Les sources d'inspiration de la série : Différence entre versions
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L'auteur original de l'univers Mazinger dit lui-même que ses créations se font par accumulation d'autres, ce qui est le cas de la plupart (pour ne pas dire la totalité) des créateurs. Il n'y a pas là de jugement à porter sur cette question. Autre apport à un concept en réalité existant : Les références typiquement asiatiques comme le '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Kiai Kiai]''' remis au gout du jour par les catcheurs de l'archipel, ce cri en provenance des "tripes", poussé par les combattants au moment du lancement de leurs attaques ou gestes techniques et qui est repris pour servir de déclenchement aux armes des robots. | L'auteur original de l'univers Mazinger dit lui-même que ses créations se font par accumulation d'autres, ce qui est le cas de la plupart (pour ne pas dire la totalité) des créateurs. Il n'y a pas là de jugement à porter sur cette question. Autre apport à un concept en réalité existant : Les références typiquement asiatiques comme le '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Kiai Kiai]''' remis au gout du jour par les catcheurs de l'archipel, ce cri en provenance des "tripes", poussé par les combattants au moment du lancement de leurs attaques ou gestes techniques et qui est repris pour servir de déclenchement aux armes des robots. | ||
| − | Tôei | + | Devenu un "code" des série d'action, Tôei reprend logiquement ce concept pour UEDS et UFO Robo Grendizer. |
| − | + | On trouve également des correspondances entre Goldorak et d'autres séries où le héros est un extraterrestre vivant sur Terre sous une autre identité que la sienne comme Babel II et Spectreman. | |
| − | + | Dans la seconde partie du feuilleton, le concept développé par Dynamic pour créer le robot-titre de la série Getter Robo, est également exploité pour les vaisseaux des Aigles et le [[Cosmorak]]: Ici, le "Getta robot" est composé de modules pilotés (et transformables), à la différence du Jet Scrander de Mazinger Z. | |
| − | + | {{#ev:youtube|watch?v=4GMxXAPG4Hs}} | |
| − | + | '''La métamorphose de Duke Fleed''' est également un grand moment repris d'autres séries d'action japonaises comme Kamen Rider, Spectreman et Gatchaman (La Bataille des planètes). On la retrouve également dans des comics américain publiés par Marvel dans la décennie précédente (Hulk, Thor, la Torche Humaine des 4 Fantastiques notamment). Le mangaka s'en est servi auparavant pour Devilman puis Cutey Honey. | |
| − | + | Lorsque le lien avec Mazinger Z est décidé, les codes graphiques vont naturellement se rapprocher de cet univers et cela va bien sur toucher les personnages, l'exemple le plus frappant en étant [[Rigel]]. Si sa première morphologie, dans UEDS, est plutôt grande et maigre, dans la série il va adopter une apparence issue du panthéon du mangaka. En effet, le père de Vénusia, tel que nous le voyons dans Goldorak, reprend graphiquement l’apparence d'une figure que l'on voit dans bon nombre d’œuvres passées de Nagai, sous des noms différents mais toujours avec un rôle comique similaire de père de famille, comme le Danbei Hayami de Cutey Honey ([https://fr.wikipedia.org/wiki/Cherry_Miel Cherry Miel] en France). | |
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En effet, il est très difficile de ne pas voir les similitudes entre les entrailles du repaire de la Sécurité Internationale (International Rescue en version originale) et celles du Centre de Procyon (et, avant elle, les bases des professeurs Yumi, Kabuto, puis Saotomé). Cette thématique sera souvent reprise dans les séries de robots géants ultérieures à Mazinger Z. | En effet, il est très difficile de ne pas voir les similitudes entre les entrailles du repaire de la Sécurité Internationale (International Rescue en version originale) et celles du Centre de Procyon (et, avant elle, les bases des professeurs Yumi, Kabuto, puis Saotomé). Cette thématique sera souvent reprise dans les séries de robots géants ultérieures à Mazinger Z. | ||
| − | Goldorak est une série co-produite par la Tôei et Dynamic Planning autour du scénario original de [[UEDS]]. Ces deux sociétés ont déjà réalisé au moins quatre séries de robots géants depuis 1972, elles sont donc rodées mais doivent répondre à un rythme de production intense, ce qui, hélas, se traduira par '''le [http://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?f=1&t=4835 recyclage]''' d'idées antérieures | + | Goldorak est une série co-produite par la Tôei et Dynamic Planning autour du scénario original de [[UEDS]]. Ces deux sociétés ont déjà réalisé au moins quatre séries de robots géants depuis 1972, elles sont donc rodées mais doivent répondre à un rythme de production intense, ce qui, hélas, se traduira par '''le [http://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?f=1&t=4835 recyclage]''' d'idées antérieures. |
Si, dans l'ensemble, Goldorak prend plutôt "le meilleur de chacun", son manque d'originalité narrative, sur le long terme, sera très voyant pour le téléspectateur japonais. | Si, dans l'ensemble, Goldorak prend plutôt "le meilleur de chacun", son manque d'originalité narrative, sur le long terme, sera très voyant pour le téléspectateur japonais. | ||
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Sur l'image ci-dessus à gauche, tirée de l'épisode [[Quand les chiens sont lâchés|44]], on peut observer parmi les masques de ce clin d'oeil, celui qui représente la tête de Getter Robo. | Sur l'image ci-dessus à gauche, tirée de l'épisode [[Quand les chiens sont lâchés|44]], on peut observer parmi les masques de ce clin d'oeil, celui qui représente la tête de Getter Robo. | ||
| − | Sur l'image ci-dessus, tirée de l'épisode [[L'aigle à quatre têtes|50]], on peut reconnaître dans ce [https://fr.wikipedia.org/wiki/Caméo caméo], de gauche à droite, (?), Yumiko et le jeune héros extraterrestre Koichi | + | Sur l'image ci-dessus, tirée de l'épisode [[L'aigle à quatre têtes|50]], on peut reconnaître dans ce [https://fr.wikipedia.org/wiki/Caméo caméo], de gauche à droite, (?), Yumiko et le jeune héros extraterrestre Koichi (Babel II), le détective Seiji Hayami (Cherry Miel) et Hayato Jin (Getter Robo). |
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Version du 13 juin 2018 à 07:43
Série de robots géants typiques du milieu des années 70, Goldorak suit à la perfection les codes du genre qui lui ont donné ses lettres de noblesse.
Sommaire
Rappels sur la source d'inspiration "Mazinger Z"
Mazinger Z est couramment présenté comme LE PREMIER robot géant piloté de l'intérieur, un concept créé par Gô Nagai. Si l'on regarde de près, il existe déjà, dans les années 60 en dessins animés américains, et probablement antérieurement sous forme de BD américaines (témoignage de Jacques CANESTRIER), des aventures impliquant des robots géants pilotés de l'intérieur. Un exemple ici à 9min21 : Robin Fusée, USA, 1967.
Nous le voyons également au Japon dans les séries live et animées de ces mêmes années 60. Mais dans ces cas là, il s'agit d'antagonistes du héros et qui presque toujours ne survivent pas à l'épisode où ils apparaissent. La vraie trouvaille de Nagai, c'est de faire du robot piloté l'engin phare de la série, la machine salvatrice sur laquelle reposent tous les espoirs du monde. C'est tout simple, mais c'est lui qui y a pensé le premier, pour le succès que l'on connait.
Ci-dessous l'un des tous premiers dessins préparatoires, alors que la machine s’appelle encore Energer Z. Le Pilder est alors encore une simple motocyclette qui atteint le sommet du crâne par une rampe dorsale (que l'on peut encore deviner une fois repliée entre les jambes du robot). Le succès du manga (signé Shotaro Ishinomori) et de la série télévisée Kamen Rider en 1971 incite cependant Gô Nagai à effectuer quelques modifications : la moto disparaît pour être remplacée par un appareil autonome de type VTOL (à décollage vertical) et le robot lui-même est retravaillé : Energer Z devient alors Mazinger Z.
L'exploitation d'idées antérieures
L'auteur original de l'univers Mazinger dit lui-même que ses créations se font par accumulation d'autres, ce qui est le cas de la plupart (pour ne pas dire la totalité) des créateurs. Il n'y a pas là de jugement à porter sur cette question. Autre apport à un concept en réalité existant : Les références typiquement asiatiques comme le Kiai remis au gout du jour par les catcheurs de l'archipel, ce cri en provenance des "tripes", poussé par les combattants au moment du lancement de leurs attaques ou gestes techniques et qui est repris pour servir de déclenchement aux armes des robots.
Devenu un "code" des série d'action, Tôei reprend logiquement ce concept pour UEDS et UFO Robo Grendizer.
On trouve également des correspondances entre Goldorak et d'autres séries où le héros est un extraterrestre vivant sur Terre sous une autre identité que la sienne comme Babel II et Spectreman.
Dans la seconde partie du feuilleton, le concept développé par Dynamic pour créer le robot-titre de la série Getter Robo, est également exploité pour les vaisseaux des Aigles et le Cosmorak: Ici, le "Getta robot" est composé de modules pilotés (et transformables), à la différence du Jet Scrander de Mazinger Z.
La métamorphose de Duke Fleed est également un grand moment repris d'autres séries d'action japonaises comme Kamen Rider, Spectreman et Gatchaman (La Bataille des planètes). On la retrouve également dans des comics américain publiés par Marvel dans la décennie précédente (Hulk, Thor, la Torche Humaine des 4 Fantastiques notamment). Le mangaka s'en est servi auparavant pour Devilman puis Cutey Honey.
Lorsque le lien avec Mazinger Z est décidé, les codes graphiques vont naturellement se rapprocher de cet univers et cela va bien sur toucher les personnages, l'exemple le plus frappant en étant Rigel. Si sa première morphologie, dans UEDS, est plutôt grande et maigre, dans la série il va adopter une apparence issue du panthéon du mangaka. En effet, le père de Vénusia, tel que nous le voyons dans Goldorak, reprend graphiquement l’apparence d'une figure que l'on voit dans bon nombre d’œuvres passées de Nagai, sous des noms différents mais toujours avec un rôle comique similaire de père de famille, comme le Danbei Hayami de Cutey Honey (Cherry Miel en France).
Recyclages dans la série
Tout d'abord, la série, du point de vue de la narration, s'articule autour du "méchant de la semaine". Un soldat de l'armée adverse arrive avec un plan pour détruire notre héros et, au terme d'un combat de robots, il est vaincu. Les épisodes qui font vraiment avancer l'histoire sont rares. Ce mode narratif est très répandu depuis longtemps sur tous les points de la planète, que ce soit dans les séries policières ou d'action, il est donc difficile d'en définir l'origine, tant il fait partie des ficelles du métier.
Gô Nagai est né sous l'occupation américaine et la première partie de sa vie a été marquée par ces séries occidentales dont la télévision l'a abreuvé.
Dans les tous premiers rangs de ses influences, nous pouvons placer la série "Thunderbirds" ("Les sentinelles de l'air" en France) qui lui inspirera toute sa thématique de base secrète.
En effet, il est très difficile de ne pas voir les similitudes entre les entrailles du repaire de la Sécurité Internationale (International Rescue en version originale) et celles du Centre de Procyon (et, avant elle, les bases des professeurs Yumi, Kabuto, puis Saotomé). Cette thématique sera souvent reprise dans les séries de robots géants ultérieures à Mazinger Z.
Goldorak est une série co-produite par la Tôei et Dynamic Planning autour du scénario original de UEDS. Ces deux sociétés ont déjà réalisé au moins quatre séries de robots géants depuis 1972, elles sont donc rodées mais doivent répondre à un rythme de production intense, ce qui, hélas, se traduira par le recyclage d'idées antérieures.
Si, dans l'ensemble, Goldorak prend plutôt "le meilleur de chacun", son manque d'originalité narrative, sur le long terme, sera très voyant pour le téléspectateur japonais.
Hommages dans la série
Sur l'image ci-dessus à gauche, tirée de l'épisode 44, on peut observer parmi les masques de ce clin d'oeil, celui qui représente la tête de Getter Robo.
Sur l'image ci-dessus, tirée de l'épisode 50, on peut reconnaître dans ce caméo, de gauche à droite, (?), Yumiko et le jeune héros extraterrestre Koichi (Babel II), le détective Seiji Hayami (Cherry Miel) et Hayato Jin (Getter Robo).

