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Re: Une princesse étoile

Posté : mar. févr. 25, 2014 00:29 am
par euphoria
je pense que c'est bien au contraire pour se souvenir...

Re: Une princesse étoile

Posté : mar. févr. 25, 2014 00:34 am
par Monsieur Vilak
homnorak a écrit :pollux dejà pris. Je trouve morbide de donner un prenom d'un ami décédé dans de triste condition.

Actarus junior!!!!

Re: Une princesse étoile

Posté : mar. févr. 25, 2014 00:35 am
par homnorak
hum, je suis mitigée. En tout cas, pas de castor et pollux ;)
allez essaye encore lol

J'allais poster quand j'ai vu ta réponse, Christian. Ah non alors, c'est encore pire les prénoms générationnels. Allez de l'originalité, que diable ! :))

Re: Une princesse étoile

Posté : mar. févr. 25, 2014 13:17 pm
par homnorak
homnorak a écrit :La suite
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Après le repas que nous servit mon père, j'emmenai Artus dans ma chambre pour lui faire découvrir mon environnement terrestre. Je voulais qu'il puisse se reposer pendant que je serais au ranch. Phénicia et Dame Antonella prenaient leur quartier, un peu plus loin. La gouvernante devait nous rejoindre un peu plus tard pour s'occuper du garçon. Comme j'allais être absent une bonne partie de la soirée, je voulais passer quelques instants avec mon fils pour le rassurer. Il ne m'avait pas quitté lors du repas, mangeant à peine.

Je le fis passer à la salle de bain où je commençai à faire couler un bain. Je le déshabillai et le déposai ensuite dans la baignoire. Il était fluet pour son âge. Le manque de nourriture au début de sa petite vie devait y être pour quelque chose. J'espérai qu'à force de contact, je pourrai établir une confiance suffisante en lui pour qu'il puisse s'épanouir. La vie au palais n'était pas facile et pas conçue pour un enfant. Je ne voulais néanmoins pas l'éloigner car j'avais peur qu'il ne se sente rejeté. Après sa toilette, je l'installai dans les draps. Dame Antonella entra sur ses entrefaits, un livre en main. Elle prit le relai pendant que je me dirigeai vers la douche. Je laissai l'eau chaude couler un long moment sur mon dos. La chaleur détendit mes muscles. Je me savonnai les cheveux et le corps. Les cicatrices de mes emprisonnements étaient bien atténuées. Je repensai au plaisir qu'avait Vénusia de les caresser lorsqu'elle me veillait suite à mes blessures. Elle le faisait quand elle était seule, à l'insu des autres. Elle avait une touche légère que je reconnaissais avant même d'ouvrir les yeux. Plusieurs fois, j'avais pu l'examiner avant qu'elle ne se rende compte de mon réveil. Elle rougissait alors et retirait promptement ses mains qu'elle tentait de cacher ensuite derrière son dos.

Je me séchai et pris un pantalon en jean et un t-shirt noir. Mes vêtements terriens flottaient sur mes bras et mon torse, comme aux jours de mon arrivée sur Terre. Je me rendis compte que la vie sur Euphor n'avait pas été de tout repos. Je repensai aux premiers jours de ma rencontre avec Vénusia quand elle me préparait des plats succulents pour me remplumer.

Dame Antonella terminait l'histoire lorsque je sortis, frais et propre.


- Pourrez-vous vous occuper d'Artus pendant mon absence ? demandai-je
- Bien sûr, votre Altesse. Son Altesse, Maria Grâce vous accompagne ?
- Oui. Nous allons retrouver des amis. Nous aurons certainement beaucoup à nous raconter.

Artus poussa un cri pour attirer mon attention. Je m'accroupis près de lui.

- Tu reviendras ? signa-t-il
- Je vais voir une amie très chère. Pendant ce temps, tu vas te reposer. A ton réveil, je serai là, le rassurai-je.
- Est-ce que ma maman habite ici ?

Surpris par cette question, je jetai un œil à sa gouvernante. Elle secoua négativement la tête.

- Non. Ta maman est venue ici mais elle est partie maintenant. Je peux te faire un gros câlin ?

Il accrocha ses bras autour de mon cou. Je prenais plaisir à ces petits gestes. J'étais encore un peu hésitant sur la manière d'agir mais petit à petit nous prenions mutuellement confiance.

- Bonne nuit, mon garçon. A demain.

***


Personne au ranch n'était au courant de notre retour. Je le voulais ainsi pour faire une surprise. Mon père avait été hésitant à ma demande. Depuis mon arrivée, il avait un comportement étrange lorsque j'évoquais le Ranch ou ses habitants. J'avais l'impression d'être entouré d'un grand mystère. Phénicia était installée derrière moi sur le buggy. Elle n'avait pas voulu prendre sa moto. Trop de souvenirs avec Alcor m'avait-elle confié. A l'approche du ranch, je ralentis. Rien n'avait changé en 7 mois. Le soleil se reflétait sur le mirador. Riguel devait y être perché pour surveiller le ciel. A n'en pas douter, toute la famille sera au courant de notre arrivée.

***


- Qu'est-ce que c'est ? Ce n'est pas possible !

Riguel régla sa longue vue vers le nuage de poussière qui apparaissait au loin. Il aperçut une machine rouge et blanche. Un seul véhicule avait ces couleurs et il était au garage du Centre depuis 7 mois. Personne ne la sortait.

-Vénusia, Mizar, venez voir. Le buggy d'Actarus est de sortie !

Les enfants sortirent de la maison.

- Papa, qu'est-ce que tu racontes ? interrogea Vénusia.

Elle vit son père trépigner dans sa tour. Elle mit la main au-dessus de ses yeux pour regarder à son tour le chemin. Son cœur battait à tout rompre. Avait-elle bien entendu ? Qui pouvait conduire le buggy ? Elle posa la main sur son ventre et le caressa. Dernièrement, elle faisait des cauchemars et appelait fréquemment ses deux amis euphoriens. Elle se réveillait en sursaut, sa chemise de nuit trempée, les jambes lourdes ce qui l'empêchait de se rendormir.

- Vénusia, Vénusia, c'est... oui, c'est...

Riguel poussa un cri.

- C'est lui ! Où est ma carabine ? Je vais l'accueillir moi. Comment ose-t-il revenir ?
- Papa, veux-tu te taire et poser ça ?

La jeune fille comprit qui étaient les visiteurs. Elle se précipita vers l'entrée du ranch.

- Vénusia, je t'interdis de courir. Dans ton état, tu ne peux pas.

Elle n'entendit pas son père. Elle n'avait d'yeux que pour la moto qui s'approchait. Essoufflée, elle attendit appuyée sur la barrière, ses mains croisées sur son cœur. Mizar la rejoignit.

***

Je vis Vénusia courir vers nous. Pour ne pas l'envelopper de poussière, j'arrêtai le véhicule à 50 mètres et sortis en bondissant au-dessus du guidon.

- Vénusia !
- Actarus ! C'est toi ? C'est bien toi ?

Nous courûmes ensemble pour nous rejoindre. Nous nous étreignîmes.

- Oh Vénusia. Enfin !

Je la serrai dans mes bras, mon nez posé sur ses cheveux. Je retrouvais la senteur des orchidées et du jasmin. Son odeur si particulière m'avait tant manqué.
Elle prit ma tête entre ses mains, plongea son regard de velours dans mes yeux. Des larmes perlaient au coin. Elle murmura mon prénom. Nos bouches se rejoignirent. Je savourais de nouveau ses lèvres fraîches. Nos langues jouèrent ensemble.

- Mais je rêve ! Vénusia, je ne t'ai pas élevée pour te montrer ainsi en société !

Riguel nous sépara et me fit face.

- Actarus, j'ai deux mots à te dire. Et tu as intérêt à faire ce qu'il faut ensuite sinon, je sors mon lasso et je te pends.
- Hein ? Bonjour Riguel, je suis content de te revoir, moi, lui fis-je.

Je ne comprenais pas ce qu'il me disait.

- Papa, c'est comme ça que tu accueilles des amis ? le sermonna sa fille.
- Des amis ? Il était où pendant 7 mois, hein ? Il s'occupait de toi peut-être ?
- Papa, tais-toi ! Tais-toi ! l'interrompit-elle

J'étais perdu. Pourquoi cette querelle ? Phénicia, à son habitude, vient à mon secours.

- Bonjour Oncle Riguel. Je suis contente de vous revoir. Le temps a été long là-haut, vous savez !
- Ah ma petite Phénicia. Tu n'as pas changé.
- Vous non plus.

Pendant que ma sœur s'occupait de Riguel, je m'approchai à nouveau de Vénusia. Je ne quittai pas son visage. Elle était plus pâle et avait maigri.

- Comment vas-tu ? Je suis si heureux de te revoir.

Elle baissa les yeux et bougea sa main vers son ventre. C'est alors que je vis... J'eus un choc. Je levai vivement la tête et la vis hocher la sienne. Mon visage s'éclaira.

- Tu comprends la réaction de mon père ?

J'éclatai de rire et la repris dans mes bras.

- Oh, Vénusia. Et moi qui pensais que tu étais en danger et mourante lorsque Phénicia m'a fait part de son rêve ! C'est...

Son visage s'assombrit.

- Tu es revenu parce que tu m'as cru en danger ?
- J'ai tout laissé là-bas pour venir le plus vite possible. C'est merveilleux, Vénusia.

Elle toucha mes cheveux et se blottit contre moi.

- Je suis heureuse que tu sois là. J'avoue que j'étais inquiète ces derniers temps.

Nous marchions vers le ranch sans nous préoccuper de Riguel, Mizar et Phénicia. De loin, j'entendis ma sœur retenir l'Ancien afin de nous laisser de l'espace.

***




(à suivre)

Re: Une princesse étoile

Posté : mar. févr. 25, 2014 13:21 pm
par homnorak
Mince, je voulais juste éditer le texte mais je me suis trompée de bouton. Comme vous pouvez le voir, en bleu, c'est une modification de texte que j'ai apportée.

Et voici la suite pour aujourd'hui. Euphoria, tu as perdu ton pari. L'idée était bonne mais des jumeaux, c'est quand même considéré comme une grossesse à risque et comme je veux faire une naissance physiologique sans assistance médicale, ça n'allait pas pour mon projet.
***
Nous nous étions enfermés dans sa chambre. La joie des retrouvailles passée, nous nous regardions, intimidés. Je ne savais pas par où commencer. Mon regard ne cessait de naviguer entre celui de Vénusia et son ventre. Comment se pouvait-il que ce miracle ait eu lieu ? Je souris à cette pensée.

- Qu'est-ce qui te fait sourire ?
- Je peux te toucher ? demandai-je, impatient de découvrir ce petit être.
- Bien sûr.

Vénusia s'assit sur le lit, m'obligea à m'installer près d'elle. Je passai mon bras derrière ses épaules. Elle s'appuya contre moi, prit ensuite ma main et la posa sur son ventre. Avec ses vêtements, je ne sentis pas grand-chose. Cependant la chaleur de sa main sur la mienne me fit du bien.

- Je pensais au miracle de ce petit être. Je suis heureux, Vénusia. Les mois passés sur Euphor ont été épuisants et je n'arrivais pas à me détacher de la Terre et de toi. Phénicia m'en voulait aussi de l'avoir séparée d'Alcor.
- Tu lui as donné le choix, rappela-t-elle.
- Oui mais avec le travail à faire là-bas, nous avions des phases d'humeur assez négatives.
- Comment est-ce ?

Je pris un instant pour lui répondre.

- Ça revit. Nous avons été accueillis froidement par quelques survivants. Ils avaient peur de Goldorak, ce qui était compréhensible. La dernière fois qu'ils l'avaient vu, il prenait la fuite et ensuite eux-mêmes ont subi les derniers assauts de Vega et l'explosion finale… L'emprisonnement et la torture ont été le lot commun pour la plupart.

Je la sentis frissonner contre moi.

- Comment ont-ils survécu ? C'est étonnant, s'étonnat-elle.
- Alphgar… Tu te rappelles de lui ?

Elle hocha la tête.

- Il a pu mettre un certain nombre de personnes à l'abri dans les grottes. Il y a eu pas beaucoup perte, comme je pouvais m'en douter.

Je me tus un instant.

- Mais ne parlons pas de ça. Je suis désolé de t'avoir mis dans cette situation.

Vénusia se redressa et me fit face. Elle toucha ma joue. Je tournai la tête pour suivre sa main et embrasser sa paume lorsqu'elle la passa sur ma bouche.

- Tu veux rire ? Tu m'as laissé un souvenir. Cette crevette a été le plus beau cadeau que tu as pu me faire. Je ne savais pas quand nous pourrions nous entendre ou nous voir. Et il me rattache à toi. C'est grâce à lui que j'ai repris goût à la vie. Je ne regrette rien. Même pas les remontrances de mon père qui n'ont pas duré quand il a su qui était le père. Après tout, que pouvait-il faire ? Tu étais trop loin pour te pendre.

Elle se mit à rire. Je l'imitai.

- Au début, je ne savais pas ce qui se passait. Je n'avais jamais eu de nausées. J'étais trop jeune à la naissance de Mizar pour me souvenir de la grossesse de maman. J'étais inquiète. Je pensais avoir attrapé une maladie grave suite aux derniers combats qui avaient été plus violents que les précédents. Papa a eu la puce à l'oreille un matin, au petit déjeuner.

Je la vis rougir. J'adorais la voir ainsi. Pendant nos temps de pause, lorsqu'Alcor se lâchait et voulait nous détendre, il n'était pas rare qu'elle soit gênée de ses blagues. Ses joues se coloraient harmonieusement sur son visage.

- Le connaissant, il a dû rugir et sauter partout, avançai-je.
- Oui. L'orage a été difficile à passer. Le professeur Procyon m'a été d'une grande aide. Il a pris ma défense et fait venir le médecin pour confirmer mon état. De toute façon, papa ne pouvait plus rien y faire.
- Père m'a dit que tu avais commencé l'université ?
- Oui. Après ton départ, rester ici était au-dessus de mes forces. J'ai arrêté d'y aller, il y a 2 mois parce que c'était trop fatiguant. Je prépare les cours à la maison.
- Tu as beaucoup maigri et tu es un peu pâle. Ce bébé te prend beaucoup d'énergie, remarquai-je.
- Je dors mal depuis un mois. Quand je suis allongée, il appuie sur mon œsophage et comprime mon cœur. J'ai aussi les jambes qui ne tiennent pas en place.

Je m'inquiétai.

- Je ne connais pas la durée d'une grossesse. La naissance est prévue pour quand ?
- Dans deux mois environ mais le médecin reste prudent vu les origines du père, me répondit-elle taquine. Selon ses calculs, il aurait déjà le poids et la taille d'un bébé à terme.

Je regardai à nouveau son ventre.

- Ah bon ? Il me semble que ton ventre n'est pas bien gros pour un bébé à terme.
- Ça dépend de la corpulence de la femme. Je peux te dire pourtant qu'il est déjà bien lourd. Attends, je vais te montrer quelque chose.

Vénusia quitta mes bras. Elle se dirigea vers le bureau où elle prit un dossier.

- Depuis peu, une machine peut faire des photos du bébé. Ils appellent ça, échographie. Le professeur a fait l'acquisition de cet appareil pour que je n'ai pas à me déplacer et aussi pour éviter certaines questions médicales. Regarde.

Elle me tendit des photos en noir et blanc. La première série représentait à un petit haricot. L'image n'était pas très nette, mais je fus ému. La seconde représentait un bébé en formation. La tête était grosse par rapport au corps. Je pouvais distinguer un pied et une main. Sur la troisième série, le bébé était tout formé.

- J'ai eu l'examen la semaine passée. Ce n'est pas net comme photo. Cela me fait bizarre de voir la crevette ainsi.
- La crevette ?
- Oui, c'est l'image que j'ai eu en voyant le fœtus sur la première fois.
- Fœtus ? Bon, j'ai l'impression qu'il va falloir que je me renseigne sur ce nouveau vocabulaire.

Elle me tapa sur le bras.

- Idiot ! dit-elle en se réinstallant sur mes genoux face à moi en passant ses bras autour de mon cou. Je suis heureuse de t'avoir à mes côtés. Combien de temps restes-tu ?

Je lui relevai son menton et l'embrassai.

- N'y pense pas. Je ne sais pas moi-même ce qui va se passer. Tout est si nouveau, lui murmurai-je. Laisse-moi le temps de te retrouver.

Je l'embrassai à nouveau quand j'entendis frapper à la porte.

- Décidément, nous ne serons jamais tranquilles.

Une voix étouffée se fit entendre.

- Actarus, tu veux bien me laisser dire bonjour à ma petite sœur ? J'ai aussi pleins de choses à dire.

Je déplaçai à regret mon aimée sur son lit.

- Elle a raison. Vous avez des confidences à faire. Je vais affronter ton père, l'informai-je en faisant la moue.
- Bon courage.
- Oui, je vais en avoir besoin.

J'ouvris la porte à Phénicia. Elle avait un grand sourire sur les lèvres.

- Alors, les retrouvailles ont été bonnes, Petit frère ?
- Ne te moque pas, veux-tu ?

Elle tira la langue.

- Allez, descends. Riguel t'attend de pied ferme. J'ai essayé d'arrondir les angles mais va falloir l'amadouer de ton côté.

Avant de la quitter, je lui envoyai un message téléphatique.

- Je ne lui ai pas parlé d'Artus. Ce n'était pas le moment. Ne lui dis rien d'accord ?
- Ne t'inquiète pas. Mon filleul n'aura pas la place dans cette discussion, tu peux me croire. Nous avons des choses plus importantes à dire.
***

Re: Une princesse étoile

Posté : mar. févr. 25, 2014 17:32 pm
par Raoh
Carybde et Scylla: deux îles jumelles de la mythologie grecque!

Re: Une princesse étoile

Posté : mar. févr. 25, 2014 20:52 pm
par Gurendaizä
Une très belle histoire ! :up: :goldo3:

Re: Une princesse étoile

Posté : mar. févr. 25, 2014 21:25 pm
par Monsieur Vilak
Oui, c'est très bien.
J'ai hate de lire la discussion entre Rigel et Actarus et j'espère surtout que l'accouchement se déroulera sans problème.

Re: Une princesse étoile

Posté : mar. févr. 25, 2014 21:48 pm
par homnorak
Monsieur Vilak a écrit :Oui, c'est très bien.
J'ai hate de lire la discussion entre Rigel et Actarus et j'espère surtout que l'accouchement se déroulera sans problème.
Qu'il se déroule sans problème, c'est le but de l'histoire. J'en avais marre de lire des scénarios catastrophes sur la grossesse et la naissance. Mais voilà, avant d'y arriver, j'ai voulu mettre le contexte, du coup, ça prendra plus de temps.

Re: Une princesse étoile

Posté : mar. févr. 25, 2014 22:24 pm
par euphoria
bon on attend de te lire avec impatience! j'ai quand même du mal avec les accouchements naturels vu que perso sans la médecine moderne je serai morte 3 fois, alors bon courage....!!

Re: Une princesse étoile

Posté : mar. févr. 25, 2014 22:41 pm
par homnorak
Naturel ne veut pas dire sans présence médicale et souvent possible si la grossesse se déroule déjà correctement.

J'espère que ça te parlera quand même quand tu liras mais, on a encore le temps

Re: Une princesse étoile

Posté : mer. févr. 26, 2014 13:48 pm
par homnorak
***

Riguel m'attendait au salon, les bras croisés sur sa poitrine, son pied battant la mesure. En ouvrant la porte, je l'entendis grogner.

- Riguel, Phénicia m'a dit que je te trouverai ici. Nous sommes arrivés ce matin, lui dis-je diplomatiquement.
- Actarus, tu vas devoir t'expliquer et me dire comment tu as pu mettre Vénusia dans cet état.
-Voyons, Riguel, je pense que ces détails ne concernent que Vénusia et moi, lui fis-je remarquer.
- Ah, ne joue pas avec les mots, rugit-il. Je te faisais confiance et à mon insu, vous avez réussi à..., vous avez fait...

Je fus gêné. Notre joie après la dernière bataille nous a fait perdre la tête, c'est vrai. Mes actions avaient été irrespectueuses envers cet homme qui m'avait recueilli. Nous nous retenions depuis tellement longtemps, Vénusia et moi. La pression de la guerre étant retombée, nous avions laissé libre cours à notre passion.

- Prince ou pas, il va falloir que tu répares l'honneur que tu as pris à ma petite fille, continua-t-il.
- Je suis revenu pour cela, Riguel.
- Quoi ? Tu le savais ?
- Bien sûr que non. Tôt ou tard, j'allais venir chercher Vénusia. Je devais d'abord stabiliser Euphor et mettre en place la reconstruction. J'ai apporté des échantillons à mon père pour qu'il puisse les analyser et définir la dangerosité pour les terriens.

Il se lamenta.

- Et en plus, il va kidnapper mon petit bébé ! Que vais-je faire sans elle ? Tu es impitoyable, Actarus.

Je l'écoutai encore quelques minutes clamer son désespoir.

- Riguel, elle ne va pas partir maintenant. Nous attendrons d'abord la naissance. Cet heureux événement est inattendu pour moi aussi et je ne peux pas prendre des décisions à la légère.
- Mais tu n'as pas à réfléchir. Il est hors de question qu'elle donne naissance à un bâtard.

Il se tut un instant.

- Vous allez vous marier n'est-ce pas ?

Je comprenais son angoisse. Je ne savais que répondre. Nous n'avons pas eu le temps avec Vénusia de discuter de notre avenir commun.

- Nous te tiendrons au courant de notre décision. Sache néanmoins que je ne l'abandonnerai pas. Tu dois comprendre que je ne suis pas le seul à décider. Vénusia a son mot à dire et je dois aussi en référer à mon gouvernement. Mariage, il y aura. Par contre, je ne peux pas te dire quand. Organiser un tel événement prend du temps et ta fille est trop épuisée pour cela.
- Bien sûr qu'elle est épuisée. Elle ne dit rien mais je vois bien qu'elle est inquiète. Comment ne le serait-elle pas ?
- Je suis venu avec notre gouvernante à Phéni et moi. Elle nous a élevés et a eu aussi des enfants. Demain, je vais l'amener pour que vous fassiez connaissance. Vénusia pourra lui poser des questions sur le sujet.

Riguel s'affala sur le canapé.

- Ah mes Ancêtres, je suis angoissé à l'idée de perdre ma précieuse petite fille.
- Je suis là, Riguel, le rassurai-je. Si tu m'autorises à rester près d'elle le plus possible, je pourrais l'aider à gérer ses peurs.
- De toute façon, vous avez réussi à faire vos cachotteries. Que je vous interdise une chose et vous trouverez le moyen de contourner, me répondit-il.

Sa voix s'excita à nouveau.

- Tu as intérêt à prendre soin d'elle, sinon la corde t'attendra au pied de l'arbre que tu affectionnais tant.

A ce moment-là, les filles pénétrèrent dans la pièce.

- Encore des menaces, papa ? Tu peux nous faire confiance pour la suite, non ?
- Comme je t'ai fait confiance avant ? Regarde le résultat, gémit-il
- Dis donc, tu oublies un peu ta réaction quand tu as participé à l'échographie, répliqua-t-elle. Tu sautillais sur place et pleurais comme un enfant.
- Chut, chut. Personne ne doit savoir, murmura-t-il.
- Tu vas être un grand-père ingérable.
- Vénusia, respecte ton père, grogna-t-il.

Elle s'approcha de moi en éclatant de rire. Elle était épanouie et les traits moins fatigués qu'en début de soirée. Elle passa son bras autour de ma taille. Je l'étreignis tendrement.

- Nous sommes entre nous, papa. Je ne me cacherai plus. Non, à partir d'aujourd'hui, je vais crier mon bonheur à la face du monde.

Je lui serrai les épaules pour la soutenir. Elle leva les yeux vers moi. Elle avait tant de ferveur dans son regard. Je baissai mon visage vers son oreille.

- Je t'aime.
- Moi aussi.

Elle se raidit tout à coup et porta une main à son ventre.

- Que se passe-t-il ? lui demandai-je, inquiet.
- Ce n'est rien, me rassura-t-elle. Je crois que la crevette s'exprime aussi et voudrait participer aux réjouissances.

Elle se détacha ensuite pour se diriger vers la cuisine.

- J'ai faim, pas vous ?
- Oui, crions-nous tous en choeur.
***

Re: Une princesse nommée "Etoile"

Posté : mer. févr. 26, 2014 14:37 pm
par Monsieur Vilak
Merci à toi pour ce débit rapide! Comme d'habitude, j'ai hâte de lire la suite.

Re: Une princesse nommée "Etoile"

Posté : mer. févr. 26, 2014 16:54 pm
par euphoria
oui oui!!

Re: Une princesse étoile

Posté : mer. févr. 26, 2014 17:05 pm
par Raoh
euphoria a écrit :bon on attend de te lire avec impatience! j'ai quand même du mal avec les accouchements naturels vu que perso sans la médecine moderne je serai morte 3 fois, alors bon courage....!!
Je suis d'accord avec ça vu que je connais des gens qui ont eu besoin de transfusion dans l'urgence.