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Re: La notion de saison dans Goldorak

Posté : sam. mai 09, 2026 00:18 am
par LVD
Zuril a écrit : ven. mai 08, 2026 19:03 pm Il n'y a pas de saisons, mais il y a des périodes qui correspondent à des rotations d'équipes. Ce qu'on appelle saison 2 correspond a la nécessité de changer la naration, le retrait définitif de Fujikawa Keisuke et donc la disparition de Banta, le retrait de Uehara Shozo, ce qui se ressent sur la série, l'introduction des aigles, le changement de look de Actarus etc... Ce q'on appelle saison 3 c'est le remplacement de Komatsubara par Araki, un nouveau générique, Phénicia.

Ca a beau être une invention, ca correspond aussi a une façon simple de parler des changements de scénarios observables.

Mais la rigueur interdit de parler de saisons pour Goldorak.
Tout est dit.
Les "saisons" N'EXISTENT PAS dans l'animation japonaise au moins jusqu'au debut des annees 2000! C'est juste une facilite de langage.
Il y a eu une poignee infime d'exceptions comme City Hunter, mais c'est une goutte d'eau dans l'ocean.

Re: La notion de saison dans Goldorak

Posté : sam. mai 09, 2026 06:24 am
par Zuril
C'est fou comme un personnage aussi secondaire que Banta influence l'atmosphère de la série. C'est lui qui relie Goldorak à Mazinger, au Boss robot... Bon débarras.

Je me demande si un personnage est lié pour des questions de droits à un scénariste, ici Keisuke, ou si il faut comprendre que les autres membres de l'équipe ne pouvaient pas le supporter et l'ont fait valser des que possible.
De tout ce que je peux lire, l'équipe autour de Grendizer, Uehara en tete, n'aimait pas vraiment Mazinger Z.

Re: La notion de saison dans Goldorak

Posté : sam. mai 09, 2026 07:58 am
par Bouleau Blanc
Zuril a écrit : sam. mai 09, 2026 06:24 am C'est fou comme un personnage aussi secondaire que Banta influence l'atmosphère de la série. C'est lui qui relie Goldorak à Mazinger, au Boss robot... Bon débarras.

Je me demande si un personnage est lié pour des questions de droits à un scénariste, ici Keisuke, ou si il faut comprendre que les autres membres de l'équipe ne pouvaient pas le supporter et l'ont fait valser des que possible.
De tout ce que je peux lire, l'équipe autour de Grendizer, Uehara en tete, n'aimait pas vraiment Mazinger Z.
Pourquoi Uehara n'aimait pas Mazinger Z ? Cela ne m'étonne pas en fait mais j'aimerais pouvoir expliquer pourquoi précisément.

Re: La notion de saison dans Goldorak

Posté : sam. mai 09, 2026 08:15 am
par Zuril
Bouleau Blanc a écrit : sam. mai 09, 2026 07:58 am
Zuril a écrit : sam. mai 09, 2026 06:24 am C'est fou comme un personnage aussi secondaire que Banta influence l'atmosphère de la série. C'est lui qui relie Goldorak à Mazinger, au Boss robot... Bon débarras.

Je me demande si un personnage est lié pour des questions de droits à un scénariste, ici Keisuke, ou si il faut comprendre que les autres membres de l'équipe ne pouvaient pas le supporter et l'ont fait valser des que possible.
De tout ce que je peux lire, l'équipe autour de Grendizer, Uehara en tete, n'aimait pas vraiment Mazinger Z.
Pourquoi Uehara n'aimait pas Mazinger Z ? Cela ne m'étonne pas en fait mais j'aimerais pouvoir expliquer pourquoi précisément.
Dans ce que j'ai, lui ou d'autres se contentent de dire qu'ils n'étaient pas spécialement interessés par la poursuite du style de Mazinger. Ce qu'il a dit, c'est qu'il n'aimait pas le héros type japonais "hot blood" et qu'il regrettait que Alcor ait contaminé son Actarus au fil des épisodes.

Je le trouve trop sévère avec lui même car si Actarus évolue dans un sens plus traditionnel, Alcor fait le chemin inverse. Il y a une cohérence dans leur évolution.

Uehara est aussi un des principaux scénariste de Albator 78. Personnage nihiliste pas excellence

Re: La notion de saison dans Goldorak

Posté : sam. mai 09, 2026 08:40 am
par Bouleau Blanc
OK intéressant.

Il aime les personnages et les histoires plus sérieuses, voire plus sombres, et n'apprécie pas trop la superficialité, on sens comme une certaine attirance pour la gravité chez lui, peut-être liée à son histoire, à son éducation ou à son tempérament ; cela donne envie d'en savoir plus. Le wikirak aborde un peu cela : https://www.goldorakgo.com/wiki/index.p ... %B4_UEHARA

Re: La notion de saison dans Goldorak

Posté : sam. mai 09, 2026 09:50 am
par Zuril
Bouleau Blanc a écrit : sam. mai 09, 2026 08:40 am OK intéressant.

Il aime les personnages et les histoires plus sérieuses, voire plus sombres, et n'apprécie pas trop la superficialité, on sens comme une certaine attirance pour la gravité chez lui, peut-être liée à son histoire, à son éducation ou à son tempérament ; cela donne envie d'en savoir plus. Le wikirak aborde un peu cela : https://www.goldorakgo.com/wiki/index.p ... %B4_UEHARA
Si ca peut compléter, j'ai ça dans Roman Album :

« Ceux qui ont fait vivre l'épopée »

Producteur — Katsuta Toshio

Avec le recul, cette œuvre apparaît comme l'un des précurseurs de la vague OVNI, mais la fondation dramatique reposait sur des valeurs comme l'humanisme et l'avenir. Il y avait aussi une intention précise : la nature belle est détruite peu à peu — maisons qui poussent, sites touristiques qui prolifèrent — et nous voulions la faire ressortir en contraste absolu avec la science-fiction et le mécanisme.
Grendizer a été une série d'une popularité remarquable, et j'entends encore souvent son nom aujourd'hui. Le retour de Kōji Kabuto en particulier suscite des réactions très partagées, pour et contre à parts égales. Je l'ai dit lors de la table ronde : je voulais le faire revenir, j'ai voulu ce retour — mais une fois pris, ce choix m'a causé bien des tourments.
Et puis Gren est souvent cité, souvent analysé pour sa force motrice qu'est l'amour — dans son sens le plus large. Qu'il devienne un objet de réflexion pour les gens — il n'y a pas de plus grande joie pour moi.

Scénariste — Fujikawa Keisuke

Cette série est en quelque sorte l'œuvre de synthèse et d'accomplissement qui, après Mazinger Z et Great Mazinger, a hérité des fondations posées par Nagai-san tout en tirant les leçons des insuffisances passées.
Le thème lui aussi s'est inversé par rapport aux œuvres précédentes. Fini les combats au sol — on a porté l'action vers l'espace. L'idée était de préserver la verdure terrestre, d'orienter le récit vers la paix.
Tout le monde a déjà dû parler de Daisuke et de Kōji, alors permettez-moi de mentionner quelque chose d'un peu différent. Moi, parmi les personnages, celui que je préfère, c'est Dan Bē. Si je puis me permettre cette liberté : je pensais que le véritable antagoniste de Daisuke Umon, c'était lui. Et Boss Borot, que j'aime aussi beaucoup, m'a inspiré en secret ce souhait — que Dan Bē grandisse à son image.

Scénariste — Uehara Shōzō

Grendizer est une œuvre à laquelle j'ai participé dès le premier épisode — j'ai donc travaillé à la création d'un héros entièrement nouveau, depuis la genèse même du projet, et c'est ce qui la rend si chère à mes yeux.
La série précédente, Mazinger Z, campait un jeune homme dans la droite ligne du mâle japonais. Avec Grendizer, j'ai voulu tenter quelque chose de différent : un jeune homme flamboyant en apparence, mais foncièrement solitaire — un étranger parmi les hommes de cette Terre qui l'a recueilli. C'était une construction assez singulière pour l'époque.
Mais je dois m'en faire la critique : c'est un peu l'histoire de Musashi et Kojirō. Daisuke, que j'avais conçu comme un personnage d'ombre, s'est laissé entraîner dans le sillage de Kōji, personnage de lumière. Le yin a été absorbé par le yang.
Et puis — travailler en animation m'amène toujours à me demander ce qu'on ferait en prise de vue réelle. Mais ce n'est pas parce que c'est du dessin qu'on peut tout se permettre. Il reste encore beaucoup de chemin à faire.

Re: La notion de saison dans Goldorak

Posté : sam. mai 09, 2026 10:04 am
par Monsieur Vilak
Merci pour toutes ces infos.

Re: La notion de saison dans Goldorak

Posté : sam. mai 09, 2026 12:36 pm
par Bouleau Blanc
Zuril a écrit : sam. mai 09, 2026 09:50 am
Bouleau Blanc a écrit : sam. mai 09, 2026 08:40 am OK intéressant.

Il aime les personnages et les histoires plus sérieuses, voire plus sombres, et n'apprécie pas trop la superficialité, on sens comme une certaine attirance pour la gravité chez lui, peut-être liée à son histoire, à son éducation ou à son tempérament ; cela donne envie d'en savoir plus. Le wikirak aborde un peu cela : https://www.goldorakgo.com/wiki/index.p ... %B4_UEHARA
Si ca peut compléter, j'ai ça dans Roman Album :

« Ceux qui ont fait vivre l'épopée »

Producteur — Katsuta Toshio

Avec le recul, cette œuvre apparaît comme l'un des précurseurs de la vague OVNI, mais la fondation dramatique reposait sur des valeurs comme l'humanisme et l'avenir. Il y avait aussi une intention précise : la nature belle est détruite peu à peu — maisons qui poussent, sites touristiques qui prolifèrent — et nous voulions la faire ressortir en contraste absolu avec la science-fiction et le mécanisme.
Grendizer a été une série d'une popularité remarquable, et j'entends encore souvent son nom aujourd'hui. Le retour de Kōji Kabuto en particulier suscite des réactions très partagées, pour et contre à parts égales. Je l'ai dit lors de la table ronde : je voulais le faire revenir, j'ai voulu ce retour — mais une fois pris, ce choix m'a causé bien des tourments.
Et puis Gren est souvent cité, souvent analysé pour sa force motrice qu'est l'amour — dans son sens le plus large. Qu'il devienne un objet de réflexion pour les gens — il n'y a pas de plus grande joie pour moi.

Scénariste — Fujikawa Keisuke

Cette série est en quelque sorte l'œuvre de synthèse et d'accomplissement qui, après Mazinger Z et Great Mazinger, a hérité des fondations posées par Nagai-san tout en tirant les leçons des insuffisances passées.
Le thème lui aussi s'est inversé par rapport aux œuvres précédentes. Fini les combats au sol — on a porté l'action vers l'espace. L'idée était de préserver la verdure terrestre, d'orienter le récit vers la paix.
Tout le monde a déjà dû parler de Daisuke et de Kōji, alors permettez-moi de mentionner quelque chose d'un peu différent. Moi, parmi les personnages, celui que je préfère, c'est Dan Bē. Si je puis me permettre cette liberté : je pensais que le véritable antagoniste de Daisuke Umon, c'était lui. Et Boss Borot, que j'aime aussi beaucoup, m'a inspiré en secret ce souhait — que Dan Bē grandisse à son image.

Scénariste — Uehara Shōzō

Grendizer est une œuvre à laquelle j'ai participé dès le premier épisode — j'ai donc travaillé à la création d'un héros entièrement nouveau, depuis la genèse même du projet, et c'est ce qui la rend si chère à mes yeux.
La série précédente, Mazinger Z, campait un jeune homme dans la droite ligne du mâle japonais. Avec Grendizer, j'ai voulu tenter quelque chose de différent : un jeune homme flamboyant en apparence, mais foncièrement solitaire — un étranger parmi les hommes de cette Terre qui l'a recueilli. C'était une construction assez singulière pour l'époque.
Mais je dois m'en faire la critique : c'est un peu l'histoire de Musashi et Kojirō. Daisuke, que j'avais conçu comme un personnage d'ombre, s'est laissé entraîner dans le sillage de Kōji, personnage de lumière. Le yin a été absorbé par le yang.
Et puis — travailler en animation m'amène toujours à me demander ce qu'on ferait en prise de vue réelle. Mais ce n'est pas parce que c'est du dessin qu'on peut tout se permettre. Il reste encore beaucoup de chemin à faire.
Super, merci ; oui ce la précise bien les choses :up:

Re: La notion de saison dans Goldorak

Posté : sam. mai 09, 2026 18:11 pm
par Bouleau Blanc
Zuril a écrit : sam. mai 09, 2026 09:50 am
Bouleau Blanc a écrit : sam. mai 09, 2026 08:40 am OK intéressant.

Il aime les personnages et les histoires plus sérieuses, voire plus sombres, et n'apprécie pas trop la superficialité, on sens comme une certaine attirance pour la gravité chez lui, peut-être liée à son histoire, à son éducation ou à son tempérament ; cela donne envie d'en savoir plus. Le wikirak aborde un peu cela : https://www.goldorakgo.com/wiki/index.p ... %B4_UEHARA
Si ca peut compléter, j'ai ça dans Roman Album :

« Ceux qui ont fait vivre l'épopée »

Producteur — Katsuta Toshio

Avec le recul, cette œuvre apparaît comme l'un des précurseurs de la vague OVNI, mais la fondation dramatique reposait sur des valeurs comme l'humanisme et l'avenir. Il y avait aussi une intention précise : la nature belle est détruite peu à peu — maisons qui poussent, sites touristiques qui prolifèrent — et nous voulions la faire ressortir en contraste absolu avec la science-fiction et le mécanisme.
Grendizer a été une série d'une popularité remarquable, et j'entends encore souvent son nom aujourd'hui. Le retour de Kōji Kabuto en particulier suscite des réactions très partagées, pour et contre à parts égales. Je l'ai dit lors de la table ronde : je voulais le faire revenir, j'ai voulu ce retour — mais une fois pris, ce choix m'a causé bien des tourments.
Et puis Gren est souvent cité, souvent analysé pour sa force motrice qu'est l'amour — dans son sens le plus large. Qu'il devienne un objet de réflexion pour les gens — il n'y a pas de plus grande joie pour moi.

Scénariste — Fujikawa Keisuke

Cette série est en quelque sorte l'œuvre de synthèse et d'accomplissement qui, après Mazinger Z et Great Mazinger, a hérité des fondations posées par Nagai-san tout en tirant les leçons des insuffisances passées.
Le thème lui aussi s'est inversé par rapport aux œuvres précédentes. Fini les combats au sol — on a porté l'action vers l'espace. L'idée était de préserver la verdure terrestre, d'orienter le récit vers la paix.
Tout le monde a déjà dû parler de Daisuke et de Kōji, alors permettez-moi de mentionner quelque chose d'un peu différent. Moi, parmi les personnages, celui que je préfère, c'est Dan Bē. Si je puis me permettre cette liberté : je pensais que le véritable antagoniste de Daisuke Umon, c'était lui. Et Boss Borot, que j'aime aussi beaucoup, m'a inspiré en secret ce souhait — que Dan Bē grandisse à son image.

Scénariste — Uehara Shōzō

Grendizer est une œuvre à laquelle j'ai participé dès le premier épisode — j'ai donc travaillé à la création d'un héros entièrement nouveau, depuis la genèse même du projet, et c'est ce qui la rend si chère à mes yeux.
La série précédente, Mazinger Z, campait un jeune homme dans la droite ligne du mâle japonais. Avec Grendizer, j'ai voulu tenter quelque chose de différent : un jeune homme flamboyant en apparence, mais foncièrement solitaire — un étranger parmi les hommes de cette Terre qui l'a recueilli. C'était une construction assez singulière pour l'époque.
Mais je dois m'en faire la critique : c'est un peu l'histoire de Musashi et Kojirō. Daisuke, que j'avais conçu comme un personnage d'ombre, s'est laissé entraîner dans le sillage de Kōji, personnage de lumière. Le yin a été absorbé par le yang.
Et puis — travailler en animation m'amène toujours à me demander ce qu'on ferait en prise de vue réelle. Mais ce n'est pas parce que c'est du dessin qu'on peut tout se permettre. Il reste encore beaucoup de chemin à faire.
Toutes ces infos sont cruciales. C'est quelle page du Roman album ? C'est pour sourcer dans le Wikirak précisément. Merci de partager ces infos :up:

Re: LES CREATEURS DE LA SERIE, table ronde - ROMAN ALBUM - 3 PARTIES

Posté : sam. mai 09, 2026 18:55 pm
par Monsieur Vilak
C'est marrant mais si je devais décider quelle est la source la plus fiable, je nommerai ce Roman Album.
Faut dire que Décembre 78, c'est encore tout frais!

Re: La notion de saison dans Goldorak

Posté : sam. mai 09, 2026 20:52 pm
par Zuril
Bouleau Blanc a écrit : sam. mai 09, 2026 18:11 pm
Zuril a écrit : sam. mai 09, 2026 09:50 am
Bouleau Blanc a écrit : sam. mai 09, 2026 08:40 am OK intéressant.

Il aime les personnages et les histoires plus sérieuses, voire plus sombres, et n'apprécie pas trop la superficialité, on sens comme une certaine attirance pour la gravité chez lui, peut-être liée à son histoire, à son éducation ou à son tempérament ; cela donne envie d'en savoir plus. Le wikirak aborde un peu cela : https://www.goldorakgo.com/wiki/index.p ... %B4_UEHARA
Si ca peut compléter, j'ai ça dans Roman Album :

« Ceux qui ont fait vivre l'épopée »

Producteur — Katsuta Toshio

Avec le recul, cette œuvre apparaît comme l'un des précurseurs de la vague OVNI, mais la fondation dramatique reposait sur des valeurs comme l'humanisme et l'avenir. Il y avait aussi une intention précise : la nature belle est détruite peu à peu — maisons qui poussent, sites touristiques qui prolifèrent — et nous voulions la faire ressortir en contraste absolu avec la science-fiction et le mécanisme.
Grendizer a été une série d'une popularité remarquable, et j'entends encore souvent son nom aujourd'hui. Le retour de Kōji Kabuto en particulier suscite des réactions très partagées, pour et contre à parts égales. Je l'ai dit lors de la table ronde : je voulais le faire revenir, j'ai voulu ce retour — mais une fois pris, ce choix m'a causé bien des tourments.
Et puis Gren est souvent cité, souvent analysé pour sa force motrice qu'est l'amour — dans son sens le plus large. Qu'il devienne un objet de réflexion pour les gens — il n'y a pas de plus grande joie pour moi.

Scénariste — Fujikawa Keisuke

Cette série est en quelque sorte l'œuvre de synthèse et d'accomplissement qui, après Mazinger Z et Great Mazinger, a hérité des fondations posées par Nagai-san tout en tirant les leçons des insuffisances passées.
Le thème lui aussi s'est inversé par rapport aux œuvres précédentes. Fini les combats au sol — on a porté l'action vers l'espace. L'idée était de préserver la verdure terrestre, d'orienter le récit vers la paix.
Tout le monde a déjà dû parler de Daisuke et de Kōji, alors permettez-moi de mentionner quelque chose d'un peu différent. Moi, parmi les personnages, celui que je préfère, c'est Dan Bē. Si je puis me permettre cette liberté : je pensais que le véritable antagoniste de Daisuke Umon, c'était lui. Et Boss Borot, que j'aime aussi beaucoup, m'a inspiré en secret ce souhait — que Dan Bē grandisse à son image.

Scénariste — Uehara Shōzō

Grendizer est une œuvre à laquelle j'ai participé dès le premier épisode — j'ai donc travaillé à la création d'un héros entièrement nouveau, depuis la genèse même du projet, et c'est ce qui la rend si chère à mes yeux.
La série précédente, Mazinger Z, campait un jeune homme dans la droite ligne du mâle japonais. Avec Grendizer, j'ai voulu tenter quelque chose de différent : un jeune homme flamboyant en apparence, mais foncièrement solitaire — un étranger parmi les hommes de cette Terre qui l'a recueilli. C'était une construction assez singulière pour l'époque.
Mais je dois m'en faire la critique : c'est un peu l'histoire de Musashi et Kojirō. Daisuke, que j'avais conçu comme un personnage d'ombre, s'est laissé entraîner dans le sillage de Kōji, personnage de lumière. Le yin a été absorbé par le yang.
Et puis — travailler en animation m'amène toujours à me demander ce qu'on ferait en prise de vue réelle. Mais ce n'est pas parce que c'est du dessin qu'on peut tout se permettre. Il reste encore beaucoup de chemin à faire.
Toutes ces infos sont cruciales. C'est quelle page du Roman album ? C'est pour sourcer dans le Wikirak précisément. Merci de partager ces infos :up:
p 76/77

Re: La notion de saison dans Goldorak

Posté : sam. mai 09, 2026 22:38 pm
par Bouleau Blanc
Zuril a écrit : sam. mai 09, 2026 20:52 pm
Bouleau Blanc a écrit : sam. mai 09, 2026 18:11 pm
Zuril a écrit : sam. mai 09, 2026 09:50 am

Si ca peut compléter, j'ai ça dans Roman Album :

« Ceux qui ont fait vivre l'épopée »

Producteur — Katsuta Toshio

Avec le recul, cette œuvre apparaît comme l'un des précurseurs de la vague OVNI, mais la fondation dramatique reposait sur des valeurs comme l'humanisme et l'avenir. Il y avait aussi une intention précise : la nature belle est détruite peu à peu — maisons qui poussent, sites touristiques qui prolifèrent — et nous voulions la faire ressortir en contraste absolu avec la science-fiction et le mécanisme.
Grendizer a été une série d'une popularité remarquable, et j'entends encore souvent son nom aujourd'hui. Le retour de Kōji Kabuto en particulier suscite des réactions très partagées, pour et contre à parts égales. Je l'ai dit lors de la table ronde : je voulais le faire revenir, j'ai voulu ce retour — mais une fois pris, ce choix m'a causé bien des tourments.
Et puis Gren est souvent cité, souvent analysé pour sa force motrice qu'est l'amour — dans son sens le plus large. Qu'il devienne un objet de réflexion pour les gens — il n'y a pas de plus grande joie pour moi.

Scénariste — Fujikawa Keisuke

Cette série est en quelque sorte l'œuvre de synthèse et d'accomplissement qui, après Mazinger Z et Great Mazinger, a hérité des fondations posées par Nagai-san tout en tirant les leçons des insuffisances passées.
Le thème lui aussi s'est inversé par rapport aux œuvres précédentes. Fini les combats au sol — on a porté l'action vers l'espace. L'idée était de préserver la verdure terrestre, d'orienter le récit vers la paix.
Tout le monde a déjà dû parler de Daisuke et de Kōji, alors permettez-moi de mentionner quelque chose d'un peu différent. Moi, parmi les personnages, celui que je préfère, c'est Dan Bē. Si je puis me permettre cette liberté : je pensais que le véritable antagoniste de Daisuke Umon, c'était lui. Et Boss Borot, que j'aime aussi beaucoup, m'a inspiré en secret ce souhait — que Dan Bē grandisse à son image.

Scénariste — Uehara Shōzō

Grendizer est une œuvre à laquelle j'ai participé dès le premier épisode — j'ai donc travaillé à la création d'un héros entièrement nouveau, depuis la genèse même du projet, et c'est ce qui la rend si chère à mes yeux.
La série précédente, Mazinger Z, campait un jeune homme dans la droite ligne du mâle japonais. Avec Grendizer, j'ai voulu tenter quelque chose de différent : un jeune homme flamboyant en apparence, mais foncièrement solitaire — un étranger parmi les hommes de cette Terre qui l'a recueilli. C'était une construction assez singulière pour l'époque.
Mais je dois m'en faire la critique : c'est un peu l'histoire de Musashi et Kojirō. Daisuke, que j'avais conçu comme un personnage d'ombre, s'est laissé entraîner dans le sillage de Kōji, personnage de lumière. Le yin a été absorbé par le yang.
Et puis — travailler en animation m'amène toujours à me demander ce qu'on ferait en prise de vue réelle. Mais ce n'est pas parce que c'est du dessin qu'on peut tout se permettre. Il reste encore beaucoup de chemin à faire.
Toutes ces infos sont cruciales. C'est quelle page du Roman album ? C'est pour sourcer dans le Wikirak précisément. Merci de partager ces infos :up:
p 76/77
Merci Zuril.

Re: La notion de saison dans Goldorak

Posté : dim. mai 24, 2026 13:21 pm
par Zuril
LVD a écrit : sam. mai 09, 2026 00:18 am
Zuril a écrit : ven. mai 08, 2026 19:03 pm Il n'y a pas de saisons, mais il y a des périodes qui correspondent à des rotations d'équipes. Ce qu'on appelle saison 2 correspond a la nécessité de changer la naration, le retrait définitif de Fujikawa Keisuke et donc la disparition de Banta, le retrait de Uehara Shozo, ce qui se ressent sur la série, l'introduction des aigles, le changement de look de Actarus etc... Ce q'on appelle saison 3 c'est le remplacement de Komatsubara par Araki, un nouveau générique, Phénicia.

Ca a beau être une invention, ca correspond aussi a une façon simple de parler des changements de scénarios observables.

Mais la rigueur interdit de parler de saisons pour Goldorak.
Tout est dit.
Les "saisons" N'EXISTENT PAS dans l'animation japonaise au moins jusqu'au debut des annees 2000! C'est juste une facilite de langage.
Il y a eu une poignee infime d'exceptions comme City Hunter, mais c'est une goutte d'eau dans l'ocean.
les saisons n'existent pas mais les japonais font leur propre découpage

1-16
17-27
28-34
35-48
49-58
59-74

Je suis assez surpris par 59-74

Re: LES CREATEURS DE LA SERIE, table ronde - ROMAN ALBUM - 3 PARTIES

Posté : dim. mai 24, 2026 13:25 pm
par Monsieur Vilak
En effet c'est bien étrange.
A quelle occasion cela a-t-l était révélé?

Merci de l'info en tout cas!

Re: LES CREATEURS DE LA SERIE, table ronde - ROMAN ALBUM - 3 PARTIES

Posté : dim. mai 24, 2026 18:43 pm
par Zuril
Monsieur Vilak a écrit : dim. mai 24, 2026 13:25 pm En effet c'est bien étrange.
A quelle occasion cela a-t-l était révélé?

Merci de l'info en tout cas!
C'est dans le Futabasha super mook sorti en 2026