Sayaka a écrit : ↑mar. oct. 15, 2024 21:24 pm
J’ai parcouru un peu le topic, et c’est vraiment intéressant de voir comment chacun ressent les personnages de Goldorak.
Pour Koji / Alcor, il a été mon personnage favori depuis le début.
J’ai vu Goldorak lors de sa première difusión, en 1978, j’avais 6 ans, et j’ai aussi vu bon nombre des redif des épisodes. Je ne me souviens pas des dates, telle ou telle année, non, ce dont je me rappelle, ces sont les sensations et les sentiments que ce DA m’a fait éprouver.
J’ai tout de suite adoré Alcor, peut être parce que j’étais un peu “garçon manqué”, en tout cas, je m’identifiais beaucoup plus à lui plutôt qu’au héros, Actarus. La VF y est pour beaucoup, mais personellement, je voyait Actarus comme un adulte, ayant l’âge de mon père. Et son caractère tourmenté ne m'attirait pas trop.
Mais Alcor, alors là c’était le grand amour: intrépide, impulsif, courageux, irréflechi, mais tellement attachant ! Je pensait qu’il était bien plus courageux qu’Actarus, parce qu’il partait à l’assaut des golgoths à bord de sa soucoupe ridicule, et dans ma petite tête de gamine, j’étais sûre qu’il savait qu’il ne pourrait pas vaincre, mais il y allait quand même, et je trouvais ça très chouette.
L’épisode 25 m’avait énormément marqué, pas seulement pour la tragédie que vivent Aphélie et Actarus, mais parce qu’Alcor avait voulu prendre Goldorak et ce dernier ne pouvait être piloté que par Actarus. J’ai pensé à ce moment là, “si Alcor avait lui aussi un super robot comme Goldorak, il serait aussi fort qu’Actarus”.
Ce sentiment est resté tout au long de la série.
Dans les années 90, je n’ai rien vu ni su des séries animées de mon enfance, puis au debut des années 2000, une vague de nostalgie m’a submergé, et je me suis tournée vers mes souvenirs d’enfance. Goldorak est le nom qui a ressurgi tout de suite, et grâce au boum d’internet à ce moment, j’ai commencé à faire des recherches, et c’est la que j’ai découvert Mazinger Z, et Oh surprise, le pilote de Mazinger z, Koji Kabuto, était l’Alcor de mon enfance.
C’est tout naturellement que j’ai donc cherché a en savoir le plus posible, et j’ai eu la chance de pouvoir trouver les mangas Mazinger Z, édités en espagnol (Nagai et Ota), on avait même commencé, avec Ryoma, à les traduires en français. J'ai donc découvert l'impact de Mazinger sur les enfants espagnols des années 70/80.
Avec un regard d’adulte, et de jeune maman, j'ai redécouvert Koji Kabuto, moins sympathique dans la série que dans le manga, mais qui confirmait bien le souvenir que j'en avais: impulsif, sale gosse, impertinent, pretentieux, mais tellement attachant, avec un coeur grand comme ça, un jeune garçon auquel il est facile de s'identifier pour des enfants.
En ce qui concerne les sentiments de Koji dans Goldorak, notamment pour Vénusia, petite, j'ai détesté cet épisode oú il dit en être amoureux. Pour moi, cette phrase n'avait aucun sens, ça venait comme un cheveu sur la soupe. Rien, dans les épisodes précedents, ne laissait sous entendre qu'il pouvait avoir ce genre de sentiments pour elle. Je pensais qu'il était malade, triste, et qu'il se trompait et confondait amour et amitié.
L'arrivée de Phénicia m'a beaucoup plut, et là, oui, j'étais persuadée qu'ils étaient amoureux l'un de l'autre. La VF donne bien cette impression, je trouve.
Quand j'ai enfin vu la VO, j'ai compris que, aussi bien pour Vénusia que pour Phénicia, les sentiments de Koji n'étaient pas aussi affirmés qu'en VF, il y a beaucoup plus de nuances.
Et c'est pour ça aussi que dans la BD Goldorak, si j'aime bien le scénario, le couple Vénusia / Alcor m'a fait bondir, et je n'aime pas du tout !