Bouleau Blanc a écrit :
un petit délire de Gatineau, une de ses inventions que je regrette avec l'origine purement véghienne de Goldorak.
L’origine véghienne de Goldorak n’est absolument pas une invention de Gatineau : elle vient bel et bien de la version originale japonaise !!!
La VO, dans tous ses supports — magazines, encyclopédies, livres illustrés, dossiers de production, scénarios d’épisodes (y compris celui du 2 !!!) — ne se contredit jamais : Goldorak est d’origine euphorienne.
La seule exception, et elle est de taille, c’est… l’audio de l’épisode 2.
Ce qui rend la chose encore plus incompréhensible, c’est que l’explication la plus longue et la plus détaillée sur l’origine du robot dans tout l’anime se trouve précisément dans cet épisode 2, racontée directement par Actarus, appuyée par des flashbacks !
Et pourtant, seule la bande sonore déraille.
Le plus fou, c’est que même la bande-annonce de l’épisode 1, en VO, mentionne clairement l’origine euphorienne du robot.
Et dans le scénario de l’épisode 2, rebelote : c’est encore Euphor qui est indiqué.
Tout concorde… sauf la piste audio.
Alors, pourquoi le responsable japonais du script des dialogues de l’épisode 2 s’est-il planté à ce point ?
Mystère.
Peut-être un stagiaire peu motivé qui a mal lu le scénario, un employé pressé d'aller culbuter maman ou de partir en week-end et qui a bâclé son texte sans vérifier. On était au tout début de la série, donc c'était peut-être encore un peu flou dans la mémoire du scripteur… BREF.
Toujours est-il que Gatineau a traduit fidèlement l’épisode 2, exactement comme la VO (enfin sa traduction anglaise) qu’il avait sous les yeux.
Et, à partir de là, il est resté cohérent : l’origine véghienne n’a plus jamais été contredite dans la VF. Normal !
La série s'appelle Goldorak. La moindre des choses, c'est de garder la cohérence sur son origine.
Cette origine véghienne aurait d’ailleurs pu ne jamais exister en France : les bandes-annonces japonaises n’ont jamais été diffusées chez nous en 1978.
Si elles l’avaient été, Gatineau aurait entendu dès le départ que Goldorak est d’origine euphorienne, l’aurait traduit ainsi dans la bande-annonce de l’épisode 1… et aurait conservé cette version !
Comme quoi, parfois, tout tient à un détail.
Ce sont donc les Japonais qui ont merdé, pas les Français.
Et, au fond, ça m’arrange !
Parce que j’aime imaginer que Goldorak n’est au départ qu’un Golgoth parmi d’autres — certes plus puissant, mais pas une arme sacrée — et qu’Actarus est un voleur.
Ça le rend moins lisse, plus ambigu, plus fun.
Le plus ironique dans tout ça, et ce n’était évidemment pas calculé : les flashbacks en images sont compatibles avec les deux versions.
Sans cette ambiguïté visuelle, Gatineau aurait été dans l’embarras dès l’épisode 3.