"Magnétophone", court récit.
Posté : mer. juin 04, 2014 19:06 pm
Bon vous savez que l’épisode 49 est plein d’incohérences, que ce soit en VO ou en VF, avec le reste de la série. Ce récit n’en tient pas compte. Je considère que le grand père et Phénicia ne peuvent ignorer que Goldorak défend la Terre et que le vieil homme sait même sans doute que c’est Actarus qui le pilote. Donc veuillez m’excuser les nombreuses libertés prises avec ces deux versions.
(Clic)
-Je ne sais pas pour qui j’enregistre ce message.
Je suis bien vieux. Pas dans mon corps mais dans ma tête. Je sens ma santé mentale s’étioler de jours en jours alors je veux laisser une trace pour Phénicia qui n’a que moi.
Ici, sur Saphirée, je me nomme Tadashi Daïba, un nom d’emprunt...
Je suis né sur Euphor, une verte planète à l’autre bout de l’univers.
Là-bas, j’étais quelqu’un d’important, ici je suis un paisible grand père qui élève sa petite-fille orpheline.
Je n’ai eu aucun mal à me créer une identité, bien aidé que je le fus par le professeur Procyon, un grand scientifique local.
Je ne lui ai pas raconté la vérité car je ne suis pas venu seul.
Il y avait avec moi une petite fille de 9 ans, Phénicia, que son frère m’a confié au plus fort de la débâcle.
Nous avons fuit une guerre interplanétaire qui s’est déroulé à l’autre bout de l’univers, une guerre que ma patrie a perdu.
Phénicia était traumatisée par ce qu’elle a vu sur Euphor, j’ai donc opté pour l’hypnose. Je lui ai fait tout oublier de sa vie passée et je lui ai inculqué de faux souvenirs. Pour elle, ses parents sont désormais morts dans un accident alors qu’elle était toute petite et je suis son grand père paternel.
Je l’ai éduquée du mieux que j’ai pu ce qui me fut assez facile car j’ai été, sur Euphor, le professeur des enfants du couple royal, c’est à dire elle et son grand frère, Actarus.
La croissance sur Saphirée est bien moins rapide que sur Euphor. A neuf ans, ma petite fille en paraissait déjà 12, je l’ai donc inscrite au collège.
Elle faisait ma fierté. Très brillante, elle surclassait tous ses camarades.
Malgré l’équilibre de sa vie, Phénicia avait un sommeil difficile et je voyais souvent, dans les rêves glauques qu’elle me racontait, des prémonitions qui se réalisaient par la suite.
Un jour, je dirai un ou deux ans après notre arrivée, son sommeil particulièrement agité m’annonça l’arrivée de nos ennemis sur Saphirée. Des mots et des noms oubliés par mon travail sur elle sortaient de sa bouche : Golgoth, Hydargos, Goldorak.
Cela eut un grand effet sur moi. Je savais d’expérience qu’on ne pouvait pas résister à Véga. Je fis donc une dernière visite à Procyon, le prévenant que bientôt je quitterai sa planète et que je retournais me battre aux cotés de la résistance.
Mais je suis resté. J’ai renvoyé dans l’espace la navette avec laquelle j’étais venu pour que Procyon croit vraiment à mon départ.
Avec la petite fortune en bijoux que j’avais amené dans mon exil, j’achetais une vieille maison isolée dans un bois afin de sécuriser nos vies, Véga n’attaquant que les villes.
A cette époque, Saphirée avait des problèmes avec une peuplade souterraine qui voulait dominer les humains, ici aussi c’était la guerre.
Bien évidement, j’avalais tout ce que je pouvais sur le sujet que ce soit en presse, émissions télévisées et radio. Les saphiriens ont gagné mais l’événement principal des derniers jours de cet affrontement a été l’arrivée dans nos cieux de Goldorak, une machine de mort de Véga ayant participé à l’agression sur Euphor.
Véga était arrivé, du moins je le croyais car, pendant deux ans, rien ne se passa.
Cet attente insoutenable faillit me rendre fou.
Enfin, Véga attaqua et, chose incroyable, Goldorak réapparut et se mit à défendre Saphirée. Je ne comprenais pas et il me fallait savoir.
Qui donc pilotait Goldorak ? Pourquoi était-il du coté de la justice ?
Pendant quelques jours, je rongeais mon frein mais bien vite n’en pus plus. J’allais voir le professeur Procyon. Sur le chemin du Centre, je n’eus aucune peine à reconnaître Actarus lorsque je le croisais avec son buggy. Je m’arrêtais au bord de la route, en proie à un grand émoi.
Que faisait-il sur Saphirée ? Comment y était-il venu ? Etait-ce lui le pilote de Goldorak qui la défendait contre Véga ? Oui, tout s’emboîtait...
En tout cas, nous étions entre de bonnes mains. Je fis demi-tour, étrangement rassuré et complètement apaisé.
De long mois sont passés depuis et Goldorak est toujours victorieux. Trois appareils l’assistent désormais dans des combats toujours plus violents et je...
(voix qui s’eloigne)
-Qu’est-ce qui se passe ! ! !? ? ?
(bruit d’arbres qui se brisent, de moteurs)
(Voix lointaines)
-Oh, Goldorak.....
-Grand père, Grand père pourquoi as-tu crié ? ? ? ? ? ? ?
FIN
(Clic)
-Je ne sais pas pour qui j’enregistre ce message.
Je suis bien vieux. Pas dans mon corps mais dans ma tête. Je sens ma santé mentale s’étioler de jours en jours alors je veux laisser une trace pour Phénicia qui n’a que moi.
Ici, sur Saphirée, je me nomme Tadashi Daïba, un nom d’emprunt...
Je suis né sur Euphor, une verte planète à l’autre bout de l’univers.
Là-bas, j’étais quelqu’un d’important, ici je suis un paisible grand père qui élève sa petite-fille orpheline.
Je n’ai eu aucun mal à me créer une identité, bien aidé que je le fus par le professeur Procyon, un grand scientifique local.
Je ne lui ai pas raconté la vérité car je ne suis pas venu seul.
Il y avait avec moi une petite fille de 9 ans, Phénicia, que son frère m’a confié au plus fort de la débâcle.
Nous avons fuit une guerre interplanétaire qui s’est déroulé à l’autre bout de l’univers, une guerre que ma patrie a perdu.
Phénicia était traumatisée par ce qu’elle a vu sur Euphor, j’ai donc opté pour l’hypnose. Je lui ai fait tout oublier de sa vie passée et je lui ai inculqué de faux souvenirs. Pour elle, ses parents sont désormais morts dans un accident alors qu’elle était toute petite et je suis son grand père paternel.
Je l’ai éduquée du mieux que j’ai pu ce qui me fut assez facile car j’ai été, sur Euphor, le professeur des enfants du couple royal, c’est à dire elle et son grand frère, Actarus.
La croissance sur Saphirée est bien moins rapide que sur Euphor. A neuf ans, ma petite fille en paraissait déjà 12, je l’ai donc inscrite au collège.
Elle faisait ma fierté. Très brillante, elle surclassait tous ses camarades.
Malgré l’équilibre de sa vie, Phénicia avait un sommeil difficile et je voyais souvent, dans les rêves glauques qu’elle me racontait, des prémonitions qui se réalisaient par la suite.
Un jour, je dirai un ou deux ans après notre arrivée, son sommeil particulièrement agité m’annonça l’arrivée de nos ennemis sur Saphirée. Des mots et des noms oubliés par mon travail sur elle sortaient de sa bouche : Golgoth, Hydargos, Goldorak.
Cela eut un grand effet sur moi. Je savais d’expérience qu’on ne pouvait pas résister à Véga. Je fis donc une dernière visite à Procyon, le prévenant que bientôt je quitterai sa planète et que je retournais me battre aux cotés de la résistance.
Mais je suis resté. J’ai renvoyé dans l’espace la navette avec laquelle j’étais venu pour que Procyon croit vraiment à mon départ.
Avec la petite fortune en bijoux que j’avais amené dans mon exil, j’achetais une vieille maison isolée dans un bois afin de sécuriser nos vies, Véga n’attaquant que les villes.
A cette époque, Saphirée avait des problèmes avec une peuplade souterraine qui voulait dominer les humains, ici aussi c’était la guerre.
Bien évidement, j’avalais tout ce que je pouvais sur le sujet que ce soit en presse, émissions télévisées et radio. Les saphiriens ont gagné mais l’événement principal des derniers jours de cet affrontement a été l’arrivée dans nos cieux de Goldorak, une machine de mort de Véga ayant participé à l’agression sur Euphor.
Véga était arrivé, du moins je le croyais car, pendant deux ans, rien ne se passa.
Cet attente insoutenable faillit me rendre fou.
Enfin, Véga attaqua et, chose incroyable, Goldorak réapparut et se mit à défendre Saphirée. Je ne comprenais pas et il me fallait savoir.
Qui donc pilotait Goldorak ? Pourquoi était-il du coté de la justice ?
Pendant quelques jours, je rongeais mon frein mais bien vite n’en pus plus. J’allais voir le professeur Procyon. Sur le chemin du Centre, je n’eus aucune peine à reconnaître Actarus lorsque je le croisais avec son buggy. Je m’arrêtais au bord de la route, en proie à un grand émoi.
Que faisait-il sur Saphirée ? Comment y était-il venu ? Etait-ce lui le pilote de Goldorak qui la défendait contre Véga ? Oui, tout s’emboîtait...
En tout cas, nous étions entre de bonnes mains. Je fis demi-tour, étrangement rassuré et complètement apaisé.
De long mois sont passés depuis et Goldorak est toujours victorieux. Trois appareils l’assistent désormais dans des combats toujours plus violents et je...
(voix qui s’eloigne)
-Qu’est-ce qui se passe ! ! !? ? ?
(bruit d’arbres qui se brisent, de moteurs)
(Voix lointaines)
-Oh, Goldorak.....
-Grand père, Grand père pourquoi as-tu crié ? ? ? ? ? ? ?
FIN
