Bouleau Blanc a écrit : ↑lun. août 05, 2024 16:23 pm
Si on le compare à ce qui est dit dans le 49 en VO, à savoir que Grendizer est un robot euphorien (un dieu protecteur est-il dit), on voit bien que ce n'est pas la même chose même si ce n'est pas totalement incompatible ; avec la technologie d'Euphor et donc sans doute les savants d'Euphor, le GS a construit un engin de mort qui peut être avoir été conçu par les savants d'Euphor selon la forme du "dieu protecteur d'Euphor". Peut-être étai-ce un projet né dans le sillage de la collaboration entre Véga et le père d'Actarus au moment où leurs enfants devaient se marier... Mais c'est une pure hypothèse.
Si le précepteur de Phénicia reconnaître Grendizer, c'est qu'il reconnaît la forme attribuée au dieu d'Euphor et était au courant du projet de Véga et de son développement au moins sous forme de plan. Ou bien alors, comme dans GU, Goldorak était déjà construit au moment de la conquête.
Dans tous les cas, la conquête de la planète est un objectif premier qui dépend peut-être de celui de s'approprier les capacités techniques d'Euphor pour en faire mauvais usage.
C'est à peu près ce que je dis dans ma fan-fiction "Il était une fois Euphor". C'est la version 2019, il faudra que je poste ma dernière mouture :
https://www.goldorakgo.com/forums/viewt ... ois+euphor
Je me suis basé sur la VF, je ne prend des infos dans la Vo que lorsque elle ne contredit pas la VF.
Un extrait de ma dernière version ci-dessous.
C'est Actarus qui parle, et Stykadès et Euphor sont à ce moment là encore liés par un pacte d'entraide et de non-agresssion consolidé par la promesse d'un marriage entre (Vega)Lia et Actarus :
L’armée de Véga bénéficia grandement du pacte d’échange scientifique entre Stykadès et Euphor et le partage des technologies fut bien souvent utilisé à des fins militaires. Akéron surtout, assimilera tout ce qu’il pourra pour concevoir sa prochaine série de machines de guerre dont l’ébauche du premier prototype était déjà bien avancée. Il avait nommé ce concept « Dan aï Serkan », (roboporté de combat), mais c’est son acronyme qui restera au final comme titre du projet : le Daïzer.
L’ascension d’Akéron dans la hiérarchie véghienne était un véritable conte de fée. Engagé comme ingénieur dans l’industrie militaire dès sa sortie de l’Université des Sciences, cet homme doué et visionnaire avait en quelques années gravi tous les échelons de la branche et était devenu le plus jeune président de l’histoire de la SAS, la Société d’Armement de Stykadès, principal fournisseur de l’armée. Nommé ministre par Véga dès sa prise de pouvoir, il avait enfin la possibilité de réaliser des œuvres qui n’existaient que sur le papier ou dans sa tête. Ses inventions géniales, tant en propulsion qu’en armement, repoussaient de semaine en semaine toutes les limites de la technologie humaine. Il avait remporté de nombreux prix scientifiques pour ses découvertes et sa popularité était au maximum dans tous les sondages. Ne se mêlant jamais ouvertement de politique, c’était l’un des rares véghiens universellement appréciés.
Pourtant, tout le monde et les militaires en tête avaient crié « au fou ! » lorsqu’il avait voulu équiper les forces aériennes d’une nouvelle machine de combat, le Golgoth, un vaisseau spatial pouvant se transformer en robot pour le combat au sol. Akéron ayant le soutien total de Véga, nul ne put s’opposer à son idée jugée stupide, improductive et hors de prix. A titres d’essai, cinq des monstres d’acier déjà construits furent envoyés en première ligne conquérir Akéreb. A la surprise des nombreux experts ayant prédit leur faible durée de vie au combat, ces délirantes machines s’étaient révélées d’une efficacité diabolique et le robot géant fut standardisé dans l’armée véghienne qui comportait maintenant une escadrille de quarante-cinq golgoths, véritable gouffre financier qui s’était pourtant rapidement montré payant. Ainsi, même ses détracteurs n’avaient plus rien à dire et, dans l’entourage du Grand Stratéguerre, beaucoup voyaient désormais Akéron dans le groupe des prétendants à la succession au trône, course d’ambition dans laquelle le puissant et respecté Minos avait quand même deux ou trois longueurs d’avance. Bien évidemment, comme vous le savez maintenant, Véga avait dupé le roi d’Euphor car, dans son esprit, il ne fut jamais question de Lia ni de Galanh pour lui succéder. Il voyait bel et bien Minos comme son dauphin et, également, si jamais son acariâtre épouse venait à avoir un « accident », comme son futur gendre...
La toute première génération de monstres, les Golgoths, avait été conçue pour le combat pur et sa lenteur dans les longs trajets séparant souvent Stykadès des sites d’affrontement était son grand handicap. Ces machines devaient donc être transportées en toute indiscrétion pendant des jours par les gigantesques soucoupes ultra-rapides de Véga jusqu’au lieu du combat. C’est pour cela que l’ingénieur travaillait inlassablement sur une chimère de la science : le système de déplacement instantané. Croyant cela possible, il y passait beaucoup de temps mais, même s’il entrevoyait toutefois au fil de ses recherches et expériences la possibilité de réaliser ce rêve de tout spationaute, il était encore bien loin de la solution.
Dans l’immédiat, pour remédier à ce problème de transport, Akéron voulait abandonner le système du robot transformable en vaisseau et avait conçu le projet d’un géant humanoïde à l’autonomie de vol limité accouplé à une soucoupe porteuse d’une grande rapidité qui demeurerait toujours proche de lui. Minos, n’ayant pas encore vu en Akéron le formidable rival qu’il devait être pour lui, donna son aval, plus pour contenter Véga que pour la foi relative qu’il avait en ce projet, et un premier prototype allait bientôt être mis en chantier.
De nombreux savants d’Euphor vinrent sur les Mondes Capitales des systèmes dominés par le Grand Stratéguerre dans le cadre de ce programme d’échanges tandis chez nous, de grands groupes industriels et des laboratoires recevaient des techniciens de Stykadès.
Akéron, ayant besoin de notre avance dans certains domaines pour concevoir sa machine, put faire participer bon nombre de nos ingénieurs à la conception puis à la réalisation de la majorité des systèmes d’avant-garde que l’on retrouverait plus tard dans ses entrailles.
Bien des gens mourraient à extraire le minerai dans les bagnes de l’Empire pour la construction de l’engin de guerre qui engendrerait une énorme dépense au delà de toute raison. Mais qu’importe, les mondes conquis apportaient la main d’œuvre, les caisses étaient pleines et les crédits furent débloqués sans sourciller.
Pour que nos cerveaux ne sachent pas sur quoi ils travaillaient vraiment, la construction du prototype fut partagée entre cinq différents chantiers très cloisonnés.
Pour diverses raisons, parfois la corruption, parfois le chantage, souvent l’ingénuité, certains de mes compatriotes en dirent plus qu’ils n’en avaient le droit mais la plupart respectèrent les consignes du Roi et partagèrent le moins possible de secrets scientifiques sensibles. Il faut dire que mon père m’avait, tout affaire cessante, mis à la tête de ce troupeau d’ingénieurs et que j’étais particulièrement vigilant sur ce point. Mais je ne pouvais être à cinq endroits à la fois. De plus, Akéron et Horos ne manquaient jamais l’occasion de m’éloigner des lieux de travail à coup de réceptions ou de sorties officielles quand ce n’était pas en plus le Conseil qui réclamait ma présence, mon suppléant n’ayant pas l’aura nécessaire à certaines tractations.
Si je pus empêcher d’extrême justesse le secret de fabrication du Gren, un blindage extraordinaire tout juste inventé par nos savants, de passer à Véga, je vis sans pouvoir rien y faire s’expatrier les techniques portant sur la capture et la transformation de l’énergie stellaire et de la foudre. Et ce fut l’âme inquiète qu’avec mes compagnons je dus aider Akéron à fignoler un système de propulsion extrêmement ingénieux, concevoir les disques autonomes de combat (futurs planitronks) et mettre au point le canon à foudre (futur cornofulgure).
Au final, les technologies euphoriennes seraient tellement présentes sur la machine qu’on pourrait se demander qui l’avait vraiment construit.
A l’étonnement de tous, l’aspect du Daïzer rappelait d’une façon extraordinaire le tableau le plus célèbre de l’univers, « Goldorak protégeant les enfants de la veuve », une aquarelle de Sirius Saint-Ruby, un artiste du deuxième siècle avant l’ère spatiale qui fut sans doute le plus grand peintre de tous les temps.
Goldorak, le Roi démon, était l’un des plus populaires personnages de la mythologie pallassienne et ses nombreuses aventures se voyaient depuis des millénaires fréquemment utilisées comme sujet dans toute forme d’art et surtout dans la peinture. La représentation de cet être fantastique, mi dieu, mi diable, variait fortement selon la version du mythe à laquelle l’artiste se référait mais l’aquarelle du tourmenté Saint-Ruby lui avait donné une magnificence à couper le souffle. Jamais auparavant un peintre n’avait su exprimer aussi bien la grande violence du personnage sans nuire à l’intarissable soif de justice qui le torturait.
Venu de la lointaine Euphor, la verte terre des esprits, Goldorak avait pacifié par la seule force de ses bras le barbare royaume d’Asphorie puis s’en était retourné une fois la paix et la justice rétablies vers sa mère patrie.
Bien des millénaires après la naissance de cette légende, lorsque les télescopes de Pallas découvrirent notre verte planète dans l’orbite de la Croix du Sud, une étoile naine, les astronomes la baptisèrent Euphor d’après ce conte très populaire en raison de sa couleur émeraude. Et quelques siècles plus tard, lors de sa colonisation, les premiers à s’y installer furent des utopistes un peu illuminés férus de mythes antiques et de légendes chevaleresques. Goldorak y devint ainsi l’objet d’un culte païen inoffensif assez répandu, prétexte à de grands rassemblements festifs sous le signe de la nature.
La grande ressemblance avec le tableau de Saint-Ruby n’était pas un hasard car ce premier prototype fut bel et bien baptisé Goldorak.
Par « un geste de paix » qui fit rire jaune toute la Communauté et mit encore plus mal à l’aise mon père, Goldorak devait être le cadeau, symbole officiel de l’amitié éternelle qui régnerait désormais pour toujours entre nos deux planètes, de Véga pour le jubilé de mon royal ascendant.