GOLDORAK

Généralités
GOLDORAK est une machine de guerre extraterrestre très lourdement armée.
Son apparence est majestueuse, le robot est quasiment personnifiable : il possède une apparence humaine (tête avec yeux, tronc, membres, le tout parfaitement proportionné et articulé). Sa tête est ornée de 4 cornes qui rappellent vaguement les ornements d'un kabuto, casque du Samouraï. Elle donne une dimension particulière au robot (qu'on est tenté de qualifier de "quasi-sacrée"). Son poste de pilotage se situe dans la tête.
Il est stationné dans un lieu tenu secret du Centre de recherches spatiales. Il en sort, pour ses missions, par des routes souterraines ou son accès direct, eux aussi secrets.
La construction de GOLDORAK
Ses origines sont dévoilées dans l'épisode 2. Il a été construit par Véga dans un lieu indéterminé. Présenté comme le premier prototype et seul exemplaire d’une nouvelle génération de machine de guerre, il est censé surpasser tout ce qui existait auparavant et c'est donc à l'origine un engin destiné à faire le mal. Il est utilisé lors de l'assaut contre Euphor. Actarus, capturé peu après la bataille finale lors de la conquête de sa planète, l'a volé lors de son évasion et s'est enfui sur Terre après avoir détruit ses poursuivants.
Fonctionnement
GOLDORAK semble fonctionnement uniquement grâce à l'énergie photonique. Il est piloté de l'intérieur (1 seul pilote). Il semble que seul le prince d'Euphor puisse le piloter, pour des raisons inconnues dans la série. Dans le manga il arrive qu'Alcor le pilote mais dans la série un dispositif de protection empêche tout accès (par le sol) à l'appareil à tout autre qu'Actarus.
Il est composé d'un robot géant transporté dans une soucoupe dont il peut être éjecté pour combattre au sol, grâce à un système de largage activé par le pilote (et qui se trouve uniquement dans le poste de pilotage du robot).
Chaque partie possède son poste de pilotage ; un siège de commandes unique se déplace selon ce que le pilote souhaite faire, par un système de transfert. Le pilote peut activer les armes de la soucoupe à distance grâce aux commandes du siège, lorsqu'il est au sol dans le robot, et réciproquement il peut activer les armes (frontales et bras) du robot lorsqu'il pilote depuis la soucoupe. Ceci permet l'usage de l'armement complet de l'appareil, en toutes circonstances.
Pour que le pilote puisse larguer le robot hors de sa soucoupe, il doit effectuer un transfert de son siège du poste de pilotage "soucoupe" (où il a embarqué au Centre) au poste de pilotage "robot". Ce parcours s'effectue en 6 secondes et il est réalisable dans le sens inverse autant que de besoin. Les commandes "Transfert!" et "Autolargue!" sont devenues un rituel culte de la série et le double demi-tour que le siège effectue lors du transfert a fait couler beaucoup d'encre chez les fans !
Armement
Les deux parties Robot et Soucoupe possèdent chacune des armes.
Descriptif technique
Lorsque la série sort, il n'y a quasiment aucune donnée technique sur la machine qui, d'un épisode à l'autre, semble parfois bien petite et parfois démesurément grande. En effet, un coup la paume de sa main est juste assez grande pour contenir une poignée de personnes debout, un coup ses deux mains jointes peuvent accueillir un autocar et plusieurs voitures. Le comparer à des building lors de combats urbains d'un épisode à l'autre est également source de grandes variations de tailles.
Des art-books assez techniques parus dans les années 90 sur les plus populaires des robots géants ont décrétés les chiffres suivants que l'auteur, Go Nagai, n'a jamais contredits :
Le Robot
Dans la VO il est nommé "Dizer". Ce n'est qu'assemblé à sa soucoupe qu'il est appelé "Grendizer". Cette distinction n'est pas faite en VF.
Alliage : Gren (5000 fois plus résistant que l’acier). Ce terme semble avoir été inventé par des fans et, bien utile, a été conservé.
Taille : 30 m
Tour de cou : 7,5 m
Tour de poitrine : 21 m
Tour de bras : 7,2 m
Tour de jambes : 8,8 m
Longueur du tronc : 10,5 m
Longueur des jambes : 16,3 m
Taille des pieds : 5 m
Poids : 280 t
La soucoupe porteuse
Alliage : Gren
Longueur : 34 m
Longueur (combinée à Goldorak): 40 m
Poids : 150 t.
Poids (combinée à Goldorak) : 430 t
Vitesse (dans l'atmosphère) : Mach 9
Moteur : 150 fois plus puissant qu’un moteur atomique
Puissance développée : 1.800.000 CV
Carburant : energie photonique (écologique et inépuisable)
Vitesse maximale en course : 700 km/h
Hauteur maximale de saut : 350 m/1000 m selon les sources
Vitesse maximale en milieu marin : 35 Nœuds
Hauteur maximale de saut en milieu marin : 50 m
Cette soucoupe est équipée pour accueillir un passager (Alcor dans l'épisode 26, Phénicia dans l'épisode 74). Elle possède un système "d'aspiration" inspiré des phénomènes OVNIs.
La maintenance
Les épisodes 13 Par le fer et par le feu et 27 Vaincre ou périr montrent Actarus effectuant des réparations de l'appareil. L'épisode 13 montre une partie des "entrailles" du robot. L'épisode 53 La bête montre GOLDORAK en réparation dans l'atelier du Centre. Puisque l'on arrive à faire des pièces de rechange, il faut conclure que les métaux, bruts ou mêlés en alliage, avec lesquels la machine a été conçue se trouvent aussi sur Terre.
Différences avec la version originale
La version originale japonaise des origines de GOLDORAK est très différente et se contredit d'un épisode à l'autre.
Dans l'épisode 2, GOLDORAK est présenté comme construit sur une Euphor conquise, sous la direction de Véga, sans doute avec la participation de savants autochtones captifs ou collaborateurs, car de nombreuses technologies locales sont incorporées à la machine.
L'épisode 25 nous parle du "dernier espoir d'Euphor", ce qui ne contredit pas vraiment ce que nous savons mais qui peu laisser penser que la machine est une préexistante à la guerre.
Celà est confirmé par l'épisode 49, vraiment très mal scénarisé il faut le reconnaitre et qui fourmille de bien d'autres contradictions avec le reste des flashbacks. Là, on nous apprend que GOLDORAK était "le Dieu protecteur d'Euphor"
Cela laisse alors penser que GOLDORAK est une possession euphorienne depuis des temps anciens, ce qui est étrange pour une machine qui surclasse en efficacité plus des neuf dixièmes des engins modernes qui apparaitront dans le dessin animé. En effet, nous savons tous que la guerre fait formidablement progresser les technologies. Cela est donc en totale contradiction avec l'épisode 2 mais en accord avec le spot publicitaire l’annonçant, à la fin du premier, et qui affirme que "s'emparer de Grendizer était l'une des raisons principales de l'attaque".
Le problème de cette version originale, c'est que, une fois le synospis défini par Go Nagai, celui-ci ne s'implique plus dans le scénario au jour le jour du dessin animé et son déroulement va souvent s’éloigner ou se rapprocher, selon les équipes de réalisation, de l'histoire en bande dessinée. Les scénaristes de l'épisode 2 ont défini cette origine, commune aux deux planètes. Ceux des 25 et 49 ont tenté, alors qu'il était bien trop tard, de se rapprocher du manga où la machine quasi-divine est effectivement le dernier rempart défensif d'Euphor.
Pourquoi cette différence? Sans l'épisode 49, les deux versions de l'épisode 2 seraient convergentes car il n'y est pas dit dans notre VF quand Goldorak a été construit. Mais lorsque Michel Gatineau, l'adaptateur, a vu les incohérences de l'épisode 49 avec le 2, il a du trouver une raison pourquoi le tuteur de Phénicia reconnaissait Goldorak. Il l'a donc fait participer à l'attaque d'Euphor, ce qui donne toute raison au vieil homme de croire que c'est un ennemi qui pilote la machine.
Un bon compromis serait de dire que GOLDORAK a été au moins partiellement conçu bien avant la guerre et perfectionné lors de l'alliance Véghiens-Euphoriens antérieure à la guerre (une composante de cette alliance se lit dans la perspective du mariage arrangé entre Végalia et le prince d'Euphor, révélée dans l'épisode 72), celle-là même qui a trompé les souverains d'Euphor sur les intentions de Véga. Peut-être même que le but de cette alliance était de permettre à Véga d'intégrer à GOLDORAK les technologies d'Euphor. Pour rejoindre l'épisode 2 de la VO, on peut imaginer que la finalisation et du moins l'usage de l'armement de GOLDORAK ont eu lieu après un premier assaut sur Euphor.
Il est donc possible de voir GOLDORAK comme un appareil conçu par des ingénieurs tant véghiens qu'euphoriens, Actarus en faisant probablement partie puisqu'il maîtrise parfaitement l'appareil, ce qui ne serait pas le cas s'il ne l'avait découvert qu'au moment de fuir Euphor puisqu'il ne l'a a priori pas utilisé entre son arrivée sur Terre et l'épisode 1 de la série.
Il peut aussi être utile d'admettre que les souvenirs du prince étant très probablement confus suite à son traumatisme (par exemple, il ne sait pas vraiment quoi répondre à Aphélie dans l'épisode 25 quand elle lui reproche son comportement lors de l'assaut d'Euphor), les informations qu'il donne sur l'origine de GOLDORAK dans l'épisode 2 sont bien moins fiables que celles données par le précepteur de sa jeune sœur dans l'épisode 49.
En cohérence avec ce qu'Actarus exprime comme ressenti par rapport à son appareil, on peut considérer que GOLDORAK est un Dieu ou un Démon selon celui ou celle qui le pilote.

