Jeu de Gremlin produit en 1992. "Sans doute le jeu le plus étrange" nous indique la boîte.
Jeu de plateformes type, vous incarnez un personnage avec un costume d'Harlequin (ridicule donc) et qui, en guise d'arme, tire... des coeurs! Les ennemis sont issus d'un monde onirique, c'est pas vraiment logique ni même beau. Le démarrage est assez sombre même si ça s'éclaircit ensuite. Sachant que beaucoup de joueurs n'iront pas plus loin que le premier level, c'était stupide de commencer par un truc aussi terne.
Le problème vient de l'animation. C'est pas lent, encore que ça ralentit pas mal quand il y a trop de sprites à l'écran, mais l'amplitude des sauts donne l'impression que votre clown est sur la lune et que chaque fois qu'il saute, il va être satellisé... Cela dit, pour trouver les plateformes en hauteurs, très nombreuses, et donc les bonus (nounours roses, cadeaux, bijoux...), c'est pratique. C'est sans doute voulu mais bon...
Harlequin n'est pas le "jeu le plus étrange", juste le plus gay.
NIGEL MANSELL'S WORLD CHAMPIONSHIP
Jeu de 1993 toujours de Gremlin. On s'approchait de la fin de l'Atari ST.
Nigel Mansell était le numéro un de la F1 au début des années 90. Ça me rappelle mon père quand il regardait ça le dimanche après le gigot. Une demi heure plus tard, il ronflait devant la télé...
Le jeu n'est pas mauvais, c'est assez rapide, le frame rate est correct, le son aussi, mais Vroom était passé avant et était désormais indétrônable des jeux de bagnoles sur ST. Il est triste de constater que Gremlin, en 1993, n'ait pas pris la peine d'utiliser le hardware du STE.
Moins bon que Vroom mais meilleur que Super Monaco G.P. sur la même machine.
Prend Goldorak, parles-en, rassemble les gens qui partagent cette passion et rend la plus vivante.
Au final, il y aura encore plus de Goldorak pour toi-même et pour le monde.
Jeu d’Ocean de 1992 basé sur le film francisé en « l’Arme Fatale ».
Je dois sans doute être le seul sur cette planète à n’avoir jamais vu un seul Lethal Weapon de ma vie. Y'en a 3 ou 4 je crois en plus. Je ne sais pas pourquoi mais Mel Gibson ne m’a jamais attiré comme acteur. Même Braveheart, je ne l’ai pas vu. Pourtant, c’est un gros mal pensant, ça devrait aider…
Le jeu est un plateforme classique chez Ocean. On a l’impression de jouer à Total Recall. Le scrolling est un peu saccadé. Le reste est banal. Peut-être pour les fans du film, et encore.
CONTINENTAL CIRCUS
Conversion d’un jeu d’arcade de Taito sorti en 1989 chez Virgin.
Je l’avais en 1989/90, en cracké. A l’époque, je le trouvais super mais c’était avant la claque Vroom. Ce dernier a balayé tous les jeux de courses de bagnoles sur ST qui existaient avant, et même ceux parus après ne pouvaient lutter.
C’est assez rapide, les graphismes sont datés aujourd’hui mais ne sont pas laids. C’est pas si mauvais que ça. Passable.
Je pensais que le jeu avait déjà été porté mais il semblerait que non. Un homebrew tente donc de réparer ça, 40 ans après, voici Elite sur Atari 8 bits! C'est une beta version brouillonne, "non testée" et incomplète. Et, dans les crédits, le mec dit bien qu'il n'est absolument pas sûr qu'il termine le jeu. J'adore ce genre de truc...
J'ai testé, ça a planté assez vite. Bon, y'a qu'à attendre s'il y a une suite, ce dont je doute fortement.
Sorti en 1986 dans les salles d’arcade, Out Run de Sega fut une révolution technologique. Jamais on n’avait vu un tel jeu de courses auparavant. Exit les petites voitures vues du dessus qui tournaient en rond sur un circuit plus ou moins biscornu ! On était au volant d’une Ferrari Testarossa décapotable avec une blonde à ses côtés et on traçait la route à une vitesse dingue dans un environnement presque paradisiaque !
Sega mit le paquet dans le hardware de ce jeu. Là où la plupart des jeux tournaient sur un Z80 ou un 6502, la borne d’Out Run contenait deux CPU Motorola 68000 cadencés à 12,5 MHz, un chipset graphique maison de 25MHz et des tas de coprocesseurs et de ram pour accélérer le tout. Un vrai monstre ! Le résultat sautait de suite aux yeux dès qu’on lançait le jeu. C’était incroyable.
J’ai joué à Out Run arcade une seule fois dans toute ma vie. C’était sans doute en 1987, dans un bistrot de ma ville. J’étais dans ma période « bar tabac ». N’ayant rien à la maison pour jouer, je passais d’un rade à l’autre pour tripoter de la manette. Uniquement. Je ne consommais rien. Il m’est arrivé de me faire virer à cause de ça d’ailleurs…
Patron rougeaud :Eh le blouson jean neige là, tu comptes boire un Coca entre deux parties ? Moi :Nan, j'aime pas ça ! Patron encore plus rougeaud :Bon alors tu finis ton jeu et tu fous le camp !
Out Run a été un immense succès mondial et un saut technologique crucial. Les jeux d’arcade ont rapidement changé de gueule ensuite. Il fallait suivre ce virage pour les autres marques si elles voulaient rester à la page.
Dès 1987, des conversions d’Out Run sont arrivées sur ordinateurs 8 bits. Les portages sur ZX Spectrum et Amstrad CPC, pondus par Probe et produits par U.S. Gold, furent des best sellers ultimes durant cette année là en Angleterre. Pourtant, ils sont tous pourris ! C’est moche et ça rame comme c’est pas permis. Le compteur a beau afficher « 280km/h », vous avez l’impression d’être à 12… Beaucoup d’acheteurs ont dû être « légèrement » énervés devant ces déchets de jeux.
En 1988, ce fut au tour de l’Atari ST d’avoir sa version d’Out Run. Bon, il ne fallait pas s’attendre à des miracles sur 8 bits, et il n’y en avait pas eu d’ailleurs, mais sur 16 bits, peut-être que… Il y avait beaucoup d’espoir.
Codé par Ian Morrison, qu’on a déjà vu sur Chase H.Q. et à qui on refilait pratiquement tous les jeux de courses à convertir sur 16 bits, même s’il n’a jamais brillé dans ce domaine, Out Run sur ST est une purge infâme ! Déjà, le jeu met 3mn pour se charger. C’est l’un des plus longs temps de chargement que j’ai vu dans ma vie sur ST. Et à la sortie ? Ben c’est pas laid, il y a les musiques mythiques, retranscrites sur ST par David Whittaker, mais c’est juste injouable. Votre bagnole glisse plus qu’elle ne roule et on ne voit pas bien la route devant. On n’anticipe donc pas les obstacles et surtout les virages, et donc on se vautre.
Out Run sera l’un des piliers de ces conversions de jeux d’arcade attendues mais complètement foirées aux côtés d’After Burner ou de Thunder Blade.
En 2019, un danois publia un homebrew d’Out Run. Se servant de la version originale comme base, il l’améliorait en utilisant le hardware du STE. C’était plus joli, plus rapide… mais tout aussi injouable ! Il aurait mieux fallu tout recoder je pense, mais qu’importe puisque ce homebrew ne fut jamais terminé. Le danois expliqua qu’il avait des problèmes de santé… C’était peut-être vrai mais ces codeurs du dimanche ont toujours des excuses de ce genre pour tout arrêter parce que flemme et qu'ils préfèrent flinguer du zombie online. Y'en a marre de tous ces gens qui commencent des trucs et ne les terminent jamais.
En 1989, voulant refaire le même coup de 86, Sega lança dans les salles Turbo Out Run. Ça a moins bien marché que prévu. Ben oui, en trois ans, d’autres jeux du même genre étaient sortis et avaient mis la barre encore plus haut. Même si ce nouveau Out Run avait été amélioré, comme l’ajout de la fonction « turbo », repiquée à Chase H.Q., on restait dans les grandes lignes du premier. Ça ne pouvait pas refonctionner.
La conversion arriva sur ST la même année et je l’ai tout de suite eue entre les mains, et en original ! Non pas que je l’avais achetée, mais un pote le fit lui. Ohoho ! J’en rigole encore !
Au fait, super l’accroche en haut, j’avais jamais remarqué avant…
Toujours codé par Ian Morrison, Turbo Out Run sur ST reprend les mêmes ingrédients que son premier portage : c’est toujours aussi injouable ! Décidemment… Les graphismes sont très beaux mais le frame rate est infect et on se mange encore tous les obstacles.
Le poto qui avait acheté le jeu, plus de 270 francs d’époque (je me rappelle encore de l’étiquette Fnac au dos !), devint fou de rage devant ce résultat.
En 1991, Out Run Europa fut publié. C’est un jeu original cette fois et non une conversion d’arcade.
Après ses deux réalisations, on demanda à Morrison de prendre la porte et on confia la programmation à d’autres. Et on se retrouve enfin avec un jeu Out Run… « acceptable » !
On ne va pas dire que c’est super réussi, non, mais contrairement aux deux autres, c’est plus joli, mieux animé et surtout plus jouable. Truc bizarre, on passe de la voiture à la moto. Donc, mieux oui mais pas génial non plus, et puis ça commençait à être vieux tout ça. En 1991, la franchise Out Run avait cinq ans au compteur et n'était plus trop cotée à l'argus... Lotus Esprit Turbo Challenge était la course number one à cette époque sur 16 bits, il n’y avait pas de place pour les outsiders. Le jeu allait prendre sa revanche dix ans plus tard sur PS2 et (re)devenir ainsi culte.
J'ai achetée cette console neuve avec justement "Out Run", "World Soccer" et "Thunder Blade" en cartouches séparées et il y avait aussi "Hang On" intégré dedans.
Je me souviens que c'était une promotion de Noël d'un magasin de VPC genre Redoute ou Trois Suisses, avec les trois jeux imposés et pas "à choisir dans une liste".
C'est sans doute ça qui m'a fait choisir Sega plutôt que Nintendo.
Aussi je savais qu'il y aurait de nouveaux jeux à acheter plus tard, et ceux de Sega ne dépassaient pas les 315 francs, alors que chez Nintendo c'était 380 francs!
Rien que ça te permettait de savoir qu était leader du marché!
J'ai adoré OUT RUN!
je n'avais rien pour comparer, à par Hang On bien sur, mais ça me semblait le top du top, le tout haut du panier. Fluidité, jouabilité etc... tout m'enchantait.
Et ces musiques..
Prend Goldorak, parles-en, rassemble les gens qui partagent cette passion et rend la plus vivante.
Au final, il y aura encore plus de Goldorak pour toi-même et pour le monde.
Jeu de 1990 de Palace Software, les mêmes qui réalisèrent la série des Barbarian.
C'est un jeu... de tennis! Evidemment. Encore un! Sauf qu'ici, tout est en 3D! Les personnages sont à base de fils de fer et de triangles. L'intention était louable mais un jeu de sport nécessite de la rapidité et de la vitesse et il était évident que de pauvres ordinateurs 16 bits ne pouvaient suivre. Le jeu se traîne, c'est saccadé et reprendre la balle est une gageure! Reste un audio de qualité avec des bruitages digitalisés impeccables.
Un concept bien trop ambitieux pour des machines pareilles.
MENACE
Jeu de Psygnosis/Psyclapse datant de 1988.
Pompant le concept de Gradius, c'est un shoot' em up se voulant presque japonais que nous livre les angliches de Psygnosis. je dis bien "presque" car le gameplay ne suit pas vraiment. Votre vaisseau est trop gros, l'armement évolutif est limité et les vagues d'ennemis encore plus. Reste des boss qui ont marqué les rétines.
Bien trop difficile à jouer sans triche, Menace a pourtant eu son petit succès, surtout sur Amiga où il est plus beau.
Jeu français de Titus publié en 1989. Ce fut l'un de mes tous premiers jeux crackés, obtenu moins d'une semaine après la réception de mon ST. C'est vous dire si ça m'a marqué!
Comme pour Bob Winner, je trouvais cette course de bagnoles formidable. Même mon père y jouait un peu. Et puis la réalité s'est assez vite imposée à mes beaux yeux : c'est de la merde! Après une image d'intro superbe, soulignée par un soundtrack digitalisé très rythmé, le jeu démarre. C'est pas du tout lent, surtout si vous activez le 60hz (touche F1) mais la poubelle que vous conduisez est raide, lourde, les routes souvent pas assez larges ce qui fait que vous vous payez tous les obstacles.
Vous devez suivre un itinéraire pour rejoindre un point précis, il faut donc emprunter les bonnes routes. Une carte est dispo pour cela. Hélas, vous ne finirez jamais le jeu car, c'est trop difficile, et surtout... le jeu est buggé! Ça plante au bout d'un long moment de recherche.
Les Tilt et compagnie tressèrent des lauriers à cette merde, made in France oblige. Seigneur...
GALDREGONS DOMAIN
Jeu de 1989 par Pandora. J'aime bien les gens qui gribouillent sur les notices de jeu...
Jeu d'aventure qui lorgne sur Dungeon Master, Galdregons Domain en est très loin. Pourtant, ce n'est pas laid du tout, les graphismes sont fins et le jeu est parfaitement jouable, bien qu'un peu mou. Mais c'est pas DM. Je lui reproche surtout son côté muet, il y a quelques bruitages, digitalisés et d'excellente facture, il suffit d'entendre le cri lorsque vous perdez, mais ils sont très rares. On joue dans le silence le plus complet pendant un bon moment. Y'a même pas de musique d'intro.