fugazi a écrit : ↑lun. sept. 09, 2019 20:54 pm
C'est un débat très très très intéressant Zuril. Ça part un peu dans tous les sens et cela serait plus facile à débattre à l'oral qu'à l'écrit mais j'adore ça.
C'est le genre de débat que j'ai pendant des heures avec mes potes : par exemple la musique est-elle affaire de choix (écouter de la bonne ou mauvaise musique) ou de gout (dans ce cas rien n'est critiquable).
Que dire au mec qui t'affirme qu’il prend plus de plaisir à écouter Il est beau le lavabo de Bézu qu'à d'écouter The Partisan de Leonard Cohen ?
Est-ce critiquable ? S'il prend vraiment son pied avec Bézu et qu'il s'emmerde avec Cohen, après tout il est sincère.
C'est son choix ? Ses gouts ? Un manque de culture musicale ? Est-ce critiquable ? Ai-je le droit de penser que c'est un abruti inculte ?
J'y reviendrai, pas ce soir car je n'ai pas le temps, mais c'est un débat captivant.
Est ce que le mec qui écoute Bézu recherche la même chose que celui qui écoute L.Cohen?
Si je ne réfléchi pas, je vais te dire que le type qui écoute Bézu, est le même qui écoute Licence 4, et il écoutait peut être La Bande à Basile en 77. Il aime la fête, pas spécialement raffinée.
Que dire de plus? Je suis tombé sur un truc de Bézu qui m'a fait rire "oh la salope, son cul n'est pas propre". Il donne aussi dans la chanson paillarde. Là aussi, il y a des catégories, du vulgaire jusqu'au raffiné genre Colette Renard.
Je connais une prof de piano du conservatoire de Paris, et elle fait passer des concours internationaux pour des solistes qui sont formés à Paris. Son fils fait du rock et pour lui, "Dark Side Of the Moon" est un sommet. Sa mère trouve ça lamentable musicalement. Elle m'a montré en battant la mesure sur une table, en quoi, c'est d'une pauvreté harmonique affligeante.
Il faut être réaliste, les artistes les plus vendus aux USA viennent tous, du rock, pop, metal. Dans le top 10 des artistes qui ont le plus de disques certifiés, il n'y a que Barbra Streisand qui n'entre pas dans ces catégories.
Le rock, la pop, c'est la musique mainstream actuelle et pourtant, on continue de faire comme si c'était pointu.
Alors que peut on faire dire au fait d'aimer Cohen? qu'on a du gout, si oui lequel. Les gens se classent par gouts musicaux parce que ils savent bien que derrière, il y a un système de reconnaissance. Est ce qu'on peut dire qu'e A est mieux que B si A aime Cohen et que B écoute Bézu? Je sais qu'il y a peu de chance que je rencontre des gens qui mettent Bézu à un mariage mais j'en connais qui aiment Cohen. Ce n'est pas étonnant vu d’ou Je viens. D’autant que dans son autobiographie il recommande l’ecoute De « Sylvie in Nashville » de 1964. Un disque qu’il écoutait pendant sa période grecque. Donc Cohen, je prends mais pour des raisons
Pour repartir sur Goldo, j'avais 12 et donc j'ai choisi. Je n'ai pas été hypnotisé passivement. C'est même un révélateur de mon gout pour le graphisme puisque j'étais capable, rien que par le souvenir, de dire quels étaient les épisodes dessinés par Araki. Je ne savais pas qu'il s'appelait comme ça et je le désignais comme "le bon dessinateur".
Quand j'ai vu "les chevaliers du zodiaque" j'ai reconnu son trait. Plus l'influence de Hinemo sera forte, moins ce sera bon. Les épisodes 56, 63, 68, 72, représentent son apogée graphique (à mes yeux).
Je pouvais également retrouver les épisodes de Komatsubara pour Albator 78, mais pas dans Goldo, ou pas tous.
Le Camp de la Lune Noir sur la vignette qui illustre le morceau musical OST jingle, me plait au delà de tout. C'est comme les enluminures du Moyen Age ou les miniatures persanes. Il y a une utilisation des couleurs et des formes qui me parlent. Comme en plus je suis sensible aux costumes et aux décors, le petit groupe Vega, Minos, Minas(1ere), Hydargos, Horos, est intouchable, parfait.
On ne peut pas me dire "tu n'aimes Goldorak que par nostalgie" , ce n'est pas vrai.
Par contre, que ce soit moi ou d'autres, l'enfance est le moment ou se forme le gout, parce qu'on est plus impressionable et qu'on a pas de références. Quand on connait trop de choses, on compare, on devient discriminant, on s'étonne moins. Quand on est jeune, On ne sait pas encore que tout à déjà été plus ou moins fait.