Version Gosaku Ôta 2

De Wikirak

Les publications de Gosaku Ōta sur Goldorak ont été réalisées en parallèle dans plusieurs magazines japonais (Bōken-ō et Otomodachi), entre octobre 1975 et mars 1977, période correspondant à la diffusion de la série animée. Ōta, un artiste collaborant souvent avec Gō Nagai (créateur original de la franchise), a adapté l'histoire en versions distinctes, avec des variations liées au public cible de chaque magazine.

Ces adaptations diffèrent de la version originale de Nagai (publiée dans Terebi Magazine) par un style de dessin plus expressif et gore, une narration plus dramatique, et des ajouts originaux comme des combats étendus ou des inspirations directes d'épisodes de l'anime.

Contexte Général

Otomodachi (おともだち, littéralement « Les amis »), une revue pour enfants publiée par Kodansha, avec un ton plus ludique et éducatif. Goldorak y a été adapté en manga court partiel (plusieurs petits chapitres/petites histoires) qui n’ont pas fait l’objet de compilation officielle en un volume tankōbon dédié uniquement à cette version. La version d'Otodomachi diffère de la publication dans Bōken-ō. Cette version est parfois désignée comme "Ōta 2" pour la distinguer de la "Ōta 1" de Bōken-ō. Les deux magazines ont donc publié des versions concurrentes de l'œuvre d'Ōta de manière simultanée (1975-1977), une pratique courante pour les adaptations manga d'animes populaires à l'époque. Bōken-ō (édité par Akita Shoten) est un mensuel shōnen orienté aventure et action, ciblant un public adolescent.

Différences

Scénario

Les deux versions suivent le récit principal : Actarus (Duke Fleed) fuyant la planète Euphor (Fleed) pour défendre la Terre contre les forces de Vega, avec des crossovers vers Mazinger Z et Great Mazinger. Cependant, elles varient en emphase et en détails.

Dans Bōken-ō, le scénario est plus élaboré et mature, avec un ton dramatique, des thèmes de sacrifice, et une fin surprenante (dénouement "détontant"). Il inclut des ajouts originaux comme des batailles prolongées contre des généraux comme Hydargos (Blaki) ou Minos (Gandal), et une destruction précoce de l'étoile Vega. La narration est riche, avec une profondeur psychologique (amnésie de Duke Fleed, alliances terrestres) et des éléments gore. La série est incomplète dans l'édition japonaise de 1976 (manque du quatrième volume prévu pour la conclusion, peut-être dû à des ventes insuffisantes).

Dans Otomodachi, le scénario est plus simplifié et axé sur le développement des personnages et des leçons morales, adapté à un public enfantin. Il met moins l'accent sur la violence et plus sur l'héroïsme et l'amitié. Des variations mineures existent dans la séquence des chapitres ou les emphases (par exemple, moins de focus sur les dilemmes moraux complexes).

Globalement, les scénarios ne divergent pas radicalement mais s'adaptent au magazine : plus d'action et de dilemme dans Bōken-ō, plus de simplicité et de concision dans Otomodachi. Des événements comme l'inclusion d'un chapitre crossover (inspiré de Goldorak, Getter Robo G, Great Mazinger: Kessen! Daikaiju) apparaissent comme extras dans la version Bōken-ō.

Format

Bōken-ō présente des chapitres mensuels plus longs et détaillés, adaptés à un format shōnen avec des planches expressives et dynamiques. Il y a eu des compilations en différents volumes tankōbon (éditions Akita Shoten en 1976, incomplète ; rééditions en 3-4 volumes par Futabasha en 1999 ou Asahi Sonorama en 1988).

Otomodachi présente des Chapitres plus courts et épisodiques, avec un format kodomo (simplifié, coloré). Il y a moins de pages par chapitre, ce qui est plus adapté aux jeunes lecteurs. Il n'y a de compilation dédiée en volumes séparés à l'origine.

Les deux formats sont en noir et blanc avec des éléments colorés occasionnels, mais Bōken-ō est plus volumineux en termes de contenu par issue.

Les publications de chapitres de Goldorak dans Otomodachi à l’époque de la sortie de la série originale ne sont pas devenues des tomes reliés comme ceux de Gosaku Ōta édités par Dynamic Visions/Black Box.