« La révérence de la série » : différence entre les versions
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La Tôei, elle, payée à la minute, n'a pas beaucoup souffert mais comme son produit final fut une mauvaise affaire pour le fabriquant de jouets, cela a dû lui être reproché et mettre à mal sa fierté et peut-être de futurs contrats. | La Tôei, elle, payée à la minute, n'a pas beaucoup souffert mais comme son produit final fut une mauvaise affaire pour le fabriquant de jouets, cela a dû lui être reproché et mettre à mal sa fierté et peut-être de futurs contrats. | ||
Les petites vexations entre Dynamic et Tôei Animation datant de l'arrêt de Mazinger Z et de la création de UEDS étant encore toutes fraiches, | Les petites vexations entre Dynamic et Tôei Animation datant de l'arrêt de Mazinger Z et de la création de UEDS étant encore toutes fraiches, les relations se tendent. | ||
Le premier coup est porté dès 1976, alors que Goldorak n'en est qu'à son premier tiers. Gô Nagai n'est crédité par la Tôei pour sa participation que pour les quatre premiers épisodes de la série Gaiking, qui débute en avril. Au delà, son nom passe à la trappe. La déception de Goldorak aurait-elle écornée l'image du mangaka auprès du studio? Est-ce une vengeance? C'est bien possible au vu de [[L'échec commercial au Japon]] dont ni l'un, ni l'autre, ne sont pourtant responsables et qui de plus n'est même pas vraiment un échec. | |||
Go Nagai tente-t-il alors, par son droit de regard sur le scénario qui empêche la Tôei d'emmener la série là où elle le veut, de la narguer? | |||
Malgré cela, la fracture met un peu de temps à se faire, ce qui permet aux deux parties de finaliser un ou deux projets anecdotiques en cours. | |||
Puis les premiers grosses colères éclatent et c'est la fin de la coopération entre les deux studios et la situation va vite tourner au vinaigre. En effet, pendant des années, les deux compagnies se feront des coups bas qui se termineront parfois devant les tribunaux, avant de finalement se décider à retravailler ensemble, très longtemps après. | |||
Immédiatement, la Tôei va revoir sa façon de traiter les scénarios maison afin que ce soit toujours la compagnie qui soit créditée et non un auteur extérieur appelé à la rescousse sur un projet en cours. | |||
Pour Goldorak, ce désenchantement, va jusqu'au ressentiment entre certains acteurs qui se rejettent la faute. Mais personne n'a osé dire à Popy qu'elle a surproduit. Elle le sait bien sur, mais ne veut pas l'entendre. | |||
Ces comportements ont empêché par la suite toute réalisation d'une nouvelle série ou bien d'un long-métrage remodelant le feuilleton, ce qui aurait sans doute permis d'écouler quelques jouets. | |||
En effet, nous avons de nombreux exemples où des œuvres ayant premièrement connu l'échec sont devenu populaires par un remake au cinéma ou une suite quelques années plus tard, Yamato et Gundam étant les deux exemples les plus frappants. | En effet, nous avons de nombreux exemples où des œuvres ayant premièrement connu l'échec sont devenu populaires par un remake au cinéma ou une suite quelques années plus tard, Yamato et Gundam étant les deux exemples les plus frappants. | ||
Version du 11 mars 2018 à 20:12
La série aurait été initialement prévue pour durer au moins 78 épisodes mais le découragement de Popy provoquera son arrêt au 74ème, avec une fin bricolée dans l'urgence et qui se révèle très frustrante pour celles et ceux qui ont aimé la série.
L'idée d'une grande bataille finale au Camp de la Lune noire, qui a été maintes fois dessinée sur des posters et des illustrations d'époque, ne verra jamais le jour dans le feuilleton.
Financièrement, les gagnants de cette aventure sont Nagai, qui n'a pas fait grand chose tout en étant payé, et la station de télévision Fuji TV, qui a diffusé une série aux taux d'audience très satisfaisants pour un dessin animé de science fiction.
Le perdant est Popy, le sponsor et principal financier du feuilleton, qui se retrouve avec une multitude de figurines invendues.
La Tôei, elle, payée à la minute, n'a pas beaucoup souffert mais comme son produit final fut une mauvaise affaire pour le fabriquant de jouets, cela a dû lui être reproché et mettre à mal sa fierté et peut-être de futurs contrats.
Les petites vexations entre Dynamic et Tôei Animation datant de l'arrêt de Mazinger Z et de la création de UEDS étant encore toutes fraiches, les relations se tendent.
Le premier coup est porté dès 1976, alors que Goldorak n'en est qu'à son premier tiers. Gô Nagai n'est crédité par la Tôei pour sa participation que pour les quatre premiers épisodes de la série Gaiking, qui débute en avril. Au delà, son nom passe à la trappe. La déception de Goldorak aurait-elle écornée l'image du mangaka auprès du studio? Est-ce une vengeance? C'est bien possible au vu de L'échec commercial au Japon dont ni l'un, ni l'autre, ne sont pourtant responsables et qui de plus n'est même pas vraiment un échec. Go Nagai tente-t-il alors, par son droit de regard sur le scénario qui empêche la Tôei d'emmener la série là où elle le veut, de la narguer?
Malgré cela, la fracture met un peu de temps à se faire, ce qui permet aux deux parties de finaliser un ou deux projets anecdotiques en cours.
Puis les premiers grosses colères éclatent et c'est la fin de la coopération entre les deux studios et la situation va vite tourner au vinaigre. En effet, pendant des années, les deux compagnies se feront des coups bas qui se termineront parfois devant les tribunaux, avant de finalement se décider à retravailler ensemble, très longtemps après.
Immédiatement, la Tôei va revoir sa façon de traiter les scénarios maison afin que ce soit toujours la compagnie qui soit créditée et non un auteur extérieur appelé à la rescousse sur un projet en cours.
Pour Goldorak, ce désenchantement, va jusqu'au ressentiment entre certains acteurs qui se rejettent la faute. Mais personne n'a osé dire à Popy qu'elle a surproduit. Elle le sait bien sur, mais ne veut pas l'entendre.
Ces comportements ont empêché par la suite toute réalisation d'une nouvelle série ou bien d'un long-métrage remodelant le feuilleton, ce qui aurait sans doute permis d'écouler quelques jouets.
En effet, nous avons de nombreux exemples où des œuvres ayant premièrement connu l'échec sont devenu populaires par un remake au cinéma ou une suite quelques années plus tard, Yamato et Gundam étant les deux exemples les plus frappants.
Aucune bribe de projet n'a d'ailleurs jamais fait surface et, Goldorak étant le mouton noir de toutes les parties concernées, il est fort probable que ce ne fut même pas envisagé.
La sortie fin 2017 de Mazinger Z Infinity, film d'animation issu de cette coopération remise au goût du jour, semble indiquer que les relations se sont apaisées et que de nouveaux projets renaissent. Goldorak, plébiscité en Europe, pourrait alors revenir sur nos écrans avant 2020...
Une interview récente de Go Nagai (au 13/11/2017)

