Le camp de la lune noire

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L'écran titre japonais.

Intitulé en version originale ), soit « Au-delà d’une colère impardonnable » (Yurusarezaru ikari o koete / 許されざる怒りを越えて), il porte en version française le titre « Le Camp de la Lune Noire ».

Diffusé pour la première fois au Japon le 30 novembre 1975 sur Fuji TV, son taux d'audience fut de 25,4%[1]. Il a été programmé en France dans le cadre de la diffusion historique de la série sur Antenne 2 le 31 juillet 1978[2], dans l’émission Récré A2.

L’épisode 9 de UFO Robot Grendizer constitue l’un des chapitres les plus intenses et dramatiques du premier arc de la série.

Equipe de production

  • Scénario : Keisuke FUJIKAWA
  • Direction animation : Keisuke MORISHITA
  • Direction technique : Tsunekiyo OTANI
  • Direction artistique : Hidenobu SHIN

Résumé

Une mission de mort

Eurydie très bien accueillie au Ranch du Bouleau Blanc.

Minos et Hydargos reçoivent au Camp de la Lune Noire une nouvelle arrivante, Eurydie, originaire de la planète Concordia, envoyée en mission par la Division Ruine. Minos lui ordonne de se faire sauter avec Goldorak au moyen d'une kamikabombe et l'informe de l'existence d'un pacte de non-agression entre Concordia et le Grand Stratéguerre si et seulement si elle réussit sa mission de tuer le prince d'Euphor, en lui remettant un sabre en cadeau.

Sur Terre, au Centre spatial, la Lune rouge est détectée, ainsi que la Soucoupe Amirale. Alcor émet l'idée d'attaquer une fois les forces de Véga. Le professeur ne l'approuve pas. Actarus quant à lui, en a une autre, celle de ne pas détruire les "antiraks" pour pouvoir faire prisonniers leurs pilotes qui sont originaires de la Division Ruine, afin de les interroger.

Le lendemain, à bord de la soucoupe amirale, Eurydie se prépare à partir. Hydargos lance une escadrille de navettes attaquer une école. Alcor intervient à bord de son OVTerre, bientôt rejoint par Goldorak. A l'apparition du robot, Hydargos ordonne à Eurydie de décoller. La jeune femme hésite quelques secondes avant d'obéir. Le combat commence, mais seul Goldorak lance ses armes, son adversaire ne faisant que les esquiver. Au bout de quelques instants, l'antirak bondit sur Goldorak et le ceinture. Ce dernier tente sans succès de se dégager. Hydargos ordonne à Eurydie d'amorcer la kamikabombe de son antirak. Les deux robots sont entourés d'un halo rouge. Actarus active un dispositif pour annuler le processus d'autodestruction et un halo vert entoure à présent les deux adversaires. Il parvient à se dégager en s'autolarguant. Il repousse l'antirak au moyen du rétrolaser, qui s'écrase au sol. Après avoir réintégré sa soucoupe, Goldorak se pose. Actarus se rend compte que le pilote de l'antirak est une femme et qu'il ne pourra jamais l'obliger à parler. Celle-ci reprend connaissance et le menace avec son sabre. Alcor intervient et la jeune femme perd de nouveau connaissance. Hydargos se demande si Euridie ne les a pas trahis.

Le dilemme d'une âme

Eurydie tente d'accomplir sa mission.

Plus tard, dans une chambre de la maison du professeur Procyon, la jeune femme se réveille. Elle est entourée par Actarus et Alcor. Elle est effrayée mais les deux hommes tentent de la rassurer. Ils présentent la jeune femme au professeur. Eurydie supplie d'être tuée, Actarus lui répond en lui disant qu'il lui apprendrait à aimer la vie. Vénusia lui offre une robe. Elle est présentée ainsi vêtue, aux habitants du ranch ainsi qu'à Banta. Pendant ce temps, Hydargos et Minos s'interrogent sur la disparition d'Eurydie.

Au ranch, un diner dansant a lieu. Si tous nos amis sont en train de danser, Eurydie préfère rester assise. Elle observe Actarus et l'image du prince d'Euphor lui vient. Elle repense au pacte passé avec Véga. Elle quitte la salle. Actarus la suit. Elle rejoint son antirak où Hydargos l'appelle par radio. Après avoir hésité elle lui accuse réception. Elle lui dit avoir vu un homme qui ressemblait au prince qu'elle pourrait tuer facilement. Hydargos lui rappelle que le sort des habitants de son peuple est entre ses mains. Actarus la rejoint. Eurydie lui demande s'il est le pilote de Goldorak, Actarus lui répond par l'affirmative. Elle sort son sabre. Actarus lui propose de rester sur Terre. Elle brandit son arme mais la lâche au bout de quelques secondes. Elle étreint Actarus dans ses bras en lui demandant de la pardonner et qu'elle ne pouvait pas le tuer.

Actarus l'emmène dans une chambre qui lui a été prêtée dans la maison de son père adoptif et lui souhaite une bonne nuit. La jeune femme est toujours indécise sur son avenir, sachant qu'elle a d'un côté la vie de son peuple entre ses mains, l'autre côté la bonté d'Actarus qui l'a profondément touchée. Une nouvelle fois, ayant changé de tenue, elle quitte sa chambre avec son sabre. Elle se rend dans la chambre d'Actarus qui est endormi. Elle hésite quelques instants et lance son arme pour le tuer. Actarus l'évite in-extrémis. Eurydie demande de la pardonner et de la laisser partir.

Un destin tragique

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Elle rejoint son antirak, Actarus la poursuit mais ne peut empêcher qu'elle décolle. Peu après Goldorak décolle a son tour. Eurydie est repérée par Hydargos qui lui demande si elle a exécuté sa mission, elle lui répond par la négative. L'homme de Véga ordonne qu'elle soit supprimée. Goldorak tente de s'interposer mais un tir venant de la soucoupe Amirale atteint l'antirak. Euridie se remémore des bons moments passés au ranch. Goldorak ne peut empêcher que l'antirak s'écrase. Hydargos envoie des navettes contre Goldorak que ce dernier détruit aisément. La soucoupe Amirale quitte les lieux. Avant de pousser son dernier soupir, dans les bras d'Actarus, Eurydie lui demande de veiller sur Concordia. Le jeune homme le lui promet. Il fait le serment de veiller à ce que la paix règne sur la planète.

Particularités

Cet épisode se distingue par son ton dramatique et son focus sur un antagoniste humain (une femme pilote contrainte à devenir kamikaze pour sauver son peuple) ; l'épisode ne se résume pas à un simple combat avec un monstre mécanique, d'ailleurs absent. Il aborde frontalement des thèmes comme le sacrifice, la manipulation psychologique, le sentiment de culpabilité et l’horreur de la guerre. La scène d’attaque d’une école renforce le caractère impitoyable de Véga. L’animation des combats (agrippement, corps-à-corps) et l’atmosphère pesante marquent les esprits.

Dans les discussions de fans (forums, groupes spécialisés), cet épisode est souvent cité comme l’un des meilleurs des premiers arcs pour son intensité dramatique et l’introduction d’une antagoniste féminine complexe. Beaucoup soulignent la scène du corps-à-corps et la culpabilité d’Actarus. Il est considéré comme un tournant qui humanise le conflit et montre que tous les soldats de Véga ne sont pas des monstres sans âme. Certains le classent parmi les épisodes les plus « matures » des débuts de la série.

Cet épisode 9 transforme un simple affrontement en une tragédie personnelle qui marque durablement les spectateurs.

Textes de l'épisode (VF/VO)

  • C'est dans cet épisode qu'est expliquée la différence qui ne sera pas toujours respectée d'ailleurs, entre un golgoth, automatisé, et un antirak (ou plus tard antérak) qui est piloté, selon la version française. Actarus dit en effet : Il faudrait les faire prisonniers. Tous les pilotes d’antiraks sont des hommes de la trop célèbre Division Ruine. Tous ! Si on sait les interroger, ils peuvent révéler des secrets d’une importance vitale. / Oui, on le fera prisonnier. Les robots des Forces de Véga ont toujours un pilote. Notre prisonnier nous renseignera sur notre ennemi. Que les robots de Véga soient pilotés n'est pas confirmé par la suite et est même infirmé par le fait qu'Antérak 149 est devenu incontrôlable du fait d'un problème au niveau de ses circuits et que les chefs de Véga s'adressent aux robots par leur nom et non aux pilotes supposés de ces machines.

Notes