Les réseaux (de cas) sociaux sont des outils indispensables dans notre société désormais tournée vers la mythomanie et l'ego. Les compétences et autre qualités humaines ne sont plus utiles. Ce qui importe désormais, c'est l'image que l'on donne de soi. D'ailleurs, dès qu'ils ont un nom, les recruteurs regardent bien plus les comptes des demandeurs que leurs diplômes. Et chaque réseau est spécifié.
Facebook, par exemple, permet de donner l’impression que l'on a une meilleure vie que tout le monde. Le but est d'écraser l'autre. Comme tous sont liés, chacun est en compétition, même avec de parfaits inconnus. On exhibe les trophées issus de sa soi-disant réussite, sa femme, ses enfants, sa voiture, sa maison, son chien... C'est une sorte de gros CV online. Et comme tous les CV, on ment dedans bien sûr. Facebook permet également de surveiller son ex, les gens que l'on déteste, ses ennemis perso... Que du négatif.
Twitter, grosse machine valorisée des milliards et qui n'a été rentable qu'une seule fois depuis son lancement, donne l'opportunité à ses utilisateurs de faire savoir au monde entier qu'ils n'ont rien à dire, le tout dans un déluge de fautes d'orthographe et de smileys, ces derniers étant une sorte de novlangue et permettent de dire les pires saloperies tant qu'il y a un

à la fin, pour atténuer et faire croire que c'est une blague. Mais ce n'en est pas une.
Dans un autre style, Linkedin donne l'impression d'être un « pro du professionnalisme »... On exhibe son ou ses diplômes (très rares), ses écoles (très chères), son parcours autour du monde (trop cool Erasmus, un an de picole et de niquage entièrement payé !), sa chemise blanche (très blanche)... C'est une zone réservée aux commerciaux, cadres et autres frimeurs en cols blancs, qui sont les premiers à être virés quand la boîte va mal, ce qui prouve qu'ils ne servent à rien. Leurs photos mises en ligne sont à mourir de rire. Leur pose et regard veulent clairement dire: «
On est des requins, on est des tueurs, on est alpha! » On sent surtout l'ancien boutonneux qui en a sans doute pris plein la gueule au collège et a désormais des tas de trucs à prouver.
Et puis il y a Instagram et TikTok. Ces derniers s'adressent essentiellement aux femmes, pour qui la vanité et l'apparence seront toujours le moteur de leur vie. Ces réseaux sont un marche-pied vers la prostitution pour les adolescentes. Rien de plus. Les gamines de 12 ans qui commencent à changer physiquement sont les cibles de ces sites. Comme les copines, elles ouvrent leur compte IG, balancent quelques photos de leur chambre, de leurs fringues, achètent un autre iPhone pour pouvoir prendre en photo leur iPhone... Et puis, on en vient très vite aux selfies, parce qu’on est ado, donc narcissique, malgré les complexes et les doutes. On veut surtout se rassurer sur soi-même. Alors, on se flashe dans le miroir des toilettes. Il vaut mieux que la petite Kimberley soit vilaine par nature car c'est la seule chose qui la fera rester sur le « droit chemin ». Mais si elle est jolie, ou a des arguments majeurs, comme une belle gueule, une grosse paire ou un fessier rebondi, s'enclenche alors un compte à rebours : dans combien de temps se mettra-t-elle à poil ? Et oui, les « like », reflet de la popularité, sont une drogue. Au bout d'un moment, le compteur d'abonnés grimpe et ces mêmes abonnés, qui sont ses quelques copines et une majorité de pédophiles et autres velus obsédés vierges du monde entier, vont se lasser des selfies. Certains vont même se désabonner. Moins de like. Moins de popularité. Pour Kimberley, c'est insupportable. Pour une fois qu'on la regardait et qu'on s'intéressait à elle... Les gamines issues de milieux à problèmes, sans père, ou ce genre de choses, sont les plus vulnérables à ces conneries. Alors, Kimberley commence à mettre des fringues de plus en plus courtes, puis des maillots de bains. Le compteur s'emballe. Sur TikTok, elle danse toute seule devant l'objectif et secoue son cul devant la glace, elle « twerke », ce qui, comme le pole dance, fera toujours godiller les beaufs... Et puis un jour, forcément, fatalement, elle tombera le haut, et peut-être même le bas ! Jamais sa popularité n'a été aussi haute ! Jamais sa dignité n’a été aussi basse. Jamais elle n'a autant lu de déclarations d'amour venant de parfaits inconnus. « KRO BEL! », « I

U »… Sans parler des propositions financières. Et la descente aux enfers commence ! Dans quelques temps, elle pourra ouvrir un compte « Onlyfans » ou « Patreon », pour y vendre photos et vidéos en pleine action. L’idée de travailler ne l’emballe pas des masses, mieux vaut vendre son cul et continuer à se lever à 11h et regarder des séries Netflix. «
15$ la vidéo où je suce un mec ! J'en prends plein la gueule, trop lol ! » Après tout, Kimberley est fan de Kim Kardashian, et cette dernière a montré l'exemple, et quelle carrière ! Milliardaire ! Un exemple à suivre d'après notre société où seule la pile de fric compte, peu importe le moyen de l'obtenir. Se faire tringler en direct, faire travailler des enfants asiatiques, voler les économies d’une vie… Les conséquences morales et psychologiques de toute cette boue seront dévastatrices pour Kimberley. Psy, cachets, suicide même...
Toutes ne feront pas ça, certes, mais beaucoup vont tomber dans le piège à loup. En combien de temps se transforment-elles en
prostituées.. pardon ! en « escort » ? Et même si elles ne tapinent pas, se rendent-elles compte que le Net n'oublie rien ? Que ce genre de vidéos ou de photos postées à 16 ans risquent de leur porter préjudice jusqu'à la fin de leurs jours ? Et leurs parents ? Ça doit être sympa de découvrir les photos de sa gosse à poil…
Notre époque doit être un rêve éveillé pour le moindre pédo. Ils n'ont qu'à se rendre sur TikTok et choisir. Je suis heureux de ne pas avoir d'enfants. J'aurais une gamine de 14 ans à notre époque, je me ferai du mouron...