Le graphisme de GOLDORAK
Pour le graphisme du robot GOLDORAK (Grendizer en VO), l'expérience du mangaka lui permet de savoir que le sponsor de la série, comme d'habitude un fabricant de jouets, refusera une apparence aussi peu flamboyante que celle de Roboïser. Il travaillera pour cela avec son comparse de Dynamic, Ken Ishikawa.
Visuellement, GOLDORAK sera un mélange de Mazinger Z/Great MAzinger, God Mazinger, Raydeen (en bas) et Jeeg (au milieu). Les deux dessinateurs prendront le meilleur de chacun.
Du point de vue plastique, l'un des tous premiers dessins préparatoires montre une forte influence de Jeeg, un robot géant que l'auteur vient de publier et qui va bientôt être adapté en dessin animé (il débutera le même jour que Goldorak), avec quelques touches de Mazinger au niveau du visage et de la poitrine.
L’arme que nous connaîtrons comme le fulguro-poing vient des dessins préparatoires de ce qui aurait du être God Mazinger. Il est possible que la présence d’une arme toujours voyante quand elle est repliée sur l’avant-bras et multicolore vienne du concurrent Raydeen (en bas), déjà diffusé au moment où Go Nagai travaille sur ce projet.
Les lignes des jambes de Raydeen (en fait ses ailerons en mode vaisseau) seront reproduites dans un but purement esthétique sur GOLDORAK. Ce petit plagiat aurait pu passer inaperçu mais deviendra très frappant lorsque les codes-couleurs des Mazinger viendront l’habiller tout comme elles ont habillé Raydeen.
Au final, si la parenté avec les Mazinger est la plus évidente (faciès, poitrine & codes-couleurs), GOLDORAK est en fait un best of de plusieurs robots, dont un qui n’existait alors qu’à l’état d’ébauche.
Pour le Spacer, la transformation est aussi frappante. Tout d’abord, la soucoupe porteuse adopte elle aussi les codes-couleurs de type Mazinger, sans le noir toutefois.
L’assemblage des deux machines devient très réaliste, il ne tire son mécanisme que de la jonction et l’emboitage, ce qui sera très facile à reproduire pour l’industrie du jouet. En effet, dans UEDS, les arrimages et autolargues reposaient tous deux sur la malléabilité à froid du métal, concept irréaliste qui aurait compliqué la réalisation de figurines grand public permettant d’emboîter le robot dans sa soucoupe.


