Un jeune groupe d'électro-pop nommé Depeche Mode arrive à Manchester, en Angleterre, pour se produire dans un petit club appelé le Rafters dans le cadre de sa tournée « 1981 Tour ». L'effervescence est à son comble : le groupe vient de décrocher son premier grand succès avec « New Life », et un autre titre, « Just Can't Get Enough », est en passe d'atteindre le Top 10 britannique avant la fin de l'année.
La setlist du concert est la suivante :
1. Television Set
2. Boys Say Go!
3. New Life
4. Puppets
5. Ice Machine
6. Big Muff
7. Just Can't Get Enough
8. What's Your Name?
9. Tora! Tora! Tora!
10. Photographic
11. The Price Of Love
12. Dreaming Of Me
Cependant, une personne reste insensible à cet engouement : un chroniqueur local nommé Steven Morrissey, alors âgé de 22 ans. Avant de devenir une star en tant que chanteur du groupe The Smiths au milieu des années 80, Morrissey laisse libre cours à son tempérament acariâtre en écrivant des lettres à la presse musicale et même, à l'occasion, des critiques.
Dans un article publié le 22 août de cette même année dans l'hebdomadaire *Record Mirror* (aujourd'hui disparu), il qualifie Depeche Mode — après avoir assisté à ce concert — de groupe « d'un manque d'imagination risible » et les accuse de colporter « tous les clichés d'une monotonie mortelle connus de l'homme ».




