Le mois prochain, ce topic fêtera déjà ses trois ans d'existence.
Trois ans maintenant que nous avons pris la plaisante habitude de nous faire découvrir ou (re) découvrir, à travers ces quelques 76 pages, des artistes et groupes que nous avons connus dans nos jeunes années ou que nous avons découvert par l'intermédiaire de ce fil.
Par contre, s'il y a bien une chose dont nous n'avons encore jamais discuté depuis 36 mois - et c'est bien dommage - c'est notre rapport à la musique avant de nous familiariser aujourd'hui avec la génération du
tout en un clic.
Vous rappelez-vous de cette époque, pas si lointaine en fait, où il nous fallait preuve de patience et quelques fois de beaucoup de persévérance quand nous voulions à tout prix enregistrer la chanson d'un artiste à la radio ? Vous rappelez-vous aussi de la frustration ressentie quand nous enregistrions une chanson, mais que nous ne connaissions ni l'artiste, ni le titre parce que l'animateur avait omis de le dire ?
Pas de Shazam, pas de radio web ou pouvoir retrouver le titre que nous recherchions. La seule qualité qu'il nous fallait adopter, bon gré, mal gré, était définitivement la patience.
D'aussi loin que je me souvienne, mon attrait pour la musique "réelle" remonte à 1979. À cette époque, en dehors des galettes des Goldies, de Noam et de la Bataille des planètes, un jour, sans que je comprenne trop pourquoi, j'ai eu entre les mains le 45 tours de Karen Cheryl :
"Tchoo tchoo". Et là, premier coup de foudre pour une musique trépidante et entraînante autre que celle d'un dessin animé.
En 1981, lorsque j'ai entendu mon père qui écoutait dans le salon familial un 33 tours d'instrumentaux covers, une soif de recherche musicale est apparue lorsque j'ai découvert, pour la toute première fois, sans pouvoir mettre un nom d'artiste dessus, les instrus de
Supernature,
Days Of Pearly Spencer et
Rasputin.
En 1985, j'avais la permission de me servir à loisir du radio cassette de ma mère et là, bonheur, je découvrais des émissions musicales comme
Casino Parade,
Hit Parade,
Stop ou encore et
Challenger.
À cette époque, également, quand nous n'arrivions pas à enregistrer un titre à la radio, il nous restait toujours la télévision pour nous rattraper.
Je me rappelle avoir écumé comme un fou une pléthore d'émissions de variétés pour arriver à enregistrer à tout prix le
No Comment de Gainsbourg que je n'arrivais jamais à toper à la radio.
L'académie des 9,
C'est encore mieux l'après-midi,
Platine 45,
Champs Elysées,
Toutes folles de lui,
Cadence 3,
Le jeu de la vérité. Chaque semaine, c'était une lecture assidue des programmes musicaux diffusés à la télé jusqu'à l'espoir de voir un titre tant attendu joué en play-back dans une émission proposée.
Et quand c'était le cas, l'attente pouvait paraître bien longue, car cela impliquait, en général, de rester posté au moins 2 heures devant la télévision, le magnétophone en attente, jusqu'au passage tant attendu de l'artiste sur scène. Cela demandait aussi un sacrifice de la part des parents sous réserve que, le temps d'une soirée, ceux-ci fassent l'impasse sur un épisode de
Dallas ou de
Chateauvallon, diffusés sur une chaîne voisine.
Dans les années 1987 - 1989, je passais beaucoup de temps, les mercredis après-midi, à la bibliothèque de mon quartier à écouter et à louer autant de vinyles que je pouvais toujours à l'affût de découvrir de nouveaux artistes.
Aujourd'hui, nous avons entre les mains un merveilleux outil de recherche apte à satisfaire nos goûts et nos styles les plus variés.
C'est merveilleux de se dire que chaque jour, chaque semaine, nous avons la possibilité infinie de découvrir toujours quelque chose.
Vous rappelez-vous également de vos souvenirs et de vos frustrations passées en matière de musique avant l'arrivée d'Internet dans nos foyers ?