CRITIQUE ET IMPRESSIONS SUR LES DEUX TOMES DE GOLDORAK GIGA de Gô Nagaï
Tout de go (naturellement), je vous avertis aussi bien solennellement qu’immédiatement : ma critique sera atrocement féroce parce que l’œuvre proposée est férocement atroce.
Tout d’abord, la première question qui se pose est : Par où diable commencer?
Goldorak avec une cape : mais quel besoin d’imiter aussi platement et servilement de vieux héros comme Superman, Batman et Thor? Et surtout, quelle utilité de se pavaner avec une telle draperie dans le dos chez un robot tout de fer bardé? (Alors, comme vous voyez, ça commence déjà à barder!)
On a beaucoup parlé ces dernières années du développement des robots humanoïdes comme entre autres Atlas produit par Boston Dynamics ou encore le récent Tiangong chinois capables de marcher et même de courir. On anticipe qu’éventuellement, ces androïdes pourront même simuler l’acte sexuel et notre cher bon vieux Gô Nagaï doit certainement faire une fixation sur cette possibilité car ne voilà-t-il pas qu’avec sa nouvelle BD GG, il vient littéralement de transformer les deux membres féminins de la Patrouille des Aigles, à savoir bien sûr Vénusia/Hikaru et Phénicia/Maria Grace, en d’authentiques androïdes aux astérololos et méganichons surgonflés!
Et une surprise n’arrivant jamais seule, cette Hikaru en tomboy cheveux courts SVP s’avère être en réalité une création antérieure de Nagaï, soit la fameuse et toujours aussi pulpeuse Cutie Honey parachutée subitement et tout aussi sexuellement dans l’Univers Goldorak! De kessé?
D’une manière un peu anecdotique, on ne peut passer sous silence le coude pivotant de ce Rigel remasterisé façon cyborg qui laisse joyeusement échapper des missiles à tête chercheuse... mais c’est quoi ce délire? Outre le fait qu’il s’agit là d’un pur et simple copier-coller de Mazinger Z, on reste baba devant une telle surprise surgie de nulle part... Du coup, on se met à s’inquiéter sérieusement pour la santé mentale et l’équilibre psychologique du célèbre mangaka...
Et parlant de plagiat, l’ogre Jakara = Golgoth Joker?!?!? DC, êtes-vous à l’écoute?
Quant aux séquences où Cutie Honey est ostensiblement et à moult reprises mise à nu (avec un quasi-viol d’Honey Knight tout de même vers la fin du tome 2) et où on peut distinguer autour d’elle des personnages masculins œuf corse qui s’hyperexorbitent les coquillards au risque de souffrir d’une énucléation irréversible... est-ce vraiment ça que nous voulons voir dans des aventures de notre Goldorak traditionnel?!?!? Oui, rétorqueront et défendront certains, c’est de l’humour signé Gô Nagaï, mais ce dernier devrait néanmoins s’en abstenir lorsqu’il écrit sur Goldorak, connaissant l’attachement particulier et conservateur des fans pour sa création. (Et le pire dans tout ça, c’est que ce ne sont pas que les humains qui sont ainsi affectés par cette « soldate de l’amour » (sic), puisqu’il y a même ce pauvre cheval au début du tome 2 à qui Cutie Honey et sa transformation HONEY FLASH ont presque donné une crise cardiaque! Quelqu’un ici a le numéro de la SPA?)
Sans le moindre doute, on devrait appeler l’ensemble formé par Goldorak Giga, Yuji Daimon, Cutie Honey et la Florian Beet « La Patrouille des Andouilles »...
On a la très nette impression que Nagaï a fait du remplissage avec un scénario quasi inexistant farci de grosses planches de combats insipides et répétitifs de robots recyclés et de créatures contre nature afin de collecter le CA$H... très décevant tout ça, bref. Seul point positif dans toute cette galère : la série s’arrête au tome deux, ce qui est quand même heureux! Des milliers d’arbres dont plusieurs résineux se verront ainsi épargnés pour le plus grand bénéfice de la planète bleue! (Vous avez remarqué les rimes, les amis?

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Grâce au ciel, je n’ai pas eu à payer pour avoir la chance – si on peut vraiment appeler ça de la chance – de lire ces deux tomes de Goldorak Giga, parce que sinon, j’aurais hurlé de toute la force de mes vénérables poumons : « I WANT MY MONEY BACK!!! »
‘Nuff said!