Je crois bien que les États-Unis n'ont pas du tout la même définition du "mâle dominant", d'où leurs "héros" stéréotypés.
Le leur, si jamais il protège (super-héros) n'a jamais un tempérament de protecteur (dans ses moindres actes) non plus. Et les protestants ne représentent quasiment jamais le Christ sur la Croix...
Mais même pour eux, Actarus ne saurait être considéré comme un anti-héros! Même si un Actarus vivant aux États-Unis serait rapidement réduit à une image d'anti-héros — mais pas dans le dessin animé.
Et même un Anglais comme Andrew Davies, qui a si bien saisi la langue et les inspirations artistiques de Jane Austen (Pride and Prejudice BBC 1995, désolée de radoter), est passé à côté (Emma, A&I 1996) du caractère de Mr Knightley, que Jane Austen a courageusement conçu, l'ouvrage (Emma) lui ayant été commandé par le Prince Régent, pour décrire à quoi peut ressembler selon elle, un bon gouvernant — c'est à dire, pas du tout audit Prince Régent.
Il peut être aussi utile de rappeler la définition catholique de l'héroïsme, ou plutôt de "l'héroïcité dans les vertus" (l'une des étapes du procès en canonisation, d'ailleurs) : il s'agit de cultiver ses vertus et de lutter contre ses défauts, jusqu'à l'héroïsme; ce qui implique de "se vaincre soi-même".
Pas grand chose à voir avec Superman... ni avec Saint Seya etc, d'ailleurs.
Mais on y est bien plus avec Actarus — ou, d'ailleurs, avec Chihiro.
Donc, oui, Actarus est un héros, "mais" je dirais, un "vrai héros", un être humain d'abord — Superman ne l'est guère, même si Chuck Norris ne ment pas en prétendant qu'ils ont fait une partie de bras de fer, et que le perdant devait porter son slip par-dessus sa combinaison...
Les filles, vous vous verriez en épouse de Superman? Les garçons, en copain de Superman? Pas moi. C'est un robot, même pas aussi évolué que Goldorak.
Alors qu'Actarus... Il est "life-like", et il est héroïque...