Goldorette a écrit :@ Biniou, justement, il n'en ressent pas d'humiliation, je m'étais peut-être mal exprimée? C'était dans le message où j'évoquais sa "dimension christique", n'est-ce pas? Le Christ est né dans une étable, a grandi au foyer d'un humble menuisier après avoir été un réfugié politique en Egypte, est devenu lui-même menuisier... Il l'a choisi...
Actarus aussi choisit d'aider Rigel à la ferme, rien ne l'y oblige...
Oui c'est le message posté dans "acteurs", je l'ai retrouvé !
Je suis désolée de contredire encore cette fois-ci, mais c'est le jeu du débat

:
Actarus n'a pas choisi de travailler au ranch de Riguel ; Il est arrivé au ranch parce que son "père" l'y a conduit pour qu'il puisse revivre, après un gigantesque traumatisme (je ne sais pas si vous voyez un peu ce que c'est : nous, nous sommes assez vite traumatisés par la perte d'un seul être cher, un accident de la route majeur, un tsunami, une explosion nucléaire, tout ça tout ça... Lui, il a carrément vécu la perte (qu'il croit définitive) de sa planète, de son identité de prince héritier, de fils etc. et donc d'un but dans la vie. Par dessus tout ça : il doit avoir le sentiment d'avoir dû "abandonner" son peuple en fuyant devant l'ennemi... Nous les femmes nous savons ce qu'est "culpabiliser" et nous culpabilisons vite pour pas grand chose paraît-il, mais un ET comme Actarus culpabilise peut-être encore davantage !).
L'épisode avec Aphélie rappelle le pouvoir destructeur de la fêlure quand le sentiment de culpabilité vient la rouvrir.
Pas de Procyon et pas de ranch = pas de guérison.
Son "père" ne lui a pas laissé le choix même si à un moment Actarus doit quand même faire son propre travail et choisir de vivre (il aurait pu choisir de se faire hara-kiri ; Alcor indique dans Le Sosie que "la mort c'est la délivrance").
Le travail au ranch est devenu le métier d'Actarus par "obligation vitale".
On voit aussi dans un épisode Riguel venir le récupérer au Centre à l'aide d'un lasso pour le ramener au ranch sans autre choix possible ; Actarus ne s'en défend pas et joue le jeu. Pas le choix.
Peut-être aussi que cela fait partie du contrat qui lie Procyon à Riguel, dont les terres sont en partie louées pour la recherche spatiale ?
J'ignore s'il a lui-même choisi de s'exiler sur Terre (je pense que son roi de père l'y a encouragé avant de périr, car les scientifiques d'Euphor avaient des contacts de longue date avec Procyon, je crois), en tous cas il est sûr qu'il n'a pas choisi le Pr Procyon, que c'est ce dernier qui a choisi de le recueillir ("presque mort" je cite) et de lui consacrer un temps considérable (combien d'années au fait ?) pour lui permettre de retrouver son intégrité physique et mentale et goût à la vie. Sans antidépresseurs vous croyez ?!
Si film il devait y avoir un jour, je trouverais intéressant qu'il consacre un temps à ce sujet de la "guérison" après un traumatisme sans pareil. A la résilience qui a fait couler tant d'encre... Les japonais ont vécu la bombe atomique, Fukushima... On peut difficilement passer à côté de ce thème. J'y suis peut-être trop sensible, pardon pour ce "roman"
