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Re: De ENBAN ROBO GATTAIGER à UFO ROBO GRENDIZER, la naissance de la série.

Posté : sam. avr. 25, 2026 10:51 am
par Zuril
Monsieur Vilak a écrit : sam. avr. 25, 2026 09:34 am Celle du lien direct, page 350 de la Mazinger Bible, ce que Google trad m'a donné est limite repoussant.

Dans l'absolu, on va prendre toute traduction qu'on voudra bien nous faire, mais faut pas trop en demander non plus.
L'IA donne de tres bon résultats de traduction. Gemini, chatgpt, claude. Rien qu'avec ces trois là tu peux traduire 100 pages en une journée.

Re: De ENBAN ROBO GATTAIGER à UFO ROBO GRENDIZER, la naissance de la série.

Posté : sam. avr. 25, 2026 10:55 am
par Zuril
Genèse et Mutation : De l’Ébauche à l’Icône
Une approche axée sur la création pure semblait alors nécessaire. Partant de ce constat, revenons-en aux faits. À l’origine, Uchū Enban Daisensō (La Guerre des Soucoupes Volantes) n’était pas un projet de Dynamic Pro. C’était une production menée par la Toei Doga avec une équipe totalement différente, jusqu’à ce que les choses évoluent :

« Au début, ils sont venus nous voir en nous disant : "On travaille sur ça en ce moment, mais ça ne progresse pas vraiment, vous ne pourriez pas nous donner un coup de main ?" » (Tadaaki Kikuchi)

C’est ainsi que Dynamic Pro a rejoint le projet en cours de route. Go Nagai précise :

« Les bases, une sorte de réglage initial, étaient déjà là quand nous sommes arrivés. Le synopsis existait, mais je crois qu'il n'y avait aucun design. Nous avons alors décidé que, quitte à le faire, autant le faire à fond. Nous avons tout remis à plat pour créer la version de "La Guerre des Soucoupes Volantes" telle que nous l'imaginions. »

C’est ainsi qu’est né le film, crédité à Sakur Barn (mais qui est-ce ?) pour l’idée originale, et à Go Nagai ainsi qu’à Dynamic Pro pour l’œuvre originale. Par la suite, le concept fut retravaillé pour devenir une série télévisée : UFO Robot Grendizer (Goldorak), lancée à l’automne 1975 comme le troisième volet de la saga des Mazinger. À ce stade, Grendizer était devenu une œuvre 100 % Dynamic Pro. Bien que l’ambiance diffère radicalement de Mazinger Z contre le Général Noir l’année précédente, on peut dire que ce film faisait office, avant l’heure, de « vitrine pour un nouveau héros ».

Une Tragédie Classique sous Armure d'Acier
Penchons-nous sur le contenu. Pour résumer, ce film est une version "robotique" de Roméo et Juliette ou d’Autant en emporte le vent. Un homme et une femme nés sous une étoile funeste s'aiment, mais leur union est impossible ; pire, ils sont condamnés à s’entre-tuer. Ce récit repose sur les codes immuables des amours tragiques répétés depuis la nuit des temps, auxquels ont été savamment greffés des éléments de science-fiction. C'est, en quelque sorte, la fusion des deux piliers du « Toei Manga Matsuri » : les contes classiques et les robots.

Alors que Taronna supplie Duke Fleed de repartir avec elle sur la planète Fleed, celui-ci lui répond qu’il souhaite « devenir la poussière de la Terre ». Mais une fois le combat achevé et Taronna disparue, il choisit de quitter ses compagnons tant aimés, refusant « d’entraîner à nouveau la Terre dans les flammes de la guerre ». Taronna, mourante après s'être sacrifiée pour lui, laisse ces derniers mots : « Quand je serai morte, serre-moi fort, juste une fois. » À côté d'elle, l'ornement de cheveux offert par Duke gît au sol... La noblesse d'âme de ces personnages est magnifiquement dépeinte, portée par les performances habitées des comédiens de doublage.

Voix et Destins Croisés
Duke Fleed est ici interprété par Isao Sasaki, qui chante également le générique avec passion. L’année précédente, il s’était illustré dans le rôle du ténébreux Joe le Condor (Gatchaman, 1972). En tant que chanteur, sa carrière a explosé après Casshern (1973), enchaînant Getter Robo, Polimar, Yamato et Goranger en 1974. Il est devenu presque instantanément l'un des piliers de l'Anisong, aux côtés de Masato Shimon et Ichiro Mizuki.

Naturellement, c'est lui qui interprétera le générique de Grendizer. Pour l'anecdote, le thème de ce film deviendra, après quelques modifications de paroles, le générique de fin de la série TV. Quant à la chanson secondaire, Moeru Ai no Hoshi (L'astre de l'amour brûlant), chef-d'œuvre évoquant le destin solitaire de Duke Fleed, elle sera réenregistrée par Mitsuko Horie avec de nouvelles paroles, apportant une sensibilité différente à la mélodie de Shunsuke Kikuchi.

Enfin, notons la présence de Yasuo Hisamatsu dans le rôle de Genzo Umon. Si son nom parle peu aux jeunes fans, il suffit de préciser qu'il était la voix japonaise de Spock dans Star Trek. Pour l'anecdote, il était la star de la série Himana-shi Tobidasu aux débuts de la télévision japonaise, où son assistant était joué par Shunei Takahara — l'acteur interprétant le Commandant Edogawa dans Goranger, diffusé en programme double avec ce film. Quant au scénariste Shozo Uehara, on devine qu’il était alors au sommet de sa charge de travail, ne disposant que de 25 minutes pour... [le texte s'arrête ici].

Re: De ENBAN ROBO GATTAIGER à UFO ROBO GRENDIZER, la naissance de la série.

Posté : sam. avr. 25, 2026 10:58 am
par Monsieur Vilak
Je sais, il faut que j'apprenne à m'en servir.
Merci pour la trad!

Re: De ENBAN ROBO GATTAIGER à UFO ROBO GRENDIZER, la naissance de la série.

Posté : sam. avr. 25, 2026 11:03 am
par Monsieur Vilak
Page 351, la suite donc visiblement :

Image

Re: De ENBAN ROBO GATTAIGER à UFO ROBO GRENDIZER, la naissance de la série.

Posté : sam. avr. 25, 2026 12:01 pm
par Zuril
Fiche Technique : Uchu Enban Dai-Senso (La Guerre des Soucoupes Volantes)
Avant-première : 30 juin 1975

Sortie nationale : 21 juillet 1975

Format : Couleur / Wide Screen / 25 minutes

Titre international : GREAT BATTLES OF FLYING SAUCERS

Équipe de Production

Production : Chiaki Imada

Planification : Ken Ariga, Toshio Katsuta

Concept original : Circle Burn

Œuvre originale : Go Nagai & Dynamic Pro

Scénario : Shozo Uehara

Réalisation : Yugo Serikawa

Musique : Shunsuke Kikuchi

Direction artistique : Fumihiro Uchikawa

Direction de l'animation : Akira Iino

Distribution (Voix)

Daisuke : Isao Sasaki

Telonna : Noriko Ohara

Genzo : Yasuo Hisamatsu

Blaki : Kenji Utsumi

Hikaru : Minori Matsushima

Kozo : Hiroshi Otake

Goro : Mari Shimizu

Autres : Aoni Production

Synopsis

La planète Fleed, autrefois pacifique, a été anéantie par le Grand Roi Yarban. Seul survivant, Duke Fleed parvient de justesse à s’enfuir à bord du Gattaiger. Échoué sur Terre, il y mène une existence discrète sous l’identité de Daisuke Umon, priant pour que les griffes de l’envahisseur n'atteignent jamais ce monde.

Cependant, cinq ans plus tard, les forces de Yarban finissent par apparaître. À leur tête se trouve la princesse Telonna, l'ancienne fiancée de Duke. Par télépathie, elle le somme de lui livrer le Gattaiger. Face au refus de Duke, devenu Terrien de cœur, le commandant Blaki lance une offensive totale. Des nuées de soucoupes fondent sur les métropoles mondiales. Pour éviter que la Terre ne subisse le même sort que Fleed, Duke se résout à reprendre les commandes du Gattaiger.

Au cœur de la mêlée, Duke tente une ultime conciliation avec Telonna. Toujours éprise de lui, la princesse se sacrifie pour le protéger d'une attaque de Blaki, mourant à la fleur de l'âge. Finalement, afin de ne plus attirer le feu de la guerre sur sa seconde patrie, Duke quitte la Terre à jamais.

Analyse et Contexte

Dans ce court format de 25 minutes, les répliques percutantes s'enchaînent. Le scénario est d'une efficacité typique de son auteur : on y décèle déjà les prémices des lignes de Nazca (thème qu'il reprendra en 1984 dans Capitaine Sheider) et l'usage habile du mot "Now", alors très en vogue au Japon.

Le coup de génie réside — comme on l'a souvent souligné — dans le mode opératoire des envahisseurs : plutôt que d'utiliser leurs propres super-armes, ils disposent d'un dispositif capable de déclencher l'arsenal nucléaire terrestre. Cette idée, insérée avec subtilité, porte le message pacifiste cher à Shozo Uehara.

Quant au Gattaiger, l'autre protagoniste de l’œuvre, son design reste sobre comparé au panache flamboyant d'un Mazinger ou d'un Getter. Sa forme de soucoupe prédomine sur son aspect robotique, et son apparition tardive le relègue presque au rang de simple "véhicule-arme" de Duke Fleed. Cette sobriété esthétique fut jugée préoccupante lors du projet d'adaptation télévisée.

En conséquence, le design fut intégralement repensé (à l'exception du concept de séparation entre le robot et sa soucoupe porteuse) pour donner naissance à Grendizer (Goldorak). Bien que Great Mazinger ait été surpuissant dès ses débuts, le concept montrait ses limites malgré les tentatives de "power-up". C'est ainsi qu'est né Grendizer, troisième volet de la saga Mazinger sans le robot Mazinger lui-même.

À l'époque, le public enfantin délaissait la chaîne TBS au profit de Fuji TV le dimanche à 19h. En seulement trois ans depuis les débuts de Mazinger Z, cette case horaire était devenue un enjeu majeur où l'échec commercial était proscrit. Uchu Enban Dai-Senso est né de ce flux temporel, laissant derrière lui un récit condensé et fulgurant. C'est une œuvre fantôme qui mérite amplement sa place au Panthéon de la saga cinématographique des Mazinger.

Re: De ENBAN ROBO GATTAIGER à UFO ROBO GRENDIZER, la naissance de la série.

Posté : sam. avr. 25, 2026 12:37 pm
par Monsieur Vilak
Merci!
Je lirai ça après le repas.
21 juillet? Jusqu'ici j'avais toujours vu le 26!

Re: De ENBAN ROBO GATTAIGER à UFO ROBO GRENDIZER, la naissance de la série.

Posté : sam. avr. 25, 2026 14:02 pm
par Monsieur Vilak
Zuril a écrit : sam. avr. 25, 2026 12:01 pm À l'époque, le public enfantin délaissait la chaîne TBS au profit de Fuji TV le dimanche à 19h. En seulement trois ans depuis les débuts de Mazinger Z, cette case horaire était devenue un enjeu majeur où l'échec commercial était proscrit. Uchu Enban Dai-Senso est né de ce flux temporel, laissant derrière lui un récit condensé et fulgurant. C'est une œuvre fantôme qui mérite amplement sa place au Panthéon de la saga cinématographique des Mazinger.
Très intéressant!
Il ne faut surtout pas bâcler ce qu'on va mettre là, on comprend l’attention porté par Fuji TV.

Après les 22,1% de Maainger et les 19.5% de GM, il faut un nouveau Blockbuster.
Entre Popy qui voulait voir l'Univers mourir et Fuji TV qui voulait le voir continuer, on voit bien à que point la Toei a du se trouver dans une situation inconfortable :
D'un coté sans Popy pas de fonds pour lancer la série, de l'autre sans la chaine TV pas de raison de lancer la série.

Au moins sait que ce n'est certainement pas Fuji qui a dit non pour God MAzinger.

Avec sa part de marché de 20,9%, Goldorak a en tout cas satisfait Fuji!

Re: De ENBAN ROBO GATTAIGER à UFO ROBO GRENDIZER, la naissance de la série.

Posté : sam. avr. 25, 2026 15:38 pm
par Ozu
Monsieur Vilak a écrit : sam. avr. 25, 2026 12:37 pm Merci!
Je lirai ça après le repas.
21 juillet? Jusqu'ici j'avais toujours vu le 26!

This has to be a mistake on Mazinger Bible.
All the other sources say 26 July. The same for the other movies released on the Toei Manga Matsuri in July 75.
The same in the list of the Motion Picture Producers Assoc. of Japan
http://db.eiren.org/contents/03000000652.html
http://db.eiren.org/contents/03000000666.html

Re: De ENBAN ROBO GATTAIGER à UFO ROBO GRENDIZER, la naissance de la série.

Posté : sam. avr. 25, 2026 16:15 pm
par Ozu
Ozu a écrit : sam. avr. 25, 2026 15:38 pm
Monsieur Vilak a écrit : sam. avr. 25, 2026 12:37 pm Merci!
Je lirai ça après le repas.
21 juillet? Jusqu'ici j'avais toujours vu le 26!

This has to be a mistake on Mazinger Bible.
All the other sources say 26 July. The same for the other movies released on the Toei Manga Matsuri in July 75.
The same in the list of the Motion Picture Producers Assoc. of Japan
http://db.eiren.org/contents/03000000652.html
http://db.eiren.org/contents/03000000666.html
On the UEDS manga also it says "You can watch the movie at Toei manga Matsuri (from 26 july)"

Image

Re: De ENBAN ROBO GATTAIGER à UFO ROBO GRENDIZER, la naissance de la série.

Posté : sam. avr. 25, 2026 16:28 pm
par Monsieur Vilak
L'erreur est humaine.
Heureusement que là nous avons plusieurs sources qui peuvent nous faire remarquer l'erreur.
Ce n'est pas toujours le cas!

Re: De ENBAN ROBO GATTAIGER à UFO ROBO GRENDIZER, la naissance de la série.

Posté : sam. avr. 25, 2026 16:49 pm
par Zuril
En revoyant ce film pour la première fois depuis 10 ans, je réalise que son emprunte sur la série est énorme. Y compris au niveau de character design des personnages.

Mitsuru Majima est credité pour le scénario de "la princesse amoureuse" mais Uehara devrait l'être tout autant.

Re: De ENBAN ROBO GATTAIGER à UFO ROBO GRENDIZER, la naissance de la série.

Posté : sam. avr. 25, 2026 17:02 pm
par Zuril
Dans le livret de la box DVD, il y a toute une partie de texte consacré à Gattaiger.

UFO ROBOT GRENDIZER
Nous reproduisons ici l'intégralité du document de conception intitulé Disque Robot Gattaiger (titre provisoire), conservé dans les archives de Toei Animation. Comme son titre l'indique clairement, il s'agit d'un projet développant La Grande Guerre des disques spatiaux dans une version retravaillée pour la télévision — un document précieux qui permet de comprendre les intentions initiales de ses créateurs. Ce qui frappe en premier lieu, c'est l'absence de Kōji Kabuto ; mais on relève également d'autres points d'intérêt, notamment l'absence de toute mention d'une installation équivalente à l'Institut de recherche spatiale Umon, qui existait pourtant déjà dans La Grande Guerre des disques spatiaux. Signalons par ailleurs que les fautes d'orthographe présentes dans l'original ont été corrigées.

Intention du projet

☆ Et si, en ce moment même, des envahisseurs venus de l'espace s'infiltraient secrètement à bord d'OVNIs dans le but d'occuper l'archipel japonais — et si une chose aussi terrifiante était en train de se produire — eh bien oui, c'est le Japon réel, celui où nous vivons, qui sert de décor à ce projet. Et celui qui œuvre inlassablement, nuit et jour, pour détecter au plus tôt cette invasion d'OVNIs, l'enrayer avant qu'elle ne s'accomplisse, et protéger la paix de la Terre, c'est un être solitaire venu de l'espace, Duke Freed, et son fidèle appareil le « Gattaiger » — voilà les protagonistes de cette histoire.
☆ Aujourd'hui, les émissions télévisées pour enfants, mais aussi le monde de l'édition et celui des produits dérivés, maintiennent une popularité tenace pour les œuvres de « manga de science-fiction ». C'est la preuve que, parmi les différents courants du manga dramatique, le manga de SF est celui qui offre le mode d'expression le plus malléable, le plus riche en imagination et en audace scientifique, capable de déployer des récits d'une grande inventivité — et qu'il est plébiscité non seulement par les enfants, mais aussi par les jeunes adultes. Cependant, les super-héros que les émissions télévisées font naître les uns après les autres, s'ils se contentent d'être démesurément forts et d'écraser des monstres ou des méchants de façon simpliste et sans originalité, seront très vite abandonnés par les enfants d'aujourd'hui. Les enfants réclament en permanence quelque chose de plus neuf, quelque chose qui corresponde à leur sensibilité — avec une avidité insatiable. Pour y répondre, il faut une œuvre d'une fraîcheur et d'une force de frappe absolument singulières, portée par un sens profond de l'humain. Mais qu'est-ce que cela signifie concrètement ?

☆ Du passé jusqu'à aujourd'hui, le manga de SF — qu'il s'agisse de héros à transformation ou de héros-robots — a jusqu'à un certain point satisfait chez les enfants le désir de se métamorphoser et la fascination pour les pouvoirs surhumains, par le biais de la force et du panache. Mais « Gattaiger » va plus loin : son protagoniste est un extraterrestre qui mène une existence humaine en tant que Japonais, et lorsqu'il se trouve confronté à l'ennemi venu de l'espace, il se métamorphose — grâce au « Star Car » qu'il porte constamment sur lui — de sa forme humaine en combinaison de combat spatiale, alliant le panache à l'efficacité. À cela s'ajoute la possibilité de rappeler à lui son fidèle appareil dissimulé, le « Gattaiger » : pour les combats au sol, il peut en séparer le robot (le « Roboizer ») qu'il pilote lui-même depuis l'intérieur ; pour les combats aériens, l'arrimage avec le disque volant (le « Spazer ») le transforme en une machine invincible, le « Gattaiger », qui foudroie l'ennemi —

Quelques notes de traduction qui me semblent utiles :
« 企画書 » est rendu par « document de conception » plutôt que « dossier de production » : le terme désigne un écrit préliminaire d'intention, plus proche d'un pitch élaboré que d'une bible de série. « 二番煎じ » (littéralement deuxième infusion, donc un thé éventé) est une expression idiomatique japonaise pour dire réchauffé, déjà vu — j'ai opté pour « sans originalité » pour ne pas perdre le sens dans une image culinaire obscure en français. « スターカー » et « スペイザー » sont des translittérations de mots anglais (Star Car, Spazer) ; je les ai rendus tels quels entre guillemets, comme le fait le texte source. Enfin, la dernière phrase est volontairement suspendue en tiret, conformément à l'original qui s'interrompt mid-phrase.

Re: De ENBAN ROBO GATTAIGER à UFO ROBO GRENDIZER, la naissance de la série.

Posté : sam. avr. 25, 2026 17:03 pm
par Zuril
Voici la suite :

Document de conception — reproduction intégrale
GenreAnimation couleurFormat30 minutes — série à épisodes indépendantsCréneau horaireTranche 19hPublic cibleJeunes enfants et au-delà — grand public familialŒuvre originaleGo Nagai et Dynamic ProProductionToei Doga Co., Ltd.

…tel est l'idée révolutionnaire — (Robot) + (Flying Saucer) = Super Machine (Gattaiger) — cette idée fraîche et singulière qui constitue le point central de ce projet. Et de là naît un héros qui, bien qu'extraterrestre, aime la Terre et combat pour sa paix, s'élançant du présent vers l'avenir jusqu'au jour où sa mission sera accomplie.
Car les excellents taux d'audience des émissions actuellement en cours de diffusion — Great Mazinger, Getter Robo et leurs semblables — attestent que nous sommes en plein boom du super-robot. Ce projet n'est rien de moins que l'idée d'avant-garde capable de transcender ce phénomène et de déclencher un boom entièrement nouveau : celui du robot-disque.

Aujourd'hui, aux quatre coins du monde, des observations d'OVNIs sont signalées presque quotidiennement ; des témoignages de rencontres rapprochées font régulièrement la une des journaux, tandis que des cas de disparitions inexpliquées et d'accidents aux causes indéterminées se multiplient. Il se pourrait bien que des OVNIs s'attaquent véritablement à la Terre. Ces informations suscitent désormais un intérêt et une fascination intenses — non seulement chez les adultes de tout le Japon, mais aussi chez les enfants — comme en témoigne l'omniprésence du sujet : documentaires télévisés, dossiers spéciaux dans les hebdomadaires grand public comme dans la presse jeunesse. Et notre époque est précisément celle où le mot « astronomie » cède la place à celui de « science spatiale ».

Le « Gattaiger » qui apparaît ici est une super machine née de la fusion d'un robot et d'un disque volant. Celui qui la pilote au combat, Daisuke Umon (Duke Freed), porte en lui la destinée d'affronter éternellement extraterrestre contre extraterrestre, disque contre disque — et c'est dans cette tension que le récit dépeint sa souffrance et sa mélancolie : celles d'un être condamné à mener simultanément une existence pleinement humaine. À ses côtés veille le professeur Umon, dont la tendresse paternelle protège et encourage le protagoniste avec calme et lucidité ; et la famille du ranch Makiba l'enveloppe d'une chaleur humaine généreuse, d'une atmosphère joyeuse et lumineuse, tissée d'humour et de scènes comiques. Portée par l'œuvre originale de Go Nagai, génie singulier du manga, la série sera réalisée avec les moyens d'expression propres à l'animation — somptueux et élégants. Elle offrira aux téléspectateurs de la tranche 19h, dans toute leur diversité, rires, larmes et émotions profondes, et deviendra une émission remarquable, source d'un intérêt captivant et de sujets de conversation inépuisables.

IA : Quelques notes ponctuelles :
« 各話完結 » signifie littéralement chaque épisode se clôt sur lui-même — c'est le format dit standalone ou monster-of-the-week, que j'ai rendu par « épisodes indépendants », formule courante dans les contextes éditoriaux francophones. « 東映動画 » est le nom d'époque de Toei Animation (rebaptisée officiellement en 1998) ; j'ai conservé la translittération fidèle Toei Doga avec la mention de sa forme juridique. « 漫画界の鬼才 » — kikai désigne un génie déviant, excessif, qui déborde les cadres : « génie singulier » tente de rendre cette nuance sans basculer dans le superlatif creux. « 宇門博士 » est désigné comme père de Duke Freed dans ce document préliminaire, ce qui diffère de la version finale de la série où la relation est recodée — détail qui confirme l'intérêt historique du document.

Re: De ENBAN ROBO GATTAIGER à UFO ROBO GRENDIZER, la naissance de la série.

Posté : sam. avr. 25, 2026 17:07 pm
par Monsieur Vilak
Merci!

Re: De ENBAN ROBO GATTAIGER à UFO ROBO GRENDIZER, la naissance de la série.

Posté : sam. avr. 25, 2026 17:19 pm
par Ozu
Zuril a écrit : sam. avr. 25, 2026 17:02 pm Dans le livret de la box DVD, il y a toute une partie de texte consacré à Gattaiger.

UFO ROBOT GRENDIZER
Nous reproduisons ici l'intégralité du document de conception intitulé Disque Robot Gattaiger (titre provisoire), conservé dans les archives de Toei Animation. Comme son titre l'indique clairement, il s'agit d'un projet développant La Grande Guerre des disques spatiaux dans une version retravaillée pour la télévision — un document précieux qui permet de comprendre les intentions initiales de ses créateurs. Ce qui frappe en premier lieu, c'est l'absence de Kōji Kabuto ; mais on relève également d'autres points d'intérêt, notamment l'absence de toute mention d'une installation équivalente à l'Institut de recherche spatiale Umon, qui existait pourtant déjà dans La Grande Guerre des disques spatiaux. Signalons par ailleurs que les fautes d'orthographe présentes dans l'original ont été corrigées.

Intention du projet

☆ Et si, en ce moment même, des envahisseurs venus de l'espace s'infiltraient secrètement à bord d'OVNIs dans le but d'occuper l'archipel japonais — et si une chose aussi terrifiante était en train de se produire — eh bien oui, c'est le Japon réel, celui où nous vivons, qui sert de décor à ce projet. Et celui qui œuvre inlassablement, nuit et jour, pour détecter au plus tôt cette invasion d'OVNIs, l'enrayer avant qu'elle ne s'accomplisse, et protéger la paix de la Terre, c'est un être solitaire venu de l'espace, Duke Freed, et son fidèle appareil le « Gattaiger » — voilà les protagonistes de cette histoire.
☆ Aujourd'hui, les émissions télévisées pour enfants, mais aussi le monde de l'édition et celui des produits dérivés, maintiennent une popularité tenace pour les œuvres de « manga de science-fiction ». C'est la preuve que, parmi les différents courants du manga dramatique, le manga de SF est celui qui offre le mode d'expression le plus malléable, le plus riche en imagination et en audace scientifique, capable de déployer des récits d'une grande inventivité — et qu'il est plébiscité non seulement par les enfants, mais aussi par les jeunes adultes. Cependant, les super-héros que les émissions télévisées font naître les uns après les autres, s'ils se contentent d'être démesurément forts et d'écraser des monstres ou des méchants de façon simpliste et sans originalité, seront très vite abandonnés par les enfants d'aujourd'hui. Les enfants réclament en permanence quelque chose de plus neuf, quelque chose qui corresponde à leur sensibilité — avec une avidité insatiable. Pour y répondre, il faut une œuvre d'une fraîcheur et d'une force de frappe absolument singulières, portée par un sens profond de l'humain. Mais qu'est-ce que cela signifie concrètement ?

☆ Du passé jusqu'à aujourd'hui, le manga de SF — qu'il s'agisse de héros à transformation ou de héros-robots — a jusqu'à un certain point satisfait chez les enfants le désir de se métamorphoser et la fascination pour les pouvoirs surhumains, par le biais de la force et du panache. Mais « Gattaiger » va plus loin : son protagoniste est un extraterrestre qui mène une existence humaine en tant que Japonais, et lorsqu'il se trouve confronté à l'ennemi venu de l'espace, il se métamorphose — grâce au « Star Car » qu'il porte constamment sur lui — de sa forme humaine en combinaison de combat spatiale, alliant le panache à l'efficacité. À cela s'ajoute la possibilité de rappeler à lui son fidèle appareil dissimulé, le « Gattaiger » : pour les combats au sol, il peut en séparer le robot (le « Roboizer ») qu'il pilote lui-même depuis l'intérieur ; pour les combats aériens, l'arrimage avec le disque volant (le « Spazer ») le transforme en une machine invincible, le « Gattaiger », qui foudroie l'ennemi —

Quelques notes de traduction qui me semblent utiles :
« 企画書 » est rendu par « document de conception » plutôt que « dossier de production » : le terme désigne un écrit préliminaire d'intention, plus proche d'un pitch élaboré que d'une bible de série. « 二番煎じ » (littéralement deuxième infusion, donc un thé éventé) est une expression idiomatique japonaise pour dire réchauffé, déjà vu — j'ai opté pour « sans originalité » pour ne pas perdre le sens dans une image culinaire obscure en français. « スターカー » et « スペイザー » sont des translittérations de mots anglais (Star Car, Spazer) ; je les ai rendus tels quels entre guillemets, comme le fait le texte source. Enfin, la dernière phrase est volontairement suspendue en tiret, conformément à l'original qui s'interrompt mid-phrase.
Thanks for the translation!

I think スターカー stands for "starker" instead of "star car", the same concept found in Grendizer U.