Si je n'avais pas été interrompue par le réveil de mon number 3, j'aurais été plus loin mais la décence pour une fanfic ouverte à tout public m'a fait arrêtée là. Je n'ai pas osé aller plus loin (vu aussi qu'elle sera lue par mes enfants quand elle sera finie). Christian, tu voulais une scène similaire à celle avec Aphélie

. J'espère qu'elle te plaira.
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J'allais à la fenêtre et posai mon front sur le carreau. Que se passait-il sur Terre ? Comment allait Vénusia ? Dès que j'avais posé le pied sur la planète, j'avais eu envie de remonter dans Goldorak et de repartir. Elle me manquait. Artus, Phénicia, Alcor, Mizar, la "crevette" me manquaient. Je sortis une photo de mon pantalon. La patrouille des aigles se tenaient face au lac du barrage derrière le Centre. Alcor entourait de son bras droit Phénicia. Vénusia était de l'autre côté. J'avais passé ma main droite sur sa taille. Nous avions un bras tendu devant nous, leurs mains posées sur mon poing. Cette photo avait été prise après la terrible bataille du nouveau Monstrogoth, le KingGori. Un moment terrible où j'avais été impuissant face à la férocité du monstre. J'avais vu Vénusia kidnappée et emportée sur le toit d'un building. Goldorak avait perdu un bras et était devenu inutile. Contre toute attente, j'avais demandé à Alcor de ramener le robot avec l'Alcorak au Centre pendant que je courais à la poursuite du monstre qui grimpait sur l'immeuble.
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Flashback
Le soir, lorsque le plan d'attaque fut opérationnel, je quittai le groupe avec ma guitare que je passais en bandoulière sur mon dos, sellai Vif Argent et partis au galop. Mon esprit était confus de la peur que j'avais ressentie la journée même. Qu'aurais-je fais si elle avait été tuée comme Aphélie ? Je ne pouvais pas l'aimer. C'était trop risqué. Je devais fermer mon cœur aux élancements que je percevais. Non, si elle devait disparaître, je ne le supporterai pas, pas une seconde fois. Alors, je devais m'éloigner. Je ne sais pas de quelle manière mais je devais rester ferme et éviter d'être proche d'elle. Comment faire ? Perdu dans mes pensées, je me rendis compte que Vif Argent m'avait amené à la grotte de la Révélation. Quelle coïncidence ! En était-ce une d'ailleurs ? Je sautai au sol, enlevai la selle du cheval qui s'éloigna pour brouter. Je déposai ma guitare sur le mur de roche et commençai à allumer un feu. Cette grotte servait de refuge aux voyageurs de la montagne. Elle avait dans un coin des couvertures et un peu de nourriture en conserve. La caverne était protégée de l'entrée grâce à l'incurvation du couloir d'accès. J'installai les couvertures au sol, et, le dos appuyé contre le mur, je commençai à jouer la "Complainte du pays lointain". Tant de personnes que j'avais aimées et appréciées étaient mortes devant moi à cause de mon impuissance. Oh, je voudrais parfois tant revenir en arrière et les protéger. Mourir à leur place, cela aurait permis d'enlever cette angoisse incessante. Quel était mon destin ? Pourquoi Fleed m'avait choisi ? Je n'étais pas à la hauteur, incapable de détruire Vega qui, incessamment, envoyait ses machines destructrices. La musique s'envolait. Je grattai la guitare avec force. Ce n'était plus le son mélodieux mais une série de notes violentes. Le feu projeta une ombre qui grandissait au fur et à mesure des notes qui se propageaient. Je me levai soudain, rejetant la guitare au loin. Mon cœur s'apaisa quand je vis l'intrus. Elle était entre le feu et moi. Je ne voyais pas son visage. Elle portait une jupe qui dévoilait ses mollets et ses genoux. Ses jambes étaient légèrement écartées. De par sa posture, je la voyais hésitante, ses mains accrochaient le tissu le chiffonnant puis le lissant.
- Actarus ! Je pensais bien te trouver ici. Tu es parti si vite tout à l'heure.
- Vénusia ! murmurai-je.
J'oubliai mes résolutions et lui ouvris les bras. Je n'avais pas pu la consoler après son kidnapping. Tout s'était passé tellement vite. Nous étions en constante alerte, ne sachant pas quand le monstre referait surface. Elle se réfugia contre moi et éclata en sanglots.
- J'ai eu si peur, me confia-t-elle. Serre-moi contre toi, Actarus.
Je refermai mes bras autour de sa taille et la berçai. Nous étions debout devant le feu qui nous réchauffait.
- Moi aussi, ma chérie. J'ai eu peur.
Son parfum de lotus et de jasmin m'envahissait et me calmait. Je sentais le désir monter en moi. Elle se colla un peu plus à moi, une de ses jambes chercha à s'insinuer entre les miennes pour se lover. Elle avait les mains posées contre mon torse. Ses sanglots se calmèrent. Elle commença à se détendre.
- Tu sens bon, me dit-elle.
Je pris son menton entre mes doigts pour relever son visage. Je plongeai mon regard dans le sien. Je devais absolument fuir, refuser cette passion qui m'envahissait.
- Embrasse-moi, Actarus, souffla-t-elle.
Comment résister ? Je descendis ma bouche vers la sienne et aspirai sa lèvre inférieure. La fraîcheur de ses lèvres accentua mon désir. Je commençai à trembler. Je devais lutter et ne pas me laisser envahir par mes instincts. Je répétai inlassablement que je ne devais pas, je ne l'aimais pas. Ce n'était qu'un désir d'un homme pour une femme. Un instinct masculin qui surgissait lors d'une situation angoissante. Elle commença à caresser ma poitrine, trouvant l'échancrure de mon t-shirt. La fraîcheur de ses doigts me procura des frissons. J'accentuai mes baisers, ma langue cherchant la sienne. Ma main empoigna ses cheveux. J'intensifiai la pression sur nos bouches. Nos dents s'entrechoquèrent. Je caressai sa nuque, passai ma main sur le col de sa tunique. Mes lèvres quittèrent sa bouche pour picorer sa joue, son oreille, son cou. Elle délaça mon vêtement et se faufila dans mon dos. Ses ongles le griffèrent. Sa tête était penchée en arrière. J'aspirai la peau sur sa gorge. En l'entendant gémir, je me reculai soudain et m'éloignai d'elle.
- On ne peut pas ! chuchotai-je.
Elle me regardait éperdue, ses bras étaient retombés le long de son corps.
- Actarus !
Elle se rapprocha de moi.
- Je le veux. S'il te plait ? Nous sommes seuls. Aime-moi, supplia-t-elle.
Je fermai les yeux et serrai mes poings. Je luttai. Ce n'était pas bien. Je ne devais pas. Je n'avais que mon corps à lui donner. Je ne pouvais pas la laisser succomber sous l'effet du stress de la journée. Je me voilai la face. Je la voulais, depuis des mois. Non, je devais encore lutter. Elle m'enlaça dans mon dos, appuyant ses mains sur mon torse tout en dessinant des cercles. Elle avait posé sa tête sur moi. Ses cheveux me frôlaient, accentuant le désir que je tentais de refréner.
- Je n'en peux plus Actarus. Ce que je ressens quand tu es près de moi, je n'arrive pas à comprendre mais je sais que tu es le seul à me soulager. S'il te plait, aime-moi, répéta-t-elle.
Je secouai la tête, résigné contre ma faiblesse. Je me retournai vers elle pour la serrer à nouveau. Mes lèvres sur ses cheveux, je lui avouai :
- Je ne peux pas donner ce que tu veux. Je n'aurais pas la force si je devais te perdre, toi aussi. Je ne veux pas te faire souffrir, murmurai-je.
- S'il te plait, laisse-nous profiter de ce moment. Je te désire tellement. Je n'en peux plus. Moi aussi, j'ai peur de te perdre. J'ai besoin de toi.
Oubliant mes angoisses et mes peurs, je capitulai. Advienne que pourra. Je l'embrassai à nouveau et lui fis découvrir les délices de l'amour avec délicatesse pour ne pas l'effrayer.
***
(à suivre)