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Re: La dimension sensible de Goldorak

Posté : mer. juin 07, 2017 13:28 pm
par Goldorette
J'ignorais tout de cette gargouille Goldorak! Mais je trouve que c'était une bonne idée, et j'aime les "vieilles pierres"...

Re: La dimension sensible de Goldorak

Posté : mer. juin 07, 2017 14:05 pm
par Biniou
Voici la tête du sculpteur (pas très éloigné du Père Noël non ? :wink: Chapeau à lui !) :

http://www.nantes.maville.com/actu/actu ... 8_actu.Htm" onclick="window.open(this.href);return false;

Mais bon, Lancelot du Lac, quand on sait que c'est Siegfried qui a servi de source d'inspiration à Nagai...
Je mets ici cet extrait de la traduction faite par Gigi et Laser de l'interview qui en parle ( postée ici : http://www.goldorakgo.com/forums/viewto ... &start=105" onclick="window.open(this.href);return false; )

AKIHIRO ENOMOTO (GFC): Grendizer, comme le film Daisenso, était focalisé sur l’amour. Dans cet anime, on parle d’amour entre homme et femme, mais aussi de l’amour paternel de Genzo Umon pour son fils adoptif Daisuke. De même, on y parle d’amitié, comme celle entre Koji et Daisuke. Après Grendizer, il y a eu beaucoup d’autres animes de robots abordant le thème de l’amour (et c’est vrai : par exemple, Baldios, Daimos, ou Combattler 5).

SANAE TOKIMATSU (GFC): Je suis d’accord avec Enomoto. J’ai suivi Grendizer parce que j’aimais Daisuke : pour cette raison, j’ai vu tous les épisodes. Cet anime est différent des autres car il arrive à représenter très bien l’amitié et l’amour de la famille.

AKEMI WATANABE (GFC): Dans le 25e épisode, où apparaît Naida, vous pouvez voir l’humanité de Daisuke. J’aimais particulièrement cet épisode parce qu’il développe le thème de l’amour, les scènes de batailles y étant limitées.

KATSUTA (producteur): J’ai ajouté cet épisode comme un supplément. Mais il n’a pas plu à tout le monde, nous avons plutôt été copieusement critiqués au sein de l’équipe pour ce supplément, dont on disait qu’il était comme une douche froide. J’ai voulu m’aventurer dans quelque chose de risqué. Quand j’ai finalement décidé de le faire, nous avons remporté un grand succès et depuis lors, j’ai expressément continué à inclure des choses de ce genre.

AKIHIRO ENOMOTO (GFC): J’ai aussi aimé l’histoire de Naida. Dans cet épisode, Duke Fleed a un caractère différent du Duke de Daisenso, presque à l’opposé. Mais dans le 72e épisode, quand apparaît Rubina, Duke est identique à celui du film.

AKEMI WATANABE (GFC): À propos de Rubina, dans le magazine du Fan Club, nous avons discuté quant à savoir si Rubina aimait Daisuke ou non. À mon avis, Daisuke aimait Naida.

KATSUTA (producteur): Chacun a sa propre interpétation...

YUICHI MOROOKA (GFC): En ce qui concerne les mechas, dans la deuxième partie, les Spacers ont fait leur entrée en scène (le Double Spacer, le Marine Spacer et le Drill Spacer). Selon moi, le Double Spacer était une bonne idée, mais le Marine Spacer, piloté par Hikaru, était hors de propos, parce qu’au début elle était juste une paysanne, un symbole de paix. Mais vous pouvez voir que, depuis le début de la deuxième moitié, ainsi que par après, elle était désorientée… (rires)

ASUKA KAWAMURA (GFC): À propos d’Hikaru : après que Maria est entrée en scène, Hikaru s’est faite moins présente. Nous savons qu’Hikaru aimait Daisuke, mais elle ne pouvait exprimer ses sentiments… et l’anime s’est achevé ainsi !

SANAE TOKIMATSU (GFC): Hikaru est un personnage qui a une personnalité insignifiante.

NAGAI: Hikaru n’est pas très aimée par les fans.

KATSUTA (producteur): Je recevais beaucoup de lettres de menaces à ce sujet. On écrivait : « si vous mettez encore Hikaru en scène, nous vous tuerons ». (rires) J’en ai réellement reçu des tas, comme celles-là. Toutefois, je n’ai jamais cédé à ces demandes : je voulais dépeidre Hikaru comme une fille très féminine, mais j’ai échoué. À l’inverse, je n’ai eu aucune difficulté à décrire Maria, qui est entrée en scène plus tard.

NAGAI: Comme pour Daisuke, depuis le début, nous voulions décrire CE Daisuke, exact ?

KATSUTA (productor): Oui.

NAGAI: Daisuke avec une fleur devant la bouche, dans le générique de fin. (rires)

KATSUTA (producteur): Je voulais le représenter comme un garçon d’apparence triste, à cause de la perte de sa planète.

SANAE TOKIMATSU (GFC): Chaque semaine, apparaissait un nouveau monstre de Véga au nom marrant. Mais comment choisissiez-vous ces noms ?

NAGAI: Aléatoirement, imaginativement. (rires)

SANAE TOKIMATSU (GFC): Vraiment? Juste sans raison ?

NAGAI: Nous avons juste songé sérieusement au nom de Duke Fleed, le personnage principal : son nom vient du légendaire Siegfried, du Cycle des Nibelungen (Diukufurido était le nom original du Duke Fleed japonais ; en fait, il ressemble un peu à Siegfried. D’ailleurs, dans le manga Grendizer de Nagai, le meilleur ami de Daisuke ne s’appelle pas Morus, comme dans l’anime, mais Brunhild, comme la Valkyrie Brunnhilde du Cycle des Nibelungen – note).
Pour le reste, nous avons déterminé les noms en évoquant et en passant en revue les cinquante sons (rires) (Les « cinquante sons » sont ceux des katakana, l’alphabet phonétique japonais. Ils sont utilisés pour les noms étrangers ou scientifiques. Chez les monstres de Véga, apparaissent les « 31 sons » - note)


KATSUTA (producteur): Malgré tout, nous avons choisi ce procédé pour donner leur nom aux monstres de Véga : notre objectif était de créer des noms originaux, différents des autres, mais à long terme, ils ont fini par devenir monotones. Toutefois, les noms des monstres de Véga ont eu du succès.

AKEMI WATANABE (GFC): Il y a beaucoup de scènes et de gags à mes yeux inoubliables. Mais, à mon avis, dans la deuxième moitié, l’accent est principalement mis sur la personnalité et le charme des personnages secondaires qui apparaissent de temps en temps. De même, j’aimais la première partie, par exemple l’histoire de Shinichi, le gars passionné d’ovnis de l’épisode 10.

YUICHI MOROOKA (GFC): J’aime mieux l’histoire du commandant Haruk, qui adorait les colombes (épisode 29). Toutefois, pour le vaincre, Daisuke a tiré avantage de sa passion. C’était une histoire très marquante.

ASUKA KAWAMURA (GFC): J’ai été très marqué par l’histoire de l’avant-dernier épisode, le n° 73, quand Daisuke fait cavalier seul pour attaquer la Base Skarmoon et que Koji l’intercepte, lui faisant comprendre l’importance de l’amitié. Je suis encore impressionné par cette scène.

AKIHIRO ENOMOTO (GFC): J’aime l’histoire de Naida, et aussi celle d’Haruk.

SANAE TOKIMATSU (GFC): Comme il y a tellement d’épisodes que j’aime, je ne peux en épingler un. Si je devais choisir, j’aime l’histoire de Zuril et de son fils (ép.69). Juste quand je suivais cet épisode, j’espérais que Daisuke et Koji mourraient… (rires)

NAGAI: Je suis content, j’ai entendu tant de commentaires intéressants. Merci beaucoup.

Donc je ne résiste pas à remettre cette photo de Denis Rodkine en prince Siegfried en pleine "métamorphose" :wink: :
Image

Et j'm'en vais compléter le topic "Inspirations des personnages" !

Re: La dimension sensible de Goldorak

Posté : mer. juin 07, 2017 17:57 pm
par Goldorette
Bien sûr ce n'est pas le même Siegfried... même si ma vision personnelle de la signification du Lac des Cygnes est très différente de celles des versions que j'en ai vues, ce qui donne un meilleur rôle à Siegfried : je vois l'aventure du lac, d'Odette et d'Odile comme un rêve que fait un jeune homme angoissé à la veille de prendre l'importante décision de choisir une épouse parmi de quasi-inconnues. Ne risque-t-il pas de croire choisir une douce et passionnée Odette, et d'épouser en fait une Odile sans cœur et malveillante?

Quant à Siegfried et Lancelot, il y a tout de même pas mal de similitudes : tous deux héros païens souvent "récupérés" comme chrétiens, "fils de la veuve" utilisés par les ésotéristes...
Et heureusement qu'Actarus ne leur ressemble pas!

Re: La dimension sensible de Goldorak

Posté : mer. juin 07, 2017 18:02 pm
par Biniou
Goldorette a écrit :Bien sûr ce n'est pas le même Siegfried
Tu as bien raison de le préciser, merci, j'aurais dû le faire en plaçant la photo :wink:
Quant à Siegfried et Lancelot, il y a tout de même pas mal de similitudes : tous deux héros païens souvent "récupérés" comme chrétiens, "fils de la veuve" utilisés par les ésotéristes...
En effet ! Alors j'aime dire que Denis Rodkine incarne "Siegfried du Lac", ça accentue la similitude :wink: Et ou, heureusement que A. est différent, ouf !

Re: La dimension sensible de Goldorak

Posté : mer. juin 07, 2017 18:20 pm
par Goldorette
"Siegfried du Lac", pas mal! Je n'y avais jamais pensé!
Et le "jeu de mots/association d'idées" marche aussi en russe, donc il a peut-être inspiré Begichev, l'auteur du livret du Lac des Cygnes?

Re: La dimension sensible de Goldorak

Posté : mer. juin 07, 2017 20:47 pm
par Gurendaizä
Merci pour ce rappel sur la chapelle de St Jean de Boiseau, j'avais vu cet article en son temps ! A l'époque, le 4 août 2009, ma passion était à peine renaissante !!! :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :goldo: