Re: Le topic retrogaming (jeux et machines)
Posté : dim. oct. 25, 2020 20:49 pm
J'aurais dit Compuserve, c'est le premier que j'ai rencontré mais même en industrie un seul y avait droit et devait vite relevé le peu d'email :
Compuserve lance ses services en France en novembre 1993. Mais à l'époque la connexion nécessite un appel téléphonique payant jusqu'à un central, aux frais de l'utilisateur. Celui-ci n'existe que dans les grandes villes, quand ce n'est pas à l'étranger. L'Express, puis un peu plus tard Le Monde, y ouvrent leurs premiers forums et l'utilisent comme un moyen supplémentaire pour alimenter leur courrier des lecteurs, et proposent parfois exceptionnellement à un auteur de publier dans leurs pages son texte électronique. Michel Tatu, responsable du service au Monde, envisage même un moment d'éditer une sélection des meilleurs textes sur papier ou CD-ROM, mais l'idée n'aboutira pas en raison de la multiplicité d'autorisations à demander[1].
En avril 1995 Compuserve lance son service NetLauncher. L'utilisateur dispose alors d'une adresse électronique en protocole SMTP/POP3 et du navigateur SPRY Mosaic pour explorer le web. Le 15 décembre 1995 les services Compuserve sont reliés à l'internet via le réseau Transpac[2], avec un débit de 14,4 à 28,8 kbit/s. Un éditeur HTML en ligne permettait également de créer ses propres pages web en quelques minutes (l'adresse était http://ourworld.compuserve.com/homepages).
En 1996, deux formules d'abonnement : standard avec 5 heures gratuites à 9,95$ HT/mois (70 FF TTC), Super Value Plan avec 20 heures gratuites à 24,95$ HT par mois (175 FF TTC) avec dans ce cas, l'heure supplémentaire à 1,95$ HT (13,5FF TTC) environ. Il n'y a que 15 numéros d'accès pour toute la France et il faut payer en plus le temps de communication. Il y a aussi un numéro national Transpac avec une unité téléphonique toutes les 2 minutes[3].
CompuServe connaît alors son apogée, mais ses difficultés commencent à se manifester. Par exemple, son magazine bimestriel envoyé par voie postale voit son nombre de pages diminuer, sa qualité de papier et d'impression baisser, pour finalement disparaître.
Compuserve est rachetée par AOL (America Online), qui reprend ses activités et son parc de clients, mais arrête ses services en France en novembre 2007.
Compuserve lance ses services en France en novembre 1993. Mais à l'époque la connexion nécessite un appel téléphonique payant jusqu'à un central, aux frais de l'utilisateur. Celui-ci n'existe que dans les grandes villes, quand ce n'est pas à l'étranger. L'Express, puis un peu plus tard Le Monde, y ouvrent leurs premiers forums et l'utilisent comme un moyen supplémentaire pour alimenter leur courrier des lecteurs, et proposent parfois exceptionnellement à un auteur de publier dans leurs pages son texte électronique. Michel Tatu, responsable du service au Monde, envisage même un moment d'éditer une sélection des meilleurs textes sur papier ou CD-ROM, mais l'idée n'aboutira pas en raison de la multiplicité d'autorisations à demander[1].
En avril 1995 Compuserve lance son service NetLauncher. L'utilisateur dispose alors d'une adresse électronique en protocole SMTP/POP3 et du navigateur SPRY Mosaic pour explorer le web. Le 15 décembre 1995 les services Compuserve sont reliés à l'internet via le réseau Transpac[2], avec un débit de 14,4 à 28,8 kbit/s. Un éditeur HTML en ligne permettait également de créer ses propres pages web en quelques minutes (l'adresse était http://ourworld.compuserve.com/homepages).
En 1996, deux formules d'abonnement : standard avec 5 heures gratuites à 9,95$ HT/mois (70 FF TTC), Super Value Plan avec 20 heures gratuites à 24,95$ HT par mois (175 FF TTC) avec dans ce cas, l'heure supplémentaire à 1,95$ HT (13,5FF TTC) environ. Il n'y a que 15 numéros d'accès pour toute la France et il faut payer en plus le temps de communication. Il y a aussi un numéro national Transpac avec une unité téléphonique toutes les 2 minutes[3].
CompuServe connaît alors son apogée, mais ses difficultés commencent à se manifester. Par exemple, son magazine bimestriel envoyé par voie postale voit son nombre de pages diminuer, sa qualité de papier et d'impression baisser, pour finalement disparaître.
Compuserve est rachetée par AOL (America Online), qui reprend ses activités et son parc de clients, mais arrête ses services en France en novembre 2007.































