J'y perds mon latin quand je comprends que Alexandre Letren, qui se fait agresser sur sa page, n'est autre que le journaliste qui avait accueilli Marco Pellitteri dans sa propre émission "La Loi Des Séries".
Pourquoi s'est-il fait agresser comme ça? Non seulement, il n'y a pas de raison, mais c'est contre productif à tous les niveaux.
De ce que je lis, et ce n'est pas si simple de s'en sortir dans tous ces posts enchevêtrés, le point de départ est l'attribution de la série Goldo à Go Nagaï par Alain Carrazé, donc pas Alexandre Letren.
A la fin, j'ai quand même trouvé des éléments factuels que l'on connait déjà, mais qui sont synthétisés.
Marco Pellitteri
1) Gō Nagai n’est pas du tout le père de Grendizer mais il y a eu un rôle de consulence artistique, en échange de la co-possession des droits d’auteur de la franchise (le témoignent le Roman Album officiel de 1978 et les précisions du copyright Tōei/Dynamic dans tous les produits dérivés) ;
2) les créateurs primaires de la série animée et de toutes ses narrations (histoires, personnages, etc.) sont un groupe d’artistes et producteurs Tōei, surtout le scénariste Shōzō Uehara, le dessinateur Tadanao Tsuji et le producteur Toshio Katsuta, Nagai occupant la quatrième place quant à la densité de sa contribution artistique ;
3) même le nom Grendizer vient d’un projet antérieur d’un collaborateur de Nagai (Ken Ishikawa) qui avait été mis à côté par Tōei ;
4) les versions manga faites par Nagai et assistants s’eloignent beaucoup du “canon” de la série animée et ne servent qu’à souligner une affirmation de paternité de la part de Nagai, qui sait bien que la série animée ne corresponde pas trop à son sentiment mais c’est plutôt celui de Uehara.
En tant que chercheur des média, j’ai l’espoir que ces éléments d’histoire de la production (qui informent le résultat final du contenu moral de la série comme nous pouvons le voir dans une certaine mesure, même si nous ne sommes pas japonais) pourront êtres tenus en considération dans des futurs discours sur Grendizer/Goldorak.
A quoi Carrazé répond
De plus, elle m'a pris de TRÈS haut et ce des le début, donc absence totale de respect pour moi et mon travail. Donc non. Il n'y a aucune méprise.
Je ne rentre pas non plus dans le qui a dit quoi d'une discussion surréaliste et atterrante.
Ensuite, excusez moi mais vous confondez "imprécision" avec "choix éditorial". J'ai horreur de me mettre en avant mais je me dois de préciser que je suis spécialiste série professionnel depuis quelques 40 ans, à travers des émissions comme Destination Series sur canal Jimmy, des livres sur Le Prisonnier ou Chapeau Melon et Bottes de cuir, édités en plusieurs langues, des magazines comme Episode, des chroniques régulières sur Europe 1, Sud Radio et RMC, des programmes sur Canal plus web et Allo ciné, des dossiers dans Mad Movies, etc etc etc. Donc je pense ne pas avoir de leçons à recevoir de personne concernant la rigueur journalistique.
Une fois que cela est dit, cela ne fait pas de moi quelqu'un d'infaillible ( oh que non) mais quelqu'un que l'on peut considérer avec respect comme faisant sérieusement son travail.
Donc, une fois cela bien clair, voyons le fond, ce qui, au fond, est réellement intéressant et passionnant et que vous expliquez. :
1) je le sais bien. J'indique clairement que le film "La guerre des soucoupes volantes" est écrit et lancé quand Nagai rejoint le projet pour le redesigné les méchas. C'est donc qu'il y a forcément des scénaristes qui ont travaillé avant son arrivée.
J'ai d'ailleurs tenté 4 FOIS de dire à cette personne que j'avais compris ce qu'elle disait.
2) je sais. J'ai cité deux ou trois noms de réalisateurs, d'ailleurs. Pour bien faire comprendre que Nagai n'a pas tout fait.
3) je vous crois. On rentre dans le micro détail, là. C'est toujours intéressant pour nourrir ma connaissance mais je n'aurais jamais détaillé cela dans la narration.
4) peut être. Mon émission est quasi uniquement centrée sur la série animée.
Des informations vérifiées et validées sont TOUJOURS bonne à savoir. Aucun soucis là dessus.
Mais je pense que ce numéro de "Previously" était, comme les précédent et les suivants--et comme tout mon travail depuis 40 ans, assez rigoureux et factuel.
Tout sauf superficiel. Synthétique, oui. Concis, absolument. Mais pas superficiel.
Sur Grendizer ou sur Mission Impossible, sur Twilight Zone ou sur Game of Thrones, je ne dois et ne veux faire un name dropping rébarbatif, citer tout les réalisateurs, donner la liste complète des producteurs ou de tout les scénaristes de la writer.'s room de chez Warner ou Toei .
Par contre, je ne vais jamais ajouter des détails dont je ne suis pas certain, des fonctions que je cerne mal, des infos que je' ai pas. Plutôt que d'inventer des noms de scénaristes que je ne connais pas, je retrace l'historique et la progression de la création artistique : projet, pilot s, autres séries d'inspiration semblable... Dans ce cas précis, j'explique l'impact de Mazinger, les origines dans le film, le personnage de Koji que Nagai fait revenir, etc...
Tout en restant clair, accessible, rigoureux et en partageant mon enthousiasme.
Donc pour résumé, vous avez bien compris que j’accueille toujours avec curiosité et intérêt de nouvelles infos complémentaires, mais je n'accepte pas, comme l'a faite cette personne qu'on mette en question ces 40 ans d'expertise, en ne mentionnant pas tout la synthèse que je viens de vous décrire et en réduisant mon travail à la simple relecture / recopie d'un livre, aussi sympa soit il. Non. Car pour comprendre ce livre, pour appréhender toute œuvre et avoir l'ambition de l'expliquer au plus grand nombre en les intriguant et sans les "perdre", il faut savoir un minimum de quoi on parle.
Je ne suis pas expert en Grendizer, je suis cependant expert en series télé, et cela remonte à "avant que ça ne soit cool", comme l'intro le dit malicieusement.
Je suis curieux et ouvert à toute discussion bienveillante permettant de partager des connaissances, et Alexandre est dans le même cas, mais pas de se voir donner des leçons par une "gourou" qui, depuis son siège moebius, croit détenir tout le savoir du monde et veut évangéliser les pauvres incultes que nous sommes, en me disant de surcroît que je ne crée rien. Non. Je n'ai pas passé l'âge d'apprendre, et vos infos sont bienvenues, mais j'ai bien passé celui où la maîtresse m'envoie au piquet.
Merci à vous.
et une réponse aimable
Marco Pellitteri
merci à vous, plutôt. Je comprends bien la nécessité de synthèse et je comprends aussi tout le travail derrière le résultat final d’une émission radio. J’y ai travaillé aussi donc j’apprécie les difficultés du choix de mots précis et des décisions éditoriales.
Bien à vous, MP
Donc, qu'est ce qui a déclencher cette fureur
