Re: K2000
Posté : jeu. août 20, 2026 22:12 pm
Vu sur la page FB "Les séries de notre enfance"
Aujourd’hui, KITT sans sa Pontiac Trans Am noire, c’est presque inimaginable. Ce serait un peu comme Magnum sans sa moustache. Et pourtant, lorsque Glen A. Larson prépare Knight Rider au début des années 80, Pontiac commence par refuser que sa toute nouvelle Trans Am 1982 devienne la voiture de Michael Knight.
La raison est assez savoureuse. Cette histoire de voiture qui parle rappelle à l’un des responsables de Pontiac My Mother the Car, une sitcom américaine des années 60 restée célèbre… pour son échec. Pas vraiment l’image qu’il veut donner à sa nouvelle Trans Am. KITT vient de se prendre une porte au nez avant même d’avoir appris à parler.
Mais quelques hommes chez Pontiac adorent l’idée et refusent d’abandonner. Ils remontent jusqu’au grand patron de la marque, Bill Hoglund. Celui-ci ne veut pas désavouer ouvertement le responsable qui a dit non, mais fait comprendre qu’il donnera son feu vert si l’équipe réussit à organiser l’affaire. Et c’est là que l’histoire devient franchement digne d’un épisode de K2000.
Le 16 avril 1982, l’agence qui travaille avec Pontiac en Californie reçoit un appel. L’homme ne donne pas son nom : trois Trans Am noires les attendront à 16 heures près de l’usine de Van Nuys. Les clés seront à l’intérieur. À l’heure dite, les voitures sont bien là. Les employés les garent, descendent… et leur tournent le dos. L’équipe monte à bord et repart avec les trois voitures. Des années plus tard, Chuck Koch, qui était présent ce jour-là, racontera qu’ils n’ont jamais découvert qui avait passé ce fameux coup de téléphone.
Et KITT n’a pas fini de naître de façon improbable. Son célèbre nez est esquissé par le designer John Schinella sur une simple serviette, tandis que le scanner rouge qui balaie de gauche à droite est inspiré des Cylons de Battlestar Galactica, autre création de Glen A. Larson.
Reste encore à convaincre NBC. Universal ne finance qu’une présentation d’une quinzaine de minutes. Elle est tournée dans l’urgence, montée pendant le week-end et envoyée à New York. Le lundi, les dirigeants de NBC la regardent… et commandent 22 épisodes.
Le 26 septembre 1982, David Hasselhoff prend la route avec KITT aux États-Unis. Le 22 avril 1986, K2000 débarque chez nous sur La Cinq. Et pour toute une génération, une voiture noire avec une lumière rouge au milieu de la calandre devient soudain presque aussi importante que le héros lui-même.
Quand on pense que tout a commencé par un « non » de Pontiac, trois Trans Am remises dans des conditions rocambolesques et un dessin griffonné sur une serviette…
KITT, Michael Knight, le scanner rouge, le générique… qu’est-ce qui vous revient immédiatement quand on vous dit K2000 ?
Aujourd’hui, KITT sans sa Pontiac Trans Am noire, c’est presque inimaginable. Ce serait un peu comme Magnum sans sa moustache. Et pourtant, lorsque Glen A. Larson prépare Knight Rider au début des années 80, Pontiac commence par refuser que sa toute nouvelle Trans Am 1982 devienne la voiture de Michael Knight.
La raison est assez savoureuse. Cette histoire de voiture qui parle rappelle à l’un des responsables de Pontiac My Mother the Car, une sitcom américaine des années 60 restée célèbre… pour son échec. Pas vraiment l’image qu’il veut donner à sa nouvelle Trans Am. KITT vient de se prendre une porte au nez avant même d’avoir appris à parler.
Mais quelques hommes chez Pontiac adorent l’idée et refusent d’abandonner. Ils remontent jusqu’au grand patron de la marque, Bill Hoglund. Celui-ci ne veut pas désavouer ouvertement le responsable qui a dit non, mais fait comprendre qu’il donnera son feu vert si l’équipe réussit à organiser l’affaire. Et c’est là que l’histoire devient franchement digne d’un épisode de K2000.
Le 16 avril 1982, l’agence qui travaille avec Pontiac en Californie reçoit un appel. L’homme ne donne pas son nom : trois Trans Am noires les attendront à 16 heures près de l’usine de Van Nuys. Les clés seront à l’intérieur. À l’heure dite, les voitures sont bien là. Les employés les garent, descendent… et leur tournent le dos. L’équipe monte à bord et repart avec les trois voitures. Des années plus tard, Chuck Koch, qui était présent ce jour-là, racontera qu’ils n’ont jamais découvert qui avait passé ce fameux coup de téléphone.
Et KITT n’a pas fini de naître de façon improbable. Son célèbre nez est esquissé par le designer John Schinella sur une simple serviette, tandis que le scanner rouge qui balaie de gauche à droite est inspiré des Cylons de Battlestar Galactica, autre création de Glen A. Larson.
Reste encore à convaincre NBC. Universal ne finance qu’une présentation d’une quinzaine de minutes. Elle est tournée dans l’urgence, montée pendant le week-end et envoyée à New York. Le lundi, les dirigeants de NBC la regardent… et commandent 22 épisodes.
Le 26 septembre 1982, David Hasselhoff prend la route avec KITT aux États-Unis. Le 22 avril 1986, K2000 débarque chez nous sur La Cinq. Et pour toute une génération, une voiture noire avec une lumière rouge au milieu de la calandre devient soudain presque aussi importante que le héros lui-même.
Quand on pense que tout a commencé par un « non » de Pontiac, trois Trans Am remises dans des conditions rocambolesques et un dessin griffonné sur une serviette…
KITT, Michael Knight, le scanner rouge, le générique… qu’est-ce qui vous revient immédiatement quand on vous dit K2000 ?