Les sources d'inspiration de la série : Différence entre versions

De Wikirak
Ligne 48 : Ligne 48 :
 
== L’apparence d'Actarus en civil ==
 
== L’apparence d'Actarus en civil ==
  
Cet artiste japonais présente ici une apparence ayant pu inspirer les créateurs de la série (couverture de disque de 1972. L'artiste est né en 1953) :
+
Nous ne pouvons affirmer que le graphisme du personnage ait été inspiré par ces artistes, nous n'avons d'ailleurs absolument aucune bribe d'indice qui pourrait aller dans ce sens. Il y a juste à chaque fois une ressemblance extrêmement frappante sur laquelle nous pouvons honnêtement nous interroger :
  
- '''[https://images-fe.ssl-images-amazon.com/images/I/51-RvNAh89L.jpg  Yuzo Yamashita]'''
+
- '''[https://images-fe.ssl-images-amazon.com/images/I/51-RvNAh89L.jpg  Yuzo Yamashita]''', couverture de disque de 1972. L'artiste est né en 1953.
  
 
+
- '''[https://www.youtube.com/watch?v=Mn2c728xEwk  Gilles Marchal]''', vidéoclip musical français de 1970. L'artiste est né en 1944 et décédé en 2013.
Nous ne pouvons affirmer que le graphisme du personnage ait été inspiré par ce vidéoclip musical français de 1970, nous n'avons d'ailleurs absolument aucune bribe d'indice qui pourrait aller dans ce sens. Il y a juste une ressemblance extrêmement frappante sur laquelle nous pouvons honnêtement nous interroger :
 
 
 
- '''[https://www.youtube.com/watch?v=Mn2c728xEwk  Gilles Marchal]'''
 

Version du 10 juin 2018 à 13:54

Série de robots géants typiques du milieu des années 70, Goldorak suit à la perfection les codes du genre qui lui ont donné ses lettres de noblesse.

Rappels sur la source d'inspiration "Mazinger Z"

Mazinger Z est couramment présenté comme LE PREMIER robot géant piloté de l'intérieur, un concept créé par Gô Nagai. Si l'on regarde de près, il existe déjà, dans les années 60 en dessins animés américains, et probablement antérieurement sous forme de BD américaines (témoignage de Jacques CANESTRIER), des aventures impliquant des robots géants pilotés de l'intérieur. Un exemple ici à 9min21 : Robin Fusée, USA, 1967.

Nous le voyons également au Japon dans les séries live et animées de ces mêmes années 60. Mais dans ces cas là, il s'agit d'antagonistes du héros et qui presque toujours ne survivent pas à l'épisode où ils apparaissent. La vraie trouvaille de Nagai, c'est de faire du robot piloté l'engin phare de la série, la machine salvatrice sur laquelle reposent tous les espoirs du monde. C'est tout simple, mais c'est lui qui y a pensé le premier, pour le succès que l'on connait.

Ci dessous l'un des tous premiers dessins préparatoires, alors que la machine s’appelle encore Energer Z. Le Pîlder est alors encore une simple motocyclette qui atteint le sommet du crâne par une rampe dorsale (que l'on peut encore deviner une fois repliée entre les jambes du robot).

Maz00.jpg

Le recyclage d'idées antérieures

L'auteur original de l'univers Mazinger dit lui-même que ses créations se font par accumulation d'autres, ce qui est le cas de la plupart, si pas de la totalité des créateurs, il n'y a pas là de jugement à porter sur cette question. Autre apport à un concept en réalité existant : Les références typiquement asiatiques comme le Kiai remis au gout du jour par les catcheurs de l'archipel, ce cri en provenance des "tripes", poussé par les combattants au moment du lancement de leurs attaques ou gestes techniques et qui est repris pour servir de déclenchement aux armes des robots.

Toei s'inspire de ce concept pour le fonctionnement de sa machine, conçue par elle pour son intrigue qui donne naissance à UEDS, puis à UFO Robo Grendizer.

La métamorphose de Duke Fleed est également un grand moment repris d'autres séries d'action japonaises comme Kamen Rider, Spectreman et Gatchaman (La Bataille des planètes). On la retrouve également dans des comics américain publiés par Marvel dans la décennie précédente (Hulk, Thor, la Torche Humaine des 4 fantastiques notamment). Le mangaka s'en est servi auparavant pour Devilman puis Cutey Honey.

Mais il recycle aussi ses propres personnages. Rigel est une figure que l'on voit dans bon nombre d’œuvres passées de Nagai, sous des noms similaires mais différents et avec un rôle de bouffon très proche.


Sur la série

Tout d'abord, la série, du point de vue de la narration, s'articule autour du "méchant de la semaine". Un soldat de l'armée adverse arrive avec un plan pour détruire notre héros et, au terme d'un combat de robots, il est vaincu. Les épisodes qui font vraiment avancer l'histoire sont rares. Ce mode narratif est très répandu depuis longtemps sur tous les points de la planète, que ce soit dans les séries policières ou d'action, il est donc difficile d'en définir l'origine, tant il fait partie des ficelles du métier.

Gô Nagai est né sous l'occupation américaine et la première partie de sa vie a été marquée par ces séries occidentales dont la télévision l'a abreuvé.

Dans les tous premiers rangs de ses influences, nous pouvons placer la série "Thunderbirds" ("Les sentinelles de l'air" en France) qui lui inspirera toute sa thématique de base secrète.

En effet, il est très difficile de ne pas voir les similitudes entre les entrailles du repaire de International Rescue et celles du Centre de Procyon (et, avant elle, les bases de Yumi, de Kabuto et de Saotome). D'ailleurs cette thématique sera également reprise par toutes les séries de robots géants ultérieures à Mazinger Z.

Goldorak est une série co-produite par la Tôei et Dynamic Planning autour du scénario original de UEDS. Ces deux sociétés ont déjà réalisé au moins quatre séries de robots géants depuis 1972, elles sont donc rodées mais doivent répondre à un rythme de production intense, ce qui, hélas, se traduira par le recyclage d'idées antérieures, ici de ces quatre séries : Mazinger Z, Great Mazinger, Getta robot et Getta Robot G.

Si, dans l'ensemble, Goldorak prend plutôt "le meilleur de chacun", son manque d'originalité narrative, sur le long terme, sera très voyant pour le téléspectateur japonais.


Caméo dans la série

Cameo1.jpg

Sur l'image ci-dessus, tirée de l'épisode 50, on peut apercevoir de gauche à droite ... et Hayato Jin (Getter Robot)

L’apparence d'Actarus en civil

Nous ne pouvons affirmer que le graphisme du personnage ait été inspiré par ces artistes, nous n'avons d'ailleurs absolument aucune bribe d'indice qui pourrait aller dans ce sens. Il y a juste à chaque fois une ressemblance extrêmement frappante sur laquelle nous pouvons honnêtement nous interroger :

- Yuzo Yamashita, couverture de disque de 1972. L'artiste est né en 1953.

- Gilles Marchal, vidéoclip musical français de 1970. L'artiste est né en 1944 et décédé en 2013.