Re: "Il était une fois Goldorak", le livre des origines
Posté : jeu. juin 25, 2015 21:37 pm
Le département film de Marubeni ferme donc et IDD récupère à l’œil toutes les affaires en cours. Par contre pour Grendizer et Candy, dont la société japonaise a les droits, il faut payer, ce que BRH fait au prix de ses dernières économies.
Pour le négatif, ça pue pour « Les faucheurs de marguerites » et Canestrier n’a toujours pas crée Pictural.
L’installation de IDD dans des bureaux minables a quand même lieu.
Nouveau voyage au Japon, nous sommes dans les premiers mois de 1978.
Le fait que BRH ne travaille plus pour Marubeni, société je vous le rappelle détestée au Japon, semble lui profiter là-bas.
En effet, ceux des nombreux studios d’animation qui auparavant n’ont pas répondu favorablement à son démarchage souhaitent soudainement faire comme les autres et collaborer avec lui.
Chez Bandaï aussi on est très satisfait de voir notre frenchie devenir indépendant, surtout que la guerre avec Mattel est déclarée.
De retour dans l’Hexagone, la situation s’améliore et le doublage de Grendizer démarre puisque Pictural est enfin créé. La série a été rebaptisée Goldorak (par Gatineau). Guy Maxence, celui qui décide car c’est celui qui achète, approuve ce nom et se démène lors de ses derniers jours en fonction pour mettre la série à l’antenne.
Par contre Maxence n’aime pas Canestrier. Caroline (sans doute la fameuse Caroline Guicheux mentionnée dans tous les génériques d’IDDh), l’assistante de BRH, est elle aussi méfiante envers cette personne.
Le problème, c’est que Canestrier n’a toujours pas fait le contrat dans lequel il donne 50% des part de Pictural à BRH. En revanche, il agit comme si c’était le cas et attend une confiance totale de ce dernier dont il essaye un peu d’empiéter les plates-bandes dans la chaîne Toeï/Marubeni/IDD/Pictural/A2..
Par contre, avec l’Italie, aucun problème. La Cinq de Berlusconi est d’une gourmandise affolante et BRH fait des aller-retour hebdomadaires entre Paris, où il reçoit les bobines, et Milan, où il les apporte lui-même chez Ballini. Celui-ci, comme promis, les lui paie cash à la livraison et, même si ce n’est pas dit, c’est sans doute avec cet argent que le doublage de Goldorak est financé.
En France, BRH a un autre problème : Mattel ne veut pas lui payer de royalties sur les jouets contrairement aux accords passés sous prétexte que changer Grendizer en Goldorak les force à refaire tout le packaging. Mais BRH a des contrats signés et, avec quelques menaces à peine voilées, il fait plier l’arrogant PDG.
Nous aurons donc deux sources de jouets : les invendus de l’Asie avec leur boite originale imprimées en japonais et les produits nouvellement fabriqués dans un packaging en francais.
Et les royalties iront uniquement à IDD, Pictural ne touchera rien.
Le printemps s’achève, un été merveilleux peut commencer.
Note : Goldrake a débuté le 4 avril en Italie et a cassé la baraque de suite. Comme nous sommes en juin, même s'il n'en parle pas, BRH sait surement que cette série est un méga-blockbuster en puissance et qu'il tient vraiment la poule aux œufs d'or.
Pour le négatif, ça pue pour « Les faucheurs de marguerites » et Canestrier n’a toujours pas crée Pictural.
L’installation de IDD dans des bureaux minables a quand même lieu.
Nouveau voyage au Japon, nous sommes dans les premiers mois de 1978.
Le fait que BRH ne travaille plus pour Marubeni, société je vous le rappelle détestée au Japon, semble lui profiter là-bas.
En effet, ceux des nombreux studios d’animation qui auparavant n’ont pas répondu favorablement à son démarchage souhaitent soudainement faire comme les autres et collaborer avec lui.
Chez Bandaï aussi on est très satisfait de voir notre frenchie devenir indépendant, surtout que la guerre avec Mattel est déclarée.
De retour dans l’Hexagone, la situation s’améliore et le doublage de Grendizer démarre puisque Pictural est enfin créé. La série a été rebaptisée Goldorak (par Gatineau). Guy Maxence, celui qui décide car c’est celui qui achète, approuve ce nom et se démène lors de ses derniers jours en fonction pour mettre la série à l’antenne.
Par contre Maxence n’aime pas Canestrier. Caroline (sans doute la fameuse Caroline Guicheux mentionnée dans tous les génériques d’IDDh), l’assistante de BRH, est elle aussi méfiante envers cette personne.
Le problème, c’est que Canestrier n’a toujours pas fait le contrat dans lequel il donne 50% des part de Pictural à BRH. En revanche, il agit comme si c’était le cas et attend une confiance totale de ce dernier dont il essaye un peu d’empiéter les plates-bandes dans la chaîne Toeï/Marubeni/IDD/Pictural/A2..
Par contre, avec l’Italie, aucun problème. La Cinq de Berlusconi est d’une gourmandise affolante et BRH fait des aller-retour hebdomadaires entre Paris, où il reçoit les bobines, et Milan, où il les apporte lui-même chez Ballini. Celui-ci, comme promis, les lui paie cash à la livraison et, même si ce n’est pas dit, c’est sans doute avec cet argent que le doublage de Goldorak est financé.
En France, BRH a un autre problème : Mattel ne veut pas lui payer de royalties sur les jouets contrairement aux accords passés sous prétexte que changer Grendizer en Goldorak les force à refaire tout le packaging. Mais BRH a des contrats signés et, avec quelques menaces à peine voilées, il fait plier l’arrogant PDG.
Nous aurons donc deux sources de jouets : les invendus de l’Asie avec leur boite originale imprimées en japonais et les produits nouvellement fabriqués dans un packaging en francais.
Et les royalties iront uniquement à IDD, Pictural ne touchera rien.
Le printemps s’achève, un été merveilleux peut commencer.
Note : Goldrake a débuté le 4 avril en Italie et a cassé la baraque de suite. Comme nous sommes en juin, même s'il n'en parle pas, BRH sait surement que cette série est un méga-blockbuster en puissance et qu'il tient vraiment la poule aux œufs d'or.
