La dimension sensible de Goldorak
La dimension sensible de Goldorak
Je crée ce topic suite à ce que Gurendaizä a posté au topic "Qui a construit Goldo?" : des éléments qui font penser que GOLDORAK peut ressentir des choses similaires à ce qu'un être vivant peut ressentir.
Des actions ennemies contre le robot laissent aussi penser cela (par exemple une tentative de noyade. Or un robot n'est à priori pas noyable, surtout Goldo).
SOn créateur Gô Nagai a dit lui-même dans une interview (1999, Cité par Pellitteri, 2011) qu'il avait voulu donner une dimension sensible à ses robots.
Gigi peut reposter ici ses exemples qui vont dans ce sens. Et chacun peut faire de même sur la base de la série et pourquoi pas aussi du manga (que je ne connais pas).
Des actions ennemies contre le robot laissent aussi penser cela (par exemple une tentative de noyade. Or un robot n'est à priori pas noyable, surtout Goldo).
SOn créateur Gô Nagai a dit lui-même dans une interview (1999, Cité par Pellitteri, 2011) qu'il avait voulu donner une dimension sensible à ses robots.
Gigi peut reposter ici ses exemples qui vont dans ce sens. Et chacun peut faire de même sur la base de la série et pourquoi pas aussi du manga (que je ne connais pas).
- Lasernium66
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Re: La dimension sensible de Goldorak
Mince, je n'avais pas vu que tu avais créé ce topic
sans quoi, j'aurais posté ici le long pavé que je viens d'envoyer dans "Qui a construit Goldorak ?". Désolé, Biniou. 
- Lasernium66
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Re: La dimension sensible de Goldorak
Je reposte le message ici :
Il est vrai que cet échange, d'ailleurs très intéressant, est peut-être en train de s'éloigner du sujet d'origine (qui a construit Goldorak ?) mais puisque, apparemment, c'est un de mes commentaires qui en est à l'origine et qui en a peut-être laissé quelques-un perplexes, je vais essayer de clarifier pour fermer la parenthèse.
Ce que j'ai voulu dire, c'est simplement qu'il ne faut pas voir dans la série (le DA) des choses (des symboles, des allégories ou des significations cachées) qui ne s'y trouvent pas et que les auteurs n'ont pas eu l'intention d'exprimer. La série relève d'un genre bien précis, qui est la science-fiction (avec tout ce qu'elle comporte de technologie futuriste et "extraordinaire") et ne fait à aucun moment intervenir des notions de fantastique (j'aime beaucoup le fantastique aussi, mais il n'a pas sa place ici), de mysticisme ou de spiritualité (ça, par contre, je n'aime pas du tout, mais ce n'est que mon humble goût personnel
).
C'est pourquoi, aussi, il est important de bien séparer la série animée des mangas, qui sont deux choses tout à fait différentes. Par exemple, Biniou, tu as dit que Go Nagai avait l'intention d'introduire une espèce de lien psychique entre Goldorak et Actarus. En réalité, il l'a fait, dans un des deux mangas d'origine (pas le Nagai/Ota, l'autre) : ce lien s'y trouve bel et bien, mais on parle bien ici d'un manga (où le paranormal est assez présent) et non de la série (où tout repose sur la technologie). Dans la série, Goldorak n'est qu'un robot simplement piloté, comme on piloterait un avion ou une navette spatiale.
D'ailleurs (et croyez bien, Biniou et Gigi, que c'est amicalement, et sans moquerie ni ironie que je dis cela
), les images de Goldorak se tenant le bras (et justement à l'endroit où Actarus est lui-mêm blessé !) postées un peu plus haut sont justement un magnifique exemple d'interprétation personnelle qui dépasse l'intention des auteurs. Il existe de nombreuses images de Goldorak (mais aussi de golgoths !
) qui semblent montrer de la "souffrance". Pour moi, il est clair que c'est tout simplement un procédé visuel pour rendre les robots plus expressifs et éviter le côté "boîtes de conserves". D'ailleurs, ce procédé est déjà très utilisé dans les séries Mazinger et n'est pas spécifique à Goldorak.




Tout ça pour dire que chacun est libre, bien sûr, de considérer Goldorak selon ses propres critères, mais qu'il est malgré tout nécessaire de tenir compte de ce qui est "canon", c'est-à-dire de ce qui est dit et montré dans la série.
Désolé si mes propos ont peut-être pu paraître désagréables, mais les rationalistes et les cartésiens dont je suis, ces empêcheurs de rêver en rond, peuvent parfois être des emmerdeurs finis !
Mais j'assume... 
Il est vrai que cet échange, d'ailleurs très intéressant, est peut-être en train de s'éloigner du sujet d'origine (qui a construit Goldorak ?) mais puisque, apparemment, c'est un de mes commentaires qui en est à l'origine et qui en a peut-être laissé quelques-un perplexes, je vais essayer de clarifier pour fermer la parenthèse.
Ce que j'ai voulu dire, c'est simplement qu'il ne faut pas voir dans la série (le DA) des choses (des symboles, des allégories ou des significations cachées) qui ne s'y trouvent pas et que les auteurs n'ont pas eu l'intention d'exprimer. La série relève d'un genre bien précis, qui est la science-fiction (avec tout ce qu'elle comporte de technologie futuriste et "extraordinaire") et ne fait à aucun moment intervenir des notions de fantastique (j'aime beaucoup le fantastique aussi, mais il n'a pas sa place ici), de mysticisme ou de spiritualité (ça, par contre, je n'aime pas du tout, mais ce n'est que mon humble goût personnel
C'est pourquoi, aussi, il est important de bien séparer la série animée des mangas, qui sont deux choses tout à fait différentes. Par exemple, Biniou, tu as dit que Go Nagai avait l'intention d'introduire une espèce de lien psychique entre Goldorak et Actarus. En réalité, il l'a fait, dans un des deux mangas d'origine (pas le Nagai/Ota, l'autre) : ce lien s'y trouve bel et bien, mais on parle bien ici d'un manga (où le paranormal est assez présent) et non de la série (où tout repose sur la technologie). Dans la série, Goldorak n'est qu'un robot simplement piloté, comme on piloterait un avion ou une navette spatiale.
D'ailleurs (et croyez bien, Biniou et Gigi, que c'est amicalement, et sans moquerie ni ironie que je dis cela




Tout ça pour dire que chacun est libre, bien sûr, de considérer Goldorak selon ses propres critères, mais qu'il est malgré tout nécessaire de tenir compte de ce qui est "canon", c'est-à-dire de ce qui est dit et montré dans la série.
Désolé si mes propos ont peut-être pu paraître désagréables, mais les rationalistes et les cartésiens dont je suis, ces empêcheurs de rêver en rond, peuvent parfois être des emmerdeurs finis !
Re: La dimension sensible de Goldorak
Moi pareil, je n'avais pas vu que tu avais reposté ici, alors je fais pareil, puisque je t'avais répondu juste avant sur l'autre topic !
Je ne suis pas d'accord avec toi sur ce qui est de la spiritualité, en tous cas dans la VF, l'exemple que je cite (Procyon ep 42) est pour moi typiquement une expression de spiritualité (dans le sens "recherche de sens", "expérience spirituelle" qu'est la recherche de Dieu). Je trouve que la spiritualité est très présente en tant que pratiques, dans Goldo : la "retraite" dans la nature pour méditer, la musique à travers la guitare comme aide à la gestion des émotions, la contemplation des paysages, la réflexion chez les personnages, leur engagement... Tout ceci (non exhaustif et qui me rappelle les pratiques scoutes) relève pour moi de la spiritualité. Nous n'avons peut-être pas la même définition de ce terme ?
EDIT : l'auteur italien Pellitteri voit bien dans le DA des allégories que les auteurs n'ont jamais confirmé à ma connaissance (par ex. Actarus et Goldo allégorie des Américains et forces de Véga allégorie des communistes) ! Perso je n'adhère pas à ces allégories, par contre j'adhère à d'autres.
Comment savoir si les auteurs ont eu ou n'ont pas eu l'intention d'exprimer telle ou telle chose que nous interprétons ?Lasernium66 a écrit :Ce que j'ai voulu dire, c'est simplement qu'il ne faut pas voir dans la série (le DA) des choses (des symboles, des allégories ou des significations cachées) qui ne s'y trouvent pas et que les auteurs n'ont pas eu l'intention d'exprimer. La série relève d'un genre bien précis, qui est la science-fiction (avec tout ce qu'elle comporte de technologie futuriste et "extraordinaire") et ne fait à aucun moment intervenir des notions de fantastique (j'aime beaucoup le fantastique aussi, mais il n'a pas sa place ici), de mysticisme ou de spiritualité (ça, par contre, je n'aime pas du tout, mais ce n'est que mon humble goût personnel)
Je ne suis pas d'accord avec toi sur ce qui est de la spiritualité, en tous cas dans la VF, l'exemple que je cite (Procyon ep 42) est pour moi typiquement une expression de spiritualité (dans le sens "recherche de sens", "expérience spirituelle" qu'est la recherche de Dieu). Je trouve que la spiritualité est très présente en tant que pratiques, dans Goldo : la "retraite" dans la nature pour méditer, la musique à travers la guitare comme aide à la gestion des émotions, la contemplation des paysages, la réflexion chez les personnages, leur engagement... Tout ceci (non exhaustif et qui me rappelle les pratiques scoutes) relève pour moi de la spiritualité. Nous n'avons peut-être pas la même définition de ce terme ?
EDIT : l'auteur italien Pellitteri voit bien dans le DA des allégories que les auteurs n'ont jamais confirmé à ma connaissance (par ex. Actarus et Goldo allégorie des Américains et forces de Véga allégorie des communistes) ! Perso je n'adhère pas à ces allégories, par contre j'adhère à d'autres.
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Re: La dimension sensible de Goldorak
À vrai dire, je n'emploie jamais le mot "spiritualité", un mot dont je me méfie beaucoup en ce sens qu'il a vite tendance à dériver vers des croyances (qu'elles soient religieuses, New Age ou autres, du genre "anges gardiens", "énergie vibratoire", "forces de l'esprit", etc.) auxquelles je n'adhère pas. Ma référence, c'est l'Humanisme, hérité de la Renaissance et de la Philosophie des Lumières (tu devines donc aisément que la recherche de Dieu est une notion qui m'est totalement étrangère), mais tout cela nous éloigne de Goldorak.
Personnellement, si j'aime tant Goldorak, ce n'est pas pour les valeurs (réelles ou supposées) ou pour le contenu pédagogique (auquel je ne crois pas trop) que cette série véhicule, mais avant tout pour le souvenir éblouissant qu'elle représente pour moi, le souvenir d'une œuvre belle, riche et prenante qui a enchanté ma préadolescence et dont j'ai appris ultérieurement à apprécier les qualités avec un regard plus adulte.
Pour ce qui est des intentions réelles des auteurs, il y aura toujours, bien sûr, une part de mystère : qui sait ? peut-être que pour Go Nagai, Vénusia est la transposition d'une jolie voisine dont il était amoureux fou, ou Minas la caricature de sa belle-mère qui était une horrible mégère ? Je le répète, chacun peut y voir ce qu'il a envie d'y voir, mais l'important est de garder en mémoire qu'il ne s'agira jamais que d'interprétations personnelles et subjectives et non d'une lecture littérale de l'œuvre.
PS : l'interprétation ne me dérange pas à partir du moment où elle est assumée et reconnue comme telle. Dans une fanfic, par exemple, comme toi-même tu l'as fait, l'auteur a parfaitement le droit d'introduire ce qu'il veut parce qu'une fanfic est une appropriation, un recréation de l'œuvre originale. Là où ça devient plus gênant, c'est lorsque l'interprétation s'applique à une "analyse" de la série.
Je ne prétends évidemment pas détenir la réponse à cette question, mais il faut se souvenir que Goldorak est avant tout une série animée destinée à plaire à un public de jeunes. Même si certains thèmes apparaissent de façon évidente (sans doute amenés par l'histoire japonaise et par le contexte de l'époque) : l'horreur de la guerre, l'amour de la nature, la peur du nucléaire, les ingrédients de base demeurent assez "classiques" (l'héroïsme, le courage, le désir de justice et de paix) et tu peux les retrouver dans énormément d'autres productions pour les jeunes.Comment savoir si les auteurs ont eu ou n'ont pas eu l'intention d'exprimer telle ou telle chose que nous interprétons ?
Personnellement, si j'aime tant Goldorak, ce n'est pas pour les valeurs (réelles ou supposées) ou pour le contenu pédagogique (auquel je ne crois pas trop) que cette série véhicule, mais avant tout pour le souvenir éblouissant qu'elle représente pour moi, le souvenir d'une œuvre belle, riche et prenante qui a enchanté ma préadolescence et dont j'ai appris ultérieurement à apprécier les qualités avec un regard plus adulte.
Pour ce qui est des intentions réelles des auteurs, il y aura toujours, bien sûr, une part de mystère : qui sait ? peut-être que pour Go Nagai, Vénusia est la transposition d'une jolie voisine dont il était amoureux fou, ou Minas la caricature de sa belle-mère qui était une horrible mégère ? Je le répète, chacun peut y voir ce qu'il a envie d'y voir, mais l'important est de garder en mémoire qu'il ne s'agira jamais que d'interprétations personnelles et subjectives et non d'une lecture littérale de l'œuvre.
PS : l'interprétation ne me dérange pas à partir du moment où elle est assumée et reconnue comme telle. Dans une fanfic, par exemple, comme toi-même tu l'as fait, l'auteur a parfaitement le droit d'introduire ce qu'il veut parce qu'une fanfic est une appropriation, un recréation de l'œuvre originale. Là où ça devient plus gênant, c'est lorsque l'interprétation s'applique à une "analyse" de la série.
- Gurendaizä
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Re: La dimension sensible de Goldorak
Je reposte donc mes images ici :
Cette scène m'a souvent interpellée :
Golgoth 17 (enfin ce qu'il en reste) envoie sa lance en direction de Goldorak :


Le robot la reçoit sur le bras :

Il se tient le bras pendant quelques secondes à l'endroit de l'impact :


Autre chose : pourquoi "Antirak 23" fait comme s'il essayait de le noyer ? Normalement un robot n'est pas censé pouvoir respirer, alors pourquoi ferait-il cela? Bizarre tout de même, vous ne trouvez pas les amis ?



Comme je l'ai indiqué à la fin de l'autre topic, je ne m'interroge pas sur les "bulles" aperçues sur la dernière image ou l'étanchéité du robot, mais plutôt le fait de la nécessité de vouloir "noyer" un robot, comme un être vivant...
Donc, le robot peut-il "ressentir" certaines choses quand il se trouve en situation de combat ? Je reconnais que lorsque je le vois évoluer, j'ai l'impression qu'il est "presque vivant" quand il est en mode robot surtout, j'ai du mal à m'imaginer qu'il ne serait qu'une machine comme les autres...

Cette scène m'a souvent interpellée :
Golgoth 17 (enfin ce qu'il en reste) envoie sa lance en direction de Goldorak :


Le robot la reçoit sur le bras :

Il se tient le bras pendant quelques secondes à l'endroit de l'impact :


Autre chose : pourquoi "Antirak 23" fait comme s'il essayait de le noyer ? Normalement un robot n'est pas censé pouvoir respirer, alors pourquoi ferait-il cela? Bizarre tout de même, vous ne trouvez pas les amis ?


Comme je l'ai indiqué à la fin de l'autre topic, je ne m'interroge pas sur les "bulles" aperçues sur la dernière image ou l'étanchéité du robot, mais plutôt le fait de la nécessité de vouloir "noyer" un robot, comme un être vivant...
Donc, le robot peut-il "ressentir" certaines choses quand il se trouve en situation de combat ? Je reconnais que lorsque je le vois évoluer, j'ai l'impression qu'il est "presque vivant" quand il est en mode robot surtout, j'ai du mal à m'imaginer qu'il ne serait qu'une machine comme les autres...

グレンダイザー
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Re: La dimension sensible de Goldorak
On pourrait supposer (ce n'est évidemment qu'une hypothèse, moi aussi je peux me laisser aller à des interprétations personnellesComme je l'ai indiqué à la fin de l'autre topic, je ne m'interroge pas sur les "bulles" aperçues sur la dernière image ou l'étanchéité du robot, mais plutôt le fait de la nécessité de vouloir "noyer" un robot, comme un être vivant...
Et puis, en particulier dans la science-fiction, certaines petites "tricheries" et entorses au réalisme sont parfois nécessaires pour séduire le spectateur. La plus courante d'entre elles, que tu retrouves dans presque toutes les œuvres de SF, y compris Goldorak, c'est les bruits dans l'espace (alors qu'en réalité, dans l'espace, aucun son ne peut se propager et il y règne le silence absolu). Essayons d'imaginer Star Wars, Star Trek ou Galactica sans le bruit des tirs de lasers, des explosions et des réacteurs des vaisseaux : ce serait sinistre et soporifique (Stanley Kubrick l'a fait, dans 2001 l'odyssée de l'espace, un film de SF plus adulte : beaucoup de spectateurs n'ont pas apprécié)
Re: La dimension sensible de Goldorak
Justement, ma référence étant aussi l'Humanisme hérité des Lumières (et qui vient d'Italie), je considère que la spiritualité telle que je la conçois en fait pleinement partie. Je la distingue bien du registre ésotérique dont tu parles. En revanche, en abordant des questions telles que la force de l'esprit ou l'énergie vibratoire, on reste pour moi, dans ma conception (abordée dans mes 2 fictions), dans le registre de la science et de la recherche scientifique (neurosciences et physique entre autres). Nous sommes tous des êtres vibratoires dans un environnement vibratoire (ondes), ça n'est plus à démontrer, donc il ne s'agit pas de croyances ni de pratiques ésotériques ou sectaires. Les 2 médaillons d'Euphor dans la série, sont un clin d'œil il me semble.Lasernium66 a écrit :À vrai dire, je n'emploie jamais le mot "spiritualité", un mot dont je me méfie beaucoup en ce sens qu'il a vite tendance à dériver vers des croyances (qu'elles soient religieuses, New Age ou autres, du genre "anges gardiens", "énergie vibratoire", "forces de l'esprit", etc.) auxquelles je n'adhère pas. Ma référence, c'est l'Humanisme, hérité de la Renaissance et de la Philosophie des Lumières (tu devines donc aisément que la recherche de Dieu est une notion qui m'est totalement étrangère), mais tout cela nous éloigne de Goldorak
J'en profite pour dire que pour moi ce médaillon n'a aucun rapport avec le robot ni avec la métamorphose, puisque dans l'épisode 24, Actarus le jette sur Sogrady et ne le récupère qu'après sa sortie avec Goldo.
D'accord mais alors qu'est-ce qui, dans la série, t'invite à la considérer comme riche et prenante ? Ces 2 termes renvoient à de l'émotion qui dépasse largement je pense la seule appréciation de beaux combats de robots ! Qu'est-ce qui produit, au final, l'enchantement dont tu parles ?Lasernium66 a écrit :Personnellement, si j'aime tant Goldorak, ce n'est pas pour les valeurs (réelles ou supposées) ou pour le contenu pédagogique (auquel je ne crois pas trop) que cette série véhicule, mais avant tout pour le souvenir éblouissant qu'elle représente pour moi, le souvenir d'une œuvre belle, riche et prenante qui a enchanté ma préadolescence et dont j'ai appris ultérieurement à apprécier les qualités avec un regard plus adulte
Bien d'accord, c'est pourquoi je prends certaines parties de l'ouvrage de Pellitteri avec prudence, même quand il ne s'agit que de géopolitique.Lasernium66 a écrit :Là où ça devient plus gênant, c'est lorsque l'interprétation s'applique à une "analyse" de la série
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Re: La dimension sensible de Goldorak
Pas de soucis Lasernium en ce qui me concerne !Désolé si mes propos ont peut-être pu paraître désagréables, mais les rationalistes et les cartésiens dont je suis, ces empêcheurs de rêver en rond, peuvent parfois être des emmerdeurs finis !Mais j'assume...
Au fait, cela me fait penser que je ne sais plus trop comment je considérais le robot autrefois, s'il était tel que je le vois aujourd'hui ou s'il n'était qu'une "simple" machine animée seulement par Actarus...
Mais je reconnais que la lecture du roman de Mark Nagoyashi les "aventures de Goldorak" m'a sans doute influencée là dessus, même s'il est très librement adapté de la série animée...
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Re: La dimension sensible de Goldorak
Je ne crois pas que ce soit ici le lieu de débattre des "Lumières" qui n'en étaient pas, ni de "l'Humanisme" qui a sérieusement désacralisé l'humain, mais je pense devoir préciser que dans Goldorak, on prie (ce qui n'empêche nullement de penser, bien au contraire
) et que je pense que cette série a eu une grande influence morale sur moi.
Re: La dimension sensible de Goldorak
Je te rejoins, pour l'influence morale (pour les "Lumières" passons, je vois un peu ce que tu veux dire). Et j'ai envie d'ajouter : dans Goldo on honore aussi la mémoire des ancêtres (cf Rigel à plusieurs reprises), on respecte la nature sous toutes ses formes, un code de l'honneur... Spiritualité japonaise explicite.
- Lasernium66
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Re: La dimension sensible de Goldorak
Certes, mais ce sont des phénomènes purement mécaniques (dans le sens large du mot), dans lesquels les notions d’esprit, de pensée et de ressenti n’entrent pas en ligne de compte.Nous sommes tous des êtres vibratoires dans un environnement vibratoire (ondes), ça n'est plus à démontrer, donc il ne s'agit pas de croyances ni de pratiques ésotériques ou sectaires.
Pour ce qui est des médaillons (je pense que Christian a dû développer un argument similaire), je préfère les voir, sous l’angle de la SF, comme des outils d’identification hyper-sophistiqués, un peu, comme dans notre monde réel, dans le style de ces détecteurs qui permettent d’identifier une personne d’après sa rétine ou ses empreintes digitales, voire son ADN. Là encore, pour moi, pas besoin d’explication « spiritualiste » pour les expliquer.Les 2 médaillons d'Euphor dans la série, sont un clin d'œil il me semble.
Ce qui me séduit et m’enchante dans Goldorak (formulé avec les mots de l’adulte, bien sûr), ce sont ses multiples qualités intrinsèques :D'accord mais alors qu'est-ce qui, dans la série, t'invite à la considérer comme riche et prenante ? Ces 2 termes renvoient à de l'émotion qui dépasse largement je pense la seule appréciation de beaux combats de robots ! Qu'est-ce qui produit, au final, l'enchantement dont tu parles ?
La qualité des scénarii : la plupart des épisodes présentent un scénario bien élaboré, riche en péripéties et en rebondissements, avec une progression dramatique bien amenée. De plus, chaque épisode a son « identité » propre, les redites sont relativement rares (on ne peut pas en dire autant de Mazinger, par exemple)
Les qualités narratives : les épisodes sont généralement bien équilibrés entre les scènes de dialogues, les scènes d’action, les moments d’émotion ou les pauses comiques. L’ensemble est à la fois fourni et cohérent : il y a assez peu de temps morts et très peu de ruptures de ton (là aussi, il n’y a pas photo avec Mazinger).
La conception des personnages : un des grands points forts de la série. Chaque personnage a un caractère, une psychologie et des motivations qui lui sont propres. Rien ne m’emmerde autant que les personnages interchangeables et dans Goldorak, ce n’est vraiment pas le cas. Du côté de Véga, en particulier, je les trouve particulièrement réussis (y compris cette extraordinaire galerie de personnages épisodiques d’une richesse et d’une diversité admirables).
Les qualités esthétiques : globalement, je trouve ce dessin animé infiniment agréable à l’œil (les décors, en particulier, sont souvent de toute beauté). Je me souviens avoir été ébahi, en 1978, lorsque j’ai découvert la série : quel changement par rapport aux traditionnels dessins animés US ou européens, où tout est souvent en à-plats et en couleurs criardes !
Le côté évolutif de la série : l’ensemble forme une véritable saga, qui évolue au fil des épisodes, mais sans toutefois perdre son identité. Une série où les épisodes pourraient être regardés dans n’importe quel ordre n’aurait pas le même attrait. À l’inverse, une série où les derniers épisodes n’auraient plus rien de commun avec les premiers serait désagréablement déroutante. Entre ces deux extrêmes, Goldorak a trouvé le (presque !) parfait équilibre (je dis « presque » à cause de la 3e saison, que je trouve un peu trop figée et routinière).
Je pourrais ajouter encore pas mal d’autres critères qui me font aimer Goldorak (la qualité de la VF, les musiques de fond que je trouve sublimes, la recherche graphique dans la conception des robots et vaisseaux, etc, etc.). Mais si je devais n’en retenir qu’un seul, le plus important, je dirais tout simplement que c’est l’IMAGINAIRE qui se dégage de la série qui a su me toucher et m’enchanter.
Au risque de décevoir, je ne considère pas la série Goldorak (que j’adore, je le répète, sans quoi je ne me serais pas cassé le c… pendant six mois pour lui consacrer un site internet) comme un manifeste chargé de symboles et porteur d’un message existentiel, mais simplement comme une fiction de grande qualité qui a pleinement atteint son but : celui de me faire rêver !
Re: La dimension sensible de Goldorak
Merci pour ce développement
Mais où as-tu vu qui que ce soit ici parler d'un "manifeste chargé de symboles et de messages existentiels" ?
Je peux difficilement nier, me concernant, la présence de quelques messages, à la jeunesse en l'occurrence, puisque je lis des choses là dessus depuis des mois à droite et à gauche. J'ai proposé ce sujet dans Wikirak, que d'autres comme toi sont libres de critiquer et je l'enlèverai si pas de consensus.
Médaillons : je trouve très risquée et compliquée votre approche à Chris et toi puisque c'est de l'interprétation pure qui n'a aucun fondement, à mon sens, dans la série (on n'y observe rien qui fait penser à un outil hyper-sophistiqué ou alors me dire où). En revanche, la considération toute simple qu'il s'agit d'un alliage de pierre chargées d'une énergie vibratoire (c'est de la physique), qui possède des vertus particulières utiles à l'organisme et à l'esprit (cf lithothérapie qui est juste une médecine non conventionnelle chez nous comme l'est la médecine chinoise qui s'appuie sur des savoirs et savoir-faire millénaires), me semble bien plus simple et réaliste, en phase avec la série qui évoque régulièrement les traditions et la science. Et ça ne fait appel à aucune symbolique, ni pouvoir surnaturel ni autre fantasme.
Mais où as-tu vu qui que ce soit ici parler d'un "manifeste chargé de symboles et de messages existentiels" ?
Médaillons : je trouve très risquée et compliquée votre approche à Chris et toi puisque c'est de l'interprétation pure qui n'a aucun fondement, à mon sens, dans la série (on n'y observe rien qui fait penser à un outil hyper-sophistiqué ou alors me dire où). En revanche, la considération toute simple qu'il s'agit d'un alliage de pierre chargées d'une énergie vibratoire (c'est de la physique), qui possède des vertus particulières utiles à l'organisme et à l'esprit (cf lithothérapie qui est juste une médecine non conventionnelle chez nous comme l'est la médecine chinoise qui s'appuie sur des savoirs et savoir-faire millénaires), me semble bien plus simple et réaliste, en phase avec la série qui évoque régulièrement les traditions et la science. Et ça ne fait appel à aucune symbolique, ni pouvoir surnaturel ni autre fantasme.
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Re: La dimension sensible de Goldorak
Il y a pas mal d'éléments purement physiques qui ont une influence sur la pensée...
Que ce soient des vibrations, ou le dernier repas...
Que ce soient des vibrations, ou le dernier repas...
- Gurendaizä
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Re: La dimension sensible de Goldorak
Par contre le médaillon "réagit" lorsqu'on l'approche de Goldorak (épisode 49, également évoqué dans l'épisode 58 quand Phénicia se rend compte que "le Goldorak" qu'elle a en face d'elle est un faux) est il fabriqué dans le même alliage que celui du robot ?
A propos du robot, Biniou, comme tu avais compris ma réflexion par rapport à la "noyade" (
) penses-tu qu'il soit uniquement une "simple" machine pilotée comme un véhicule ou peut-il avoir, dans une certaine mesure, certes, de la "sensibilité" ?

A propos du robot, Biniou, comme tu avais compris ma réflexion par rapport à la "noyade" (

グレンダイザー


