Par exemple, un esclave n'avait pas le devoir de poursuivre un voleur, un mesquin avait le devoir de le poursuivre jusqu'aux limites de la cité, alors qu'un citoyen devait le poursuivre sans limite.
Après un cheminement de plusieurs millénaires et pas mal de langues, ce mot a retrouvé dans la langue française un sens très proche de son sens original : un être mesquin est uniquement préoccupé de ses petites affaires, il n'est ni généreux ni dévoué, et n'entreprend rien de grand.
Certains traumatismes peuvent amener les gens à se replier sur eux-mêmes de cette façon-là, mais ce n'est manifestement pas le cas d'Actarus, qui a gardé une très grande considération, un très grand dévouement pour autrui. Il paraît donc fort invraisemblable qu'il ait fréquenté des "salons pour célibataires" exploitant de pauvres victimes de la plus abjecte façon (même si les hommes comprennent moins cela que les femmes), qu'il ait ainsi trahi sa fiancée, et c'est d'autant plus invraisemblable que sa forme de repli sur lui-même, à lui, le poussait à éviter d'établir des contacts humains. Vous pouvez le voir faire des "cartes de géographie" dans son lit, voire "un cinq contre un", des songes peu chastes, mais c'est tout.
Ce serait plus dans le caractère de Rigel, mais lui, c'est la motivation qui lui manque : il n'est pas porté sur la gaudriole. On n'est pas dans Dragon Ball Z...




