Actarus est en état de méditation en mode apéro, la vie est cool. D’accord il n’a plus sa blessure mais Véga n’est pas vaincu, Horos et Minos sont toujours là, mais tout va bien. Gerdha pense que c'est pour lui le moment d'envisager un avenir avec Vénusia…
Pourtant elle ne fait pas la tronche des beaux jours, son petit bateau part au fil de l’eau comme les amours défuntes. Elle sait à ce moment qu’elle ne sera pas du voyage de retour le jour ou il aura lieu. Il parait que ce bateau est un symbole de deuil, de passage vers la mort.
Au sujet du fait que, comme ses fourmis marchent en une file indienne ordonnée, Actarus a finalement réussit à mettre de l’ordre dans tous ses soucis et problèmes de sa vie personnelle, laquelle va maintenant dans une certaine direction, sans plus d’obstacles ; il est jeune, en pleine santé et…oui, maintenant il peut faire un plan pour son futur avec Vénusia. L’ombre de la mort a disparu, et, même si la guerre n’est pas encore terminée et qu’il peut être tué lors d’une bataille, il sait que, s’il survit aux combats, il peut avoir un futur.
Et en plus, le visage de Vegalia lui revient en mémoire jusqu’à envahir son propre visage, lèvre contre lèvre. Comme Gerdha nous dit que chaque plan compte, je la prends aux mots.
Maintenant elle nous vante l’infirmière méritante. Actarus lui doit bien ça, vu le temps qu’elle lui a consacré. L'amour forcé par l'abnégation
La fille de la campagne versus la princesse : habituellement c’est ce que les fans de Goldorak pensent de l’épisode 72. Et bien, je ne suis pas d’accord. Le contraste entre les deux femmes n’est pas au sujet de leur rôle, mais cela concerne leurs personnalités. Une jeune femme généreuse contre une égoïste. Une jeune femme qui a passé des mois à côté d’un homme malade, essayant de lui fournir un support psychologique et de le réconforter, contre une autre qui ne lui demande même pas « Comment vas-tu ? » quand elle le rencontre à nouveau après huit mois. Une jeune femme, qui est prête à s’occuper de personnes d’une autre planète au nom de l’amour pour Actarus, contre une qui trahit son père et son propre peuple parce qu’elle veut que son prince charmant croit en elle.
A l’époque de notre désaccord qui l'a semble t-il poussé à écrire ce roman fleuve, Gerdha défendait l’idée que Vénusia s’effondrait, c’était en raison de la laideur des blessures de la Princesse. Je lui avais rappelé l’existence de Alisée, alors elle a changé son raisonnement. Si on peut appeler ça un raisonnement! A l'époque je n'avais pas de quoi faire des captures
Un peu plus tôt, elle nous explique que Actarus a sa vie devant lui, penard, mais maintenant elle pense qu’il était prêt à se sacrifier, elle parle d’un plan, lequel? elle parle de recrudescence de la guerre - Tout ça n’a pas beaucoup de sens.
Etant donné le contexte de la situation, je pense que la souffrance de Vénusia est surtout de la pitié pour la princesse de Véga et Actarus : elle est aux portes de la mort et il commence clairement à surmonter son sentiment de culpabilité.
Une terrible tragédie se passe devant les yeux de Vénusia: elle a compris que Actarus aurait été capable de se sacrifier lui-même, afin de sauver des millions de personnes dans l’univers, et maintenant il fait face à l’échec de son plan et à la possible conséquence : la recrudescence de la guerre. Vénusia le connait si bien, elle a conscience de son sentiment de culpabilité pour la mort de tous les innocents qui est la seule chose qui peut détruire l’esprit d’Actarus : elle a déjà assisté à cela dans l’épisode 25 ce que ce sentiment peut lui infliger


Comment expliquer qu’une fille intelligente et sensible puisse à se point s’aveugler? Comment croire qu’il faille 3 ou 4 pages d'exégèse pour imposer un idée. Ca me fait penser à ceux qui s’engagent dans les mouvements extrémistes. Quand ils sont allés trop loin, trop longtemps et ils ne peuvent plus faire marche arrière car faire le deuil de leurs idéaux serait une trop forte remise en question de leur choix.
A part ça, quand elle écrit :
Dans plusieurs discussions sur le forum français, et dans le TTOTC, j’ai développé en détail ma conception basée sur le fait que – suivant la poésie de Go Nagai, qui explore principalement le côté sombre de l’âme humaine – le sens profond de cette histoire de Goldorak est le voyage personnel de Actarus pour surmonter sa culpabilité envers la destruction de sa planète, dont il se sent responsable.
je suis d’accord.