La suite !!!!
Je vous préviens que ce n'est pas très joyeux....
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....La base lunaire fut littéralement pulvérisée par la bombe. Goldorak quant à lui tentait désespérément d'échapper à cet enfer mais affaibli, il fut rattrapé par l'onde de choc. Il fut pris dans un impressionnant tourbillon et fut emporté dans les airs. Quelques secondes plus tard, un énorme bruit retentit, ce n'était pas une explosion, mais plutôt un bruit de chute. Vénusia et Phénicia fondirent en larmes, tandis que Alcor restait pétrifié en répétant "c'est impossible ! Ce n'est pas possible !"
La bombe au lasernium qui venait d'être utilisée n'avait qu'une portée très réduite, ainsi les appareils de la patrouille des aigles ainsi que ceux d'Achemar et de sa flotte ne risquaient rien. Mais si quelque chose ou quelqu'un se trouvait dans son périmètre, il n'avait que très peu de chance de s'en sortir.
Achemar voyant ses nouveaux amis si désemparés, leur parla d'une voix douce :
- Je vais partir à sa recherche avec mes compagnons ! Allez vous reposer !
Vénusia sécha ses larmes.
Vénusia : Je ne supporterai pas de vous attendre ici, je deviendrai folle si je reste là, je préfère vous suivre, même si...
Alcor et Phénicia : Achemar, nous te suivons aussi !
Dans son esprit cependant, Achemar n'avait que peu d'espoir de le retrouver après un tel choc, mais il fallait tenter le tout pour le tout.
L'étrange convoi s'éleva alors vers le ciel, prêt à passer entièrement au peigne fin l'astre mort.
C'est ainsi que pendant près de deux heures à l'échelle terrestre, ils patrouillèrent sans rien trouver, jusqu'à ce que Vénusia remarqua quelque chose qui brillait.
Vénusia : Regardez ! On dirait... Mais oui, c'est son astérohache ! Souvenez vous qu'il la tenait avant l'explosion ! Si on trouve son arme, Goldorak ne doit pas être loin !
Alcor : Vénusia, n'oublie pas qu'il a été emporté par l'onde de choc, il a pu dériver encore plus loin !
Vénusia : Oui c'est vrai ! Oh si seulement il avait accepté qu'on vienne le chercher !
Alcor : Ne te culpabilises pas comme cela Vénusia, de toute manière il avait raison, nous aurions nous aussi été entrainés par l'onde de choc !
Vénusia : Mais je me sens si coupable maintenant, j'ai l'impression que j'aurais pu faire quelque chose... Oh, regardez là bas, dans ce cratère !
Vénusia venait d'apercevoir Goldorak.
Il était en position assise et adossé à la paroi du cratère, sa tête légèrement inclinée vers la droite. Ainsi l'alliage Gren avait joué son rôle, il n'avait pas êté détruit par la bombe. S'il n'avait pas possédé cet alliage, il aurait été pulvérisé. Mais ses "yeux" si pénétrants d'ordinaire n'étaient plus éclairés, ainsi que l'habitacle. C'est avec appréhension que Alcor et Achémar, suivis de Vénusia et Phénicia, entreprirent l'ascension du robot vers le cockpit. Celle-ci était d'autant plus dangereuse que l'alliage Gren était toujours très chaud.
C'est plus de vingt minutes plus tard qu'ils parvinrent à pénétrer dans l'habitacle où il régnait encore une chaleur presque insupportable, et de plus, il y avait autre chose : il n'y avait presque plus d'oxygène. En outre, la "respiration" si caractéristique que l'on entendait habituellement dans le cockpit s'était arrêtée, alors que cela n'arrivait jamais même lorsqu'il était à cours d'énergie, comme si... comme si la vie l'avait quitté.
Achemar prit le pouls d' d'Actarus qui avait sa tête posée sur le tableau de bord, et il attendit quelques secondes, retenant son souffle ....l'attente pour les aigles était insupportable ! et le prince d'Epsilon se tourna vers eux avec un léger sourire, ...oui, par miracle, Actarus était encore vivant ! Cependant, sa respiration était très irrégulière, il fallait donc faire vite pour le sauver.
Achemar et Alcor l'emportèrent très précautionneusement hors de Goldorak et , une fois arrivés en bas, ce qui demanda encore une bonne demi-heure, déposèrent Actarus sur une civière qui avait été amenée par un ami d'Achemar.
Achemar : Mes amis, il ne supportera pas le voyage s'il est transporté dans une soucoupe ordinaire ! L'intensité du combat, les blessures subies, le choc de l'explosion, le manque d'oxygène font qu' il a besoin de recevoir des soins immédiatement. Parmi les vaisseaux qui m'accompagnent, il y a un navire hôpital qui pourra lui prodiguer les premiers soins avant d'arriver sur la Terre, son pronostic vital est engagé, je suis désolé. Je vais vous y accompagner. Quant à Epsilonzer qui peut agir sans pilote, il veillera sur Goldorak pendant que nous nous occuperons d'Actarus. Allons y, chaque seconde compte !
Vénusia: Vous parlez comme si vous étiez un médecin !
Achemar : Sur ma planète, j'ai suivi des études de médecine, je voulais aider les autres. Malheureusement, la guerre a éclaté avant que je ne sois confirmé médecin! Mais cela ne m'a pas empêché de soigner comme je le pouvais et en cachette les détenus d'Akérèbe qui en avaient besoin !
Malgré la gravité de l'état d'Actarus, les trois aigles se mirent à espérer en écoutant les paroles d'Achemar...