Nous sommes tous des êtres vibratoires dans un environnement vibratoire (ondes), ça n'est plus à démontrer, donc il ne s'agit pas de croyances ni de pratiques ésotériques ou sectaires.
Certes, mais ce sont des phénomènes purement mécaniques (dans le sens large du mot), dans lesquels les notions d’esprit, de pensée et de ressenti n’entrent pas en ligne de compte.
Les 2 médaillons d'Euphor dans la série, sont un clin d'œil il me semble.
Pour ce qui est des médaillons (je pense que Christian a dû développer un argument similaire), je préfère les voir, sous l’angle de la SF, comme des outils d’identification hyper-sophistiqués, un peu, comme dans notre monde réel, dans le style de ces détecteurs qui permettent d’identifier une personne d’après sa rétine ou ses empreintes digitales, voire son ADN. Là encore, pour moi, pas besoin d’explication « spiritualiste » pour les expliquer.
D'accord mais alors qu'est-ce qui, dans la série, t'invite à la considérer comme riche et prenante ? Ces 2 termes renvoient à de l'émotion qui dépasse largement je pense la seule appréciation de beaux combats de robots ! Qu'est-ce qui produit, au final, l'enchantement dont tu parles ?
Ce qui me séduit et m’enchante dans Goldorak (formulé avec les mots de l’adulte, bien sûr), ce sont ses multiples qualités intrinsèques :
La qualité des scénarii : la plupart des épisodes présentent un scénario bien élaboré, riche en péripéties et en rebondissements, avec une progression dramatique bien amenée. De plus, chaque épisode a son « identité » propre, les redites sont relativement rares (on ne peut pas en dire autant de Mazinger, par exemple)
Les qualités narratives : les épisodes sont généralement bien équilibrés entre les scènes de dialogues, les scènes d’action, les moments d’émotion ou les pauses comiques. L’ensemble est à la fois fourni et cohérent : il y a assez peu de temps morts et très peu de ruptures de ton (là aussi, il n’y a pas photo avec Mazinger).
La conception des personnages : un des grands points forts de la série. Chaque personnage a un caractère, une psychologie et des motivations qui lui sont propres. Rien ne m’emmerde autant que les personnages interchangeables et dans Goldorak, ce n’est vraiment pas le cas. Du côté de Véga, en particulier, je les trouve particulièrement réussis (y compris cette extraordinaire galerie de personnages épisodiques d’une richesse et d’une diversité admirables).
Les qualités esthétiques : globalement, je trouve ce dessin animé infiniment agréable à l’œil (les décors, en particulier, sont souvent de toute beauté). Je me souviens avoir été ébahi, en 1978, lorsque j’ai découvert la série : quel changement par rapport aux traditionnels dessins animés US ou européens, où tout est souvent en à-plats et en couleurs criardes !
Le côté évolutif de la série : l’ensemble forme une véritable saga, qui évolue au fil des épisodes, mais sans toutefois perdre son identité. Une série où les épisodes pourraient être regardés dans n’importe quel ordre n’aurait pas le même attrait. À l’inverse, une série où les derniers épisodes n’auraient plus rien de commun avec les premiers serait désagréablement déroutante. Entre ces deux extrêmes, Goldorak a trouvé le (presque !) parfait équilibre (je dis « presque » à cause de la 3e saison, que je trouve un peu trop figée et routinière).
Je pourrais ajouter encore pas mal d’autres critères qui me font aimer
Goldorak (la qualité de la VF, les musiques de fond que je trouve sublimes, la recherche graphique dans la conception des robots et vaisseaux, etc, etc.). Mais si je devais n’en retenir qu’un seul, le plus important, je dirais tout simplement que c’est l’IMAGINAIRE qui se dégage de la série qui a su me toucher et m’enchanter.
Au risque de décevoir, je ne considère pas la série
Goldorak (que j’adore, je le répète, sans quoi je ne me serais pas cassé le c… pendant six mois pour lui consacrer un site internet) comme un manifeste chargé de symboles et porteur d’un message existentiel, mais simplement comme une fiction de grande qualité qui a pleinement atteint son but :
celui de me faire rêver ! 