L'écologie dans Goldorak
L’écologie dans Goldorak a été abordée dans plusieurs analyses académiques, livres et documentaires. Goldorak est souvent interprété comme une œuvre imprégnée de préoccupations environnementales, pacifistes et anti-nucléaires, en lien avec le contexte post-Hiroshima et les années 1970 au Japon (destruction de la planète Euphor, radiations, défense de la Terre comme écosystème contre l’exploitation destructive de Vega). Ces lectures se sont renforcées avec le temps, notamment en France où la série a eu un impact culturel majeur[1].
Travaux sur le sujet
Les travaux existants restent majoritairement académiques ou essayistiques (un ouvrage collectif phare, un livre de développement personnel) plutôt que des thèses de doctorat dédiées. Le documentaire Goldorak Go ! constitue l’apport audiovisuel le plus notable. L’intérêt pour ces angles continue via la nostalgie et les réinterprétations artistiques/culturelles.
Livres et ouvrages académiques
- Goldorak : L’aventure continue (Presses universitaires François-Rabelais, 2018), dirigé par Sarah Hatchuel et Marie Pruvost-Delaspre : Cet ouvrage collectif universitaire (premier du genre sur la série) analyse en profondeur le phénomène. Il inclut des chapitres spécifiques comme « Goldorak et le spectre du nucléaire » (Nathalie Ségeral) et des réflexions sur l’imaginaire concentrationnaire et écologique. Les auteurs soulignent que Goldorak est « une épopée écologiste qui touche au mythe », avec la protection de la Terre comme écosystème central, le traumatisme nucléaire omniprésent (champignons atomiques, planète ravagée) et une dimension pacifiste[2]. Goldorak et le spectre du nucléaire est un des thèmes centraux du livre[3].
- Agir et penser comme Goldorak : courageux, honorable, résilient, écolo, réservé et pacifique de Pascal Tozzi (Éditions de l’Opportun, vers 2022-2023). Ce livre de développement personnel s’inspire directement de la série pour promouvoir une « Goldorak attitude » incluant explicitement l’écologie. Tozzi, maître de conférences en science politique et fan de la génération Goldorak, propose 21 leçons pour appliquer au quotidien courage, résilience et engagement éco-responsable[4].
Documentaire
Goldorak Go ! (2023), réalisé par Josselin Mahot et Victor Chevet. Ce documentaire (diffusé sur Paramount+, M6, etc.) retrace l’histoire de la série, son succès en France, son impact générationnel et ses thématiques. Il est présenté comme portrait d’un « héros écolo et pacifiste des temps modernes », soulignant la défense de la planète et la sauvegarde du genre humain. Il intègre témoignages et analyses sur ces aspects. D’autres documentaires ou reportages plus généraux sur Goldorak mentionnent indirectement ces dimensions[5] (ex. : nostalgie, influence culturelle, relectures artistiques « écolos » comme Greendizer par Greg Guillemin).
Synthèse
Goldorak n’est pas une série « militante écologiste » au sens moderne et politique du terme, mais elle est riche d’un sous-texte puissant : défense de la Terre contre une puissance exploiteuse et destructrice, trauma nucléaire (post-Hiroshima), nostalgie d’un paradis perdu (Euphor), et appel à la responsabilité collective (« l’avenir du genre humain dans tes mains »). Ces éléments résonnent particulièrement aujourd’hui avec les crises environnementales. En France, où la série a eu un succès bien plus fort qu’au Japon, ces lectures ont été amplifiées par les adaptations VF et les relectures générationnelles (fans devenus universitaires ou auteurs).
Notes
- ↑ https://www.lepoint.fr/pop-culture/goldorak-est-une-epopee-ecologiste-qui-touche-au-mythe-03-07-2018-2232626_2920.php
- ↑ https://books.openedition.org/pufr/32025
- ↑ https://books.openedition.org/pufr/32170
- ↑ https://www.mollat.com/livres/2676602/pascal-tozzi-agir-et-penser-comme-goldorak-courageux-honorable-resilient-ecolo-reserve-et-pacifique
- ↑ https://www.radiofrance.fr/franceinter/goldorak-quand-les-artistes-se-souviennent-du-heros-de-leur-enfance-qui-voulait-sauver-le-genre-humain-1809268
