"Dégradation", 3 parties, terminé.
Posté : jeu. janv. 30, 2014 15:47 pm
Cette fanfiction est une préquelle centrée sur Hydargos.
Je l'ai écrite après avoir fait un cycle de trois courtes histoires sur le personnage :
1- "Le patient"
https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=3230
2- "Préface"
https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=3241
3- "Interview"
https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=3989
-----------------
Je suis allongé sur mon lit, je suis abasourdi…
Je suis dégradé.
J’ai tout fait pour l’empire, tout ! Je me suis sali les mains, j’ai fais de mes amis des ennemis mortels, j’ai tué, torturé.
On m’appelle « le boucher », un surnom que je mérite amplement.
Voilà comment on me remercie...
Ma femme vient de me quitter mais je n’en ai rien à foutre. Avec ce que je lui ai mis dans la gueule je comprend qu’elle se soit barrée. Grand bien lui fasse ! Je me suis marié par convenance, pour faire comme tout le monde et pour plaire à ma famille. Ce n’est donc pas une grande perte.
Mais qu’elle m’ait trompé avec ce connard de Janus, ça je l’encaisse pas. Forcement, je l’ai cogné lui aussi… A force de passer sur le billard, son visage ressemble maintenant à celui d'une poupée de cire, mort, inexpressif…
Mes enfants sont majeurs, ils ont honte de moi et me méprisent depuis pas mal de temps déjà. Je ne pense pas qu’ils comptent me revoir un jour.
J’aurai pourtant du voir venir tout ce qui m’arrive ! Ca fait longtemps que tout le monde me déteste.
Pourtant j’étais un mec bien avant tout ça.
Mon père était mon idole. Il était un militaire droit et juste, il n’a jamais levé la main sur moi. Ses punitions étaient éducatives. Petit j’ai appris la méloline uniquement pour pouvoir lui jouer ses airs préférés. Après mon diplôme de fin d’étude secondaire, j’ai choisi l’école militaire, pour le rendre fier de moi.
J’en suis sorti Major et je n’oublierai jamais ses larmes lorsque je le lui ai annoncé. Beaucoup d’enfants gardent comme un traumatisme le fait de voir pleurer leur père. Pour moi c’est le plus grand moment de ma vie.
Bien évidement, j’ai choisi la Légion Caliste Ron où je suis rentré comme sous-lieutenant. J’adorais mon métier !
Je suis vite monté en grade. Même dans un monde en paix, ma vie était excitante.
Je me suis marié et j’ai eu des enfants. J’étais un bon mari et un père potable.
Un grand honneur m’a été fait lorsqu’on m’a chargé de former le Prince d’Euphor, le futur roi de cette planète, aux techniques militaires. Actarus était un être exquis et nous sommes devenus très proches, faisant fi de la haine qui existait entre nos deux peuples.
Puis la crise commerciale suivie du coup d’état du Grand Stratéguerre s’est produite. Ce grand officier, ami de mon père, m’a pris sous son aile et je me suis envolé au pinacle de la hiérarchie militaire.
Il me fit voir le monde sous un autre angle et j’ai adhéré sans réserve à sa vision. Il voulait dominer le monde et, puisqu’il le voulait, je l’ai voulu aussi.
Ma première campagne fut l’expédition punitive sur Akéreb. Placé au point stratégique de l’attaque, j’accomplissais des prouesses et remportais une victoire rapide et éclatante.
Je fus promu Général et devint le commandant en chef de la Légion, renommée Division Ruine.
J’étais au sommet de ma carrière, seul le meilleur pouvait m’arriver. Il en fut autrement…
Vestali nous avait déclaré la guerre et nous sommes partis la détruire. De fortes tensions internationales ont retardé l’assaut.
Euphor était très puissante et, sous des sucreries diplomatiques, nous a bien fait comprendre qu’elle ne nous laisserait pas agir sans représaille.
Nous avons donc négocié pour avoir les mains libres.
J’ai été rappelé en urgence sur Stykadès pour participer à la rencontre des deux délégations. On me savait très proche d’Actarus, certains nous croyaient même amants, et ma présence était nécessaire pour donner un ton plus amical à cette entrevue.
Lors du cocktail où nous nous sommes revus, Actarus s’est montré distant, il m’a même fait remarquer la façon plutôt violente dont j’ai fait mon métier sur Akéreb. Je n’aime pas ces soirées mondaines et j’avais un peu picolé. Ma réponse a été grossière et bruyante, tout le contraire de ce que l’on attendait de moi. On me l’a bien reproché par la suite mais je n’ai pas été puni.
Le Grand Stratéguerre l’avait bien dit : « on ne touche pas à Hydargos ».
Mais j’avais commis ma première erreur et je le savais.
A suivre...
Je l'ai écrite après avoir fait un cycle de trois courtes histoires sur le personnage :
1- "Le patient"
https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=3230
2- "Préface"
https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=3241
3- "Interview"
https://www.goldorakgo.com/forums/viewtopic.php?t=3989
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Je suis allongé sur mon lit, je suis abasourdi…
Je suis dégradé.
J’ai tout fait pour l’empire, tout ! Je me suis sali les mains, j’ai fais de mes amis des ennemis mortels, j’ai tué, torturé.
On m’appelle « le boucher », un surnom que je mérite amplement.
Voilà comment on me remercie...
Ma femme vient de me quitter mais je n’en ai rien à foutre. Avec ce que je lui ai mis dans la gueule je comprend qu’elle se soit barrée. Grand bien lui fasse ! Je me suis marié par convenance, pour faire comme tout le monde et pour plaire à ma famille. Ce n’est donc pas une grande perte.
Mais qu’elle m’ait trompé avec ce connard de Janus, ça je l’encaisse pas. Forcement, je l’ai cogné lui aussi… A force de passer sur le billard, son visage ressemble maintenant à celui d'une poupée de cire, mort, inexpressif…
Mes enfants sont majeurs, ils ont honte de moi et me méprisent depuis pas mal de temps déjà. Je ne pense pas qu’ils comptent me revoir un jour.
J’aurai pourtant du voir venir tout ce qui m’arrive ! Ca fait longtemps que tout le monde me déteste.
Pourtant j’étais un mec bien avant tout ça.
Mon père était mon idole. Il était un militaire droit et juste, il n’a jamais levé la main sur moi. Ses punitions étaient éducatives. Petit j’ai appris la méloline uniquement pour pouvoir lui jouer ses airs préférés. Après mon diplôme de fin d’étude secondaire, j’ai choisi l’école militaire, pour le rendre fier de moi.
J’en suis sorti Major et je n’oublierai jamais ses larmes lorsque je le lui ai annoncé. Beaucoup d’enfants gardent comme un traumatisme le fait de voir pleurer leur père. Pour moi c’est le plus grand moment de ma vie.
Bien évidement, j’ai choisi la Légion Caliste Ron où je suis rentré comme sous-lieutenant. J’adorais mon métier !
Je suis vite monté en grade. Même dans un monde en paix, ma vie était excitante.
Je me suis marié et j’ai eu des enfants. J’étais un bon mari et un père potable.
Un grand honneur m’a été fait lorsqu’on m’a chargé de former le Prince d’Euphor, le futur roi de cette planète, aux techniques militaires. Actarus était un être exquis et nous sommes devenus très proches, faisant fi de la haine qui existait entre nos deux peuples.
Puis la crise commerciale suivie du coup d’état du Grand Stratéguerre s’est produite. Ce grand officier, ami de mon père, m’a pris sous son aile et je me suis envolé au pinacle de la hiérarchie militaire.
Il me fit voir le monde sous un autre angle et j’ai adhéré sans réserve à sa vision. Il voulait dominer le monde et, puisqu’il le voulait, je l’ai voulu aussi.
Ma première campagne fut l’expédition punitive sur Akéreb. Placé au point stratégique de l’attaque, j’accomplissais des prouesses et remportais une victoire rapide et éclatante.
Je fus promu Général et devint le commandant en chef de la Légion, renommée Division Ruine.
J’étais au sommet de ma carrière, seul le meilleur pouvait m’arriver. Il en fut autrement…
Vestali nous avait déclaré la guerre et nous sommes partis la détruire. De fortes tensions internationales ont retardé l’assaut.
Euphor était très puissante et, sous des sucreries diplomatiques, nous a bien fait comprendre qu’elle ne nous laisserait pas agir sans représaille.
Nous avons donc négocié pour avoir les mains libres.
J’ai été rappelé en urgence sur Stykadès pour participer à la rencontre des deux délégations. On me savait très proche d’Actarus, certains nous croyaient même amants, et ma présence était nécessaire pour donner un ton plus amical à cette entrevue.
Lors du cocktail où nous nous sommes revus, Actarus s’est montré distant, il m’a même fait remarquer la façon plutôt violente dont j’ai fait mon métier sur Akéreb. Je n’aime pas ces soirées mondaines et j’avais un peu picolé. Ma réponse a été grossière et bruyante, tout le contraire de ce que l’on attendait de moi. On me l’a bien reproché par la suite mais je n’ai pas été puni.
Le Grand Stratéguerre l’avait bien dit : « on ne touche pas à Hydargos ».
Mais j’avais commis ma première erreur et je le savais.
A suivre...
