riguel.
- Il en a besoin, lui répondis-je. Il a accepté que je le monte, je lui dois bien une récompense.
- Ne viens pas pleurer s'il te met à terre et s'échappe.
- Non, je le tiens bien, fis-je avant de donner des jambes pour le lancer au galop sur la grande étendue d'herbe face au ranch.

Il ne fallait pas lui en demander plus. Il s'élança en avant, les oreilles dressées. J'entendis Vénusia s'exclamer, inquiète des performances de l'animal. Au bout de quelques mètres, je fis demi-tour. Nous étions tous les deux essoufflés et trempés. Je le fis marcher un peu au trot puis au pas. Riguel ne disait rien. Il me regardait étonné. Je vis à son regard qu'il cherchait quelques réparties cinglantes mais cette fois, ma prestation l'avait rendu muet. Vénusia, les mains croisées sur la bouche, m'examinait, inquiète.

- Tu vas bien ?
- Oui, la rassurai-je. En pleine forme. Je vais le nettoyer puis je rentre à la maison pour me changer.
- Tu veux de l'aide ?
- Non, ça ira.

Je lui souris. Riguel s'interposa.

- Vénusia, ne t'approche pas d'Actarus. Combien de fois, devrai-je te le dire ?
- Oh papa, c'est bon, hein !
- Quant à toi, Actarus, va t'occuper du cheval. Le pauvre doit avoir très soif et il va attraper froid.

En début de soirée, mon père nous rejoignit. Nous passâmes le repas dans la bonne humeur. J'écoutai avec plaisir les souvenirs de Riguel lorsqu'il était dans le Far-West américain et sa réputation comme dresseur de chevaux. Au salon, assis dans un fauteuil, je fermai un instant les yeux, repu de fatigue, le bourdonnement des conversations me berçant un peu.

***

Je me réveille dans une grotte, l'esprit embrumé par l'inconscience. Je distingue Alphgar et Lukas à mes côtés. Le mage a les mains posées au-dessus de mon corps et murmure des incantations. Lukas maintient mes épaules, la tête penchée sur mon visage. Il me regarde.

- Où suis-je, parviens-je à dire.
- Dans une caverne sous le palais, me répond Lukas. Comment vous sentez-vous?

Avant de lui répondre, je tente de bouger différentes parties de mon corps. Je fais la grimace à certains endroits.

- Ne bougez pas, Prince, poursuit le jeune homme. Alphgar vous examine et vous... euh... répare.

Il sourit.

- Combien de temps suis-je là ?
- Je dirais cinq heures. Vous bénéficiez d'une constitution hors du commun. Vous guérissez vite.
- Que se passe-t-il ? lui demandai-je.
- Là-haut, ce n'est pas la joie.

Il détourne les yeux.

- La cité est aux mains des hommes de Vega. Il y a eu de nombreuses pertes. Les ennemis ont lancé des bombes au lasernium. La ville est presque asphyxiée. Des contingents de prisonniers ont déjà été emmenés.

Je serre les paupières de désespoir.

- Duke, courage, me dit alors Alphgar. Dans une heure, tu pourras à nouveau bouger. Tes blessures seront encore douloureuses mais il faut que tu sortes de là et que tu t'enfuis.
- Non, je ne partirai pas.

Alphgar me prit la main.

- Tu dois partir et emmener Goldorak. Souviens-toi de la prophétie. Toi seul sera notre sauveur.
- Non, je ne peux pas vous abandonner.
- Si tu le peux et tu le feras.
- Non, non, continuai-je en secouant la tête.

***

Je sursautai en sentant une main posée sur mon visage. Vénusia était penchée au dessus de moi.

- Actarus, tu faisais un cauchemar.

Mon père, debout près d'elle, me regardait soucieux. Je lui fis un signe de tête. Nous nous comprenions.

- Viens, il est temps d'aller te reposer.

Je me levai, la tête lourde par le souvenir qui s'était imposé à moi.

Au Centre, je m'enfermai dans ma chambre. Je n'étais pas prêt à lui faire part de ce souvenir, le début de l'abandon des miens. Je pris un somnifère et m'endormis aussitôt.

***

Le lendemain, mon père m'emmena découvrir la région du Yatsugatake. Les vertes vallées, les montagnes, les étendues d'eau furent un baume cicatrisant pour mon cœur meurtri malgré la similitude qui me rappelait Euphor. Je m'ouvris un peu à cet homme qui me considérait comme son fils.

- De temps en temps, nous pique-niquions, nos parents nous, Maria Grâce et moi, au bord d'un lac. Ces moments étaient rares. Les gardes et la gouvernante étaient les seules personnes qui nous accompagnaient et respectaient notre intimité en restant éloignés. Nous étions entre nous, loin du protocole et de la Cour toujours prête à critiquer le moindre écart. Nous nous amusions à la pêche ou à courir ensemble. Même mon père se prenait aux jeux. Je me souviens d'une sortie. Ma soeur avait 3 ans. Mon père nous promenait en barque au milieu de lac pour admirer le paysage. Maria ne tenait pas en place. Elle s'est penchée pour regarder un poisson blanc. Malgré les avertissements de Père, elle a basculé dans l'eau. Moi, je rigolais. Je ne me rendais pas compte du drame. Elle se débattait, ses cheveux emmêlés devant les yeux, et elle criait. Et puis, elle m'a regardé et m'a appelé. C'est là que j'ai réalisé que sa robe s'alourdissait et qu'elle s'enfonçait dans l'eau. Cela a duré quelques instants car même père n'a pas eu le temps de réagir. J'ai plongé en avant pour attraper ses petites mains et je l'ai remontée. Depuis ce moment là, notre lien s'est renforcé.
- Elle te manque ?

Je fermai les yeux.

- Oui. Je ne sais pas si elle a pu s'échapper à temps. A la demande d'Alphgar, j'ai inséré les codes d'accès à cette galaxie dans la navette de secours mais je ne sais pas si Irenius a pu la prendre. Avez-vous...

Je secouai la tête. Ce serait un miracle si elle s'était échappée. Et alors, où serait-elle ? Mon père, comprenant ma question muette, me répondit :

- Non, Actarus, nous n'avons eu aucun écho ni appel d'autres Centres à propos d'une autre soucoupe depuis un an. Je ne peux pas te dire si elle est sur Terre.

Je hochai la tête.

- Elle avait de magnifiques yeux violets, et un nez qui remontait un peu. Quand les événements se sont précipités, elle a commencé à faire des cauchemars. Le jour de la catastrophe, elle a vu toute la scène en images au moment même où cela se passait à des milliers de kilomètres de la Capitale. J'aurais tant aimé lui éviter ces souffrances. Elle était si petite pour son âge.

Le professeur me serra le bras.

- Je suis désolé.

Pour finir, cette ballade ne soulagea pas mon esprit. Les épaules basses, je suivis mon père vers le chemin du Centre. Les mêmes questions revenaient en boucle. Qui avaient survécu ? Pourquoi étais-je le seul survivant ? Quand attaqueront-ils la Terre ?

Je décidai de retourner au ranch pour terminer la journée. Si je m'occupais des chevaux, je pourrais peut-être me détendre. Je délaissai la moto trop bruyante et pas suffisamment calme à mon goût pour préférer courir à travers les bois. Lorsque je fus en vue du ranch, je vis Vénusia se diriger vers un petit talus avec des fleurs sur les bras. Je la rejoignis.

- Vénusia ! hélai-je.
- Oh Actarus. Tu es essoufflé. Tout va bien ?
- Oui, je viens du Centre. J'ai couru pour me détendre.
- Quelque chose te tracasse ? me demanda-t-elle. Tu peux te confier à moi si tu veux.
- Non, ne t'inquiète pas. Tout va bien maintenant. Que fais-tu ?
- J'allais porter des fleurs à maman. Elle n'est pas enterrée ici mais nous lui avons créé un autel sur la petit butte derrière la maison. Nous pouvons nous recueillir plus facilement auprès d'elle ainsi.
- Oh !

Je m'accroupis près d'elle tandis qu'elle déposait les fleurs et priait. Je baissai les yeux pour lire les inscriptions sur la pierre. Nous avions cette disparition en commun. Elle aussi était orpheline. Elle n'avait plus les bras aimants et maternels pour la consoler.

- Actarus ?
- Oui ?
- Qu'est-il arrivé à ta famille ?

Surpris par cette question inattendue, je me relevai rapidement. Toutes les émotions que j'essayai de contenir depuis l'évocation de Maria Grâce remontèrent à la surface. Je lui tournai le dos pour ne pas lui montrer les larmes qui envahissaient mes yeux. Sa main frôla la mienne.

- Excuse-moi, je n'aurais pas dû !

Je secouai un peu la tête.

- Ce n'est rien, Vénusia, tu ne pouvais pas savoir.

Je serrai sa main pour la réconforter mais je refusai de la regarder. Je sentais qu'elle culpabilisait d'avoir évoqué le drame. Elle était curieuse mais faisait un effort pour ne pas être trop indiscrète.

- Un jour peut-être, je serais prêt à me confier, la rassurai-je. Viens, rentrons. Tu veux bien m'aider à nouveau avec Vif Argent ?
Cette proposition l'a fit sourire.

- Avec plaisir.

Elle partit devant. Je jetai un dernier regard à l'autel. Je n'avais rien pour me souvenir de ma mère hormis le pendentif royal confié par mon père le jour du drame. Dedans, il y avait un portrait de nous quatre. Quand j'évoquais ma mère, je voyais toujours son visage quand elle est tombée dans mes bras, mortellement blessée. Tant que je n'arriverai pas à évoquer les moments merveilleux bien que rares passés avec elle, je ne pourrais pas me confier à la plus douce des jeunes filles que je n'avais jamais rencontrées.

- Tu viens, Actarus ? m'appela Vénusia qui avait pris de la distance.
- Oui, j'arrive.

Pendant que Riguel nous surveillait du haut de son mirador, nous travaillâmes avec Vif Argent une nouvelle pose que je souhaitais prendre avec lui. Il accepta sans rechigner. Cette collaboration avec Venusia permettait de nous habituer l'un à l'autre et de nous connaître un peu plus.

A la fin de cette séance, nous prîmes le chemin de la maison. Elle nous prépara un dîner succulent pendant que je me changeais. La radio passait du rock'n roll, une musique américaine dont le rythme me rappelait les groupes de musicien qui passaient à la taverne de L'oiseau bleu.

- Actarus, tu veux bien jouer de la guitare avant que j'aille me coucher ? me demanda Mizar à la fin du repas.
- Oui bien sûr. Enfin si ta soeur et ton père sont d'accord, répondis-je en regardant Riguel.
- Mais oui, allons au salon. Vénusia, pose la vaisselle, tu la feras après.

J'allais chercher mon instrument dans la chambre qui m'était réservée au ranch. Le professeur avait découvert mon aptitude à la musique assez rapidement. Lorsqu'il m'avait présenté les différents instruments qui existaient sur Terre, je lui avais expliqué que j'avais chez moi un instrument ressemblant à une mandoline. La semaine suivante, il m'avait fait la surprise de cet objet, avec des livres pédagogiques et des livrets musicaux. J'avais passé des heures avant mon emploi au ranch à découvrir et créer mes propres mélodies. Il y en avait une en particulier qui me rappelait Euphor. Je ne pouvais m'empêcher de la jouer alors qu'elle me faisait mal. Mais ce soir là, je voulais quelque chose de plus joyeux. Je m'étais suffisamment morfondu dans la journée.

Mizar tapait du pied, Vénusia frappait dans ses mains en bougeant un peu sur son fauteuil, tandis que Riguel se servait un digestif. Mizar décida que je lui lise une histoire pour l'endormir puis j'aidai Vénusia à ranger la cuisine. Je repris le chemin du Centre avec l'esprit rasséréné. Pour la première fois depuis mon arrivée, je me sentais bien et avais l'impression de faire partie d'une vraie famille.
***
Homnorak

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Re: Cauchemar

Message par Monsieur Vilak »

J'ai adoré!
C'est vraiment très bon!
Prend Goldorak, parles-en, rassemble les gens qui partagent cette passion et rend la plus vivante.
Au final, il y aura encore plus de Goldorak pour toi-même et pour le monde.

Merci Monsieur Huchez...

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Re: Cauchemar

Message par Gurendaizä »

Un très beau récit, j'aime beaucoup le parallèle entre Vif Argent qui devient un peu plus docile et Actarus, encore en proie à ses mauvais souvenirs, mais qui tente de sourire à la vie !

Vivement la suite ! :goldo3:
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Re: Cauchemar

Message par homnorak »

Merci.

Je n'ai pas fait exprès ce parallèle mais c'est une remarque interessante
Homnorak

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Re: Cauchemar

Message par Gurendaizä »

Penses-tu que des animaux de ce genre existaient sur Euphor ? :goldo3:
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Re: Cauchemar

Message par homnorak »

Non, pas aussi fin. C'était plutôt des animaux assez lourds et gros
Homnorak

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Re: Cauchemar

Message par euphoria »

c'est très bien écrit
vivement la suite :salut:
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Re: Cauchemar

Message par homnorak »

Une petite mise en bouche du prochain chapitre riche en émotion pour notre cher prince.

Sur Terre - 6


Je franchis une nouvelle étape dans ma guérison. Mon père m'avait convaincu d'aller le voir et de lui pardonner. Il avait proposé de m'accompagner mais j'avais refusé. Je devais faire face à mon passé et à mon destin. Pourtant, en cet instant, je voulus fuir, ne pas le regarder et encore moins l'approcher. Les pulsations de mon cœur résonnaient partout en moi. J'avais l'impression d'entendre leur écho sur la paroi de la caverne. J'étais là, les jambes et les mains tremblantes, je ne pouvais avancer. Un bourdonnement envahit mon esprit.

Et lui me fixait, figé sur son socle, ce monstre d'acier à qui je devais autant la disparition d'êtres chers que ma sauvegarde. Mon père l'avait installé sur un socle en béton mobile. Comment y était-il arrivé ? Je crois l'avoir aidé mais c'était dans la période floue de ma guérison. La caverne était située sous le Centre de recherche à plusieurs centaines de mètres. Elle n'était accessible que par de longs couloirs naturels creusés dans la roche et suffisamment large pour faire passer les 40 mètres d'envergure de l'engin.

Une lumière jaune jaillit devant moi, m'éblouissant. Je mis une main devant mon visage. Que se passait-il ? En regardant plus près, je vis ses yeux jaunes illuminés. Non, c'était impossible. Je devais le connecter avec mon pendentif pour qu'il réagisse. Je sentis en moi une énergie qui me poussait vers lui. J'entendis une voix : "Viens, viens". Non, je refusai d'écouter. L'énergie se transforma alors en chaleur intensifiant le bourdonnement dans ma tête. Je ressentis une brûlure sur ma peau. Je sortis le bijou de sous mon t-shirt. Il était brûlant. Sur son centre, je vis une lueur d'abord légère puis de plus en plus vive. Toute la caverne était maintenant éclairée par la lumière conjuguée du robot et du pendentif. L'énergie continuait à m'envelopper et me soufflait vers lui. Je devais lui pardonner. Le bruit dans ma tête s'accentua. Non, je ne voulais pas, pas encore. Je commençai à voir trouble. Je désespérai de cet échec. Je n'y arriverai pas. La lutte entre mon corps et mon esprit eut raison de moi. Je m'effondrai tout à coup, envahi par les ténèbres.
Homnorak

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