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Dès lors, Actarus n'eut plus que son projet en tête, travaillant d'arrache pied pour réaliser une cérémonie digne de son robot mais qu'il voulait sobre avant tout, ne s'accordant que très peu de repos et multipliant les nuits blanches. Ce qui l'inquiétait cependant, c'était que le voyage de son père adoptif se prolongeait et lorsqu'il avait pu établir le contact avec lui, il ne lui avait pas livré beaucoup de détails. Il assurait cependant à son fils qu'il serait de retour à temps , mais voyant les jours de la cérémonie approcher, il se demandait si réellement il pourrait être présent.
Ce soir là, rentrant au ranch alors que la nuit était tombée depuis longtemps déjà, il proposa son aide à Vénusia, mais elle déclina son offre, après toutes ces journées harassantes il avait besoin de souffler un peu. A peine assis sur le canapé, il sentit ses paupières devenir lourdes, il n'arrivait plus à résister au sommeil qui le cherchait depuis longtemps...
- Je suis désolé Vénusia !
Ce fut sa dernière pensée avant d'être emporté dans le pays des rèves.
Vénusia avait préparé des sandwiches. Elle arriva dans le salon en tenant le plateau.
- Mon pauvre Actarus, toutes ces nuits blanches que tu as passées ont fini par avoir raison de toi! Et puis je n'ai pas si faim après tout, je vais garder les sandwiches bien au frais pour demain. Une fois revenue, elle s'assit près d'Actarus et à son tour, elle s'endormit bientôt, sa tête posée contre son épaule...
Vénusia fut réveillée par les premiers rayons du soleil. Elle ressentit une douce chaleur et un profond bien être. Quand elle reprit complètement ses esprits, elle en compris la raison : Actarus pendant son sommeil, l'avait enlacée entre ses bras, et elle s'était retrouvée blottie contre lui. Pendant plusieurs minutes, elle ne bougea pas, voulant profiter au maximum de ce bien être. Mais se souvenant du programme de la nouvelle journée qui s'annonçait, à regret, elle repoussa tout doucement le bras de son ami, pour pouvoir se lever sans le réveiller. Il serait bien assez tôt pour le faire,surtout depuis tout ce qu'il avait subi depuis l'attaque de sa planète. Une fois "libérée", elle regarda Actarus. Celui-ci n'avait pas bougé et présentait un visage détendu.
Lorsqu'il s'éveilla à son tour, le soleil était déjà haut dans le ciel. Par la fenêtre ouverte, une douce brise venait lui caresser les joues. Il avait l'impression de prendre un nouveau départ et que la vie allait enfin lui sourire. Ah si seulement son compagnon de toutes les batailles était là aussi...
- Enfin tu es réveillé, marmotte ! Il y a bien longtemps que tu n'as pas passé une si bonne nuit !
- Oui, tu as raison ! C'est bien la première fois depuis des années que je n'ai pas fait de cauchemar !
- Je pense que tu as bien fait d'organiser cette journée, elle te permettra de LUI dire au revoir et ensuite d'aller de l'avant.
Vénusia évitait autant que possible de citer le nom de Goldorak. Mais aujourd'hui, il serait bien difficile de passer à côté !
Au cours de la cérémonie, Actarus l devait prononcer un discours et un film retraçant l'histoire de son robot, réalisé à partir d'images prises sur le vif pendant les combats , allait être projeté sur le site ainsi que dans de nombreuses salles de cinéma. Le prix de l'entrée avait été fixé à un prix très modique afin de permettre au plus grand monde de pouvoir le voir. En outre, Actarus avait tenu à ce que toutes les recettes de ce film soient reversées à une fondation chargée de venir en aide aux enfants orphelins dont les parents avaient été victimes des attaques de Véga.
Lorsqu'il arriva sur le site, de nombreuses personnes étaient déjà présentes. Au premier rang, Actarus reconnut Rigel et Mizar, venus l'encourager, et il en aurait bien besoin, n'étant pas très doué dans ce genre d'exercice.
Lorsqu'il monta sur l'estrade, le soleil était au plus haut dans le ciel et dardait la scène de ses chauds rayons, Il portait une tunique semblable à sa tenue de combat, si ce n'est que la couleur rouge avait été remplacée par une couleur bleu ciel, et un pantalon noir. Vénusia quant à elle portait une robe bleu marine mais avait voulu rester sobre pour célébrer l'événement.
"- Amis de la Terre, amis de lointaines galaxies, venez ici, en paix, après tant d'années de lutte! Mais si ce rêve est aujourd'hui réalité, c'est.. c'est à lui que nous le devons. Et pourtant, il n'y a pas encore si longtemps, je le haissais du plus profond de mon âme, je savais que j'avais entre les mains une arme redoutable capable de détruire le monde entier si je l'utilisais d'une manière inappropriée ou si quelqu'un parvenait à le dérober. Lorsque je l'ai reçu en don de mon père, Sa Majesté le Roi d'Euphor, je me souviens avoir fait de longues balades à son bord tout autour de ma planète et je contemplais ainsi les étoiles, j'avais l'impression à ce moment là d'être le plus heureux des hommes. Mais la guerre a éclaté...Euphor a été attaquée, ses habitants anéantis ou fait prisonniers comme moi. Goldorak a été capturé, Véga ayant comme dessein de l'utiliser pour conquérir d'autres univers. Avec la force du désespoir, j'ai réussi à m'évader mais à ce moment là, j'ai été blessé par l'explosion d'une bombe nucléaire. J'ignore comment j'ai réussi à me relever et à courir, tant la douleur était atroce, mais la volonté de reprendre Goldorak à l'ennemi a été la plus forte. J'étais comme attiré vers lui, personne n'aurait pu m'empêcher d'arriver jusqu'à lui. Une fois à son bord, j'ai combattu de toutes mes forces, mais le manque d'expérience du combat mais surtout mes blessures m'ont contraint à battre en retraite. La flotte de Véga m'a poursuivi dans l'espace. Cependant, la vitesse de Goldorak étant supérieure à leurs soucoupes, j'ai réussi à les semer. Mais j'étais complètement perdu dans l'espace, je pense que j'ai erré ainsi pendant plusieurs mois à l'échelle terrestre, cherchant une planète pour m'accueillir ainsi que mon robot. Je devais me trouver dans une région de l'espace hostile, ne trouvant que des astres morts ou des planètes inhabitables. Je craignais en outre de tomber à nouveau entre les mains de Véga.
Quand Goldorak a détecté sur son ordinateur de bord une planète réunissant toutes les conditions de vie, j'étais bien mal en point. Cependant, pendant tout ce voyage, je l'ignore comment, Goldorak m'avait préservé. Quand nous traversions des régions glaciales, automatiquement la température de l'habitacle augmentait, s'il s'agissait de régions très chaudes, au contraire sa température s'abaissait... Je suis sûr que si je m'étais retrouvé dans un vaisseau ordinaire, je n'aurais pas survécu...
Goldorak s'est écrasé quelque part au Japon. J'ai du rester quelques jours ainsi, ne pouvant faire le moindre mouvement. L'homme qui allait devenir mon père adoptif m'a découvert et m'a emmené chez lui. Il m'a soigné. Je suis resté plusieurs jours entre la vie et la mort.
Je vous ai dit que j'étais parvenu à hair Goldorak, me jurant de ne jamais retourner à son bord, et puis lorsque Véga a attaqué la Terre, j'ai compris que je n'avais pas le choix, j'y suis donc retourné par contrainte. Et puis au fil du temps, cette machine que je haissais devint une alliée, puis enfin un "compagnon" de tous les combats, nous ne faisions plus qu'un contre Véga, jusqu'à ce que...
Amis terriens et de l'univers; respectons une minute de silence pour lui."
Le silence tomba sur le site, Actarus avait une fois encore du mal à contenir son émotion tout en restant digne, sa main dans celle de Vénusia. Soudain, à peine la minute écoulée, la jeune fille sentit son ami se raidir.
- Qu'est-ce que tu as ? (craignant un malaise)
- Je ne sais pas ce qui se passe, j'ai l'impression de sentir une présence, comme quelqu'un qui essaie d'entrer en contact par télépathie mais je n'arrive pas à savoir qui, c' est trop étrange ! ....
