Re: Une princesse étoile
Posté : mar. févr. 25, 2014 00:29 am
je pense que c'est bien au contraire pour se souvenir...
le site de la Lune Rouge
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homnorak a écrit :pollux dejà pris. Je trouve morbide de donner un prenom d'un ami décédé dans de triste condition.
homnorak a écrit :La suite
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Après le repas que nous servit mon père, j'emmenai Artus dans ma chambre pour lui faire découvrir mon environnement terrestre. Je voulais qu'il puisse se reposer pendant que je serais au ranch. Phénicia et Dame Antonella prenaient leur quartier, un peu plus loin. La gouvernante devait nous rejoindre un peu plus tard pour s'occuper du garçon. Comme j'allais être absent une bonne partie de la soirée, je voulais passer quelques instants avec mon fils pour le rassurer. Il ne m'avait pas quitté lors du repas, mangeant à peine.
Je le fis passer à la salle de bain où je commençai à faire couler un bain. Je le déshabillai et le déposai ensuite dans la baignoire. Il était fluet pour son âge. Le manque de nourriture au début de sa petite vie devait y être pour quelque chose. J'espérai qu'à force de contact, je pourrai établir une confiance suffisante en lui pour qu'il puisse s'épanouir. La vie au palais n'était pas facile et pas conçue pour un enfant. Je ne voulais néanmoins pas l'éloigner car j'avais peur qu'il ne se sente rejeté. Après sa toilette, je l'installai dans les draps. Dame Antonella entra sur ses entrefaits, un livre en main. Elle prit le relai pendant que je me dirigeai vers la douche. Je laissai l'eau chaude couler un long moment sur mon dos. La chaleur détendit mes muscles. Je me savonnai les cheveux et le corps. Les cicatrices de mes emprisonnements étaient bien atténuées. Je repensai au plaisir qu'avait Vénusia de les caresser lorsqu'elle me veillait suite à mes blessures. Elle le faisait quand elle était seule, à l'insu des autres. Elle avait une touche légère que je reconnaissais avant même d'ouvrir les yeux. Plusieurs fois, j'avais pu l'examiner avant qu'elle ne se rende compte de mon réveil. Elle rougissait alors et retirait promptement ses mains qu'elle tentait de cacher ensuite derrière son dos.
Je me séchai et pris un pantalon en jean et un t-shirt noir. Mes vêtements terriens flottaient sur mes bras et mon torse, comme aux jours de mon arrivée sur Terre. Je me rendis compte que la vie sur Euphor n'avait pas été de tout repos. Je repensai aux premiers jours de ma rencontre avec Vénusia quand elle me préparait des plats succulents pour me remplumer.
Dame Antonella terminait l'histoire lorsque je sortis, frais et propre.
- Pourrez-vous vous occuper d'Artus pendant mon absence ? demandai-je
- Bien sûr, votre Altesse. Son Altesse, Maria Grâce vous accompagne ?
- Oui. Nous allons retrouver des amis. Nous aurons certainement beaucoup à nous raconter.
Artus poussa un cri pour attirer mon attention. Je m'accroupis près de lui.
- Tu reviendras ? signa-t-il
- Je vais voir une amie très chère. Pendant ce temps, tu vas te reposer. A ton réveil, je serai là, le rassurai-je.
- Est-ce que ma maman habite ici ?
Surpris par cette question, je jetai un œil à sa gouvernante. Elle secoua négativement la tête.
- Non. Ta maman est venue ici mais elle est partie maintenant. Je peux te faire un gros câlin ?
Il accrocha ses bras autour de mon cou. Je prenais plaisir à ces petits gestes. J'étais encore un peu hésitant sur la manière d'agir mais petit à petit nous prenions mutuellement confiance.
- Bonne nuit, mon garçon. A demain.
***
Personne au ranch n'était au courant de notre retour. Je le voulais ainsi pour faire une surprise. Mon père avait été hésitant à ma demande. Depuis mon arrivée, il avait un comportement étrange lorsque j'évoquais le Ranch ou ses habitants. J'avais l'impression d'être entouré d'un grand mystère. Phénicia était installée derrière moi sur le buggy. Elle n'avait pas voulu prendre sa moto. Trop de souvenirs avec Alcor m'avait-elle confié. A l'approche du ranch, je ralentis. Rien n'avait changé en 7 mois. Le soleil se reflétait sur le mirador. Riguel devait y être perché pour surveiller le ciel. A n'en pas douter, toute la famille sera au courant de notre arrivée.
***
- Qu'est-ce que c'est ? Ce n'est pas possible !
Riguel régla sa longue vue vers le nuage de poussière qui apparaissait au loin. Il aperçut une machine rouge et blanche. Un seul véhicule avait ces couleurs et il était au garage du Centre depuis 7 mois. Personne ne la sortait.
-Vénusia, Mizar, venez voir. Le buggy d'Actarus est de sortie !
Les enfants sortirent de la maison.
- Papa, qu'est-ce que tu racontes ? interrogea Vénusia.
Elle vit son père trépigner dans sa tour. Elle mit la main au-dessus de ses yeux pour regarder à son tour le chemin. Son cœur battait à tout rompre. Avait-elle bien entendu ? Qui pouvait conduire le buggy ? Elle posa la main sur son ventre et le caressa. Dernièrement, elle faisait des cauchemars et appelait fréquemment ses deux amis euphoriens. Elle se réveillait en sursaut, sa chemise de nuit trempée, les jambes lourdes ce qui l'empêchait de se rendormir.
- Vénusia, Vénusia, c'est... oui, c'est...
Riguel poussa un cri.
- C'est lui ! Où est ma carabine ? Je vais l'accueillir moi. Comment ose-t-il revenir ?
- Papa, veux-tu te taire et poser ça ?
La jeune fille comprit qui étaient les visiteurs. Elle se précipita vers l'entrée du ranch.
- Vénusia, je t'interdis de courir. Dans ton état, tu ne peux pas.
Elle n'entendit pas son père. Elle n'avait d'yeux que pour la moto qui s'approchait. Essoufflée, elle attendit appuyée sur la barrière, ses mains croisées sur son cœur. Mizar la rejoignit.
***
Je vis Vénusia courir vers nous. Pour ne pas l'envelopper de poussière, j'arrêtai le véhicule à 50 mètres et sortis en bondissant au-dessus du guidon.
- Vénusia !
- Actarus ! C'est toi ? C'est bien toi ?
Nous courûmes ensemble pour nous rejoindre. Nous nous étreignîmes.
- Oh Vénusia. Enfin !
Je la serrai dans mes bras, mon nez posé sur ses cheveux. Je retrouvais la senteur des orchidées et du jasmin. Son odeur si particulière m'avait tant manqué.
Elle prit ma tête entre ses mains, plongea son regard de velours dans mes yeux. Des larmes perlaient au coin. Elle murmura mon prénom. Nos bouches se rejoignirent. Je savourais de nouveau ses lèvres fraîches. Nos langues jouèrent ensemble.
- Mais je rêve ! Vénusia, je ne t'ai pas élevée pour te montrer ainsi en société !
Riguel nous sépara et me fit face.
- Actarus, j'ai deux mots à te dire. Et tu as intérêt à faire ce qu'il faut ensuite sinon, je sors mon lasso et je te pends.
- Hein ? Bonjour Riguel, je suis content de te revoir, moi, lui fis-je.
Je ne comprenais pas ce qu'il me disait.
- Papa, c'est comme ça que tu accueilles des amis ? le sermonna sa fille.
- Des amis ? Il était où pendant 7 mois, hein ? Il s'occupait de toi peut-être ?
- Papa, tais-toi ! Tais-toi ! l'interrompit-elle
J'étais perdu. Pourquoi cette querelle ? Phénicia, à son habitude, vient à mon secours.
- Bonjour Oncle Riguel. Je suis contente de vous revoir. Le temps a été long là-haut, vous savez !
- Ah ma petite Phénicia. Tu n'as pas changé.
- Vous non plus.
Pendant que ma sœur s'occupait de Riguel, je m'approchai à nouveau de Vénusia. Je ne quittai pas son visage. Elle était plus pâle et avait maigri.
- Comment vas-tu ? Je suis si heureux de te revoir.
Elle baissa les yeux et bougea sa main vers son ventre. C'est alors que je vis... J'eus un choc. Je levai vivement la tête et la vis hocher la sienne. Mon visage s'éclaira.
- Tu comprends la réaction de mon père ?
J'éclatai de rire et la repris dans mes bras.
- Oh, Vénusia. Et moi qui pensais que tu étais en danger et mourante lorsque Phénicia m'a fait part de son rêve ! C'est...
Son visage s'assombrit.
- Tu es revenu parce que tu m'as cru en danger ?
- J'ai tout laissé là-bas pour venir le plus vite possible. C'est merveilleux, Vénusia.
Elle toucha mes cheveux et se blottit contre moi.
- Je suis heureuse que tu sois là. J'avoue que j'étais inquiète ces derniers temps.
Nous marchions vers le ranch sans nous préoccuper de Riguel, Mizar et Phénicia. De loin, j'entendis ma sœur retenir l'Ancien afin de nous laisser de l'espace.
***
(à suivre)

Qu'il se déroule sans problème, c'est le but de l'histoire. J'en avais marre de lire des scénarios catastrophes sur la grossesse et la naissance. Mais voilà, avant d'y arriver, j'ai voulu mettre le contexte, du coup, ça prendra plus de temps.Monsieur Vilak a écrit :Oui, c'est très bien.
J'ai hate de lire la discussion entre Rigel et Actarus et j'espère surtout que l'accouchement se déroulera sans problème.
Je suis d'accord avec ça vu que je connais des gens qui ont eu besoin de transfusion dans l'urgence.euphoria a écrit :bon on attend de te lire avec impatience! j'ai quand même du mal avec les accouchements naturels vu que perso sans la médecine moderne je serai morte 3 fois, alors bon courage....!!