Oui j'ai chargé à partir du premier lien une sorte de PDF.
Dés que j'ai commencé à lire, j'ai su que je ne partirais pas avant la fin du film !
Dans "L'enseignement du scénario" de Jean-Claude Carrière, un livre faussement technique que j'avais il y a plus de 20 ans, on apprend pas grand chose (c'est pourtant l'ancien président de la Fémis et un scénariste de renom...), à part le fait que les scénario US sont super formatés (sans blague !), étude de Columbo par exemple, on en a vite fait le tour, comme quoi...il y a de la marge avant d'avoir des "doutes" quant à tes réécritures.
Mais je comprends très bien ton perfectionnisme, (pour la plupart des choses j'ose penser) parce que tu es comme ça et que ce n'est pas du tout un pseudo "défaut" de pseudo psy. Déjà parce que très peu de gens sont très (trop!) loin de l'être dans la vie et que ceci explique largement cette approximation souvent délétère qui régit si mal le monde et tout le reste. Mais point de sociologie à deux Euros, l'essentiel est, au delà du résultat finement ciselé que tu produis, que, comme tu le dis, tu prennes un énorme plaisir à rectifier ce que TU juges bon de changer, parce que sinon tu seras moins satisfait (euphémisme!) que si tu ne fais rien, c'est à dire l'inverse de l'énorme majorité des individus qui eux sont à l'aise dans la médiocrité et l'approximation et en sont souvent assez fiers en plus.
Je n'invente rien, hélas, personne n'est parfait, mais il y a une limite presque ostensiblement et gaillardement franchie pour tout et pour rien dans la nullité (terme au choix) au quotidien et à peu près partout. (Je ne suis pas pessimiste, je suis un optimiste bien informé et observateur ; ce n'est pas pareil...

)
Ceci pour dire que le perfectionnisme peut signifier tout vouloir ou/et ne pas savoir se décider.
Mais je ne partage pas entièrement cette hypothèse sortie des méandres de la psychologie moderne.
Moderne, parce l'essor de cette profession ambigue date du milieu du 20 éme siècle et qu'elle s'est largement substituée aux religions (sans prosélytisme aucun de ma part) et surtout à la philosophie antique dans laquelle tout était déjà défini avec cohérence. Et ça tu le sais puisque la construction de ton récit se base solidement sur ce qui régit les rapports humains et autres, fussent-ils ici Euphoriens.
Voici une ébauche pour la partie perfectionniste, trait de caractère qui n'a rien de rédhibitoire tant qu'il ne t'empêche pas de dormir ! (Moi ça m'arrive souvent, c'est pour ça que je suis sur le forum cette nuit...)
Et puis contrairement à ce que disent ce qui "pensent" avec les idées des autres, la perfection existe, puisque elle peut, dans certains cas, être quantifiée ; 20/20 c'est la perfection, un carré de 5x5 aussi etc...Mais pour la partie subjective (et tout autant objective) propre à chacun qui ne peut se mesurer et donc sujette à interprétation, la vérité la plus proche ne peut décemment, après tout, se trouver acquise et vécue que par la personne concernée. C'est ma vision des choses, un peu trop radicale peut-être, mais dans l'expectative inextricable, il faut savoir se décider (ou pas), ce qui revient dans les deux cas, à faire le deuil en partie ou total, du dit perfectionnisme.
Mais pour pondérer cela, j'ajouterais tout de même ce vieil adage que j'ai très souvent expérimenté à mes dépends "Le mieux est l'ennemi du bien", avec la maturité on s'en satisfait plus facilement et ce n'est pas plus mal !
(Je vieillis, c'est sûr !)
