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'''UFO Robot Grendizer''' est un manga japonais dessiné par '''Gosaku Ōta''', d'après l'univers et les personnages créés par Gō Nagai. Il constitue l'une des principales adaptations en bande dessinée de ''UFO Robot Grendizer'', aux côtés notamment des versions dessinées par Gō Nagai et Yū Okazaki pour ''TV Magazine'' et par Eiji Imamichi pour ''TV Land''. La version de Ōta se distingue toutefois des autres par une intrigue largement originale, qui s'éloigne progressivement de la série télévisée et développe une continuité propre au sein de la trilogie ''Mazinger''.


(Source : site mangaupdates.com).
Prépubliée au Japon dans le magazine ''Bōken-ō'' d'Akita Shoten d'octobre 1975 à mars 1977, elle est d'abord publiée en recueils incomplets avant de connaître plusieurs rééditions permettant finalement d'en retrouver l'intégralité. En France, elle paraît pour la première fois chez Dynamic Visions entre 1998 et 1999, puis fait l'objet d'une nouvelle édition en quatre volumes chez Black Box en 2015<ref>https://www.bdgest.com/serie-1451-BD-Goldorak-UFO-Robot.html</ref><sup>,</sup><ref>https://www.bdgest.com/serie-1451-BD-Goldorak-UFO-Robot.html</ref>.


Paru en périodique dans la presse japonaise :
La série est souvent remarquée pour son ton plus sombre, son récit fortement remanié, l'importance accordée aux conséquences politiques et écologiques de la guerre ainsi que pour son dénouement très différent de celui de l'anime. Elle constitue également le troisième et dernier volet des adaptations de la trilogie ''Mazinger'' réalisées par Ōta.<ref>https://w.atwiki.jp/aniwotawiki/pages/38873.html</ref>.


Akita Shoten (1976), Asahi Sonorama (1988), Futabasha (1999).
==Avant-propos==
*Cette version est parue en périodique dans la presse japonaise, le plus souvent dans le magazine Bouken Oh<ref>Transcrit aussi Boken Oh.</ref> (traduisible par "Le roi de l'aventure") : Akita Shoten (1976), Asahi Sonorama (1988), Futabasha (1999). Elle a été éditée en tome en librairie (4 tomes ou "Tankoobon").
*C'est une œuvre relativement difficile d'accès en raison d'un dessin particulièrement déroutant pour qui ne connait que la série, ce récit est d'une richesse indéniable avec un scénario très travaillé dont le final, détonnant (dans tous les sens du terme), a toutes les chances de surprendre le lecteur.
*Même si Go Nagai est crédité au scénario, il ne l'a pas écrit. En version japonaise, il peut arriver que "scénariste" veuille aussi dire "créateur original" ou "d'après les personnages créés par...". Nagai a lui-même affirme qu'il n'écrivait que les épisodes qu'il dessinait lui-même (dans le cas de la Mazinger Trilogy dont fait parti Goldorak ce sont donc les épisodes que l'on retrouve dans Weekly Shonen Jump <ref>Pour Mazinger Z version a.</ref> puis dans Terebi Magazine<ref>Pour Mazinger Z version b jusqu'à Goldorak inclus.</ref> et que ses collaborateurs, dessinant d'autres versions dans d'autres magazines, étaient libres d'écrire ce qu'ils voulaient dans leur variante de l'histoire.
*Les scans des version mangas ont été mis en ligne à l'adresse suivante sur le forum<ref>Merci à Goldosan pour le travail de mise en ligne : https://www.mediafire.com/file/znmduzdf7u629dd/GRENDIZER_-_EXTRAITS_BOKEN_OH_-_1975-1976_-_HD_-_Goldosan.zip/file</ref> : https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=3684


Edité en tome en librairie (4 tomes ou "Tankoobon").  
==Edition japonaise de 1976==
=== Prépublication ===
La version de Gosaku Ōta est prépubliée dans ''Bōken-ō'', magazine d'Akita Shoten, d'octobre 1975 à mars 1977. La publication est menée parallèlement à la diffusion de la série animée, qui commence au Japon le 5 octobre 1975 et s'achève le 27 février 1977<ref>https://ja.wikipedia.org/wiki/UFO%E3%83%AD%E3%83%9C_%E3%82%B0%E3%83%AC%E3%83%B3%E3%83%80%E3%82%A4%E3%82%B6%E3%83%BC</ref>. Œuvre destinée à l'origine à la presse pour la jeunesse, elle bénéficie d'une grande liberté narrative. Cette situation est caractéristique des adaptations de séries de robots géants de la période : plusieurs auteurs peuvent publier simultanément leur propre version d'une même propriété, chaque magazine développant sa propre continuité.


Oeuvre relativement difficile d'accès en raison d'un dessin particulièrement déroutant pour qui ne connait que la série, ce récit est d'une richesse indéniable avec un scénario très travaillé dont le final, détonnant (dans tous les sens du terme), a toutes les chances de surprendre le lecteur.
=== Première édition en recueils ===
Une première édition en volumes reliés paraît chez Akita Shoten pendant la période de publication originale. Elle reste cependant incomplète : seuls trois volumes sont publiés, en mai 1976, août 1976 et février 1977. La partie finale du récit, comprenant notamment son dénouement, n'est alors pas recueillie sous cette forme<ref>https://w.atwiki.jp/aniwotawiki/pages/38873.html</ref>. Cette situation rend pendant plusieurs années la fin du manga difficilement accessible sous forme de livre. Les derniers chapitres doivent notamment être recherchés dans les exemplaires du magazine ''Bōken-ō''. La série s'étant achevée en même temps que la parution de ce tome 3, l'éditeur n'a sans doute pas jugé bon de commercialiser peu après le dernier quart de l'épopée. De chiffres de ventes peuvent également peut-être justifier ce choix :


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<u>Edition Japonaise de 1976</u>. Cette version, que nous possédons, est incomplète et aurait du comporter un quatrième tome où se serait trouvée la conclusion de l'histoire :
==Edition japonaise de 1988==
En 1988, Asahi Sonorama publie une nouvelle édition dans sa collection ''Sun Wide Comics''. Cette édition constitue la première publication en recueils permettant de retrouver l'histoire jusqu'à son terme.Elle paraît en deux volumes. Une difficulté particulière tient cependant à l'état des matériaux disponibles : une partie des planches originales correspondant aux chapitres auparavant non recueillis avait été perdue. Certains passages sont donc reconstitués à partir des publications en magazine, avec notamment des reproductions ou des travaux de reprise graphique<ref>https://w.atwiki.jp/aniwotawiki/pages/38873.html</ref>.


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==Edition Japonaise de 1999==
En 1999, Futabasha publie une nouvelle édition dans sa collection ''Action Comics''. Cette version reprend le contenu complet de l'édition Asahi Sonorama mais le redistribue en trois volumes. Les couvertures sont réalisées par Jun'ichi Nakamura, et non par Ōta lui-même, contrairement aux couvertures de l'édition Asahi Sonorama.<ref>https://w.atwiki.jp/aniwotawiki/pages/38873.html</ref>. Les trois volumes paraissent respectivement les 28 juillet, 28 août et 28 septembre 1999<ref>https://www.amazon.co.jp/UFO%E3%83%AD%E3%83%9C-%E3%82%B0%E3%83%AC%E3%83%B3%E3%83%80%E3%82%A4%E3%82%B6%E3%83%BC-1-%E3%82%A2%E3%82%AF%E3%82%B7%E3%83%A7%E3%83%B3%E3%82%B3%E3%83%9F%E3%83%83%E3%82%AF%E3%82%B9-%E6%A1%9C%E5%A4%9A/dp/457593636X</ref>.


<u>Edition Japonaise de 1988</u> :
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==Edition francaise==
En France, le manga a fait l'objet de deux parutions différentes : la première édition est publiée entre octobre 1998 et septembre 1999 par Dynamic Visions tandis que la seconde, également en quatre volumes, est éditée en 2015<ref>En même temps que la version Nagai.</ref> par les éditions BlackBox dans leur collection "Go Nagai".


===Edition francaise Dynamic Visions===
La première publication française de la version de Ōta est assurée par Dynamic Visions à partir d'octobre 1998. Contrairement aux éditions japonaises alors disponibles, l'éditeur français choisit de publier l'œuvre en quatre volumes de grand format<ref>https://www.bdgest.com/serie-1451-BD-Goldorak-UFO-Robot.html</ref>.


<u>Edition Japonaise de 1999</u> :
Le premier volume paraît le 1<sup>er</sup> octobre 1998. Les volumes suivants sont publiés en 1999, le quatrième étant daté du 1<sup>er</sup> septembre 1999<ref>https://www.bdgest.com/serie-1451-BD-Goldorak-UFO-Robot.html</ref>.


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Cette édition utilise les noms français popularisés par la diffusion télévisée de ''Goldorak''. Elle contribue ainsi à faire découvrir en France une version du récit très différente de celle que le public français associait alors au dessin animé.Les couvertures françaises sont réalisées par Jun'ichi Nakamura<ref>https://www.bdgest.com/serie-1451-BD-Goldorak-UFO-Robot.html</ref>.


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===Version francaise BlackBox===
En 2015, Black Box réédite la série dans sa collection consacrée aux œuvres de Gō Nagai. L'édition reprend le récit en quatre volumes, avec une présentation plus compacte que celle de Dynamic Visions et de nouvelles couvertures<ref>https://www.bdgest.com/serie-1451-BD-Goldorak-UFO-Robot.html</ref>.


En France, le manga a fait l'objet de deux parutions différentes : la première édition est publiée entre octobre 1998 et septembre 1999 par Dynamic Visions tandis que la seconde, également en quatre volumes, est éditée en 2015 (en même temps que la version Nagai par les éditions BlackBox dans leur collection "Go Nagai").
Les quatre volumes sont publiés le 20 mai 2015. Le premier compte 201 pages, le deuxième 200, le troisième 219 et le quatrième 230 pages<ref>https://www.bdgest.com/serie-1451-BD-Goldorak-UFO-Robot.html</ref>.


Cette réédition bénéficie également d'une nouvelle traduction et réemploie les noms français de la série animée, notamment [[Actarus]], [[Alcor]], [[Vénusia]] et Professeur [[Procyon]]. Elle paraît parallèlement à la publication par Black Box d'autres versions de ''Grendizer'', notamment le manga de Gō Nagai, ce qui permet au lecteur français de comparer plusieurs continuités jusque-là difficiles d'accès<ref>https://www.senscritique.com/bd/goldorak/critique/333843111</ref>.


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Les deux éditions françaises comportant des différences de pagination, les lignes suivantes concernent uniquement la version Blackbox de 2015.


<u> Edition Francaise Dynamic Visions</u> :
'''''TOME 1'''''


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'''[[CHAPITRE 1 ÔTA ]]''' : Goldorak rentre en scène


'''[[CHAPITRE 2 ÔTA ]]''' : A l'assaut des Forces de Véga


<u>Version Francaise BlackBox</u> :
'''[[CHAPITRE 3 ÔTA ]]''' : La douleur d'Actarus


[[Fichier:Manga fr blackbox.jpg]]
'''[[CHAPITRE 4 ÔTA ]]''' : Déchaîne ta colère, Goldorak


'''''TOME 2'''''


CHAPITRE 1 : GOLDORAK RENTRE EN SCENE
'''[[CHAPITRE 5 ÔTA ]]''' : Le mystérieux empire des Ténèbres


C'est la fête au ranch du Bouleau-Blanc jusqu'à ce qu'un crâne rouge apparaisse sur la Lune. Remarquée par les Terriens, le crâne disparait bientôt et n'y pense plus sauf un jeune homme travaillant au ranch : Actarus. Ce dernier panique mais en ignore les raisons.
'''[[CHAPITRE 6 ÔTA ]]''' : L'opération Ténèbres
Alcor arrive au ranch, envoyé par la N.A.S.A. chez le professeur Procyon afin d'étudier les passages d'O.V.N.I. et rencontre les habitants de la ferme (dont le cinglé propriétaire Rigel, amoureux fous des hommes de l'espace) et Actarus, individu étrange semblant tout ignorer de son passé et semblant détester l'O.V.T. de part la nature de soucoupe volante de cette dernière qui semble lui rappeler quelque chose sans que lui même ne sache quoi.
Des O.V.N.I arrivent en grand nombre et Alcor part les étudier ainsi qu'essayer d'établir le contact (Il espère établir des relations commerciales avec les aliens vu la raréfaction des ressources terrestres).
Actarus retrouve la mémoire sous le choc du visuel écran (au Centre) des navettes qu'il reconnaît être des vaisseaux de Véga. Procyon a juste le temps de le camoufler de Vénusia afin qu'elle n'assite pas à la transformation d'Actarus, laquelle se fait  involontairement sous le choc de la mémoire retrouvée.
Les troupes de Véga attaquent Persépolis mais aussi Alcor (dont le vaisseau n'est pas armé). Un robot inconnu (le Goldorak) surgit de nulle part le sauver.
La soucoupe Amirale d'Hydargos apparaît alors et lance Golgoth 1 s'occuper du robot. Goldorak le détruit avec son astérohache obligeant les véghiens à se replier.
Le professeur Procyon regrette que son fils adoptif n'ait pu oublier son passé.
Alcor se pose maintenant des questions sur Actarus qu'il croit avoir reconnu dans le pilote du Goldorak.


Ce chapitre est une adaptation presque à la lettre du tout premier épisode : "Les frères de l'espace" avec notamment des différences :
'''[[Chapitre hors série Gosaku Ôta : Le Dragosaure]]'''  


1 - La lune ne devient plus rouge avant une attaque mais un crâne rouge (comme celui porté par Véga) apparaît à la place.
'''''TOME 3'''''


2 - Actarus est amnésique et ce n'est que l'attaque inattendue de Véga qui lui rend ses souvenirs. Jusque là, toute tentative de retrouver ses souvenirs ou toute situation poussant à les débloquer lui provoque des céphalées intenses.
'''[[CHAPITRE 7 ÔTA ]]''' : L'invasion de la Terre


3 - Cette version d'Actarus est plus sombre, à la limite de la folie : il déteste l'O.V.T. carrément (alors que dans l'animé, il ne le trouve tout simplement pas digne d’intérêt), il se pose des questions sur lui-même.
'''[[CHAPITRE 8 ÔTA ]]''' : Le plan d'invasion d'Horos


4 - la violence est plus exagérée que dans l'animé : les destructions et les réactions des personnages rendent le tout plus horribles et angoissant.
'''[[CHAPITRE 9 ÔTA]]''' : Phénicia, la princesse d'Euphor


5 - C'est la seule version manga de la série à rendre la plupart des personnages méconnaissables : Actarus est un blondinet ne ressemblant à rien et surtout pas à sa version télévisée tandis que le professeur Procyon est le sosie du professeur de la série Groizer X (créée aussi par Gosaku Ota...). Seuls Rigel, Mizar et Alcor ainsi que les vaisseaux et robots sont ressemblants à leur contrepartie animée.
'''''TOME 4'''''


6 - La série prend dès ce chapitre un tour écologique : les ressources terrestres se raréfient à cause de la surpopulation. Pour le moment, seule l'idée d'établir un contact avec des aliens pour survivre via des relations commerciales vient à la tête des personnages... Au fur et à mesure que la série continue, le thème écologique va devenir plus sérieux et important !
'''[[CHAPITRE 10 ÔTA ]]''' : L'armée de Véga fait route vers la Terre


7 - Alcor est un obsédé sexuel, ce qu'il n'est pas dans l'animé mais qui arrive dans d'autres mangas. Cependant, depuis un certain chapitre de "Mazinger Z", la chose est devenue plus poussée (voire infernale) dans les versions Gosaku Ota.
'''[[CHAPITRE 11 ÔTA ]]''' : La mystérieuse statue sous-marine


Golgoth utilisé : Enban Ju Giru Giru (épisode 1)
'''[[CHAPITRE 12 ÔTA ]]''' : Tant qu'il y a de la vie


== Histoire ==
=== Une continuité distincte ===
Le manga reprend le point de départ général de ''UFO Robot Grendizer''. [[Actarus]], prince de la planète Euphor, fuit la destruction de son monde et arrive sur Terre à bord de Goldorak, un robot géant dont les origines sont liées à la civilisation euphorienne. Recueilli par le Professeur [[Procyon]], il prend l'identité de Daisuke et s'installe au ranch du Bouleau blanc, tout en dissimulant son identité et l'existence de Goldorak. L'arrivée des forces de [[Véga]] réactive progressivement les souvenirs d'Actarus et le contraint à reprendre le combat. Il est épaulé par [[Alcor]], déjà associé à l'univers de ''Mazinger'', tandis que le conflit terrestre devient progressivement le prolongement d'une guerre interplanétaire plus ancienne<ref>https://www.senscritique.com/bd/goldorak/critique/333843111</ref>.


Contrairement à la version télévisée, le manga de Ōta ne cherche cependant pas à reproduire l'enchaînement des épisodes de l'anime. Les épisodes servent plutôt de point de départ à une nouvelle histoire dans laquelle les personnages, les alliances et les enjeux évoluent selon une logique indépendante. La série utilise ainsi certains éléments de la continuité ''Mazinger'', notamment l'Empire de Mykène, pour construire une histoire plus vaste que le simple affrontement entre Goldorak et les forces de Véga<ref>https://otakuma.net/archives/2013080103.html</ref>.


CHAPITRE 2 : A L'ASSAUT DES FORCES DE VEGA.
=== Les souvenirs d'Actarus et la guerre contre Véga ===
L'un des traits caractéristiques de cette version est l'importance accordée au passé d'Actarus. Le héros n'est pas seulement présenté comme un pilote extraterrestre réfugié sur Terre : les événements qui ont conduit à la destruction d'Euphor constituent un traumatisme qui ressurgit progressivement.


Actarus et Vénusia font une randonnée à cheval. Lorsque Actarus met pied à terre, une ombre inconnue se jette sur lui...
Cette approche permet à Ōta d'introduire une dimension plus tragique dans le personnage. Les combats contre les forces de Véga deviennent liés aux souvenirs du massacre d'Euphor et à la nécessité, pour Actarus, de comprendre son propre passé.Le manga développe parallèlement plusieurs personnages secondaires et introduit des éléments absents de la continuité principale de l'anime. Sayaka Yumi, issue de ''Mazinger Z'', y occupe notamment une place beaucoup plus importante que dans la série télévisée. La présence de personnages et de concepts hérités de ''Mazinger Z'' et de ''Great Mazinger'' contribue ainsi à faire de cette version une véritable continuation de la trilogie de Ōta plutôt qu'une simple transposition de l'anime<ref>https://www.manga-news.com/index.php/auteur/Gosaku-Ota</ref>.
La soucoupe amirale se pose sur le Camp de la Lune Noire où Hydargos rend compte de la situation à un Minos pas très content. C'est Minas qui est plus satisfaite d'apprendre que le Prince d'Euphor est sur Terre.
Alcor se révèle celui qui s'est jeté sur Actarus et un combat s'engage. Alcor veut connaître la vérité. Le professeur, Rigel et Vénusia arrivent sur ces entrainantes. Rigel encourage le combat qui est interrompu par Vénusia laquelle se voit sauter dessus par Alcor (qui est obsédé sexuel ici, souvenons- nous). Rigel, fou furieux, veut d'abord lui faire sauter la cervelle avec son révolver puis le prends comme un veau avec un lasso, le traîne avec son cheval et tente de le pendre. Sauvé par le professeur Procyon, Alcor aperçoit Rigel tentant d etuer Actarus (dont Vénusia s'est un peu trop approché) avec un fusil de chasse !
Les troupes de Véga repartent à l'assaut tandis que Procyon tente, avec l'aide d'Alcor, d'empêcher Actarus de les combattre quitte à l'hypnotiser et à lui regommer ses souvenirs. Le prince d'Euphor se transforme et prends Goldorak.
Devant la soucoupe amirale, Actarus se souvient de la destruction de sa planète : Véga, Minos et Hydargos ont essayé de convaincre le roi d'Euphor qu'ils allaient signer un traité d'alliance, résultant en zéro méfiance de la part de la famille royale et des ministres. Juste après la signature, alors que l'on fête la paix, les troupes de Véga attaquent la planète confiante et sans réaction militaire, évitant de toucher le palais royal dans lequel se trouve Véga lequel, assisté de Minos et Hydargos assassinent le roi et la reine d'Euphor en les poignardant puis en les décapitant.
Les véghiens incendient le palais et la planète cherchant un robot euphorien réputé une divinité invincible qui pourrait leur permettre de dominer l'univers : Goldorak. Actarus, seul survivant de la famille royale, s'empare du robot et s'enfuit. Goldorak le mène sur Terre directement où le professeur Procyon le recueille et tente de lui faire oublier ses mauvais souvenirs en lui gommant la mémoire puis en le faisant travailler à la ferme de Rigel sur les terres de laquelle le Centre est installé.
Minos envoie un Golgoth attaquer Goldorak, mais l'intervention d'Alcor maniant à la fois un fusil et l'O.V.T. permet à Actarus de reprendre le dessus et détruire le monstre avec un fulguroping puis un aquinéochoc provoquant la fuite de Véghiens.
Alcor, à la dernière page, semble enfin avoir appris la vérité mais ne compte pas se laisser mettre au rebus puisqu'en tant qu'ancien pilote de Mazinger Z, c'est aussi son devoir de protéger la Terre.


1ère apparition de Véga, Hydargos, Minos, Minas, le camp de la Lune Noire.
=== L'Empire Mykène et les nouvelles alliances ===


Ce chapitre adapte libreent l'épisode 2 : "Le prince d'un autre monde".
Le manga réintroduit également l'Empire Mykène, adversaire de ''Great Mazinger''. Cet élément est particulièrement significatif puisque, dans la continuité de Ōta, les événements des précédents mangas de la trilogie ne sont pas simplement oubliés avec le changement de série. Les rapports entre les différents adversaires deviennent ainsi plus complexes. L'ennemi de la veille peut temporairement devenir un allié face à une menace supérieure, tandis que les anciennes rivalités continuent de peser sur les personnages. Cette logique contribue à donner au récit une dimension de guerre totale qui dépasse le schéma répétitif « un monstre de Véga contre Goldorak » caractéristique d'une partie de la série télévisée<ref>https://w.atwiki.jp/aniwotawiki/pages/38873.html</ref>.


Si le début suit à peu près l'épisode, il y a beaucoup de différences :
=== La civilisation ancienne et le dieu protecteur ===


1 - les facéties de Rigel sont différrentes ! Ota insiste plutôt sur le côté sadique et "papa protecteur" du personnage, le rendant plus fou et "psychopathe" que le gentil vieux monsieur de la télé même si ce dernier n'hésite pas non plus à user de la corde pour pendre ses victimes ou même du flingue (dans la série animée, c'est surtout Banta qui est la victime désignée, ici Actarus et Alcor en feront souvent les frais).
Dans sa seconde moitié, le récit introduit des éléments mythologiques et archéologiques autour de Goldorak. Le robot n'est plus uniquement une machine de guerre extrêmement avancée : son existence est associée à une civilisation ancienne et à une fonction de protection dépassant les conflits contemporains.Le personnage de Rāga, présenté comme une ancienne puissance protectrice, ainsi que les références à une civilisation antérieure à celles d'Euphor et de Véga, contribuent à transformer progressivement le manga en récit de science-fiction mythologique. L'origine et la fonction de Goldorak deviennent alors des éléments centraux de l'intrigue<ref>https://w.atwiki.jp/aniwotawiki/pages/38873.html</ref>.


2 - Le côté obsédé d'Alcor est trop exagéré et ça dure trop longtemps alors que l'animé n'a pas ce problème avec le personnage.
=== Une escalade vers la guerre nucléaire ===
L'une des différences les plus importantes avec l'anime apparaît dans le traitement du conflit terrestre. La guerre menée par Véga ne reste pas limitée aux affrontements entre extraterrestres et défenseurs de la Terre : elle contribue à provoquer une confrontation entre les puissances humaines elles-mêmes. Le récit évolue ainsi vers une guerre nucléaire. La destruction de l'environnement et les conséquences des radiations deviennent des thèmes essentiels de la dernière partie du manga. La guerre extraterrestre se transforme donc en catastrophe globale, dont les responsabilités ne peuvent plus être attribuées au seul camp de Véga<ref>https://magmix.jp/post/274810</ref>.


3 - Le professeur Procyon et Actarus semblent dire la vérité hors-champ à Alcor lors d'une ellipse narrative.
=== Le dénouement ===
Le dénouement constitue l'un des éléments les plus éloignés de la série animée. La Terre est ravagée par les conséquences de la guerre et des radiations, tandis que les espoirs d'une victoire classique et d'un retour à la normale disparaissent.Goldorak est gravement endommagé et [[Actarus]] et [[Phénicia]] survivent dans des conditions qui laissent envisager une possible renaissance future. Le récit ne s'achève donc pas sur une restauration de l'ordre comparable à celle de la série télévisée, mais sur une vision beaucoup plus pessimiste de l'avenir de l'humanité<ref>https://w.atwiki.jp/aniwotawiki/pages/38873.html</ref>.  


4 - Le lecteur vit la destruction d'EUPHOR en flash back. Ce qu'il apprends se révèle très différent de la série télé avec un piège monté par Véga en personne lui permettant de faire une guerre éclair et d'assassiner la famille royale en un instant en détournant les soupçons et en abaissant la méfiance grâce un traité de paix qu’il veut faire signer aux Euphoriens et dont... il se fiche royalement puisque ce n'est qu'un prétexte !
Ce choix prolonge une tendance déjà présente dans la version de Ōta de ''Great Mazinger'', dont la conclusion avait elle aussi rompu avec le ton plus conventionnel de l'animation. Dans la trilogie dessinée par Ōta, le progrès technologique et les robots géants ne constituent donc pas nécessairement des garanties de salut : ils peuvent également devenir des instruments d'une catastrophe à l'échelle planétaire.<ref>https://magmix.jp/post/274810</ref>.


5 - Contrairement à l'animé et comme dans le manga de Go nagai, Goldorak n'est pas une création de Véga mais d'Euphor.
== Gosaku Ōta ==
=== Biographie ===
Gosaku Ōta, de son vrai nom Jun'ichi Ōta, naît le 16 mars 1948 à Kaminoyama, dans la préfecture de Yamagata. Il commence sa carrière comme assistant de Shōtarō Ishinomori, avant de débuter dans le manga pour jeunes filles sous le pseudonyme de Jun'ichirō Yamagami. Il travaille notamment dans cet univers éditorial avant de se tourner vers le manga pour garçons.<ref>https://w.atwiki.jp/aniwotawiki/pages/38873.html</ref>.
 
Il rejoint ensuite l'entourage professionnel de Gō Nagai et participe à de nombreuses adaptations en manga de productions liées à Dynamic Pro. Il travaille notamment sur ''Mazinger Z'', ''Great Mazinger'', ''Getter Robo'', ''Getter Robo G'', ''Steel Jeeg'' et ''UFO Robot Grendizer''. Il développe également ses propres œuvres, dont ''Tsuri Baka Taishō'', consacré à sa passion pour la pêche et devenu son œuvre originale la plus connue.<ref>https://www.manga-news.com/index.php/actu/Deces-du-mangaka-Gosaku-Ota</ref>Ōta meurt le 12 décembre 2022 à l'âge de 74 ans, après avoir contracté une pneumonie à la suite d'une infection par le SARS-CoV-2<ref>https://www.manga-news.com/index.php/actu/Deces-du-mangaka-Gosaku-Ota</ref>.
 
=== Style graphique et narratif ===
Le style de Ōta contraste fortement avec celui de Shingo Araki et de l'équipe de Toei Animation qui ont fixé l'apparence visuelle devenue emblématique de la série télévisée. Ses personnages sont plus trapus, plus expressifs et davantage caricaturaux. Les proportions peuvent être volontairement déformées et certains robots possèdent des expressions presque anthropomorphes.
 
Cette caractéristique explique en partie le décalage ressenti par les lecteurs français habitués à l'apparence télévisuelle de [[Goldorak]]. La réception française du manga a souvent opposé son dessin jugé enfantin ou irrégulier à une intrigue considérée comme beaucoup plus ambitieuse<ref>https://www.umac.fr/goldorak-black-box-edition/</ref>. Cette apparente simplicité graphique ne signifie cependant pas que le récit soit lui-même simpliste. Ōta privilégie au contraire une narration fortement dramatique, marquée par la violence, les retournements de situation, les traumatismes, les conflits politiques et les conséquences à long terme de la guerre.
 
Son travail sur la trilogie ''Mazinger'' se caractérise ainsi par une tendance à pousser les prémisses des séries animées vers leurs conséquences extrêmes. Les affrontements entre robots deviennent progressivement des conflits militaires, puis des crises politiques et finalement des catastrophes civilisationnelles.
 
== Différences avec les autres mangas de Grendizer ==
 
Plusieurs mangas de ''UFO Robot Grendizer'' ont été publiés parallèlement à la diffusion de l'anime, dans différents magazines et selon des continuités distinctes. La version de Ōta est celle qui prend le plus nettement ses distances avec le déroulement de la série télévisée<ref>https://fr.wikipedia.org/wiki/Goldorak</ref>.
 
La version de Ōta est également particulière par son rapport avec les autres mangas de la trilogie. Alors que certaines adaptations de ''Grendizer'' peuvent être lues indépendamment, celle-ci constitue l'aboutissement du travail de Ōta sur ''Mazinger Z'' et ''Great Mazinger''. Les événements et les personnages des précédents mangas nourrissent donc directement son récit<ref>https://w.atwiki.jp/aniwotawiki/pages/38873.html</ref>.
 
L'une des conséquences est que le manga présente une conception de l'univers plus cohérente à l'échelle de la trilogie de Ōta que ne le laisse supposer la seule comparaison avec l'anime. Le passage de ''Great Mazinger'' à ''Grendizer'' est notamment utilisé pour prolonger les thèmes de la guerre, de la destruction et de la responsabilité humaine.
 
== Rapport avec la série télévisée==
Le manga et l'anime sont produits pendant la même période, mais ils constituent des continuités distinctes. La version de Ōta n'est donc pas une adaptation exhaustive des 74 épisodes de la série télévisée.Certaines idées passent néanmoins d'une version à l'autre. Le cas le plus notable est celui de l'histoire consacrée à [[Aphélie]], correspondant à l'épisode 25 de l'anime, « L'amour fleurit dans le ciel ». Cet épisode reprend un récit créé initialement dans le manga de Ōta. Le passage constitue ainsi un exemple rare d'influence directe d'un manga dérivé vers la production animée elle-même<ref>https://w.atwiki.jp/aniwotawiki/pages/38873.html</ref>. Le rapport entre les deux œuvres est donc réciproque : le manga s'appuie sur les personnages et concepts conçus pour l'univers de ''Grendizer'', mais certaines de ses idées sont à leur tour reprises ou adaptées par la série télévisée.
 
== Réception ==
=== Réception graphique ===
La réception de la version de Ōta est marquée par un contraste entre son dessin et celui de l'anime. Le public français ayant découvert ''Goldorak'' principalement à travers les designs de Shingo Araki et de Michi Himeno peut être surpris par des personnages aux proportions plus enfantines et par des robots plus expressifs. Des critiques françaises ont ainsi souligné le caractère plus caricatural du dessin et l'irrégularité de certaines cases, tandis que d'autres lecteurs ont considéré cette esthétique comme un élément caractéristique du manga de Ōta<ref>https://www.umac.fr/goldorak-black-box-edition/</ref>. Cette réception doit toutefois être replacée dans le contexte des mangas de robots géants des années 1970. Les adaptations publiées dans les magazines pour enfants ne poursuivent pas nécessairement les mêmes objectifs graphiques que l'animation télévisée et disposent de contraintes de production très différentes.
 
=== Réception narrative===
La réception narrative est généralement plus favorable. Plusieurs rétrospectives consacrées à Ōta insistent sur l'ampleur des différences avec l'anime et sur l'ambition de son scénario, notamment dans sa seconde moitié<ref>https://otakuma.net/archives/2013080103.html</ref>.
 
Le manga est particulièrement remarqué pour ses développements originaux : l'intervention de l'Empire Mykène, le rôle de Sayaka Yumi, les éléments liés aux civilisations anciennes, l'importance de Goldorak en tant que puissance protectrice et la progression vers une catastrophe nucléaire. Ces éléments expliquent que l'œuvre soit parfois considérée rétrospectivement comme davantage qu'une simple adaptation commerciale. Son scénario constitue une interprétation personnelle de l'univers de Nagai, comparable par sa liberté aux précédentes versions de ''Mazinger'' réalisées par Ōta.
 
=== Réception auprès des lecteurs français ===
En France, la réception est longtemps restée liée à la comparaison avec l'anime. Les lecteurs recherchant une transposition fidèle des épisodes télévisés peuvent être déconcertés par les changements de personnages, de ton et de continuité. À l'inverse, les lecteurs intéressés par les différentes versions de ''Grendizer'' ont souvent souligné l'intérêt de cette continuité parallèle.Les discussions consacrées à l'édition Black Box témoignent ainsi de deux réactions récurrentes : une réserve à l'égard du dessin, jugé très éloigné de l'image télévisuelle, et une appréciation plus positive de la construction narrative et de l'originalité de l'intrigue<ref>https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=3684</ref>. La réception contemporaine demeure donc contrastée, mais le manga bénéficie d'un intérêt particulier auprès des amateurs de l'histoire éditoriale de ''Grendizer'' et de la production de Dynamic Pro.
 
== Postérité ==
La version de Gosaku Ōta occupe une place particulière dans l'histoire éditoriale de ''Grendizer''. Elle constitue l'un des exemples les plus marquants de la liberté laissée aux mangakas chargés d'adapter les séries télévisées japonaises des années 1970.Son influence dépasse par ailleurs la seule bande dessinée. Certains éléments développés dans cette version, notamment la dimension quasi divine de Goldorak, les relations anciennes entre Euphor, Véga et la Terre ainsi que certains aspects psychologiques d'Actarus, ont été rapprochés ultérieurement de caractéristiques présentes dans d'autres interprétations de l'univers, notamment ''Grendizer Giga'' et ''Grendizer U''<ref>https://fr.wikipedia.org/wiki/Goldorak_U</ref>. L'œuvre conserve également une importance historique dans la carrière de Ōta : après ''Mazinger Z'' et ''Great Mazinger'', elle représente l'aboutissement de sa propre trilogie de robots géants issue de l'univers de Gō Nagai. Son ''Grendizer'' est ainsi moins une reproduction du dessin animé qu'une conclusion personnelle à un cycle commencé plusieurs années auparavant.
 
==Notes==
 
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Dernière version du 30 septembre 2026 à 09:25

UFO Robot Grendizer est un manga japonais dessiné par Gosaku Ōta, d'après l'univers et les personnages créés par Gō Nagai. Il constitue l'une des principales adaptations en bande dessinée de UFO Robot Grendizer, aux côtés notamment des versions dessinées par Gō Nagai et Yū Okazaki pour TV Magazine et par Eiji Imamichi pour TV Land. La version de Ōta se distingue toutefois des autres par une intrigue largement originale, qui s'éloigne progressivement de la série télévisée et développe une continuité propre au sein de la trilogie Mazinger.

Prépubliée au Japon dans le magazine Bōken-ō d'Akita Shoten d'octobre 1975 à mars 1977, elle est d'abord publiée en recueils incomplets avant de connaître plusieurs rééditions permettant finalement d'en retrouver l'intégralité. En France, elle paraît pour la première fois chez Dynamic Visions entre 1998 et 1999, puis fait l'objet d'une nouvelle édition en quatre volumes chez Black Box en 2015[1],[2].

La série est souvent remarquée pour son ton plus sombre, son récit fortement remanié, l'importance accordée aux conséquences politiques et écologiques de la guerre ainsi que pour son dénouement très différent de celui de l'anime. Elle constitue également le troisième et dernier volet des adaptations de la trilogie Mazinger réalisées par Ōta.[3].

Avant-propos

  • Cette version est parue en périodique dans la presse japonaise, le plus souvent dans le magazine Bouken Oh[4] (traduisible par "Le roi de l'aventure") : Akita Shoten (1976), Asahi Sonorama (1988), Futabasha (1999). Elle a été éditée en tome en librairie (4 tomes ou "Tankoobon").
  • C'est une œuvre relativement difficile d'accès en raison d'un dessin particulièrement déroutant pour qui ne connait que la série, ce récit est d'une richesse indéniable avec un scénario très travaillé dont le final, détonnant (dans tous les sens du terme), a toutes les chances de surprendre le lecteur.
  • Même si Go Nagai est crédité au scénario, il ne l'a pas écrit. En version japonaise, il peut arriver que "scénariste" veuille aussi dire "créateur original" ou "d'après les personnages créés par...". Nagai a lui-même affirme qu'il n'écrivait que les épisodes qu'il dessinait lui-même (dans le cas de la Mazinger Trilogy dont fait parti Goldorak ce sont donc les épisodes que l'on retrouve dans Weekly Shonen Jump [5] puis dans Terebi Magazine[6] et que ses collaborateurs, dessinant d'autres versions dans d'autres magazines, étaient libres d'écrire ce qu'ils voulaient dans leur variante de l'histoire.
  • Les scans des version mangas ont été mis en ligne à l'adresse suivante sur le forum[7] : https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=3684

Edition japonaise de 1976

Prépublication

La version de Gosaku Ōta est prépubliée dans Bōken-ō, magazine d'Akita Shoten, d'octobre 1975 à mars 1977. La publication est menée parallèlement à la diffusion de la série animée, qui commence au Japon le 5 octobre 1975 et s'achève le 27 février 1977[8]. Œuvre destinée à l'origine à la presse pour la jeunesse, elle bénéficie d'une grande liberté narrative. Cette situation est caractéristique des adaptations de séries de robots géants de la période : plusieurs auteurs peuvent publier simultanément leur propre version d'une même propriété, chaque magazine développant sa propre continuité.

Première édition en recueils

Une première édition en volumes reliés paraît chez Akita Shoten pendant la période de publication originale. Elle reste cependant incomplète : seuls trois volumes sont publiés, en mai 1976, août 1976 et février 1977. La partie finale du récit, comprenant notamment son dénouement, n'est alors pas recueillie sous cette forme[9]. Cette situation rend pendant plusieurs années la fin du manga difficilement accessible sous forme de livre. Les derniers chapitres doivent notamment être recherchés dans les exemplaires du magazine Bōken-ō. La série s'étant achevée en même temps que la parution de ce tome 3, l'éditeur n'a sans doute pas jugé bon de commercialiser peu après le dernier quart de l'épopée. De chiffres de ventes peuvent également peut-être justifier ce choix :

Edition japonaise de 1988

En 1988, Asahi Sonorama publie une nouvelle édition dans sa collection Sun Wide Comics. Cette édition constitue la première publication en recueils permettant de retrouver l'histoire jusqu'à son terme.Elle paraît en deux volumes. Une difficulté particulière tient cependant à l'état des matériaux disponibles : une partie des planches originales correspondant aux chapitres auparavant non recueillis avait été perdue. Certains passages sont donc reconstitués à partir des publications en magazine, avec notamment des reproductions ou des travaux de reprise graphique[10].

Edition Japonaise de 1999

En 1999, Futabasha publie une nouvelle édition dans sa collection Action Comics. Cette version reprend le contenu complet de l'édition Asahi Sonorama mais le redistribue en trois volumes. Les couvertures sont réalisées par Jun'ichi Nakamura, et non par Ōta lui-même, contrairement aux couvertures de l'édition Asahi Sonorama.[11]. Les trois volumes paraissent respectivement les 28 juillet, 28 août et 28 septembre 1999[12].

Edition francaise

En France, le manga a fait l'objet de deux parutions différentes : la première édition est publiée entre octobre 1998 et septembre 1999 par Dynamic Visions tandis que la seconde, également en quatre volumes, est éditée en 2015[13] par les éditions BlackBox dans leur collection "Go Nagai".

Edition francaise Dynamic Visions

La première publication française de la version de Ōta est assurée par Dynamic Visions à partir d'octobre 1998. Contrairement aux éditions japonaises alors disponibles, l'éditeur français choisit de publier l'œuvre en quatre volumes de grand format[14].

Le premier volume paraît le 1er octobre 1998. Les volumes suivants sont publiés en 1999, le quatrième étant daté du 1er septembre 1999[15].

Cette édition utilise les noms français popularisés par la diffusion télévisée de Goldorak. Elle contribue ainsi à faire découvrir en France une version du récit très différente de celle que le public français associait alors au dessin animé.Les couvertures françaises sont réalisées par Jun'ichi Nakamura[16].

Version francaise BlackBox

En 2015, Black Box réédite la série dans sa collection consacrée aux œuvres de Gō Nagai. L'édition reprend le récit en quatre volumes, avec une présentation plus compacte que celle de Dynamic Visions et de nouvelles couvertures[17].

Les quatre volumes sont publiés le 20 mai 2015. Le premier compte 201 pages, le deuxième 200, le troisième 219 et le quatrième 230 pages[18].

Cette réédition bénéficie également d'une nouvelle traduction et réemploie les noms français de la série animée, notamment Actarus, Alcor, Vénusia et Professeur Procyon. Elle paraît parallèlement à la publication par Black Box d'autres versions de Grendizer, notamment le manga de Gō Nagai, ce qui permet au lecteur français de comparer plusieurs continuités jusque-là difficiles d'accès[19].

Les deux éditions françaises comportant des différences de pagination, les lignes suivantes concernent uniquement la version Blackbox de 2015.

TOME 1

CHAPITRE 1 ÔTA  : Goldorak rentre en scène

CHAPITRE 2 ÔTA  : A l'assaut des Forces de Véga

CHAPITRE 3 ÔTA  : La douleur d'Actarus

CHAPITRE 4 ÔTA  : Déchaîne ta colère, Goldorak

TOME 2

CHAPITRE 5 ÔTA  : Le mystérieux empire des Ténèbres

CHAPITRE 6 ÔTA  : L'opération Ténèbres

Chapitre hors série Gosaku Ôta : Le Dragosaure

TOME 3

CHAPITRE 7 ÔTA  : L'invasion de la Terre

CHAPITRE 8 ÔTA  : Le plan d'invasion d'Horos

CHAPITRE 9 ÔTA : Phénicia, la princesse d'Euphor

TOME 4

CHAPITRE 10 ÔTA  : L'armée de Véga fait route vers la Terre

CHAPITRE 11 ÔTA  : La mystérieuse statue sous-marine

CHAPITRE 12 ÔTA  : Tant qu'il y a de la vie

Histoire

Une continuité distincte

Le manga reprend le point de départ général de UFO Robot Grendizer. Actarus, prince de la planète Euphor, fuit la destruction de son monde et arrive sur Terre à bord de Goldorak, un robot géant dont les origines sont liées à la civilisation euphorienne. Recueilli par le Professeur Procyon, il prend l'identité de Daisuke et s'installe au ranch du Bouleau blanc, tout en dissimulant son identité et l'existence de Goldorak. L'arrivée des forces de Véga réactive progressivement les souvenirs d'Actarus et le contraint à reprendre le combat. Il est épaulé par Alcor, déjà associé à l'univers de Mazinger, tandis que le conflit terrestre devient progressivement le prolongement d'une guerre interplanétaire plus ancienne[20].

Contrairement à la version télévisée, le manga de Ōta ne cherche cependant pas à reproduire l'enchaînement des épisodes de l'anime. Les épisodes servent plutôt de point de départ à une nouvelle histoire dans laquelle les personnages, les alliances et les enjeux évoluent selon une logique indépendante. La série utilise ainsi certains éléments de la continuité Mazinger, notamment l'Empire de Mykène, pour construire une histoire plus vaste que le simple affrontement entre Goldorak et les forces de Véga[21].

Les souvenirs d'Actarus et la guerre contre Véga

L'un des traits caractéristiques de cette version est l'importance accordée au passé d'Actarus. Le héros n'est pas seulement présenté comme un pilote extraterrestre réfugié sur Terre : les événements qui ont conduit à la destruction d'Euphor constituent un traumatisme qui ressurgit progressivement.

Cette approche permet à Ōta d'introduire une dimension plus tragique dans le personnage. Les combats contre les forces de Véga deviennent liés aux souvenirs du massacre d'Euphor et à la nécessité, pour Actarus, de comprendre son propre passé.Le manga développe parallèlement plusieurs personnages secondaires et introduit des éléments absents de la continuité principale de l'anime. Sayaka Yumi, issue de Mazinger Z, y occupe notamment une place beaucoup plus importante que dans la série télévisée. La présence de personnages et de concepts hérités de Mazinger Z et de Great Mazinger contribue ainsi à faire de cette version une véritable continuation de la trilogie de Ōta plutôt qu'une simple transposition de l'anime[22].

L'Empire Mykène et les nouvelles alliances

Le manga réintroduit également l'Empire Mykène, adversaire de Great Mazinger. Cet élément est particulièrement significatif puisque, dans la continuité de Ōta, les événements des précédents mangas de la trilogie ne sont pas simplement oubliés avec le changement de série. Les rapports entre les différents adversaires deviennent ainsi plus complexes. L'ennemi de la veille peut temporairement devenir un allié face à une menace supérieure, tandis que les anciennes rivalités continuent de peser sur les personnages. Cette logique contribue à donner au récit une dimension de guerre totale qui dépasse le schéma répétitif « un monstre de Véga contre Goldorak » caractéristique d'une partie de la série télévisée[23].

La civilisation ancienne et le dieu protecteur

Dans sa seconde moitié, le récit introduit des éléments mythologiques et archéologiques autour de Goldorak. Le robot n'est plus uniquement une machine de guerre extrêmement avancée : son existence est associée à une civilisation ancienne et à une fonction de protection dépassant les conflits contemporains.Le personnage de Rāga, présenté comme une ancienne puissance protectrice, ainsi que les références à une civilisation antérieure à celles d'Euphor et de Véga, contribuent à transformer progressivement le manga en récit de science-fiction mythologique. L'origine et la fonction de Goldorak deviennent alors des éléments centraux de l'intrigue[24].

Une escalade vers la guerre nucléaire

L'une des différences les plus importantes avec l'anime apparaît dans le traitement du conflit terrestre. La guerre menée par Véga ne reste pas limitée aux affrontements entre extraterrestres et défenseurs de la Terre : elle contribue à provoquer une confrontation entre les puissances humaines elles-mêmes. Le récit évolue ainsi vers une guerre nucléaire. La destruction de l'environnement et les conséquences des radiations deviennent des thèmes essentiels de la dernière partie du manga. La guerre extraterrestre se transforme donc en catastrophe globale, dont les responsabilités ne peuvent plus être attribuées au seul camp de Véga[25].

Le dénouement

Le dénouement constitue l'un des éléments les plus éloignés de la série animée. La Terre est ravagée par les conséquences de la guerre et des radiations, tandis que les espoirs d'une victoire classique et d'un retour à la normale disparaissent.Goldorak est gravement endommagé et Actarus et Phénicia survivent dans des conditions qui laissent envisager une possible renaissance future. Le récit ne s'achève donc pas sur une restauration de l'ordre comparable à celle de la série télévisée, mais sur une vision beaucoup plus pessimiste de l'avenir de l'humanité[26].

Ce choix prolonge une tendance déjà présente dans la version de Ōta de Great Mazinger, dont la conclusion avait elle aussi rompu avec le ton plus conventionnel de l'animation. Dans la trilogie dessinée par Ōta, le progrès technologique et les robots géants ne constituent donc pas nécessairement des garanties de salut : ils peuvent également devenir des instruments d'une catastrophe à l'échelle planétaire.[27].

Gosaku Ōta

Biographie

Gosaku Ōta, de son vrai nom Jun'ichi Ōta, naît le 16 mars 1948 à Kaminoyama, dans la préfecture de Yamagata. Il commence sa carrière comme assistant de Shōtarō Ishinomori, avant de débuter dans le manga pour jeunes filles sous le pseudonyme de Jun'ichirō Yamagami. Il travaille notamment dans cet univers éditorial avant de se tourner vers le manga pour garçons.[28].

Il rejoint ensuite l'entourage professionnel de Gō Nagai et participe à de nombreuses adaptations en manga de productions liées à Dynamic Pro. Il travaille notamment sur Mazinger Z, Great Mazinger, Getter Robo, Getter Robo G, Steel Jeeg et UFO Robot Grendizer. Il développe également ses propres œuvres, dont Tsuri Baka Taishō, consacré à sa passion pour la pêche et devenu son œuvre originale la plus connue.[29]Ōta meurt le 12 décembre 2022 à l'âge de 74 ans, après avoir contracté une pneumonie à la suite d'une infection par le SARS-CoV-2[30].

Style graphique et narratif

Le style de Ōta contraste fortement avec celui de Shingo Araki et de l'équipe de Toei Animation qui ont fixé l'apparence visuelle devenue emblématique de la série télévisée. Ses personnages sont plus trapus, plus expressifs et davantage caricaturaux. Les proportions peuvent être volontairement déformées et certains robots possèdent des expressions presque anthropomorphes.

Cette caractéristique explique en partie le décalage ressenti par les lecteurs français habitués à l'apparence télévisuelle de Goldorak. La réception française du manga a souvent opposé son dessin jugé enfantin ou irrégulier à une intrigue considérée comme beaucoup plus ambitieuse[31]. Cette apparente simplicité graphique ne signifie cependant pas que le récit soit lui-même simpliste. Ōta privilégie au contraire une narration fortement dramatique, marquée par la violence, les retournements de situation, les traumatismes, les conflits politiques et les conséquences à long terme de la guerre.

Son travail sur la trilogie Mazinger se caractérise ainsi par une tendance à pousser les prémisses des séries animées vers leurs conséquences extrêmes. Les affrontements entre robots deviennent progressivement des conflits militaires, puis des crises politiques et finalement des catastrophes civilisationnelles.

Différences avec les autres mangas de Grendizer

Plusieurs mangas de UFO Robot Grendizer ont été publiés parallèlement à la diffusion de l'anime, dans différents magazines et selon des continuités distinctes. La version de Ōta est celle qui prend le plus nettement ses distances avec le déroulement de la série télévisée[32].

La version de Ōta est également particulière par son rapport avec les autres mangas de la trilogie. Alors que certaines adaptations de Grendizer peuvent être lues indépendamment, celle-ci constitue l'aboutissement du travail de Ōta sur Mazinger Z et Great Mazinger. Les événements et les personnages des précédents mangas nourrissent donc directement son récit[33].

L'une des conséquences est que le manga présente une conception de l'univers plus cohérente à l'échelle de la trilogie de Ōta que ne le laisse supposer la seule comparaison avec l'anime. Le passage de Great Mazinger à Grendizer est notamment utilisé pour prolonger les thèmes de la guerre, de la destruction et de la responsabilité humaine.

Rapport avec la série télévisée

Le manga et l'anime sont produits pendant la même période, mais ils constituent des continuités distinctes. La version de Ōta n'est donc pas une adaptation exhaustive des 74 épisodes de la série télévisée.Certaines idées passent néanmoins d'une version à l'autre. Le cas le plus notable est celui de l'histoire consacrée à Aphélie, correspondant à l'épisode 25 de l'anime, « L'amour fleurit dans le ciel ». Cet épisode reprend un récit créé initialement dans le manga de Ōta. Le passage constitue ainsi un exemple rare d'influence directe d'un manga dérivé vers la production animée elle-même[34]. Le rapport entre les deux œuvres est donc réciproque : le manga s'appuie sur les personnages et concepts conçus pour l'univers de Grendizer, mais certaines de ses idées sont à leur tour reprises ou adaptées par la série télévisée.

Réception

Réception graphique

La réception de la version de Ōta est marquée par un contraste entre son dessin et celui de l'anime. Le public français ayant découvert Goldorak principalement à travers les designs de Shingo Araki et de Michi Himeno peut être surpris par des personnages aux proportions plus enfantines et par des robots plus expressifs. Des critiques françaises ont ainsi souligné le caractère plus caricatural du dessin et l'irrégularité de certaines cases, tandis que d'autres lecteurs ont considéré cette esthétique comme un élément caractéristique du manga de Ōta[35]. Cette réception doit toutefois être replacée dans le contexte des mangas de robots géants des années 1970. Les adaptations publiées dans les magazines pour enfants ne poursuivent pas nécessairement les mêmes objectifs graphiques que l'animation télévisée et disposent de contraintes de production très différentes.

Réception narrative

La réception narrative est généralement plus favorable. Plusieurs rétrospectives consacrées à Ōta insistent sur l'ampleur des différences avec l'anime et sur l'ambition de son scénario, notamment dans sa seconde moitié[36].

Le manga est particulièrement remarqué pour ses développements originaux : l'intervention de l'Empire Mykène, le rôle de Sayaka Yumi, les éléments liés aux civilisations anciennes, l'importance de Goldorak en tant que puissance protectrice et la progression vers une catastrophe nucléaire. Ces éléments expliquent que l'œuvre soit parfois considérée rétrospectivement comme davantage qu'une simple adaptation commerciale. Son scénario constitue une interprétation personnelle de l'univers de Nagai, comparable par sa liberté aux précédentes versions de Mazinger réalisées par Ōta.

Réception auprès des lecteurs français

En France, la réception est longtemps restée liée à la comparaison avec l'anime. Les lecteurs recherchant une transposition fidèle des épisodes télévisés peuvent être déconcertés par les changements de personnages, de ton et de continuité. À l'inverse, les lecteurs intéressés par les différentes versions de Grendizer ont souvent souligné l'intérêt de cette continuité parallèle.Les discussions consacrées à l'édition Black Box témoignent ainsi de deux réactions récurrentes : une réserve à l'égard du dessin, jugé très éloigné de l'image télévisuelle, et une appréciation plus positive de la construction narrative et de l'originalité de l'intrigue[37]. La réception contemporaine demeure donc contrastée, mais le manga bénéficie d'un intérêt particulier auprès des amateurs de l'histoire éditoriale de Grendizer et de la production de Dynamic Pro.

Postérité

La version de Gosaku Ōta occupe une place particulière dans l'histoire éditoriale de Grendizer. Elle constitue l'un des exemples les plus marquants de la liberté laissée aux mangakas chargés d'adapter les séries télévisées japonaises des années 1970.Son influence dépasse par ailleurs la seule bande dessinée. Certains éléments développés dans cette version, notamment la dimension quasi divine de Goldorak, les relations anciennes entre Euphor, Véga et la Terre ainsi que certains aspects psychologiques d'Actarus, ont été rapprochés ultérieurement de caractéristiques présentes dans d'autres interprétations de l'univers, notamment Grendizer Giga et Grendizer U[38]. L'œuvre conserve également une importance historique dans la carrière de Ōta : après Mazinger Z et Great Mazinger, elle représente l'aboutissement de sa propre trilogie de robots géants issue de l'univers de Gō Nagai. Son Grendizer est ainsi moins une reproduction du dessin animé qu'une conclusion personnelle à un cycle commencé plusieurs années auparavant.

Notes

  1. ↑ https://www.bdgest.com/serie-1451-BD-Goldorak-UFO-Robot.html
  2. ↑ https://www.bdgest.com/serie-1451-BD-Goldorak-UFO-Robot.html
  3. ↑ https://w.atwiki.jp/aniwotawiki/pages/38873.html
  4. ↑ Transcrit aussi Boken Oh.
  5. ↑ Pour Mazinger Z version a.
  6. ↑ Pour Mazinger Z version b jusqu'à Goldorak inclus.
  7. ↑ Merci à Goldosan pour le travail de mise en ligne : https://www.mediafire.com/file/znmduzdf7u629dd/GRENDIZER_-_EXTRAITS_BOKEN_OH_-_1975-1976_-_HD_-_Goldosan.zip/file
  8. ↑ https://ja.wikipedia.org/wiki/UFO%E3%83%AD%E3%83%9C_%E3%82%B0%E3%83%AC%E3%83%B3%E3%83%80%E3%82%A4%E3%82%B6%E3%83%BC
  9. ↑ https://w.atwiki.jp/aniwotawiki/pages/38873.html
  10. ↑ https://w.atwiki.jp/aniwotawiki/pages/38873.html
  11. ↑ https://w.atwiki.jp/aniwotawiki/pages/38873.html
  12. ↑ https://www.amazon.co.jp/UFO%E3%83%AD%E3%83%9C-%E3%82%B0%E3%83%AC%E3%83%B3%E3%83%80%E3%82%A4%E3%82%B6%E3%83%BC-1-%E3%82%A2%E3%82%AF%E3%82%B7%E3%83%A7%E3%83%B3%E3%82%B3%E3%83%9F%E3%83%83%E3%82%AF%E3%82%B9-%E6%A1%9C%E5%A4%9A/dp/457593636X
  13. ↑ En même temps que la version Nagai.
  14. ↑ https://www.bdgest.com/serie-1451-BD-Goldorak-UFO-Robot.html
  15. ↑ https://www.bdgest.com/serie-1451-BD-Goldorak-UFO-Robot.html
  16. ↑ https://www.bdgest.com/serie-1451-BD-Goldorak-UFO-Robot.html
  17. ↑ https://www.bdgest.com/serie-1451-BD-Goldorak-UFO-Robot.html
  18. ↑ https://www.bdgest.com/serie-1451-BD-Goldorak-UFO-Robot.html
  19. ↑ https://www.senscritique.com/bd/goldorak/critique/333843111
  20. ↑ https://www.senscritique.com/bd/goldorak/critique/333843111
  21. ↑ https://otakuma.net/archives/2013080103.html
  22. ↑ https://www.manga-news.com/index.php/auteur/Gosaku-Ota
  23. ↑ https://w.atwiki.jp/aniwotawiki/pages/38873.html
  24. ↑ https://w.atwiki.jp/aniwotawiki/pages/38873.html
  25. ↑ https://magmix.jp/post/274810
  26. ↑ https://w.atwiki.jp/aniwotawiki/pages/38873.html
  27. ↑ https://magmix.jp/post/274810
  28. ↑ https://w.atwiki.jp/aniwotawiki/pages/38873.html
  29. ↑ https://www.manga-news.com/index.php/actu/Deces-du-mangaka-Gosaku-Ota
  30. ↑ https://www.manga-news.com/index.php/actu/Deces-du-mangaka-Gosaku-Ota
  31. ↑ https://www.umac.fr/goldorak-black-box-edition/
  32. ↑ https://fr.wikipedia.org/wiki/Goldorak
  33. ↑ https://w.atwiki.jp/aniwotawiki/pages/38873.html
  34. ↑ https://w.atwiki.jp/aniwotawiki/pages/38873.html
  35. ↑ https://www.umac.fr/goldorak-black-box-edition/
  36. ↑ https://otakuma.net/archives/2013080103.html
  37. ↑ https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=3684
  38. ↑ https://fr.wikipedia.org/wiki/Goldorak_U