Traumatisme
Le passé traumatisant d'Actarus fait dans la série régulièrement l'objet de mises en scènes, par flashbacks d'images fixes ou mobiles ou encore par cauchemars. Actarus pourrait être une simple victime passive mais son destin le conduit à devoir dépasser ce stade et à devenir acteur de sa vie douloureuse (idem pour sa sœur Phénicia).
Selon l'universitaire Nathalie Ségeral, Goldorak fait échos à plusieurs égard aux récits autobiographiques et autofictionnels de survivants de génocides (Shoa, Rwanda, actes terroristes divers).
Elle dépeint Euphor et Actarus comme symboles multidirectionnels des traumatismes historiques de la seconde moitié du 20ème siècle.
Le contexte dans lequel a été créé Goldorak étant par ailleurs celui de la Guerre Froide et de la bombe atomique/holocauste nucléaire.
La série est arrivée en Occident à un moment charnière de la culture de la mémoire (avènement du Devoir de mémoire et de la Commémoration dans les années 60-70).
Le traumatisme génocidaire est abordé explicitement dans la série. Beaucoup de termes de la VF employés par les "méchants" sont des termes empruntés à la Solution Finale. Le récit que fait Aphélie dans l'épisode 25 Les amoureux d'Euphor présente des similitudes troublantes avec les récits de survivants de camps de concentration et des anciens résistants et avec ceux des victimes de régimes totalitaires.
La mission que se donne Actarus sur Terre est d'empêcher coût que coûte que ne se reproduise sur Terre le génocide qui a anéanti Euphor.
Dans l'épisode 25, Actarus est montré comme souffrant d'un syndrome de stress post-traumatique et d'un syndrome du survivant (très présents aussi dans les récits de victimes de génocides).
Tous ces éléments font de Goldorak, pour les chercheurs, une série véritablement avant-gardiste.
